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Commentaires de livres faits par Shaynning

Extraits de livres par Shaynning

Commentaires de livres appréciés par Shaynning

Extraits de livres appréciés par Shaynning

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 09-08
J'ai découvert "Polina" au petit écran avant de trouver son alter-ego BD. En tout honnêteté, j'ai mieux compris le film que la BD, où Polina s'articulait davantage autours de la ballerine géniale, qui a des besoins créatifs étouffés par le désir de conformité et de rigueur du corps professoral des écoles russes. Dans la Bd, Polina semble plutôt être la ballerine qui a du génie, mais qui se laisse diriger par un de ses professeurs. L'histoire ne me semble donc pas la même, même si la base reste similaire. Par contre, cette divergence de forme n'empêche pas les deux versions d'être pertinentes.

Le ballet classique, dont j'ai certaines connaissances ( nullement pratiques, plutôt théoriques) est un art complexe, au visages multiples, mais dont les racines classiques sont tenaces en Russie. Dans les deux version, nous sommes confrontés à cette rigueur et nous voyons qu'il faudra sortir de ce pays pour admirer des formes plus modernes de cette danse si singulière, comme la France ou même l'Allemagne. Et dans les deux versions, nous assistons à la montée tranquille de Polina, qui semblait ne pas avoir ce qu'il fallait pour être ballerine, mais qui pourtant, révélera de grandes qualités pour cette danse exigeante. Bojinski, l'un des professeurs, semble penser que Polina a le talent de faire de grandes choses, mais dans un même temps, il l'empêche de sortir des sentiers battus. C'est d'ailleurs ce que déplore sa professeur de théâtre. S'établit entre Polina et Bojinski une curieuse relation, où Polina se semble pas capable de dire non à son exigeant professeur. Dans les deux versions, bien que le cheminement diffère quelque peu, Polina deviendra chorégraphe et dans les deux cas, elle devra fuir l'école russe conservatrice et son professeur étouffante, mais sa manière de devenir chorégraphe n'est pas la même. Dans le film, on sens que Polina déteste le carcan classique et qu'elle a besoin de créer. C'est beaucoup moins évident dans la BD. J'ai aimé dans la version cinématographique de "voir" l'une de ses chorégraphie( sublime d'ailleurs!). La version BD, bien qu'abordant plusieurs aspects propre à la vie étudiante des ballerine, à leur carrière, aux difficultés inhérentes à cette danse en particulier et aux relations parfois malsaines ou rapports sociaux épineux entre les divers acteurs qui gravitent dans cet univers, n'avait pas une grande addictivité. Certains passages m'ont semblé longs, voir même ennuyeux. Par contre, et c'est là peut-être un élément à prendre en considération, je ne suis pas ballerine et la danse n'est pas l'une de mes passions. Peut-être quelqu'un correspondant à l'une ou l'autre de ses états verraient un plus grand attrait que moi, en ce sens.

Aussi, je n'ai pas été particulièrement enthousiaste sur le dessin, très sketchy, avec des traits volontairement grossiers et des arrière-plans soient inexistants ou à peine croqués. J'ai trouvé le jeux des ombres et certains angles de visages très bien et les yeux de Polina ont du charme, mais le reste me ne renverse pas. Bien sur, c'est là un goût personnel. Peut-être aurais-je aimé un dessin plus noble pour une danse qui comprend de si belles lignes du corps humains au lieu de ses drôles d'angles et ce manque de grâce. Et curieusement, la couverture a un trait de crayon plus étoffé que celui de la BD.

Côté scénario, j'aurais aimé en savoir plus à certains moments et moins à d'autres. J'aurais aimé qu'on m'explique pourquoi Polina, dont on a critiqué la souplesse déficiente, a ensuite été retenue. J'aurais aimé qu'on extrapole sur les motivations de Bojinski, ce professeur que tout le monde craint, mais qui a misé sur Polina pour l'un de ses solo. À l'inverse, il y avait beaucoup de sorties entre amis qui ne faisaient pas avancer l'histoire.

Je ne regrette pas d'avoir lu cette BD, qui comprend des dimensions intéressantes d'une danse dont le fond n'est pas encore très bien connu du public malgré sa longue histoire, malgré un dessin qui n'est pas dans ma palette de gout et une impression de ne pas avoir tout comprit, comme si je n'avais pas tout cerné. Mais bon, c'est peut-être de ma faute. Je cherche peut-être trop loin. En tout cas, merci à la BD d'exister, car c'est d'elle que part le film que j'ai beaucoup apprécié.
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Série de mon adolescence, les aventures d'Aurélie Laflamme ont marqué une génération de jeunes filles. On peut aisément se reconnaitre en cette jeune fille ordinaire qui se trouve pourtant "différente" des autres. Mais ça, c'est le lot de tous les ados! Trouver qu'on vit des trucs trop fous pour que les autres puissent comprendre; se sentir à part, bizarre; avoir l'impression de venir d'une autre planète...c'est autour de cette idée que s'articule la série.

Aurélie a 14 au début de la série, et contrairement à la majorité des québecoises, elle fréquente une école où il n'y a que des filles. Comme le dit si bien le synopsis, la mère d'Aurélie vit un nouvel amour, après avoir pleuré son conjoint décédé et ce serait peut-être une chose plus positive pour Aurélie si ce nouveau prétendant n'est autre que son directeur d'école. Dans l’entrefaite, sa meilleure amie tombe amoureuse et comme dans les mauvais romans à l'eau-de-rose, elle semble aussi perdre la tête. Et pour Aurélie, ce pourrait bien être aussi les premiers préludes amoureux quand elle rencontre un beau jeune homme gentil qui sens l'assouplissant et la gomme au melon d'eau, dans une animalerie, mais pas question de devenir imbécile pour autant!

Je garde de bons souvenirs de cette série sur le plan de l'histoire, qui sans faire dans le drame de bon nombre de romans pour adolescentes, prend appuis dans la réalité avec des problèmes ou du moins des soucis qui concerne la probable majorité d'entre elles. Être ado, c'est éprouvant de manière générale, car on n'est pas vraiment à notre meilleur ni physiquement ni mentalement et on se pose beaucoup de questions, ça c'est un fait. Et c'est en même temps ce qui est drôle: dans notre impression de solitude, nous sommes nombreux à vivre les même choses, spécialement à l'adolescence, où les soucis sont encore restreints à l'école, aux parents, aux amis et à la petite job de fin de semaine ( grosso modo). Et c'est sur ce genre de petits tracas qu'Indiana Desjardins gravite pour sa série.
J'aime aussi le fait que Aurélie, bien que confuse dans ses premiers sentiments amoureux, ne perd pas la tête non plus et sa personnalité n'est pas occultée au profit d'un état proche du zombie, comme dans certaines séries pour ados. En fait, de manière générale, la psychologie des personnages , dont sa protagoniste, a du sens, ce qui en soi, est un très bon point pour la série.

Le seul petit bémol qui m'a un peu rebutée, mais ça, considérons que cela relève davantage de gout personnel, c'est le style d'écriture. Sous sa forme de journal intime, le texte sur-emploie la ponctuation et les voyelles étirés, du genre : Quoooooooooooi??????? Vous voyez les genre? Ce n'est pas trop mon style, même ado, mais ce peut sans doute être drôle pour certains. Autrement, j'ai apprécié la manière rigolote d'Aurélie de s'exprimer.

