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Je n’avais pas prononcé un mot, pourtant elle s’était tournée vers moi comme si on était connectés, comme si elle avait senti ma présence. On se regarda l’un l’autre un moment. À cet instant, tandis que ses lèvres se relevaient en coin, je n’entendis plus rien. Je ne vis qu’elle.

Elle était la plus belle créature que j’avais jamais vue.

J’aurais été sacrément chanceux si j’avais pu passer le restant de mes jours avec elle. Et seulement avec elle.

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Non : tout allait bien se passer. Des rires s’échappaient du salon. On cria quelque chose à propos d’avoir des couilles. Mon père ? Sûrement.

C’était plutôt approprié.

Il fallait que j’en aie, moi aussi. Ce n’était pas comme si ma famille ou mon meilleur ami ignoraient mes intentions. Il ne savait simplement pas que j’allais le faire ce soir. Le jour de Noël. J’avoue : c’était cucul. La faute à l’amour. Ça m’avait rendu romantique.

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Parce qu'il était possible qu'elle dise non.

Et avec ma famille présente, au rez-de-chaussée, ce serait la pire honte de toute ma vie. Pas que je les classe par ordre d’intensité. Quoique. Putain.

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La situation en elle-même était folle. Un an auparavant, je n'aurais jamais cru que je me retrouverais ici, et que je m’apprêterais à me mettre à genoux devant elle, comme les mecs de ces pubs pour bijoux à deux balles.

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« Je n’avais jamais été aussi nerveux de toute ma vie. Pour preuve, si j’avais été actionnaire pour la marque de mon déodorant, j’aurais été millionnaire. C’était dingue. »

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Mon amour pour elle était profond. Il l'avait toujours été.

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Et c’était la vérité. Sans détourner le regard, je passai au-dessus des longues jambes de mon meilleur ami. Il dit quelque chose, mais ça n’arriva pas jusqu’à mon cerveau.

Vu le gloussement de ma soeur, c’était de toute façon un truc qui m’aurait donné envie de le frapper.

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Je savais qu’elle m’aimait. Je n’en doutais pas un seul instant. Il n’y avait aucune femme sur cette terre que j’aimais plus qu’elle.

Là. Je l’avais encore senti. Mon coeur se serrait. Mon estomac se nouait.

Mon amour pour elle était profond. Il l’avait toujours été. Ça ne changerait jamais. Elle était et resterait la femme la plus importante à mes yeux. Alors, c’était dans l’ordre des choses.

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Le solitaire délicat me réchauffait la paume de la main. Il ne pesait pas grand-chose, pourtant mes doigts tremblaient. Ils tremblaient tellement que je laissai échapper un rire rauque qui résonna dans la salle de bains de mon enfance comme un grondement de tonnerre.

Je n’avais jamais été aussi nerveux de toute ma vie. Pour preuve, si j’avais été actionnaire pour la marque de mon déodorant, j’aurais été millionnaire. C’était dingue.

La situation en elle-même était folle. Un an auparavant, je n’aurais jamais cru que je me retrouverais ici, et que je m’apprêterais à me mettre à genoux devant elle, comme les mecs de ces pubs pour bijoux à deux balles. Je n’aurais jamais cru que ça m’arriverait à moi. Pourtant, j’avais un nœud de la taille d’un ballon de foot dans la gorge, et ma nervosité tenait autant de l’excitation que de la peur...

Parce qu’il était possible qu’elle dise non.

Et avec ma famille présente, au rez-de-chaussée, ce serait la pire honte de toute ma vie. Pas que je les classe par ordre d’intensité. Quoique. Putain. Pourquoi est-ce que je pensais à ça ? Je relevai péniblement les yeux vers le miroir surplombant le lavabo. On aurait dit que j’étais à deux doigts de sauter du haut d’une falaise. Et si elle pensait que c’était prématuré ? Je savais qu’elle m’aimait. Je n’en doutais pas un seul instant. Il n’y avait aucune femme sur cette terre que j’aimais plus qu’elle. Là. Je l’avais encore senti. Mon cœur se serrait. Mon estomac se nouait.

Mon amour pour elle était profond. Il l’avait toujours été. Ça ne changerait jamais. Elle était et resterait la femme la plus importante à mes yeux. Alors, c’était dans l’ordre des choses. J’aurais seulement voulu avoir davantage à lui offrir. Un dîner romantique. Ou peut-être une de ces flash- mobs.

