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Extrait ajouté par Folize 2019-02-03T16:31:19+01:00

Au milieu de la nuit, un bruit m’interpelle, celui de la porte de la chambre qui s’ouvre. Depuis l’épisode du réveil horrifique qu’ils m’ont fait subir, aucun d’eux n’a remis les pieds dans cette pièce. Condor excepté, mais invité. La situation n’est pas normale. Le muscle sous ma joue qui devient instantanément dur comme pierre confirme que Condor le pense aussi.

Je n’ai pas le temps de me poser la moindre question, je suis projetée sur le côté d’une telle force que j’atterris sur le bord du lit pour aussitôt tomber en vrac sur le sol, empêtrée dans la couette qui amortit un peu le choc. S’ensuit le bruit d’une arme dont on enlève la sécurité, puis le même son venant de la porte. Ils vont s’entretuer ces énervés !

– Ne tirez pas ! je hurle. Tout va bien, ne tirez pas !

À tâtons, je me redresse avec une main en l’air, l’autre maintenant la couette fermée contre moi. La lumière du couloir forme un rayon qui s’étale sur le sol, diffusant une faible lueur dans la pièce. Sur le pas de la porte, une ombre est en position de tir, avec Condor en ligne de mire qui lui rend la politesse.

– Sabine, tu vas bien ? questionne Cobra d’une voix anxieuse.

– Bien sûr qu’elle va bien, Ducon ! Elle est dans son lit ! aboie Condor.

– À côté de mon lit plus précisément. Un ouragan m’en a éjectée, je ricane pour dédramatiser.

Cobra rengaine son arme, Condor repose la sienne sur la table de chevet. J’en profite pour me lever vivement avec la couette afin de récupérer mon peignoir. Les connaître permet d’anticiper certaines de leurs réactions. Là, je suis nue. Or, il semble inévitable que le prochain geste de Cobra sera d’allumer la lum… Voilà. La chambre s’illumine comme en plein jour juste au moment où je noue rapidement la ceinture. Ouf.

– Qu’est-ce que tu fous dans son lit ? s’étonne Cobra.

– Je n’ai pas de comptes à te rendre. Toi, tu n’as rien à faire ici non plus, s’énerve Condor en se levant.

– J’ai vu ton sac opérationnel dans le bureau alors que tu n’étais pas dans la partie sécurisée. Tu ne le laisses jamais. Ce qui n’est pas normal dénote qu’il y a un problème. Donc, je suis venu vérifier que tout allait bien pour Sabine. Comme tu te trouves dans sa chambre, c’est qu’il y a un souci et je veux savoir lequel.

Cobra est réellement inquiet, alors je m’approche pour qu’il constate de visu que tout se passe bien.

– Il n’y en a pas, Cobra. Tout va très bien.

– Alors, pourquoi est-il dans ton lit ? Tu as eu peur de quoi ? insiste-t-il.

Il est confus, ne comprend pas la situation, c’est tout à fait logique. À ses yeux, que sa tenue de combat soit rose n’est pas plus envisageable qu’un Condor qui couche avec moi. Ni avec personne, d’ailleurs. Il faut lui expliquer avec précaution. Pour y mettre les formes, je tourne une phrase correcte dans la tête avant d’ouvrir la bouche, mais mon énervé de mari me coupe l’herbe sous le pied.

– C’est ma chambre ! Mon lit ! Ma femme ! Alors, dégage !

S’il a le mérite d’être clair, il a oublié son tact dans le sac resté au fond du couloir, comme toujours. Cobra sursaute, puis me fixe avec un regard interrogateur.

– Oui, nous sommes ensemble, je confirme d’une voix douce. Et je vais très bien, c’est gentil de t’inquiéter pour moi. J’imagine que tu rentres juste de mission, alors je vais nous préparer un café et t’expliquer, mais laisse-moi une minute pour enfiler un survêtement.

– Mais non ! Tu reviens te coucher. Il va se faire son café tout seul. Je me lève tôt demain, ou tout à l’heure pour être plus précis. J’ai besoin de dormir, proteste Condor.

Mais celui-là ! Il ne s’encombre pas de sentiments si ça ne le concerne pas directement. Ce n’est pas mon cas, donc voir Cobra décontenancé mérite que j’aille discuter un peu avec lui.

– Alors, rendors-toi en t’enfermant dans la pièce du fond. Moi, je ne pars pas en mission, j’ai envie de passer quelques minutes avec Cobra, dis-je avec fermeté pour lui rappeler que j’ai le droit de décider.

– Vraiment parfait ! Je me fais virer de ma chambre ! fulmine-t-il en attrapant ses affaires avant de sortir d’un pas rageur.

– L’amour lui va bien. Ça le rend plus… rien du tout, en fait, commente Cobra avant d’éclater de rire.

– Il y a une réunion et personne ne m’a prévenu ? intervient Lynx qui passe la tête par la porte.