Donc, une belle série, qui va s'étendre sur l'adolescence d'Aurélie, jusqu'à ses 21 ans dans le 9e tome, avec ses amours, ses soucis, ses réussites, ses aspirations futures, sa nouvelle école, ses problèmes familiaux et bon nombre d'autres péripéties. Une série drôle, fraîche, qui se lit bien et qui rend les plus vieux d'entre nous nostalgiques....ou pas!
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date : 06-08
"La femme Hokusai" fait parti de ses romans complets qui ont exigés recherches et rigueur historique, mais qui sont brossé avec l'élégance d'un coup de pinceau. Cette histoire, bien que romanesque, est cependant tirée de faits réels, ceux qui entoure la vie d'une artiste, Ei, fille du célèbre peintre Hokusai. Femme avant-gardiste, hors des standards prévalus par les canons esthétiques de l'époque, celle d'Edo, incapable de se soumettre et pourtant en relation fusionnelle avec son père et mentor, Ei est une femme dont l'attachement paternel lui aura certes ouvert le monde des artistes, mais qui aura du même coup contribuer à la confondre avec Hokusai. L'autrice cherche donc à nous en apprendre sur cette femme qui brise toutes les conventions, tirée d'un monde d'artistes masculin, soumis aux caprices et aux dogmes d'un souverain totalitaire et porté à la censure. À travers ses rencontres et ses relations, ses balbutiements en tant que peintre jusqu'à sa gloire cachée, on découvre par le fait même le japon d'Edo, ses paradoxes sur les plaisirs et les interdits contre la bienséance et l'honneur, sa tentative de se cacher aux yeux du monde, son mode de vie et ses mœurs confrontés entre traditionalisme et modernisme, ainsi que ses codes artistiques. À la fois plongée et contre-plongé, ce roman nous fait voir le pays fermé par l’œil d'Ei, et temporairement par celui d'un Hollandais, amoureux de ce pays qui refuse de livrer quelque informations que ce soit sur sa culture, ses richesses et son art.
À l'heure où l'Histoire de remet de son amnésie féminine, il est bon de voir une femme rescapé de l'oubli par une romancière passionnée d'Histoire et de nombreux collaborateurs soucieux de restitué les honneurs à qui de droit. C'est d'autant plus valable pour une époque où la femme n'était guère plus qu'un chien de poche et endoctrinée à s'oublier elle-même au profit des autres ( ce que le roman abordera d'ailleurs).
Ei est née dans une famille pauvre, après deux autres filles, et son père, de son nom d'artiste "Hokusai", se l'accapare presque aussitôt. Trimballée dans les rues d'Edo, la petite fille au menton fort grandit entre l'atelier de son père, les maisons closes et les festivités locales. Dans l'une des 'maisons vertes", elle fera la connaissance d'une jeune femme, condamnée à la prostitution par son mari, renommée "Shino". Noble de naissance, Shino aussi se démarque par ses manières, son savoir et sa volonté tranquille , mais ferme, de ne pas céder. Puis, ce sera la rencontre d'un Hollandais épris de la culture nippone, qui tente en même temps de faire transiter des 'trésors" culturels hors du pays. Le regard qu'il pose sur les femmes, en particulier, ébranlera Ei. La jeune femme grandira entre les hommes philosophes, artistiques et capables d'opinion, tout en poursuivant son aide dans l'atelier de son père, développant un talent pour la peinture qui fera d'elle une artiste à part entière. Femme de plusieurs hommes, incapable de plier, Ei semble à la fois homme et femme, ce qui fait d'elle une sorte de curiosité, dans le bon comme dans le mauvais sens. Forcée de déménager à maintes reprises pour échapper aux instances du Shogun,notamment des espions et des censeurs, toujours en train de surveiller les finances de son père qui déteste la notion d'argent, Ei connait bon nombre de difficultés. Lorsqu'elle tente de se faire un nom, le sien est hélas toujours associé de près à celui de son père, au risque d'être escamotée comme artiste. Quand Hokusai est frappé de paralysie et qu'Oei devient en quelque sorte "son pinceau fantôme", la question se pose: voudra-t-elle un jour devenir un pinceau à part entière ou rester à l'ombre de la célébrité de son père?

C'est le genre de roman qui nous fait voyager loin et dans un passé fort mystérieux. Fresque toute en couleurs élaborée par l'autrice sur une femme étonnante, on ne peut qu'en sortir fasciné et instruit. Il n'est pas aisé de tenir un lecteur ou lectrice intriguée sans faire appel au suspense, mais j'étais toujours ravie de retourner à ma lecture, curieuse de voir où Ei et son hurluberlu de père porteraient leur regard et leurs pieds cette fois-ci, dans un monde qui leur est si souvent hostile et où être artiste relève du péril. En effet, la censure, les codes changeants et les interdits imposés par le régent du pays sont autant de problèmes ajoutés à la compétition et au besoin d'innover. Et bien sur, Ei doit ajouté à sa condition le fait d'être femme, ce qui ne lui ouvre littéralement pas toutes les portes. On pourra admirer le formidable travail de recherche de Govier, qui nous amène dans les rues d'Edo avec un réalisme saisissant. Fêtes locales, religion, condition de la femme, politique, frontières difficiles d'accès, mœurs et culture, on y trouve des éléments forts intéressants sur la période ainsi exposée à travers l’œil vif d'Ei. Celle-ci n'est peut-être pas scolarisée, mais avec son apprentissage d'artiste, les éléments appris via ses connaissances et son savoir expérientiel font d'elle une femme intelligente et capable d'analyse. Les réflexions qu'elle se fait et la manière de raconter sa propre histoire ajoute uen grande valeur au roman. Et la plume est magnifiquement rendue malgré la traduction de l'anglais canadien au français international. Vous noterez toutefois que les prostituées ont un "patois" particulier, tributaire d'un manque d'éducation, et que cela peut sonner drôlement, comme par exemple "C'est-y pas vrai?" qui revient très souvent. Un détail linguistique qui témoigne d'une certaine rigueur de la part de l'autrice et que j'ai apprécié.

Parmit les innombrables rencontres qu'à fait Ei dans sa vie, au niveau relationnel, rien ne semble surpasser sa relation avec son père. C,est une relation complexe, fusionnelle de part et d'autre, qui repose tantôt sur leur compréhension mutuelle du monde artistique, tantôt sur le boulet qu'ils représentent l'un pour l'autre. Mais même si parfois leur relation peu paraitre rude,surtout avec le fait qu'Hokusai est un homme exigeant et centré sur lui-même, j'ai le sentiment qu'elle est basée sur le respect, le partage et un amour sincère. C'est du moins ce qu’illustre l'autrice. C'est difficile de savoir si Hokusai avait conscience du fait qu'Ei ne pourrait pas prendre son envol en tant qu’artiste par sa faute, car par moment il semble considéré sa fille comme une extension de soi. Par contre sa confiance et son respect pour elle est manifeste. Bref, il y a beaucoup de finesse dans la relation entourant ces deux personnages et une bonne rigueur psychologique.
Finalement, vous pourrez vous familiariser avec l'Art de l'Edo, ses paysages, ses courtisanes, ses images érotiques, ses poèmes, ses calendrier,etc. Dans un pays où œuvraient beaucoup de libraires et où l'art occupaient une place importante, les artistes étaient également des penseurs, des insoumis, parfois même des anarchistes ( dans le sens où ils ne reconnaissent aucune autorité). C'était une sorte de club fermé, mouvant et souvent ostracisé par le gouvernement. On dénotera aussi l'arrivé de l'influence extérieure, notamment avec les couleurs, dont le fameux "beru", le "bleu de Berlin". C'est donc un roman qui met l'art au centre de tout.
*Vous trouverez un postface à la fin qui relate les avancés en histoire de l'art concernant Oei et le débat autours d'elle, dont l'art est si entremêlé à celui de son père.

Un roman magnifique qui assurément restera marqué dans mon esprit et qui aura ouvert grande la fenêtre sur un pays,une époque fascinante et des Arts fascinants. Je suis également heureuse que justice soit rendue à cette artiste dans l'ombre révélé par une communauté d'historiens et une autrice soucieux de la mettre en lumière. C'est rendre justice à son talent et sa contribution à la culture artistique japonaise.
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Récit rescapé du Moyen-Âge, entre la fable et la chanson, voici une fabuleuse histoire d'amour qui avait cependant une particularité: c'est une histoire avant-gardiste. Cette histoire existe depuis le 13e siècle, séduisant et choquant tour-à-tour. Dans mon cas, ce fut la séduction.

Le récit d'Aucassin et Nicolette a été narré par plusieurs auteurs. Ici, il s'agit d'une version simplifiée ( mais pas simpliste!) destinée à la Jeunesse, dans la collection "Atout Histoire" des éditions Hurtubise. On y trouvera donc quelques mots du dialecte de l'est de la France moyenâgeuse et sa narration comprend une dimension raconté et quelques parties "chantés" ( qui ressemble à des poèmes simples). Vous trouverez quelques petites explications au début du roman sur l'histoire de cette histoire qui a un statut particulier.

L'histoire nous livre la recontre d'Aucussin, alors jeune homme noble blond au tempérament doux et aimant le chant, avec la belle Nicolette, sarrasine achetée par un franc, intelligente, volontaire et courageuse, stigmatisée en raison de ses racines "infidèles" et de sa peau sombre. S'ils se sont aimés au premier regard, leur amour est interdit. Le seigneur Garin, père d'Aucussin, refuse de le voir épouser cette fille de basse extraction et croit que la jeune fille a ensorceler son fils. Nicolette devra vivre dans une tour, enfermée par son oncle adoptif, menacé par Garin que si sa filleule devait encore voir son fils, elle serait envoyée au bucher. Mais c'était sans compter l'esprit de la jeune femme, qui réussi à s'échapper. De là s'ensuit une suite passionnante de péripéties dont la meilleure est sans conteste leur vie à Turelure, où les hommes enfantent, les femmes guerroient avec de la nourriture, où les gardes lisent et où les paiements sont des baisers et des poignées de mains. Je vous laisse le devoir de lire la suite pour voir comment leur histoire d'amour se termine.