Non, en fait, s’il y avait eu une flash-mob, elle se serait sûrement cachée sous la table. Au moment de remettre la bague dans son écrin en velours, j’hésitai. Et puis merde. Je mis la boîte de côté et glissai le bébé dans la poche de mon jean. Puis je tentai de me rendre un peu plus présentable. Je me nettoyai le visage, me lavai les dents, me coiffai avec mes doigts... Quand je saisis le bain de bouche, je compris que j’essayais de gagner du temps. Je lui avais dit que je n’en aurais que pour cinq minutes. Depuis, quinze s’étaient écoulées. Bon, OK. Peut-être vingt. Il me semblait être tombé dans un trou noir. Il fallait que j’y retourne avant qu’on envoie quelqu’un me chercher. Je n’avais pas besoin de

ça. J’étais déjà assez stressé. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine, résonnait plus fort que mes pas tandis que je traversais le couloir. En haut des escaliers, je m’arrêtai et fermai les yeux. Reprends-toi.

C’était la question la plus importante que j’avais jamais posée à quelqu’un. Bon, soit, cette pensée ne m’aidait pas beaucoup. Il fallait que j’arrête de réfléchir. Et que je descende ces marches. J’aurais bien mangé un cupcake, aussi. Ou un biscuit. Bref. Il fallait aussi que j’arrête de penser à la bouffe. Cet escalier fut le plus court de ma vie. En quelques secondes, je me retrouvai dans l’entrée, debout comme un idiot, la main posée contre la poche de mon jean. J’avais la bouche sèche. Peut-être que je faisais une crise cardiaque. Non : tout allait bien se passer. Des rires s’échappaient du salon. On cria quelque chose à propos d’avoir des couilles. Mon père ? Sûrement.

C’était plutôt approprié.

Il fallait que j’en aie, moi aussi. Ce n’était pas comme si ma famille ou mon meilleur ami ignoraient mes intentions. Il ne savait simplement pas que j’allais le faire ce soir. Le jour de Noël. J’avoue : c’était cucul. La faute à l’amour. Ça m’avait rendu romantique. Mais pas question de pleurer : je n’étais pas encore tombé aussi bas. Il était temps de me bouger un peu. C’était maintenant ou jamais. Marche ou crève. Etc. J’avais du mal à avancer, comme si mes jambes étaient enfoncées dans du sable mouillé. Les guirlandes clignotantes de notre sapin, tellement énorme que ça en devenait risible, m’éclairaient le chemin. Pour les fêtes, mes parents en faisaient toujours des tonnes. On aurait dit que le Père Noël avait vomi sa hotte sur la maison. D’ailleurs, je ne me sentais pas très bien, moi non plus. Ce serait tellement romantique d’être malade. Et sexy ! Je fis une pause devant l’entrée du salon. Mes yeux trouvèrent aussitôt les siens, et je le sentis encore : un coup de poing dans ma poitrine ; mes putains de genoux qui flageolent.

Je n’avais pas prononcé un mot, pourtant elle s’était tournée vers moi comme si on était connectés, comme si elle avait senti ma présence. On se regarda l’un l’autre un moment. À cet instant, tandis que ses lèvres se relevaient en coin, je n’entendis plus rien. Je ne vis qu’elle. Elle était la plus belle créature que j’avais jamais vue. J’aurais été sacrément chanceux si j’avais pu passer le restant de mes jours avec elle. Et seulement avec elle.

— Tu as peur que la porte tombe ? demanda mon père.

Je ravalai un grognement. Merci d’avoir cassé l’ambiance. Je... je ne pouvais pas détacher mes yeux d’elle. Ma mère se leva de l’accoudoir du fauteuil où était assis mon père.

— Tout va bien, mon chéri ?

— Ouais, répondis-je d’une voix rauque. J’me suis jamais senti aussi bien.

