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Commentaire ajouté par MadameRatou 2020-07-26T09:47:44+02:00
Argent

L’histoire commence alors que Spencer Barton est âgé de treize ans. De nouveaux voisins viennent d’emménager juste à côté de chez lui et c’est de cette manière qu’il fait la connaissance de Hope Birdsong, une belle jeune fille aux cheveux blancs (et non blonds). Immédiatement, il la trouve spéciale : elle est gentille, elle n’a peur de rien ni de personne, elle grimpe aux arbres, et surtout, elle ne se moque pas de son syndrome de Gilles de la Tourette, alors que certains ne se gênent pas pour le faire. Très vite, ils vont se lier jusqu’à former un duo que rien ne peut séparer et ils feront tout ensemble, pour finalement devenir des meilleurs amis. Pourtant, les semaines, les mois, les années vont passer et la frontière entre l’amitié qui les unit et un sentiment tout aussi fort va finir par s’estomper pour laisser place à un ras-de-marée émotionnel qui risque bien de tout chambouler.

J’ai aimé les personnages, et plus particulièrement Spencer. Il est gentil, attentionné, doux et tellement incroyable. À chaque période un peu difficile de sa vie, j’ai eu envie de le protéger et de lui dire que tout allait bientôt finir par s’arranger. Même s’il n’a pas toujours pris les bonnes décisions ou fait les bons choix quand il le fallait, il n’a jamais cessé de penser aux autres. De plus, ce garçon n’a toujours souhaité qu’une chose : être apprécié et accepté pour ce qu’il est, et non plus être catégorisé, jugé et humilié à longueur de temps parce qu’il a un problème de santé. On le voit faire face à ses soucis (envers lui-même et les autres), alors, il n’a pas besoin que son entourage en rajoute. Et rien que pour ça, j’ai envie de dire qu’il mérite tout le bonheur du monde. C’est un cœur pur. Hope, quant à elle, m’a également charmée (quoiqu’un peu moins par moments). C’est une fille forte — parfois forte tête et rien d’autre — et déterminée qui sait ce qu’elle veut. Malheureusement, à la suite d’un évènement qui va bouleverser sa vie et tout ce qu’elle pensait connaître, rien ne sera jamais plus comme avant. L’adolescente unique, attendrissante et joyeuse va laisser place à une personne triste, en colère et brisée qui tentera désespérément de garder la tête hors de l’eau. À partir de là, il m’est arrivé de la trouver égoïste, voire injuste. Cependant, son évolution m’a émue : elle était crédible. Dean, en ce qui le concerne, était difficile à supporter au début de l’ouvrage. Il intimide son cadet et ne cherche pas plus que ça à l’aider, et pour un frère aîné, j’ai trouvé ça tellement bas. C’est un imbécile de première. Néanmoins, au fil du temps, il a mûri et s’est rapproché de lui, ce qui m’a permis de l’apprécier (un peu) et de saluer ses efforts. Dommage qu’ils entretiennent une relation « étrange » où chacun aime sortir avec les ex-copines de l’autre.. Quant à leur famille, disons qu’ils ne m’ont pas emballée plus que ça. Seule Pam, la belle-mère plus que fantastique qui cherche toujours à aider Spencer et qui fait de superbes tartes, est sortie du lot.

Vous ne le savez peut-être pas mais cette histoire s’étend sur plusieurs années. On voit donc les personnages principaux grandir, mûrir, évoluer tant bien que mal, s’adapter, et les changements majeurs de leurs existences nous sont décrits. Ils passent du statut de pré-adolescents à celui de jeunes adultes et bon sang ce que c’était réaliste et crédible. Concrètement, lire ce livre, c’était comme voir leurs vies défiler devant nos yeux. Taxonomie de l’amour est une œuvre magnifique à bien des égards et, même si je ne connais pas le syndrome dont est atteint Spencer, j’ai l’impression (peut-être fausse, cela reste à confirmer) que l’autrice a touché dans le mille. Pour moi, tout était merveilleusement bien décrit et expliqué. J’ai appris des choses et c’était très intéressant.

Sinon, j’ai aimé le style poétique de l’autrice ainsi que sa plume, que j’ai trouvée fluide et entraînante. Elle avait un je ne sais quoi d’addictif. Aussi, certaines choses m’ont paru originales : une partie de l’ouvrage est rédigée au format épistolaire et nous avons droit à des échanges, des lettres, des messages et des mails, ce qui apporte une touche bien sympathique à l’histoire et à l’objet livre. Les schémas et taxonomies de Spencer, finalement, m’ont beaucoup inspirée. Quant aux références de la culture pop (Harry Potter, l’étrange noël de Mr. Jack, Pokémon..), disons qu’elles étaient bien placées !