"Avant-gardiste", c'est le mot! Un jeune homme doux, peu porté sur la guerre, poète et qui va à l'encontre de son père, c'est très loin des conventions du roman courtois qui primait à l'époque! Nicolette n'est pas la demoiselle en détresse stupide et encombrante du genre courtois non plus. Elle est vive d'esprit, intrépide, certes douce, mais qui ne s'en laisse pas mener. Et Turelure m'a vraiment étonnée! Rappelez-vous que c'est une histoire du Moyen-Âge, les idées véhiculés pour cette ville sont quasi blasphématoires. Des hommes qui enfantent, imaginez un peu la réaction du public qui a ouï pareil propos! Des guerres sans se faire mal, de l'argent boudé, des hommes qui aiment s'instruire et qui portent la robe! Vraiment, quelle belle histoire.

Niveau romance, je suis transportée. Deux êtres qui se complètent, qui se respectent, qui sont non seulement fidèles, mais qui sont prêts à changer leur mode de pensée et de faire les choses pour le simple plaisir d'être en la compagnie de l'autre. Aucussin l'a d'ailleurs mentionné: porter une robe et faire des tâches traditionnellement réservé aux femmes, qu'importe , du moment qu'il peut vivre avec Nicolette. Wow. Quel homme! Y a pas grand personnages masculins en littérature jeunesse ( en relation de couple, s'entend) capables du quart de son ouverture d’esprit. Alors, chapeau à Aucussin! Nicolette aussi a fait sa grande action, lorsqu'elle a parcouru le monde avec sa chanson afin de localiser son amoureux, loin d'une vie faste et dorée pourtant acquise. Chapeau à Nicolette, donc!

Vraiment, je sors enthousiasmée par cette lecture, qui brise le moule du roman conventionnel du moyen-âge et même celui de notre époque moderne! On a ici une belle histoire d'amour saine, un peu quétaine, mais profonde, remplie d'obstacles et d'aventure, le tout ponctué de chansons en rime qui sont loin d'être "de trop". Il fait facilement ombrage aux romances plus ou moins réalistes comme Tristan et Iseult ( qui au fond tient plus du filtre d'amour que du vrai amour, signalons-le) et leurs compères de l'amour courtois. Les histoires d'amour chevaleresques ne sont pas mauvaises, mais pour moi, elles relèvent encore de la suprématie masculine et de sentiments plus ou moins cohérents qui ne durent pas dans le temps. Et vous serez surpris par la présence de l'humour dans ce petit roman.

Ah et, ne vous découragez pas à cause de sa couverture plus ou moins attrayante, vous manqueriez quelque chose.

Je vous le recommande certainement et à partir de ce jour, il se hisse dans mes livres d'amour historiques préférés.
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Avec sa jolies couverture et son thème hindou, cette Bd me faisait de l’œil depuis un moment, mais une fois plongé dedans, le charme s'est rompu.
Le fait que l'action de déroule en Inde est son point fort, et certains éléments sont originaux, comme ce personnage esprit-de-la-forêt mignon avec sa barbe en feuille et sa peau de bois. J'ai aussi aimé le fait que les pirates comme les gardes royaux étaient constitués autant d'hommes que de femmes. Finalement, on sens le désir des auteurs de faire d'Ayati un personnage féminin fort, je leur en sied gré.
Par contre, de manière générale, le scénario est bancal. Les exemples pleuvent pour illustrer ce fait. Des actions entreprises beaucoup trop vite, des détails qui sortent de nul part, de grosses incohérences psychologiques, sans parler des erreurs de circonstances. La pire, je pense est à la fin, quand Ayati vain si facilement un méchant que ses propres parents n'ont pas pu vaincre et qui sont morts. C’est d'autant plus étrange qu'Ayati a découvert ses pouvoirs le jour précédent et ne les maitrise pas. Tout va trop vite et sans profondeur.
Au niveau du dessin, malgré quelques bonnes idées, ce n'est pas fameux, surtout les arrières plans, délaissés au profil de quelques dessins enfantins sans détails et monochromes. Le tout est plutôt naïf et les positions d'Ayati rappelle le yoga et non la danse, comme elle le prétend. D'ailleurs, Ayati dit danser...mais où diable l'a t-elle apprit? Sinon, on est sauvé par la jolie palette de couleurs.
Le dialogue est vraiment mauvais, même pour la jeunesse. Phrases faciles, mauvaises répliques, on a l'impression que cette histoire à été écrite "sur le coin de la table", en ce sens où on croirait que ça été écrit à la va-vite sans relecture. J’ai l’impression qu'on a calqué quelques vilaines répliques de série B.
La partie sur la famille royale m'a un peu choquée: c'est un trio princesse-roi-conseiller qui est physiquement et psychologiquement presque identique à celui d'Aladdin de Disney ( Jasmine-Sultan-Jafar). Je veux bien croire qu'on peut s'inspirer de d'autres œuvres, mais là c'est poussé, tout-de-même.
Donc, de manière générale, cette Bd n'est pas un franc succès. Le manque de qualité est pour ainsi dire à tout niveaux. L'idée de base elle-même n'est pas du tout nouvelle: on recense bon nombre d'histoire de tatouages magiques, de pouvoirs élémentaires et d'orphelines à la destinée grandiose. Alors, il reste peu de points à octroyer à cette BD et peu d'arguments pour la valoriser.
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date : 01-08
"Sybéria" fut l'un de mes jeux préférés, avec son graphisme grandiose, son histoire originale et un nouvel archétype féminin principal franchement réussi.
Cette BD revisite cet univers en s'ouvrant sur une part méconnue de l'histoire du jeu.
Dans le jeu, Kate Walker, avocate new-yorkaise, est envoyée à Valadilène, pittoresque village français, pour la vente d'une entreprise d'automates. Or, la compagnie Voralberg vient de perdre sa tête dirigeante, Anna Voralberg, qui laisse alors l'avocate apprendre une surprenante vérité: son frère Hans est toujours en vie et est donc le successeur de la compagnie. Hans est à la recherche de Syberia, en quête des derniers mammouths sur Terre, poussé par sa passion presque irrationnelle pour ces éléphants préhistoriques. Kate part alors sur ses traces dans un train mécanique, avec son pilote automate Oscar. À chaque nouvel arrêt, Kate découvre des lieux d'une beauté incroyable, truffés de mystères et des traces du passage de Hans, véritable génie des automates.
Dans la Bd, on se plonge dans le passé d'Anna et Hans, dont on entend la triste histoire dans le jeu, mais qui est visuellement représenté ici et plus détaillé. On voit bien sur le fameux accident de Hans, qui l'a transformé, les ennuis de la compagnie Voralberg supplantée de plus en plus par le progrès industriel électrique, la jeune Anna coincé entre son père et son petit frère qu'elle adore, le départ de Hans et de nouveau lieux qu'il a visité autre que ceux présentés dans le jeu. le tout est raconté par Kate, qui s'est réveillée dans un mystérieux hôpital auprès d'un autre patient, Kurt, un jeune homme qui semble d'origine youkole et qui est estropiée d'une jambe. On comprendra donc que l'héroïne du jeu tient dans la Bd une place moins centrale. Néanmoins, c'est la narratrice.

Un premier tome qui nous rappelle très bien le jeu, avec des graphismes vraiment superbes, des automates complexes et des mystères étonnants. On retrouve bien sur Kate, mais je dois avouer que malgré les deux Sybérias joués, je ne sais pas trop ce qu'elle fait là, dans cet hôpital, je ne l'avais jamais vu. C'est peut-être un pont à faire avec le troisième jeu.
Hormis quelques expressions de visage plus ou moins réussis, le visuel est remarquable, dans un choix de couleur sobre et des lieux toujours aussi magiques. L'histoire coule très bien et on retrouve encore cette poésie propre au jeu.
Sybéria détone avec ses thèmes et son ambiance relativement paisible. On y parlera de famille; on trouvera un jeu précurseur du steampunk;on y trouvera des paysages de toutes sorte, de la jolie ville française à al toundra; on vous introduira à la paléontologie, une science peu connue; à une société fictive, les Youkols, inspirés des peuplades nomades nordiques. Ici, pas de romances guimauve, de complots machiavéliques ou de violence. On y parle de quête de soi, de rêves d'enfants, de drame familiaux, d'Histoire, d'époques révolues et de souvenirs laissés en suspend. Oui, on est vraiment loin des conventions de jeux vidéos.
Un petit guide est place à la fin pour pousser plus loin l'histoire derrière le jeu ( et donc la BD). On y parle de l'histoire, des dessins et de ce qui a inspirer la série. Sybéria est un jeu qui se démarquait des autres avec ses scènes superbes, son graphisme aussi beau qu'avancé technologiquement, son absence de violence armée et de ses personnages anti-stéréotypés. J'ai trouvé ces infos fort intéressantes.
C'est une belle œuvre, qui d'ailleurs ne nécessite pas que vous ayez joué les jeux et qui permet de savourer pleinement la beauté graphique qui en a fait la réputation. Même la couverture est magnifique.
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"Les cendres de Pompei" fait parti de la collection aux Éditions Gallimard Jeunesse "Mon Histoire", une série de petits romans sous forme de journaux intimes indépendants les uns les autres, où des personnages fictifs pour la majorité sont confrontés à des réalités historiques. Dans celui-ci, il s'agit de l'éruption du volcan Vésuve, qui jouxte Pompéi, mais aussi de leur mode de vie rendu décadent par celui de Rome, de l'esclavagisme et des intrigues politiques internes.
Nous voyons à travers les yeux de Briséis ( qui a reconnu le nom de la célèbre prêtresse troyenne?) 14 ans, esclave d'Afrikanus depuis quatre ans. Ce dernier est aussi le tenancier du plus gros lupanar ( bordel) de Pompéi. Briséis est d'origine grecque, sait lire, danser, chanter, écrire et peut jouer plusieurs instruments de musique, ce qui fait d'elle une esclave précieuse dont elle porte d'ailleurs le nom , "Cadia". La jeune fille redoute le jour où, devenue femme, elle sera elle aussi mise au travail au lupanar et si elle maudit son sort, elle ne s'est pas résignée pour autant. Briséis vivra de multiples péripéties, entre la rencontre d'un jeune gladiateur Gaulois, Tarvos, sa fuite dans le poulailler de son seul ami, Lucius, son travail dans une blanchisserie et bon nombre de rencontre avec des femmes fortes et aidantes. Briséis est également tiraillée: témoin d'un complot, elle hésite entre garder le silence pour sa sécurité ou révéler le complot et ainsi sauver la vie d'un citoyen. C'est sans compter la mesquinerie des uns, la soif de pouvoir des autres et la "colère divine", qui prend forme quand le Vésuve "éclate de colère".
J'ai bien aimé ce tome, car il nous expose au quotidien d'une ville fort peu connue, historiquement parlant. Bien que l’irruption du Vésuve soit davantage à la fin du livre, on apprend un peu plus sur d'autres aspect de cette ville qui a existé il y a deux millénaires, comme la culture, les mœurs et la vie sociale. Côté esclavagisme, le moins qu'on puisse dire, c'est que Briséis, toute esclave qu'elle soit, l'a tout-de-même eu facile: oui elle a du travailler et jouer de ses instruments, mais dès qu'elle a été en "danger" d'être prostituée de force, elle a pu manœuvrer pour s’enfuir, échappant à une condition vraiment horrible. Et elle a bénéficié de beaucoup d'aide. J'ai également aimé la petite romance qui prend forme, un peu plus tard dans le roman, qui pour une fois ne prend pas la forme de "premier regard-je-te-marie-demain-matin".

J'ai aimé pas mal tous les personnages, assez variés. Briséis a cependant un aspect un peu anachronique en ce sens où elle correspond un peu trop à l'adolescente moderne. On n'oubliera pas qu'à 14 ans, à cette époque, les enfants devenaient adultes ( l'adolescence n’existait pas à cette époque) alors que je me serais attendu à plus de maturité de la part de cette jeune femme, mais bon, c'est un détail technique qui devrait facilement échapper aux jeunes lecteurs/lectrices.

L'aspect nourriture rappelle les BD "Astérix chez les Helvètes", entre autres choses, car les mets présentés sont aussi surprenants que dégoutants. On ne s'étonnera pas de faire le pont avec le célèbre petit Gaulois et ce roman , car c'est la même époque. Villes, ethnies, esclavagisme, éléments culturels, les parallèles à faire sont nombreux.
Bref, ce fut une petite incursion intéressante, qui nous fait voyager loin dans les deux sens du terme. L'écriture est aussi très poétique, j'ai apprécié.
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Je ne suis pas sortie spécialement enthousiaste de cette lecture, malgré un fort penchant pour la littérature Historique et Jeunesse. Cela peut s'expliquer d'abord par le fait qu'on tombe dans l'univers de Saint-Cyr sans réel préambule. Cela aurait eu une certaine logique de la part d'un second opus, mais certainement pas du premier. On arrive donc dans une école, que l'on devine strictement pour les filles, et de fil en aiguille on apprend que cette institution est commanditée par le Roi Louis XIV, qu'elle est régie par des femmes pieuses et que l'éducation qu'on y préconise l'est tout autant. De mon point de vue, cette école est une machine à créer de parfaites petites épouses. Il y a même des critères physiques pour y entrer et je ne parle pas du vase clos qui maintient ces jeunes filles dans un état de parfaite ignorance du vaste monde! Évidemment, pour l'époque, une telle école devait avoir une certaine logique et le point positif de la chose: on y éduquait des jeunes filles de milieu modestes, voir pauvres, ce qui leur permettait tout de même d'obtenir les besoins primaires comme manger, se loger, en plus de bénéficier d'une éducation et d'une dote à l'âge de 20 ans. Par contre, en contrepartie, ces filles ne voyaient pas très souvent leur famille. Les classes sont au nombre de 4, répartie en couleurs, dont nos quatre protagonistes sont dans la troisième, celle des 15-16 ans, la Classe Jaune.

Ces quatre filles sont des archétypes connus: Hortense la rouquine pieuse, Charlotte la rebelle aux cheveux noirs, Isabeau la brunette aspirante-enseignante/bonne épouse et Louise la blonde belle et douce. Ces quatre filles de 15 ans sont amies, malgré de fréquentes chamailleries et aspirent toutes à des destins différents. Leur routine change quand monsieur Racine ( oui, oui, LE Racine) écrit une pièce de théâtre, "Esther", qu'elles et les autres filles nées en 1674 interpréteront pour le Roi. On tente par cette activité de leur inculquer plus de piété encore, ce qui contraste avec la réalité, puisque les demoiselles entrent au contraire en compétition et deviennent plus orgueilleuses. En parallèle, on se demande ce que Louise a de si particulier, car elle a souvent des marques d'attention de la part du Roi. Charlotte, quant-à elle, veut échapper à Saint-Cyr, qu'elle considère comme une prison et une punition, elle qui était protestante et qu'on a convertie de force. Hortense souhaite se consacrer à Dieu, mais tombe ( très soudainement) amoureuse de Simon de Lestrange, le frère de Charlotte. Louise , pour sa part, voudrait bien comprendre pourquoi elle a droit à autant d'égard de la part du Roi.

Ce n'est pas un mauvais roman, mais ce n'est pas non plus intriguant ni très intéressant. Le fond est bien, et cette drôle d'école entretenue par le Roi aurait clairement mérité plus de présentations. Pourquoi existe-elle? Dans quel contexte le Roi l'a-t-il commandée? Ultimement, les filles de Saint-Cyr avaient-elle raison de croire qu'elles étaient tenues ainsi à l'écart juste pour finir mariées avec de vieux riches avares de viande fraiche? Quoique sur ce dernier détail, on pourrait le savoir plus tard dans la série.

Cette histoire d'amour entre Simon et Hortense est vraiment surréaliste: un regard et ça parle d'épousailles. Je comprend bien le côté vieux jeu de l'époque, mais ça demeure très vite en affaire! Et très surfait. Charlotte pour sa part amène une dimension historique intéressante, celle des Huguenots ( en lien avec le massacre de la Saint-Barthélémy, un siècle plus tôt), mais le personnage est tout de même un peu ( trop) hors-norme. Je comprend sa frustration et son désir de ne pas perdre contact avec sa religion, mais je trouvé le tout un peu exagéré. En fait, je trouve que le personnage d'Isabeau était le plus crédible. Mais bon, hormis ses quelques considérations, ça demeure un bon petit roman à la sauce historique, mais on ne sort pas du genre "crêpage de chignon" des romans plus modernes.
On pourra cependant donner de positif la structure, simple, concentrée en petits chapitres et le tout sans grandes descriptions, ce qui pourrait avoir de l'attrait pour un certain type de jeunes lectrices.
Peut-être lirais-je les autres à temps perdu pour avoir une meilleure idée de la série.
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Série de 6 tomes, Garulfo revisite le "merveilleux monde des contes" avec une grande ironie et un style un peu "écorché". Même le dessin donne cette impression. Je pense que la plus grande force de cette série repose sur les stéréotypes déconstruits, même si on peut avoir l'impression de stéréotypes a priori.
Nous suivons Garulfo, une grenouille qui déteste qu'on le prenne pour un être insignifiant et c,est d'autant plus vrai que le nom de son espèce prête à confusion: parce qu'on dit UNE grenouille, on prend Garulfo pour une femelle ou pire, la femelle du crapaud! S'en est trop! Pourquoi ne pas être l'un de ses grands gaillards qui semblent mener une vie si intéressante, trônant fièrement au sommet de la chaine alimentaire? Un HOMME? Garulfo, sans tenir compte du fait qu'il pourrait être très bon en soupe, consulte une vielle sorcière, elle au contraire fort lasse des imbéciles qui la juge sur son métier. Mais pour se transformer, il faudra un baiser! Le ton est donné: Garulfo, prendra la forme d'un homme et pas n'importe lequel! Un prince! Mais la vie qu'il s'était imaginé est loin du compte, surtout pour une grenouille naïve et bonace comme lui.
J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre Garulfo dans ses aventures. Dans ce premier tome, il n'y a pas encore les autres personnages de la série, mais cela nous permet de s'attacher au protagoniste et de mesurer le degré de cynisme ambiant de l'histoire en général, heureusement égaillé par l'humour et le tempérament jovial de Garulfo. J'ai beaucoup aimé la manière de l'auteur de remanier l'univers merveilleux avec une touche plus sombre, plus dépenaillée. Et les dialogues sont assez amusants, plutôt anachroniques dans le style, mais avec le vocabulaire de l'époque...enfin , presque.
Une belle trouvaille qui maltraite les stéréotypes et qui nous amène l'envers du conte de "la Princesse et la Grenouille" avec un humour particulier.
Convient aux ados jusqu'aux adultes, mais peut-être moins au jeunes enfants, selon moi
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Un autre bon petit livre de la collection Jeunesse "Mon histoire" aux Éditions Gallimard, sous forme de journal intime, cette fois nous suivons Geneviève Darfeuil ( un personnage fictif), adolescente française de la classe bourgeoise, qui nous livre ses années dans le tourment de la première Guerre Mondiale, entre 1914 et 1918, donc entre ses 13 et 18 ans.
Bien que le titre semble faire penser qu'on traite essentiellement de Geneviève en tant qu'infirmière, il faudra en fait attendre le 3/4 du livre pour que cette situation prenne forme. Néanmoins, on aura le point de vue de la jeune fille sur ce qui se passe au niveau de la population, des étudiants et des femmes laissés derrière. Cette guerre "qui devait être réglé avant Noël" aura causer une bonne commotion à la population, qui sera rapidement privatisé sur bien des denrées, de même que les transports et sur les matériaux comme le charbon. Puisque la guerre perdure, il faut engager des femmes, il faut mobiliser les jeunes et se soumettre à des restrictions en ville pour la sécurité.
Si Geneviève et sa famille voient d'abord les deux ainés mâle partir pour la guerre, c'est rapidement toute la fratrie, ainsi que la mère qui sont appelés à prêter main forte. On doit tricoter des vêtements chauds pour les soldats dans les tranchés; produire des munitions dans les usines et même transformer des bâtiments en hôpitaux.
Geneviève passera rapidement de petite fille ayant une vie confortable à aide en seconde ligne, puis en première ligne en aidant les blessés. Elle notera beaucoup d'éléments intéressants, soit sur la guerre ou sur sa famille.
Il y a deux éléments en particulier que j'ai trouvé intéressants. Premièrement, on parle dans ce livre des "Petites Curies", véhicules servant à la radiographie, processus élaboré par la scientifique Marie Curie. Cela aura eu des conséquences notables sur la rapidité et l'efficacité des soins. Deuxièmement, j'ai trouvé touchant le fait que des élèves "parrainaient" des soldats n'ayant plus de contacts avec leur famille. Ils leur envoyaient donc des lettres pour entretenir la correspondance et leur fournir des colis contenant nourriture et vêtements chauds. Au-delà du matériel, c'est surtout une idée merveilleuse pour la santé mentale et le support psychologique.
Bref, un livre fort remplis et très pertinent qui met en lumière un peuple débrouillard, collectivement soudé et qui met en lumière l'arrière scène de la guerre, à savoir le peuple.
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date : 24-07
J'aborderai cette critique sur le même ton qu'une autre Lectrice dont j'ai lue la critique: On peut difficilement juger un livre dont l'histoire est réelle. Du moins, il est difficile de critiquer la partie réelle. Cela dit, on peut s’intéresser à la manière dont le livre a été traité. Et je dois dire que si le récit de Leon Leyson est ahurissant, la narration est très bien ficelée.

De son nom hébreux Leib Lejzon, Leon Leyson n'avait que dix ans quand les persécutions et les lois antisémites ont été l'amorce d'un long calvaire pour les juifs de la Pologne ( et par extension, tous les juifs européens). Habitant récemment Cracovie avec sa famille, les évènements s'enchainent rapidement, passant des humiliations et restrictions à des agressions et des crimes sur leur personne. Puis, c'est la ghettoïsation:15 000 personnes entassés dans le ghetto de Cracovie, conçu pour 5000 personnes. Alors que la famine, la maladie et la folie s'étendent, on progresse lentement mais surement vers les célèbres camps de travail ou de la mort élaborés par les nazis. Mais dans toute cette folie, Leon va obtenir un objet d'une importance capitale: un permis de travail qui fera de lui un "juif de Schindler". Entre le ghetto, les raffles, le camp de Plaszow, nous suivons un jeune garçons rempli de ressources qui lutte pour sa survie et celle des siens. Et puis, après des années de supplice, la nouvelle tombe: On va faire emménager les travailleurs de l'usine de Schindler dans un baraquement plus près de ladite usine. Leon et sa famille doivent réussir à tenir jusque là, mais le fait demeure: Cinq membres de la famille Lejzon sont inscrit sur ce qui sera appelé "La liste de Schindler", qui deviendra célèbre, et dont Leon est le plus jeune inscrit, avec ses douze printemps. Ils y passeront le reste de la guerre. Oskar Schindler, qu'on qualifiait de dépravé, de narcissique et de magouilleur, sauva 1200 personnes à partir à cette liste, de nombreux pots de vin, de sa ruse et de la fortune qu'il a bâtie.

On ne se cachera pas que ce récit est difficile, terrible et ce d'autant plus qu'il est tiré d'un jeune homme qui avait entre 10 et 16 ans au moment des faits. Mais à travers les horreurs de la guerre, on sens aussi la complicité, l'amour et le courage de la famille de Leon, de leurs rares alliés et bien sur, de Oskar Schindler, le nazi qui a sauver des juifs. On restera étonné de la capacité extraordinaire d'adaptation, de résilience et de force dont peut être armé même un jeune garçon comme Leon. Et à travers l'inhumanité nazie, on pourra cependant voir une grande humanité chez Schindler. Un sacré paradoxe.
J'ai beaucoup aimé la narration, pas trop lourde malgré le sujet, relativement fluide et rondement menée. C'est le genre de rythme et de vocabulaire accessible qui fait de ce roman un livre accessible aux ados, aux jeune adultes et aux adultes. Un roman à lectorat polyvalent,en somme. Écrit au "je", nous sommes donc près des émotions, du ressenti et ses réflexions de Leon, ce qui nous donne une excellente dimension psychologique.

Vous trouverez de surcroits un épilogue qui nous renseigne sur la vie de Leon Leyson après la guerre, comment il a trouvé la force de vivre, d'aimer et de transmettre ultimement son incroyable histoire avec le monde. On vous parlera aussi du film qui relate l'histoire plus globale sous le nom "La liste de Schindler" de Steven Spielberg et dont la parution aura convaincu Leyson de confier son récit au monde. Vous trouverez aussi des photos de la famille Leyson, dont cinq membres ont survécus sur sept. Finalement, vous trouverez des témoignages de certains enfants et petits-enfants de Leyson.