La Dream Team est au complet, c’est merveilleux.

– Te voilà, toi. Tu as loupé la fête, l’accueille Cobra.

– Vos gueules ! Je dors ! hurle Condor du bout du couloir.

Ensuite, nous entendons le mur coulisser pour se fermer derrière lui.

– Je confirme ! Être marié ne nous l’a pas adouci, s’esclaffe Lynx.

– Ils sont mariés en plus ?! Tu le savais et tu ne m’as rien dit ?

– Tu m’as pris pour la concierge de service ? Depuis quand parlons-nous de la vie sexuelle des autres ? le toise Lynx.

– Peut-être parce que nous n’en avions pas, donc rien à raconter. Là, c’est exceptionnel quand même. Condor et Sabine ! grogne Cobra. Je comprends mieux pourquoi il effectuait autant de passages ici. Je pensais qu’il préférait l’équipement de ce sas, mais non. C’est le lit de Sabine qu’il visait.

– Ouais. Et note bien qu’il était convenu de ne pas trop l’envahir, hein, ajoute Lynx en riant.

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- Vous avez l'intention de m'utiliser comme chauffeur pour organiser un braquage ou bien?

- C'est de l'humour, n'est-ce pas, questionne-t-il avec un air stupéfait.

- Du sarcasme pour être précise. Vous m'agacez à vouloir me transformer en pilote de rallye. Je ne vous ai rien demandé et ma conduite est adaptée à ma vie. C'est-à-dire tranquille.

- Tu ne vas pas nous reprocher de t'aider, quand même? se vexe-t-il.

- Si! Vous en faites trop, vraiment. Je suis votre amie et votre archiviste, pas un chauffeur, ni un agent. je cuisine, pourquoi ne pas m'envoyer en stage sur le maniement des armes blanches? Je prends des bains, alors un stage de plongée en eaux profondes? Puis rajoutez-en un d'escalade puisque j'utilise un escabeau pour nettoyer les fenêtres, on ne sait jamais.

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Extrait ajouté par Rayathea 2019-06-06T23:35:12+02:00

– Tu as deux langues dans ta bouche et l’une d’elles ne t’appartient pas, continue Lynx.

Je soupire, puis me tourne pour lui faire face, en prenant soin de dissimuler Sabine derrière mon corps.

– Tu devais récupérer ton dossier, pas te pointer ici.

Ce grand con arbore un sourire narquois. Il ose me toiser.

– C’est fait, alors je rendais visite à Sabine. Coucou, Sabine toute rouge qui se cache derrière Condor, ricane-t-il en se penchant à droite puis à gauche pour la voir.

– Ne te moque pas de Sabine, je le rappelle à l’ordre.

– Je vais me gêner ! Sabine ! Viens faire un câlinou à Lynx ! Tu sais, comme la fois où tu as sauté dans les bras de Cobra. Je veux ça aussi.

– Pardon ?

Aussitôt, je fais volte-face pour interroger Sabine du regard. Elle se décale de deux pas sur le côté pour râler sur le clown.

– Lynx, je te déteste.

– Explique, j’insiste pendant que l’autre se bidonne derrière moi.

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Extrait ajouté par Rayathea 2019-06-06T23:33:50+02:00

– Je vais vous laisser, c’est mieux, annonce-t-il en grimaçant. Ça fait un peu trop de nouveautés pour moi. Je file faire du sport, ça me détendra.

J’approuve, car aucun d’eux n’est prêt à passer une soirée ensemble. Du coup, je l’accompagne jusqu’à l’entrée de l’appartement, devant laquelle il ne peut s’empêcher de dicter sa dernière consigne.

– Tu ne discutes pas de notre vie sexuelle ! ordonne-t-il avec un air outré qui me fait rire.

– Mais non. N’importe quoi, toi.

– Tu fais attention à ce que tu révèles, insiste-t-il sans dissimuler un manque de confiance évident.

– Tu m’as offert ma copine pour pouvoir délirer entre filles, alors tu me laisses en profiter. On ne va pas parler de tricot ou de scrapbooking pour te faire plaisir. Mais ne t’inquiète pas, rien de déplacé à ton sujet. Je suis ta femme, je me dois de préserver ton honneur et ta fierté.

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Extrait ajouté par Rayathea 2019-06-06T23:32:46+02:00

– On se prépare un plateau bouffe et boisson parce que je veux que tu me racontes tout ! s’exclame-t-elle en sautillant sur place et en tapant dans les mains.

– Vilaine curieuse, fais-je semblant de la sermonner alors que j’ai hâte d’en rire avec elle.

– Oh que oui ! Je dois savoir si l’homme le plus impressionnant l’est autant au plumard !

Oh que la soirée promet d’être hilarante, je m’en régale d’avance. Les yeux brillants de malice, nous piaffons d’impatience en pouffant comme deux gamines.

– J’ai dû mal entendre, gronde une voix grave derrière nous.