Ce bel ouvrage aborde différents thèmes : l’amitié, les voyages, les différences, la maladie, la mort, le deuil, le racisme, les relations frères / sœurs, les premiers émois, l’intimidation, la lutte, les drames, les tragédies, le passage à l’âge adulte, l’amour.. la vie, tout simplement (et la nourriture.. tellement de nourriture). Cette histoire a beau être touchante et mignonne, elle a ses propres passages sombres. Je regrette juste que nos héros aient gâché tant d’années alors que la seule chose à faire était de se parler franchement, à cœur ouvert. Mais c’est ce qui fait de ce roman une si belle découverte. Merci aux éditions Page Turners pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée. ♥

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Commentaire ajouté par Lisly 2020-07-24T22:02:50+02:00
Bronze

http://lislysworld.fr/taxonomie-de-lamour-de-rachel-allen/

Merci à Page Turners pour l’envoi de ce roman

J’ai été au tout début attirée par ce roman pour la mention du syndrome de La Tourette qui occupe une place importante dans l’histoire puisque le héros en est atteint. Au cours de ma lecture, j’ai aimé en savoir plus dessus et été agréablement surprise par cette jolie romance !

Le syndrome de La Tourette

Avant de lire Taxonomie de l’amour, j’ai fait quelques rapides recherches sur ce syndrome que je ne connaissais pas bien. Je trouve que le roman l’explique bien et fait vivre la frustration de Spencer à chacun de ses tics au lecteur. Il déconstruit aussi les préjugés (comme le rapport aux gros mots souvent établi avec ce syndrome, ou l’impact des tics sur la vie de la personne atteinte) ce qui est évidemment hyper positif. Donc rien que pour l’aspect éducatif, on valide !

La question du deuil

Sans spoiler, vers le début du livre un personnage important meurt. On suit donc tout le processus de reconstruction et d’acceptation des personnages qui étaient proches d’elle et si cet aspect rend le roman moins léger, il lui donne par contre une profondeur géniale.

J’ai trouvé très justes les mots de l’auteure autour du deuil et de son vécu, et la tendresse entre certains personnages qui aide à avancer. C’est bien écrit, vivant et prenant.

Côté romance

Parce que c’est quand même le centre de Taxonomie de l’amour, parlons de la romance entre Hope et Spencer. L’auteure joue brillamment entre la frustration et la joie et tisse une romance imparfaite entre deux personnages tout aussi imparfaits, le tout étant résolument réaliste.

Il y a des hauts, des bas, des doutes et de la douceur mais pas de bad boy torturé ou d’autres clichés habituels. Ça donne une histoire qui ne se passe pas toujours comme on le voudrait (comme j’aurais aimé étrangler les personnages principaux par moments !) mais qui sonne juste et se lit facilement jusqu’à la fin, en ayant hâte de connaître le dénouement.

Les petits bémols

Parce que tout n’était pas parfait dans ce joli roman, j’aimerais revenir sur deux points qui m’ont un peu embêtée.

Le premier est la chronologie inhabituelle du roman. Pas dans le sens où il y a des allers-retours dans le temps mais plutôt pour les ellipses assez nombreuses qui font que l’histoire s’étale sur un bon paquet d’années (6 plus précisément) et que pour ma part j’aurais aimé remplir un peu mieux tous ces blancs. Sans tomber dans une saga de 12 tomes sur les liens complexes entre Spencer et son entourage, certains moments comme la naissance de sa relation amicale avec Paul ou ses débuts à la lutte auraient pu apporter un peu plus de complexité et de mignonnerie à l’histoire.

Deuxième point un peu embêtant. Au début de Taxonomie de l’amour, on découvre que Spencer et son frère Dean se font occasionnellement corriger par leur père d’une façon incluant des violences physiques. De même, on assiste de temps à autre à des scènes lors desquelles Dean harcèle son petit frère, souvent physiquement. Malheureusement, si l’auteure pose au début de l’histoire ces petits moments, elle ne revient pas dessus par la suite et semble ignorer elle-même cette partie de son texte, et ce alors qu’il semblerait important de traiter ces sujets une fois évoqués.

Ce deuxième point m’a d’autant plus dérangée qu’il tendrait (involontairement ou non) à normaliser ce genre de violences et à les classer dans une catégorie « pas grave » puisque le héros n’en reparle pas et semble pouvoir être heureux malgré tout…

En conclusion

Une romance mignonne, réaliste et très loin des clichés (de la romance et du Young Adult en tout cas) qui pourra vous séduire malgré quelques défauts. Taxonomie de l’amour est un roman rapide et facile à lire, sans prise de tête mais traitant tout de même de sujets intéressants !

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