Une histoire bouleversante, mais qui changera assurément votre perspective sur notre confortable petite vie et nos droits acquis. L'humanité peut être capable du pire, à nous de garder en mémoire que la haine, l'incompréhension et la peur engendrent des fléaux telles que les deux grandes guerre. Souvenons-nous, pour éviter de revoir de pareils évènements revenir.
Et dans l'autre lignée, souvenons-nous qu'on a tous le pouvoir de contribuer à faire le bien. Comme le disait Joseph Campbell ( cité dans le livre) : "Un héro est un être humain ordinaire qui effectue les meilleures choses au pire moment".
Un roman qui pourrait avoir sa place en cours d'histoire au secondaire/lycée.
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Lecture abandonnée lorsque j'étais plus jeunes, il ne me reste de ce livre qu'une histoire très lente qui ne semblait mener nul part sur un livre en peau de dragon, d'un garçon aveugle du Moyen-âge et de sa sœur. Sans l'avoir détesté, disons que je m'endormais dessus à chaque fois. C'est en fait , je pense, mon premier abandon.
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Seconde partie de la duologie, on a dans ce tome plus d'action et aussi plus de malheur.
L’Himalaya est désormais surveillé par un nazi alsacien au caractère exécrable et au tempérament violent. Je soupçonne qu'il n'a plus toute sa tête. On fait passer Jeanne pour une aide, attitrée à Huguette, qui va accoucher bientôt. Entre temps on continue les recherches pour trouver Mathilde et on soupçonne le troisième membre de l'unité de résistance dont les deux sœurs font parti de les avoir dénoncées. Jeanne et François connaissent des rapprochements, des nombre de péripéties viennent ponctuer leur quotidien. Jusqu'au jour où François est arrêté.

Bon, je dois avouer que je me doutais pas mal de la fin, mais demeure que l'histoire est bien. Et les dessins toujours aussi beaux.Au fond, c'est le genre d'histoire qui illustre bien que même les petits drames peuvent être profonds et peuvent être poignant malgré un traitement somme toute léger.
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Bd historique au temps de la France occupée, nous nous retrouvons dès le début en prison, où la jeune et jolie Jeanne attends derrière les barreaux de savoir ce qu'on fera d'elle. Dénoncée pour marché noir, Jeanne est en réalité une résistante doublée d'une communiste ( dont le béret qu'elle porte revêt la couleur rouge souvent associée). Ce pourrait bien être la fin de sa bataille, mais l'arrivé d'un voleur en prison change la donne. François est un gredin maniéré, à la Arsène Lupin, et malgré une tendance égocentrique, aide Jeanne à s'échapper pat les toits. Déjà que leur entente est houleuse, lorsque Jeanne se foule une cheville, peu habituée à parcourir les toitures parisiennes, Francois pense abandonner là. Mais un coup d’œil au porte-feuille de la jeune femme change alors sa perspective de l'affaire. On en sait pas de quoi il s'agit avant un long moment, mais dès lors, Francois s’évertue à aider Jeanne à se cacher et même, à retrouver la trace de Mathilde, la sœur de Jeanne, résistante potentiellement en danger d'être arrêtée elle aussi. Le drôle de couple fini sur le péniche Himalaya, à la fois outil et demeure d'une petite famille. Thérèse, René et Nicholas, leur fils. Un peu simples d'esprit, mais le cœur sur la mains, ils acceptent d’héberger la jeune femme. Les choses pourrait alors mal tourner: des nazis inspectent leur bateau, au risque d'y trouver la résistante.
Premier d'une duologie, le premier tome nous présente un petit monde dans une immense ville où les français ne sont plus maitres chez eux. Si au départ on comprend que Jeanne est dans le pétrin, l'histoire prend ensuite une autre tournure: celle de trouver celui ou celle qui l'a dénoncée tout en cherchant les traces de Mathilde, qui est elle-aussi en danger. Mélange entre course contre la montre et tranche de vie, c'est une histoire somme toute simple, mais qui est intéressante par les relations entre les personnages et les enjeux sociaux d'une nation occupée par l’ennemie ( à très petite échelle , bien sur).

Jeanne est volontaire, souvent apeurée, mais déterminée. Francois est cynique, un peu imbu de lui-même et opportuniste. Ça fait donc un drôle de duo qui a tendance à se chamailler, mais qui en fin de compte forme une paire efficace. La petite famille du Himalaya aussi est attachante, avec leur esprit simple, leur grande générosité et leurs chicanes de couples souvent puériles.
Je cherche encore la signification du titre, cela-dit. Je pense que ça fait référence à François.
Le dessin est vraiment très beau, tout en couleurs chaudes et terre, avec une insistance sur le bleu des yeux, le vert de la veste de Jeanne et son béret écarlate. C'est difficile de ne pas apprécier un pareil talent, que j'avais découvert via la série "Mattéo" du même auteur. Ça vaut la peine de lire ces Bd ne serait-ce que pour la qualité graphique qu'on y trouve et le charme de couleurs.
Néanmoins, l'histoire aussi est intéressante. Pas haletante ou très poussée, mais justement, c'est charmant de rester avec peu de personnages et une trame simple. Une belle petite trouvaille.
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Après avoir lu "French kiss 1986", "Domaine Ghisloire" et "Esprit du camp", j'explore cette fois la série
"Mertownville".
Lydia, 18 ans, rêve d'entrer à l'université en Arts, à contre-sens des désirs de son père monoparental qui a l'armée tatoué sur le cœur et qui a une façon très singulière de voir les choses. Les choses prennent une tournure étrange quand Lydia, qui s'est inscrite à l'université de Mertownville, est acceptée en Art/Justice, un programme que personne ne connait. Pire, lorsqu'elle emménage dans la ville qui a sa propre douane, Lydia connait un paquet de difficultés: elle n'a pas de passe, son courrier a été bouffé par son chat papiervore et elle est dans un cour de "justice" aussi bizarre que possible. Mais sa voisine de palier semble en savoir plus long qu'elle veut bien le laisser croire et ses collègues de cours semblent toutes dotées de...supers-pouvoirs?
La première BD nous introduit donc Lydia, petite artiste en herbe, qui a un papa plutôt "spécial" qui semble faire parti de ses hommes qui ne savent pas exprimer leurs émotions. D,ailleurs, physiquement et psychologiquement, le papa de Lydia ressemble au papa de Flint Lockwood, dans "Il pleut des hamburgers". Enfin bref, notre mignonne petite protagoniste se retrouve donc dans une drôle de ville avec un cours en option dont on ne sait presque rien, sinon que ce ne sont eu des filles et qu'elles ont des aptitudes...particulières.
On reconnaitra les personnages colorés de Falardeau, qui semble vraiment aimer les vieux hommes sympathiques un peu fêlé et les mignonnes jeunes femmes introverties, mais volontaires. On notera aussi un début de fantastique plutôt léger vers la fin, comme dans "L"esprit du camp". On aura attendu longtemps avant d'avoir un début de piste concernant l'école, mais même à la fin , on ignore ce que fait que Lydia s'y trouve.

J'apprécie aussi le fait que notre protagoniste ne fait parti de ses ados qui perdent la tête pour les garçons dès la première journée d'école, comme dans bon nombre d'histoires pour ados. Ici, en fait, Lydia ne rencontre aucun garçons. Ça c'est original!

Niveau dessin, ce n'est vraiment pas aussi abouti que les autres, mais je me demande en même temps si Falardeau a reprit le genre BD Héroique, avec le style de lignes et les couleurs monochromes vives. C'est moins plaisant à l’œil que ses dessins pour "Esprit du camp" ou "Domaine Ghisloire", selon moi.

Néanmoins, on passera du bon temps dans cet univers un peu déjanté, ses personnages singuliers ( dont le chat de Lydia) et tout le mystère de la ville de Mertowville.
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date : 22-07
"Paul à Québec" est mon cinquième lu dans la série et je l'ai bien aimé. Rabagliati nous offre une fois de plus une Bd qui amalgame humour, tranche de vie et drame, le tout à la sauce québecoise.

