Livres
511 269
Membres
521 891

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Thyda 2017-05-30T21:22:38+02:00

Son regard s’attarda sur elle. Elle avait enfilé le nouveau tee-shirt gris, ses cheveux étaient lâchés, et elle était assise sur un petit siège près de la vitre, regardant le paysage défiler à mesure que le train gagnait de la vitesse.

— Tu viens au lit, Cheveux ?

Elle se tourna vers lui.

— Tu es obligé de m’appeler « Cheveux » ?

— Comment je dois t’appeler ?

Elle y réfléchit un moment et lui fit un timide sourire.

— Eh bien, tu pourrais m’appeler « mon amour ».

— Mon amour, essaya-t-il. Mon amour.

Elle baissa les yeux, rougissante.

— Enfin, si tu veux.

Leurs regards se croisèrent.

— J’aime bien, dit-il. Viens au lit, mon amour.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Thyda 2017-05-24T22:12:44+02:00

— C’est incroyable, disait Luke. C’est tout simplement… Je… je ne trouve pas les mots.

— Mais arrête un peu, maugréa Arnold. Franchement, on dirait un chien affamé.

— Comment c’est possible que tu n’aies jamais mangé de pizza ? s’étonna Ranjit, perplexe.

— Parce que… c’est un extraterrestre, lui rappela Evelyn sans aménité.

Elle en avait par-dessus la tête. Rester là toute la nuit à faire semblant de bosser pendant que Luke leur fournissait la traduction s’était révélé extrêmement pénible. Elle jeta un coup d’oeil à Connie qui, elle, avait réellement travaillé, mais elle en était encore à la première page alors que Luke avait traité toute une liasse de données.

— Oui, mais ça fait des années que tu es là, fit remarquer Ranjit. Et ce n’est pas comme si les pizzas

étaient en voie de disparition dans le monde. Han ! Ça, ce serait horrible s’ils venaient nous prendre nos pizzas. Ça, ce serait vraiment le pire.

— C’est ça, Ranjit, dit Arnold. C’est le pire qui puisse nous arriver. Absolument.

Luke haussa les épaules.

— Je ne sais pas. Ça m’a toujours paru trop grand pour une personne humaine.

Ils s’appliquèrent à ne pas fixer le ventre imposant d’Arnold.

— De toute façon, la ferme, conclut ce dernier.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Thyda 2017-05-24T22:12:32+02:00

Tous les cinq, défraîchis et anxieux, s’installèrent à une longue table installée sur l’estrade d’un immense amphithéâtre, à l’autre bout du complexe universitaire, devant une centaine de chercheurs.

Connie s’efforça d’exposer maladroitement ce qu’elle avait découvert et ce qui l’avait menée vers ce raisonnement. Mais elle voyait bien aux regards sceptiques des physiciens qu’ils jugeaient que sa découverte était plus proche de l’atelier d’écriture que de la science.

— Ce n’est pas possible, dit un imposant Scandinave aux lunettes à la dernière mode. Il est strictement exclu que… Kepler-186f est tellement éloignée que cette information… Je veux dire : ces données n’auraient pas pu voyager aussi vite. Ils ne peuvent pas faire ça. Cela impliquerait une vitesse bien supérieure à celle de la lumière. À la puissance dix ! Donc ça n’a rien à voir avec ça.

Arnold se renversa dans son siège. Il s’amusait beaucoup, Connie le voyait bien. Elle le soupçonnait de s’imaginer parmi un panel d’invités à la Comic-Con.

— Oui, bien sûr, mais en fait on s’en fout royalement, lâcha-t-il.

— Vous devriez peut-être prendre ce détail en compte, rétorqua le Scandinave sarcastique. C’est de la science.

— Exactement. Ce ne sont pas des maths. Les maths n’ont rien à foutre de votre opinion. Il y a une centaine d’années, vous pensiez que l’atome était un caillou indivisible. Il y a quarante ans, vous ne vouliez pas croire que des petits quarks puissent remonter le temps. Il y a trois cents ans, vous étiez sûrs que les étoiles étaient des empreintes divines. Nous, les mathématiciens, on s’en fout. Si la gravité

changeait de sens demain, vous n’auriez plus de boulot, les gars, alors que les maths resteraient égales à

elles-mêmes.

L’agitation dans la salle se calma, et le silence se fit.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Thyda 2017-05-24T22:12:23+02:00

— Merde, c’est quoi ça ? s’exclama Arnold.

Elle suivit le groupe et, en découvrant ce qu’ils voyaient, elle aussi eut le souffle coupé.

Il y avait un corps étendu en position foetale sur un bureau blanc immaculé et vide à l’exception d’un ordinateur de pointe à l’écran gigantesque. Un cadavre. Jusque-là, Connie ne s’était pas rendu compte qu’elle n’avait encore jamais vu de mort. Ni lors du décès de sa grand-mère ni dans un accident. C’était la première fois qu’elle voyait un macchabée. Pourtant elle était certaine qu’un cadavre ne ressemblait habituellement pas à ça.

Mue par une curiosité irrépressible, elle se pencha.

— N’approchez pas plus, grogna Nigel.

Le corps – le cadavre – avait la forme d’une personne, mais… c’était impossible ! Il était translucide.

On voyait à travers, comme une méduse. La peau se liquéfiait et coulait. L’odeur n’avait pas encore envahi toute la pièce, mais elle était présente dans l’air, comme un goût qui dépassait l’horreur et l’imagination, un parfum qui ne vous quittait plus, qui devenait une partie de vous. Et, de la même manière, jamais ils n’oublieraient cette vision de la dépouille exsangue du professeur Hirati.

Ses cheveux avaient perdu leur teinte dorée invraisemblable, ils étaient maintenant incolores, blancs.

Son corps était en partie dissimulé par ses vêtements, mais Connie était fascinée par les veines, dont le tracé était visible sur chaque étendue de peau à découvert, formant une dentelle macabre. On discernait le globe oculaire dans l’orbite, les os brillants de l’oreille. C’était comme un écorché de laboratoire, un modèle d’exposition. Pas une personne.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Gkone 2016-07-14T09:42:05+02:00

- Ici, la Grande-Bretagne, annonça le Premier ministre.

Si Connie avait été présenté, elle aurait eu l'impression d'être à l'Eurovision.

Afficher en entier
Extrait ajouté par JennDidi 2016-05-13T08:26:24+02:00

– Viens chez moi. J’ai du thé.

– Je ne…

– Tu ne veux pas de thé ? Tu es britannique, pourtant, non ? Qu’est-ce qui cloche chez toi ? Il a plu aujourd’hui, il est 15 heures. Si tu ne prends pas de thé, quelqu’un va venir t’arrêter et te donner un passeport français.

Afficher en entier
Extrait ajouté par PlumeVive 2016-04-13T10:17:40+02:00

Si Luke est capable d'assassiner quelqu'un, c'est Debussy et personne d'autre

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode