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Commentaires de livres faits par RMarMat

Extraits de livres par RMarMat

Commentaires de livres appréciés par RMarMat

Extraits de livres appréciés par RMarMat

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Le confinement aura au moins eu ceci de bon… me permettre plus rapidement de finir ce paver . Je crois bien qu’il aurait été sur ma table de nuit encore à la Noël sans ça !
Enfin, il me fallait lire un Bit-Lit pour finir mon challenge « Thèmes » de Booknode. Le libraire m’avait donc conseillé celui-ci, comme étant le plus apte à plaire à un adulte… Raté pour moi, monsieur le libraire ! Je me suis littéralement ennuyé… au moins durant les 500 premières pages. Autant de pages qui auraient pu être raboter de moitié si l’éditeur avait fait correctement son travail ! Il ne s’y pas rien, ou si peu ! Diana Bishop jeune universitaire dans le domaine de l’alchimie fait des recherches dans une bibliothèque de la Bodléienne d’Oxford. Consulte par hasard un livre qui aurait disparu depuis des siècles, boit du thé, se lève, s’habille, fait du sport, boit de nouveau du thé, se douche, se couche. Re belote le lendemain… Croise un vampire. Surtout ne pas oublier de boire du thé et de bien l’infuser… Fuit ce même vampire pour mieux en tomber amoureuse. Ne pas se tromper sur le moment et la température du lait que l’on ajoute au thé. C’est tous juste si l'auteur ne nous décompte pas le temps que Diana passe à se brosser les dents !
Dommage, il y a vraiment de bons sujets et de bonnes idées qui ne demandaient qu’a germer. J’ai bien senti le très gros travail de recherche qu’a dû faire l’auteur pour rendre son roman crédible. Les notions d’alchimie, de génétique, les références à la grand histoire, sur l’Ashmol, ce fameux manuscrit qui nous est présenté comme le fil d’Ariane de cette saga sont tout à fait intéressantes. Malheureusement, l’auteur passe à côté. Je comparerai un peu mon avis aux mauvaises notes que nous donnait nos professeurs de français aux dissertations dans lesquelles nous avions « subtilement » fait références à des connaissances dépassant notre capacité intellectuelle à les exprimer sans pasticher…
Vous pourriez me rétorquer aussi que l’attrait de lire du Bit-Lit réside dans la pointe d’érotisme qui se mélange au Fantasy… De l’érotisme dans ce livre ? Ah bon ! On ne doit pas avoir la même définition de l’érotisme alors ! Ou alors, la jeunesse d’aujourd’hui est devenu si puritaine qu’elle se gargarise de ses histoires à l’eau-méopatie (Jeu de mot) de rose. N’avez-vous jamais lu un SAS ou un livre de la collection Arlequin ? Bref, j’ai trouvé bien niaise cette romance très platonique entre une sorcière frustrée et un gentil vampire que tous les personnages décrivent comme dangereux à l’exception de ce qu’en fait auteur.
Alors même si les cinq derniers chapitres m’ont sorti de mon ennui – la maison de famille des Bishop, les fantômes et enfin un peu d’action que l’on attend dans ce genre de lecture – Je vous le révèle mais c’est presque les deux passages les plus palpitants. Diana se faisant torturer par une sorcière et Diana tuant un autre sorcière dan s un combat singulier – je ne conseillerai à personne cette lecture. Dire qu’il y a deux autres tomes !
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Chères amies et amis,
Je prend ma plume pour vous entretenir d’une lecture qui m’a étourdit et fascinée. Ma plus forte émotion réside autant dans le style épistolaire(*) que dans la langue, les expressions, les tournures employés. J’aime par dessus tout la verve, le vocabulaire, l’écriture du XVIIIe siècle. Chaque phrase est un délice d’élégance ! Le second tour de force de ses 175 lettres est le changement de style que donne De Laclos à celles-ci suivant qui l’écrit. C’est terriblement bien fait. Je ne t’apprendrai rien te disant que De Laclos est un militaire de plus de 40 au moment où il publie ces lettres. Quel curiosité cela a dû être en 1782 qu’un petit noble devise ainsi d’amour libertins avec autant d’acuité. Au fil de ses échanges et des ellipses qu’il y intègre, l’auteur nous dévoile les faits, les gestes et les sentiments les plus intimes des différents protagonistes, de façon si subtile qu’il n’y a aucun temps mort pour le lecteur. Il y a du rythme, de l’intensité. Cette correspondance en devient ainsi bien réel et dramatique.
Imagine moi, seul, assis dans mon fauteuil plus de deux siècles plus tard. Je suis le témoin avec des milliers d’autres lecteurs que je tiens entre mes mains un chef d’œuvre intemporel de la littérature. Deux siècles de changements de tous ordres n’ont pas donné une ride aux émotions éternelles de l’amour et au besoin de séduction, de désir qu’exercent réciproquement femmes et hommes l’un pour l’autre. Alors, bourreaux ou victimes, les cinq personnages principaux interagissent seulement en fonction des lettres qu’ils reçoivent et de celles qu’ils écrivent aux uns et aux autres. Penses-tu comme moi, qu’aux jeux cruels et haletants de l’Amour, ce qui fait vibrer ses personnages au font de leurs âmes n’est qu’une soif d’amour vrai qu’ils se refusent d’admettre, ou alors trop tard ?
Je t’explique ! La Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont, anciens amants, avancent leurs pions sur plusieurs échiquiers, suivant leurs intérêts et leurs passions. Les pions étant des femmes et des hommes, les coups des lettres, et l’on fait échec et mat dans le déshonneur ou la mort...
La marquise De Merteuil est peut-être la plus intrigante des deux ; la plus dissimulatrice à ce jeu-là ! Elle n’aime rien de plus qu’elle-même et jalouse le pouvoir patriarcale sur lequel elle veut se venger. Quel personnage tout de même !
Le vicomte De Valmont, quand à lui, n’aime rien moins que la conquête des femmes qu’il convoite. Ne se rend-il par compte qu’il est manipulé par son ancienne amante ? Je ne crois pas ! Jusqu’au moment où ce libertin(**) se découvre véritablement amoureux de la pieuse et délicate Présidente De Tourvel. Mais le mal est fait. Excuse moi si je te spolie quelque peu la fin. Je ne peux m’empêcher de penser à l’ironie des événements : se faire tuer de la main du chevalier Danceny après que ce dernier se soit fait manipulé avec brio par la Marquise De Merteuil.
Bien sur, la principale victime de ses deux intrigants ne peut être qu’une jeune fille innocente. Cécile De Volange n’a que 15 ans quand elle est sortie du couvent, jetée en pâture dans un monde dont elle ne connaît pas les codes pour être marier à un riche parti. Manipulée par Madame De Merteuil, abandonnée par le chevalier Danceny qui a ravit son cœur, elle finit dans le lit du Vicomte De Vamont, détruite, trahie et inconsolable. Sa mère, Madame de Volanges m’a paru très sotte et naïve dans cette affaire. A moins que d’autres considérations bien plus matériel et financière l’ai contraint à sacrifier sa fille en fermer les yeux ? C’est vrai qu’il était d’usage dans ses milieux que les mariages soient arrangés et non consentis. Madame De Rossemonde a beau la mettre en garde sur les dangers que court sa fille, elle n’ouvrira les yeux que trop tard, lorsque le mal aura été consommé !
Je passe rapidement sur le personnage de madame De Rossemonde. Elle fait office de sage dans ce drame. De façon lucide, elle prodigue ses conseils et avis aux uns et aux autres sans aucun jugement.
Je ne te dévoilerai rien de plus des pépites que contient ce livre. Je t’avouerai seulement que moi aussi j’en ai connu des liaisons dangereuses ! Les ressorts en sont toujours les même ! Et il n’y a que le langage, l’époque et les personnages qui changent !Voilà pourquoi, peut-être, c’est devenu un incontournable de ma bibliothèque. Je le lis pour la seconde ou troisième foi et j’y trouve toujours matière à apaiser ma soif d’évasion, d’émotion.