Dans cet opus, Paul est adulte, sa fille Rose a bien grandi et il va s'acheter une première maisons avec sa conjointe Lucie. Entre quelques tranches d’histoires courtes , deux plus grandes s'en dégagent. La première nous amène dans la famille élargie de Lucie, turbulente, chaleureuse et réunie chez les parents. Anecdotes familiaux, divergences politiques, souvenirs de jeunesse, on se rassemble, famille nombreuse et soudée, le temps d'une fin de semaine. Un tableau typiquement québecois. Puis, après quelques passages sur divers sujets dans la vie de Paul - notamment celui sur la mise à jour de son ordinateur et de la complexité technologique inhérente que cela représente et qui m'a vraiment fait rire ( Sans doute parce que s'est vrai) - on passe à la plus longue portion de la BD. Il s'agit de la fin de vie de Roland, le beau-père de Paul. On aura comprit à son monologue sur le sujet: Roland en a bavé dans sa jeunesse avant de devenir le père travailleur et aimant sa famille qu'on connait. Mais Roland est condamné, il va mourir. S'engage alors dans sa famille un branlebas de combat pour le soutenir durant ses derniers mois.
Encore une fois, Rabagliati ratisse large, malgré une histoire somme toute simple ( attention, simple, pas "simpliste"!)On y trouve encore une flopée d'enjeux sociaux, de valeurs québecoise, de culture populaire et d'anecdotes à saveur familiale. On pourrait croire que la fin de vie de Roland rend le tout lourd, mais pas tant que ça, en réalité. On y trouve surtout la richesse familiale qui caractérise le trio de sœurs dont fait partie Lucie, ainsi que le courage de leur mère. Paul est donc plutôt figurant dans la BD qui porte son nom. Je dois dire qu'encore une fois, les Bd de Rabagliati sont fascinantes en ce sens où c'est la somme des détails qui en fait la force.
Une autre Bd touchante sur la force de la famille, le courage de vivre et sur ces mille petits riens qui ponctuent notre vie, mais qui en donne aussi les couleurs.
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Malala Yousafzai est une jeune femme qui a 14 ans, a débuté sa lutte pour la scolarisation des filles dans son pays. Dans cet album jeunesse, on la voit redessiner le monde telle qu'elle le souhaiterait: sans guerre, sans famine et bien sur, sans restrictions sur l'éducation.
Mais puisque le crayon magique n'existe pas, en attendant, il faut lutter pour faire avancer le choses.
Une jeune fille digne d'éloges pour son courage et la justesse de sa cause, qui nous rappelle que le droit à l'éducation, plus qu'un simple privilège, est fondamental dont ne jouissent pas tous les enfants de part le monde.
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Dagobert est un dragon qui a toujours été un goinffre de fesses de princesse, le seul aliment qu'il voulait bien manger, et qui plus est, n'a pas de bonnes manières à table. En raison de sa gloutonnerie, les princesses sont en voie de disparition et Dagobert se voit obligé de se rabattre sur des aliments vraiment dégoutants! Il se rabat même un jour sur un gras petit garçon, qui a lui aussi une diète fort discutable composée d'aliments riches et gras. Mais heureusement pour lui, le dragon n'arrive pas à le digérer et le recrache. Depuis, Didier, de son prénom, s'entraine pour être capable de se défendre si d'aventure il devait servir à nouveau de casse-croute à dragon. Entre-temps, Dagobert rencontre Juliette, qui ressemble à une princesse, mais le nez dans un livre. Mais lorsqu'il fond sur elle pour la dévorer, Juliette l'arrête: Si vous me faite grossir, je serai plus appétissante! Dagobert se voit confier une liste d'ingrédients sains que Juliette cuisinera pour les nourrir tous les deux. D'abord réticent devant autant de "nourriture santé", lorsqu'il goute, il est ravi. Depuis, Juliette cuisine pour eux deux ( sauvant sa peau du même coup). Lorsque Didier apprend que Juliette a disparu, il part à sa recherche, en amoureux qu'il est. Lorsqu'il découvre le dragon, il tente de l'occire, mais Juliette l'arrête. Charmée par son courage ( et ses muscles) elle l'invite à leur repas. Les trois personnages deviennent amis et se nourrissent enfin sainement.
Il y a de bons éléments sans ce livre. La leçon sur les habitudes alimentaires et les manières a table sont très bien. On peut aussi voir que la cuisine maison permet de faire des plans plus santés, aussi. J'ai trouvé les deux humains stéréotypés, par contre. La petit fille parfaite vêtue de rose qui cuisine parfaitement et qui admire les muscles de Didier, c'est moyen. Mais bon, ça n'enlève pas de points non plus au livre. J'ai trouvé ce gros dragon très drôle avec sa forme et ses gros yeux globuleux.
Un bon livre rigolo sur les saines habitudes alimentaires.
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Un beau petit livre sur la visite à la piscine avec papa, où on peut jouer et affronter ses craintes comme un grand.

La pointilleuse que je suis a tout-de-même noté que certaines consignes ne sont pas respectées ( sans doute parce que j'ai passé des étés à les répéter):
1) On ne court pas autours de la piscine ( maman canard)
2) On n'est jamais deux sur le tremplin ( monsieur pingouin)
3) On n'éclabousse pas les autres plongeurs ( petit Loup)