Et c’était la vérité. Sans détourner le regard, je passai au-dessus des longues jambes de mon meilleur ami. Il dit quelque chose, mais ça n’arriva pas jusqu’à mon cerveau. Vu le gloussement de ma sœur, c’était de toute façon un truc qui m’aurait donné envie de le frapper. Toute mon attention était sur elle, sur ses jolis yeux. Son sourire s’élargit, fronçant son petit nez. Je connaissais le nombre exact de taches de rousseur qu’elle avait dessus. Huit. Et demi. Elle en avait d’autres à des endroits plus intéressants. Des endroits qu’il valait mieux que j’oublie pour le moment. Je pris une grande inspiration et me lançai. Putain de merde. Je l’avais fait.

J’avais posé un genou à terre devant elle. Comme un as. Tandis que je me perdais dans ses yeux bruns chaleureux, j’entendis ma sœur crier et bondir du canapé comme d’un trampoline. Le moment où elle comprit ce que j’étais en train de faire, avant même que je glisse la main dans ma poche, restera gravé dans ma mémoire jusqu’à ma mort. Elle eut un mouvement de recul et ses yeux s’agrandirent, devinrent légèrement brillants. Ses lèvres bougèrent, prononçant mon prénom sans le dire. Et ce geste, ces paroles, réussirent à m’émouvoir encore plus. Voilà : j’étais officiellement digne d’une pub pour la Saint-Valentin. Mais je n’avais aucun regret. Le silence tomba sur la pièce. Même mon père se taisait.

Pour une fois. Ma gorge se noua davantage. Quand je pris la parole, ma voix était rauque. — J’avais prévu de faire ça il y a quelques mois, déjà, lui dis-je.

Mon cœur essayait de s’échapper de ma poitrine.

— Mais des tas de choses se sont produites et je me suis dit que j’allais planifier un autre moment, mais... j’en ai eu marre d’attendre. (Je me raclai la gorge.) Je n’ai pas préparé de grand discours, mais tu sais que je t’aime, pas vrai ? Que je suis amoureux de toi.

Le bout des doigts pressé contre les lèvres, elle hocha la tête en papillonnant des cils. Bien sûr qu’elle savait.

— Et je t’aimerai jusqu’à la fin de mes jours. (Ma voix se brisa.) Je n’ai jamais été aussi chanceux que le jour où tu m’as bousculé dans le couloir.

— Oh, mon Dieu, murmura-t-elle.

— Et j’espère qu’aujourd’hui je serai tout aussi chanceux et que tu me diras... oui. — Bon Dieu de merde, s’exclama mon père.

J’entendis ma mère le faire taire.

— Papa ! s’écria ma sœur. Arrête, t’es nul !

Je tendis la main vers ma poche en riant et en sortis la bague. Puis j’éloignai sa main gauche de ses lèvres, y déposai un baiser et relevai la tête pour la regarder de nouveau dans les yeux. Ses doigts tremblaient autant que les miens. Ses yeux étaient emplis de larmes. J’étais incapable de bouger ou de parler. Figé dans l’instant. Au bout d’un moment, je réussis à retrouver ma voix.

— Avery Morgansten, veux-tu faire de moi l’homme le plus chanceux du monde en devenant ma femme ?

— Oui, répondit-elle en hochant la tête.

Sans me laisser le temps de lui passer la bague au doigt, elle se jeta sur moi, les bras autour de mon cou, et je l’étreignis. Je perdis l’équilibre et tombai par terre, sur les fesses, avec elle, toujours au- dessus de moi, sa tête rousse pressée contre mon torse. Dans la pièce, quelqu’un cria et applaudit. J’entendais ma mère qui pleurait.

Je posai les doigts contre sa joue pour la forcer à relever la tête.

— Merci, mon ange. (Ma voix tremblait, mais je n’en avais rien à faire.) Tu vas me laisser te passer la bague au doigt, oui ou non ?

Avery hoqueta autant qu’elle rit et recula, essuyant ses yeux avec la paume de sa main. — Oui, désolée.

Elle tendit le bras vers moi, manquant me le mettre dans la figure. Je ris. Ma vue était troublée par les larmes. La bague glissa à sa place. Pile à la bonne taille. Avery me prit le visage à deux mains et se pencha en avant, le front contre le mien.

— Je t’aime, Cam. Je t’aime tellement.

Je fermai les paupières et la serrai contre moi. Tellement fort que je sentis son cœur battre aussi vite que le mien. Me montrer patient avec Avery avait été la meilleure décision de toute ma vie. Une vie que j’allais à présent passer à ses côtés, pour l’éternité.

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