Nous bondissons de peur en criant. Un demi-tour exécuté, nous faisons face à un Condor qui nous scrute avec suspicion.

– Vous n’avez pas l’intention de parler de mes performances sexuelles, n’est-ce pas ?

Fin brutale de la fête. Nous sommes toutes les deux comme de sales gosses prises le doigt dans le pot de confiture. La température de la pièce vient de perdre vingt degrés d’un coup. Sylvie se pétrifie, congelée sur place, la pauvre. Qu’il est pénible à se déplacer si silencieusement. Je vais finir par l’équiper d’une clochette !

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Extrait ajouté par SherCam 2019-04-23T11:28:39+02:00

– Je te fais confiance.

– Pas pleinement. Tu l’as montré en sondant la légitimité de ma décision. Alors je vais te l’affirmer une bonne fois pour toutes : jamais je n’utiliserai nos fonctions et nos grades à titre privé. En dehors d’un problème de sécurité, mais ça, tu le sais depuis le début, ou pour faire de l’humour puisque tu aimes cela. Maintenant, si tu me demandes de ne plus plaisanter sur ce sujet, je stopperai.

– Non. J’aime vraiment quand tu le fais.

– Bien. Alors, ne te pose plus jamais de question sur le bien-fondé de mes décisions professionnelles. D’accord ?

– Promis, c’est bien clair et pour l’avoir fait, je te présen…

– Non. Pas de ça. Je fais assez de boulettes, que tu acceptes avec une patience dont je te suis très reconnaissant, pour que tu me présentes des excuses, conclut-il en m’offrant un grand sourire avant de quitter la pièce.

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"- Oh la vache ! On n'a pas ça, nous. Vous l'avez choisie parce que c'est la meilleure ?

- Évidemment. Bien que c'est subjectif. Les autres ont préféré des modèles différents parce qu'ils la trouvent trop lourde. Ce qui est vrai, mais niveau précision et dégâts provoqués, c'est le top. Regardez.

Déjà désintéressée de la conversation, je ne réagis pas assez vite pour intégrer toute la portée du dernier mot prononcé. Le temps que je comprenne ce qu'il entend par "regardez" et que je me redresse, affolée, il est tourné sur sa chaise pour faire face à la pelouse.

"Pan !", il tire. Il fait réellement feu dans mon jardin !

Pas une seconde nous l'avons pensé capable d'une telle absurdité, alors la détonation nous fait tous bondir sur nos fauteuils. Abasourdis, nous voyons le nain de jardin de ma mère exploser. Il vole en miettes et mes oreilles sifflent. Il a perdu tout sens commun, ce n'est pas possible. Nous sommes figés, n'en croyant pas nos yeux pendant que Condor affiche clairement sa fierté."

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Extrait ajouté par SherCam 2019-12-22T13:08:23+01:00

– Tu me câlines gratuitement ? Je croyais que…

– Arrête, me coupe-t-il en m’observant sévèrement. Ça n’a rien à voir, ce sont des retrouvailles après une longue séparation.

C’est ça, rattrape-toi et mens-toi. Quoi que tu en dises, tu es bien en train de roucouler, mon volatile adoré. Vexé d’être pris la main dans le sac de choubidou attitude, il se recule d’un pas, puis réajuste sa tenue et ses armes pour se redonner contenance.

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Extrait ajouté par sassalali 2019-10-14T14:56:39+02:00

De son côté il a juste à fermer son sac, il est donc prêt. Il s'apprête à sortir de la chambre, mais il s'immobilise avant de franchir le seuil pour se tourner vers moi.

-Je commets encore beaucoup d'erreurs avec toi. Je veux dire dans notre couple. Mais sache une chose, Sabine. Je t'aime et je tiens à toi plus qu'à ma vie. Je ne te ferai jamais de mal. Si je t’oppresse par mes attentions protectrices, ce n'est pas calculé et je continue à travailler sur ce point. Tu sais, je n'ai jamais eu peur, pas même de ma mort. En revanche, la tienne me terrorise et cette nouveauté me déstabilise. Mais je veux que tu me fasses confiance, toujours.

Il s'exprime avec gravité d'une voix douce. La portée de son aveu m'émeut.

-Je te fais confiance.

-Pas pleinement. Tu l'as montré en sondant la légitimité de ma décision.

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Extrait ajouté par Rayathea 2019-06-06T23:50:34+02:00

[CD : Tu ne veux pas le téléphone, je comprends et l’accepte. On va te mettre un traceur à la place.]

Quelle est cette idée saugrenue, encore ? Ne vous y trompez pas, ce n’est pas la pose d’un traceur dans mes affaires qui m’interpelle. C’est plutôt le terme utilisé « mettre » qui dénote une chose du genre suppositoire, et ça ne m’emballe pas des masses.

[SC : De quel genre ton traceur ?]

[CA : Qui te trace en permanence.]

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