Sinon, c'est mignon, mais il manque la sortie de la piscine, ç'aurait été bien de faire la routine au complet.
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Quand la mamie d'Aldebert réalise que des habitants ont l'air mal en point à cause de leur ingestion de légumes et fruits tous anormalement traficottés, que ce soit des tomates grosses comme des melons d'eau, des pommes qui ne pourrissent jamais ou des maxi-pois, elle part à la recherche du Docteur Mazout, responsable de ses dérivé synthétiques.
Histoire sur les OGM ( organismes génétiquement modifiés), dont le méchant Mazout porte d'ailleurs l'initiale de la véritable compagnie malfaisante "Monsanto", c'est une histoire qui porte à l'attention des enfants les danger des aliments trafiqués en laboratoire. Un danger d'autant plus ignoble qu'il existe bel et bien et qu'il est aussi responsable de l'appauvrissement en Afrique et en Amérique latine et des danger sur la génétique de la flore.
Je suis donc vraiment ravie de voir le sujet en album jeunesse et ce d'autant plus que la super-héroine est une mamie! On leur accorde trop souvent le stéréotype de la gentille grand-mère aux biscuits, alors de voir cette grand-mère toute en action et en gadgets, ça fait vraiment plaisir!
Définitivement un incontournable.
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Un Cherche et trouve qui s'inspire des comptines classiques comme "À la claire fontaine", "Il pleut bergère", "Au claire de la lune", "Meunier, tu dors", etc.
Les illustrations sont créatives et jolies, avec de belles couleurs sobres et des textures qui rappellent les papiers utilisés en scrapbooking.
Petit bémol: à chaque page, on propose au lecteur/lectrice de trouver le "personnage intrus". C'est TRÈS difficile pour l'adulte que je suis, alors imaginez pour un enfant. Il faut deviner lequel ce pourrait être, car les intrus ne se détachent pas outre mesure du reste du dessin. À moins de relire le livre plusieurs fois et de constater que le personnage en question revient deux fois: une fois dans sa propre page et une fois en tant qu'intrus. Reste que l'exercice exigé est peu évident lors d'une première lecture.
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date : 15-07
En voilà un petit album sympathique! Une tribu de petist bonhommes tous porteur d'une plume et d'une couleur cherchent à savoir lequel d'entre eux serait à même d'être le chef. En effet, serait le doux Violet, l'appétissant Marron, le joyeux Jaune...pas l'effrayé Bleu, assurément! Et durant tout le temps où chaque personnage explique en quoi il ferait un bon chef, l'un d'eux est assis et il écoute attentivement. C'est Plume Multicolore, qui une fois tout les autres passés, se lève et dit " Comme je suis un pue vous tous à la fois, choisissez moi!".
Entre apprentissage des couleurs et des traits de personnalité, il y a un petit élément que j'aime bien dans cette histoire: avez-vous remarquez que Multicolore a attendu d'écouter TOUT les autres avant de parler? Avoir la sagesse d'écouter est une grande force.
Autre point intéressant: valoriser la diversité et la polyvalence. Multicolore les incarne, lui un peu de toutes les forces et faiblesses. Et comme il est un peu tout le monde, il sera a même de penser à tous.
On peut faire un parallèle entre les personnages ne présence et la diversité des forces et des habilités auprès des petits lecteurs.
Le tout très concasse et avec de beaux petits bonhommes qui rappellent les autochtones.
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"Mesdemoiselles, soyez papillons!" Pour les jeunes apprenties ballerines, chenilles en voie d'apprendre à voler, de l'École de Ballet Impérial de Pétrograd ( Saint-Petersbourg ou Leningrad), le monde se limite à leur bâtiment, à leurs cours, leurs surveillantes et leurs consœurs. Or, au-dehors, la colère gronde et les éniquités sociales sont majeures. Sous le règne de Nicolas II, alors Tsar de la Russie Impériale, le système autocratique fait en sorte que seuls une poignée de gens extrêmement riches profitent des ressources d'une majorité affreusement pauvre. Et avec l'amalgame d'une Guerre Mondiale, qui causa des millions de décès russes, et l'arrivé en coulisse d'un personnage accusé de corrompre la famille royale, Raspoutine, les évènements s'enchainent vers la Révolution ouvrière. C'est dans ce contexte de tension politique et sociale que nous suivons Lioubov Ivanovna Millet dite "Liouba", une jeune apprentie ballerine à la fois française et russe. Sa mère l'a placée dans cette école à l'âge de huit ans, afin de se consacrer aux enfants de son patron en tant qu’institutrice. Pour la jeune femme est devenue Liouba, cette école entrave sa liberté et la danse ne semble pas être sa passion. Écrire l'est ceci-dit, et c'est par le biais de son journal qu'elle relate l'année 1916-1917 de son point de vue. À l'instar d'un joli bijou, Liouba est calfeutrée dans un écrin bien douillet et protecteur, très étouffant, privée de famille et même d'amies réelles. Elle se morfond aussi de ne pas pouvoir voir le jeune danseur de ballet de ses rêves, les filles et les garçons étant séparés. Mais la gravité des évènements ne peut être tenu secret indéfiniment dans cette école de "papillons", la guerre et la révolte sont intimement liés désormais et Liouba y voit là une occasion de fuir la vie qu'elle n'a pas choisie.
Le moins qu'on puisse dire est qu'il s'en passe des choses dans ce roman. Liouba est un personnage témoin de grands changements, mais sa condition de jeune fille ballerine surprotégée font qu'elle ne connait pas grand chose aux conflits de son pays. En outre, il existe autour d'elle une forme de censure, notamment avec l'absence de journaux dans l'enceinte de l'école et le fait que les jeunes sont soumis aux adultes. On attend d'elle qu'elle danse, pas qu'elle pense.
Liouba est un personnage malheureux, toujours placée quelque part afin de ne pas trainer dans les pattes. Elle fait de l'écriture son exutoire, puisque la danse n'est suffisante. Son point de vue est naïf, mais en tant que jeune fille cloîtrée et sans cesse surveillée ou chaperonnée, ça s'explique bien. On a donc un point de vue "intérieur" de la révolution russe, amené par brides, au fil des trouvailles et de la conscientisation de la jeune fille. Certains personnages sont très impérialistes, d'autres révolutionnaires. On a donc des point de vue différents selon les castes sociales et le degré d'implication dans le conflit.
Liouba est un personnage difficile à apprécier, mais aussi difficile à détester. Si elle peut agacer par son égocentrisme, on comprend aussi sa carence affective. Si elle peut agacer par son étroitesse d'esprit, on la voit chercher à s'instruire, petite fille qu'on a délibérément voulue ignorante. Ce qui m'a particulièrement agacée, en fait était sa fixation sur Georgy, puis dix fois pire sur Youli. Oui, c'est beau l'amour, mais pas besoin de devenir débile, surtout en contexte de conflit majeur.
Là où je trouve que l'autrice a bien manœuvré, c’est au niveau du contenu. On a un bon mélange entre la vie de la protagoniste tout en aillant beaucoup d'éléments historiques. On comprend bien l'atmosphère de tension qui règne à Pétrograd et il n'est ni partisan des Impérialistes ni des révolutionnaire, juste quelque part entre les deux.
Une histoire sympathique qui nous plonge aux préludes de la Révolution et à l'époque des ballerines du Tsar.
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Manuel de psychologie général de niveau collégial/Cégep qui aborde le développement de l'humain de manière générale, de la petite enfance jusqu'à la vieillesse.
Bien écrit, bien vulgarisé, truffé d'images.
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Ce petit livre historique , qui est partiellement basé sur des faits et des personnages réels, relate les manœuvres d'aide du navire Carpathia aux naufragés du Titanic, qui a coulé lors de son premier voyage. C'est le personnage fictif de Julia Facchini, 14 ans, new-yorkaise aux origines italiennes, qui écrit le tout sous forme de journal intime. Et et sa famille étaient sur le Carpathia en seconde classe lorsque le Titanic envoie un S.O.S ( le premier du genre d'ailleurs, car le SOS remplaça le C.Q.D de l’époque). Il faut donc fait route à pleine vitesse, à travers une mer de icebergs pour aller porté secours aux 2200 personnes que compte le Titanic. Même les passagers du Carpatia se mettent au service du capitaine pour tout organiser en vu de l'arrivé des rescapés sur le navire. En parallèle, Julia trouve l'une des passagères fort suspecte, qui porte des vêtements violets luxueux, mais pas à sa taille, et qui malgré un nom pompeux, parle comme une femme mal éduquée.
Il y a donc un côté polar dans cette histoire navale. Julia est curieuse, vive et bien décidé à tracer sa propre route en dehors des stéréotypes féminins. Elle souhaite devenir exploratrice ou journaliste, ce qui l’incite naturellement à investiguer sur la passagère étrange. Elle nous livre ses impressions et son gout de l'aventure. C'est un personnage intéressant, qui va d'ailleurs cotoyer plusieurs figures historiques: le capitaine du Carpathia, l'opérateur radio et même un jeune passager du Titanic de première classe rescapé. Ce dernier est d'ailleurs un important témoin dans l'Histoire du naufrage du navire dit "insubmersible". Plusieurs éléments concordent avec la version célèbre du film "Titanic".
Un livre passionnant qui livre un pan d'Histoire qui est déjà très célèbre, mais dont a peu entendu parler du navire qui a sauver les rescapés.
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Bd découverte via Babelio, ça m'a fait plaisir de constater que la biblio de a ville en avait l'entière série, histoire d'en apprendre plus sur ces "quatre mousquetaires du temps de la première Grande Guerre". Quoique je dis quatre...

Quatre orphelins, donc, vivant en France en cette année de 1914, qui partagent leur chambre en raison de l'ordre alphabétique des prénoms. Malgré leur disparité d'âge et leurs différences de tempérament, Lucien, Ludwig, Luigi et Lucas font néanmoins le serment de s'épauler et de garder entre eux les secrets de leur vie respective. Toujours ensemble à bâtir leur cabane et à s'aventurer en forêt, on comprend que les "Lulus" ne sont pas du genre à obéir et à se conformer. Bref. Une énième excursion en foret leur fait manquer l'ordre d'évacuation de leur orphelinat. Voilà les Lulus seuls, alors qu'avance les envahisseurs allemands. Et entre le chemin de leur abbaye et du village, les Lulus font la connaissance d'une réfugiée belge, Luce, qui va devenir le cinquième membre de leur drôle de tribu. Puisque les allemand sont là et qu'ils sont livrés à eux-même, il va falloir se débrouiller pour survivre à l'hiver qui approche.

Pour les jeunes lecteurs, cette Bd historique peut se révéler intéressante pour les péripéties et le jeune âge des personnages, alors que les adultes y trouveront un intérêt plus profond: l'absurdité de la guerre, par exemple. Bien sur, il faut garder en tête que ce n'est que la première BD, on a donc surtout des éléments qui instruisent quand au contexte et à la complicité compliquée des Lulus, plus amis par concours de circonstance que par réelle affinité. Néanmoins, je trouve ce petit groupe de jeunes garçons assez touchant, malgré leur petit côté brutal ( ça va peut-être aussi avec l'époque). C'est d'autant plus touchant que si les orphelins ne valaient déjà pas grand chose avant la guerre, ils devenaient encore moins importants pendant celle-ci, comme si n'avoir pas de famille faisait de vous des inférieurs. Mais j'extrapole, là. La première BD nous am;ne surtout le problème: comment survivre à cette guerre? Trouver de la nourriture est un réel enjeux, mais bientôt, c'est aussi la rencontre avec le camp ennemis, qui en raison de la propagande solide, ne prépare pas les Lulus à un constat : les allemand aussi sont des humains.
Sans être une cascade d'action, cette Bd est tout-de-même remplie d'aventure et les Lulus sont souvent en questionnement, entre deux disputes. J'ai aimé le fait que les Lulus ont des noms d'origines diverses malgré leur nationalité commune. J'ai aussi aimé le fait que Luce ai du caractère, ce n'est pas une potiche dépendante. C'est d'ailleurs un peu sa quête personnelle de devoir faire sa place dans ce groupe de garçons dégourdis, alors je m'attends à ce qu'elle prenne de plus en plus de place et s'affirme davantage, même si on voit que les garçons d'y attachent aussi de plus en plus ( comme une petite sœur).
Côté dessin, j'aime bien les traits un peu grossiers des protagonistes et leur membres faméliques, mais je trouve leurs traits parfois trop "vieux", comme si leur visage avaient parfois des airs trop adultes. Dans la suite des Lulus, "La perspective de Luigi", je trouve que le dessinateur a justement adoucie son trait, malgré les deux ans de plus des personnages, ça leur donne un air plus juvénile qui leur sied mieux. Dans l'ensemble cependant, ça se regarde très bien.
C'est donc assez enthousiaste que je termine ce premier opus et j'ai bien hâte de m'atteler à la suite des aventures de ce drôle de groupe, d'autant plus que le final s'ouvre sur une découverte majeure.
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