Je ne te quitterai pas sans partager à mon tour les conseils d’un autre lecteur. Visionne l'excellent film (d’après lui ! ) de Stephen Frears, avec John Malkovitch dans le rôle du vicomte De Valmont et Glenn Close dans celui de la marquise de Merteuil. « Des costumes au jeu des acteurs, en passant par une musique délicieuse, ce film est le chef d’œuvre digne de celui De Laclos. ». Je ne l’ai pas moi-même encore vu mais je vais le faire prochainement. Si tu as envies de m’écrire, nous pourrons également échanger dessus. Adieu. Il est près de midi et je dois encore aller acheter une baguette de pain à ma voisine âgée et qui ne sort plus de chez elle à cause du covid19 et du confinement
MM

PS : Voici quelques notes que je me permets de joindre à ma lettre et qui me paraissent utiles.
(*) Epistolaire : Pour que tu comprennes, c’est un ensemble de correspondances qu'entretiennent entre eux plusieurs personnages par écrit.
(**) Libertin, au sens étymologique du terme du XVIIIe siècle. Ce terme désignait celles ou ceux qui mettaient en doute les dogmes de la religion catholique, professaient l'athéisme, revendiquaient le droit de la liberté de pensée et d'expression ainsi que celle des mœurs, notamment de nature sexuelle, et se plaisaient à tenir des propos et avoir un comportement de type blasphématoire. Le libertinage manifestait l'émancipation morale de la société aristocratique, gagnée par l'athéisme, et ne toucha qu'elle.
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date : 29-03
Je tweete, donc je suis. Je blogue, je tchate, je maile, je textote, bref je m'exprime, personne ne m'écoute mais c'est pas grave…. ON COMMUNIQUE, je vous dis !!
Petite poucette est un essai plein d’humanisme et d’indulgences (peut-être un peu trop d’ailleurs !) pour cette nouvelle génération hyper-connectée. L’écriture de Michel Serre est séduisante. Il nous explique « tout bien » en nous abreuvant de références littéraires, historiques, sociales, économiques, religieuses et politiques, brèves et anecdotiques pour nous expliquer que le pouce n’arrête plus le temps, les voitures ou le jeu mais est devenu un accélérateur (un lien aussi) de nos sociétés. Alors, ce livre risquent de rester d’actualité encore longtemps tant cette révolution numérique s’emballe. Je n’ai pas toujours été d’accord certaines des théories quelques peu réductrices émises pas l’auteur. Mais l’analyse que Petite Poucette fait de ses rapports à cette « virtualité », au rôle de l’école, de l’importance des savoirs (Pourquoi se charger la tête de connaissances alors que tout se trouve en quelques clic dans la mémoire infaillible de machines) et de l’implication sociétale de toutes ses révolutions sont très intéressantes et instructives pour ma génération.
Moi, j’ai encore envie de faire « pouce »… Je fais parti encore de cette génération qui a grandi avec des livres où chercher le savoir ; d’évasion, l’imagination... Je jouais dehors ou avec son arrière-grand-mère aux petits chevaux… Alors même si je suis branché PC, smartphone…etc. par la force des choses, je suis souvent perplexe devant cette jeunesse incapable de se séparer ou de faire sans outils connectés. Leurs doigts ne savent pas. Ils n’ont pas appris ! L’intérêt que porte leur cerveau à certains savoirs, à l’approfondissement, au débat, à la réflexion, toutes ses choses nécessaire pour faire naître ses propres avis et réflexions sur le monde qui les entoure, se borne bien souvent aux gros titres et à la world-food des réseaux sociaux. Mais nous vivons avec cette nouvelle génération. Nous devons trouver de nouveau moyen pour ne pas se couper d’eux. Surtout, aidons les à ouvrir leurs yeux sur le monde réel et son « voisin physique ». Elle nous pousse également autant que j’ai pu bousculer les convictions de mes parents ! Mais pouvons nous la laisser faire totalement ? Sont-ils aussi prêt que leurs certitudes leur donnent à le penser ? Petite Poucette va devoir s’adapter à de nouveaux défis sûrement bien plus brutalement que nous avons pu le faire. Leur pouce seront-ils assez rapide ? Combien se rappellerons qu’une main a 5 doigts tout autant nécessaire ? Et qu’elle peut s’unir à une autre ? Je ne suis pas aussi débordant d’optimisme pour cette génération que semble l’être Michel Serre. Mais c’est peut-être le propre de l’homme que de regretter de ne pas avoir assez appris auprès de leurs aînés… et le propre des aînés de penser que c’était mieux avant ?
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date : 01-03
« Enfance », premier volet de cette trilogie autobiographique (Enfance, En gagnant mon pain et Mes universités), nous conte le premier âge d’Alekseï Maksimovitch Pechkov alias Gorki dans un style simple, souvent cru, froid, avec parfois quelques lueurs poétiques. Quel âge a-t-il dans ce roman ? 5/6 ans tout au plus , je suppose ? 8 ou 12 ans à la fin du livre lors de la mort de sa mère. Mais déjà l’innocence de l’enfant s’efface dans une spirale exacerbée de malheurs, de tristesses, de misères et de brutalités.
Lire ce livre m’a confronté directement avec la réalité de la Russie du 19ème siècle. Un peuple de miséreux soumis aux préceptes de la religion orthodoxe, à peine éduqué et tellement ignorant que les violences sociales et domestiques leurs semblent aussi nécessaires et naturelles que de faire chauffer le samovar pour le thé !
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« Plus tard, j'ai compris que les Russes, dont la vie est morne et misérable, trouvent dans leurs chagrins une distraction. Comme des enfants, ils jouent avec leurs malheurs dont ils n'éprouvent aucune honte. Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l'incendie un divertissement. Sur un visage insignifiant, même une égratignure semble un ornement. »[/spoiler]
Ce qui m’a le plus frappé dans l’écriture, dans la narration de Gorki, c’est la sobriété des phrases ; le naturel des situations, voir même une certaine naïveté dans la violence omniprésente subit durant cette période. L’écrivain devenu n’a pas de ressentiment, pas de jugement, pas de reproche envers sa famille. Son enfance fut ainsi ! Elle a fait ce qu’il est devenu. Alors cette vie, le lecteur doit également l’accepter et poursuivre une lecture, phrase après phrase, coup après coup, sans aucune considération philosophique, en tentant de comprendre cette résilience. [spoiler]« ce qui étonne chez nous, , ce n'est pas tant cette fange si grasse et si féconde, mais le fait qu' à travers elle germe malgré tout quelque chose de clair, de sain et de créateur, quelque chose de généreux et de bon qui fait naître l' espérance invincible d'une vie plus belle et plus humaine. »[/spoiler]
Y’a-t-il de la joie, de l’amour, une vie heureuse à percevoir dans ce livre. Oui, sûrement ? Les premiers souvenirs que nous confit Groki sur son histoire sont à Nijni-Novgorod chez ses grands-parents maternelles alors que l’on enterre son père et que sa mère semble l’abandonner. C’est dans ce vase clos qu’Alekseï fait l’apprentissage de la misère, de la haine, de la cupidité, de la cruauté. Il y a d’abord le grand-père, un homme tyrannique, violent, paradoxalement dévot aux icônes. Alekseï ne l’aime pas ! C’est pourtant avec lui qu’il apprendra à lire les psaumes et à écrire. Autre exemple d’une certaine affection, ce grand-père l’aidera à aménager un refuge dans un coin du jardin. Puis il y a ses deux oncles, belliqueux, faignants, alcooliques, réclamant leur part d’héritage, jaloux de leur sœur Varvara. Par eux, semble sombrer peu à peu l’ensemble de cette famille. Ainsi grandit Alekseï en subissant la désespérance de ses grands-parents, la férocité et la convoitise de ses oncles, et l'instabilité de sa mère. Il y a aussi quelques autres êtres comme Grigori, Ivan, Bonne-affaire, le père Piotr, tant d’autres « ombres » ; mais elles aussi s’évanouissent de la vie de l’enfant sans qu’il semble s’en émouvoir ! Heureusement, il y a la grand-mère, une femme superstitieuse mais tellement généreuse, affectueuse et formidable pour l’enfant. Elle sera pour lui la douceur incarnée dans ce monde de brute. Même si elle aussi, fait subir ses accès de colère et de méchanceté à Alekseï. Les contes, les légendes russes et les poésies populaires qu’elle lui raconte à volonté, vont adoucir les blessures de l’enfant. A travers ses histoire, elle guide cette « petite âme bleu » comme elle l’appelle, vers la lumière, vers la liberté d’esprit, pour survivre à cette vie terne et triste. Elle lui parle d‘un Dieu aimant, ami de la création. Elle lui raconte la vie de son père. Aussi grâce à l'amour de cette grand-mère, il ne se laissera pas dérouter par la folie qui l'entoure : [spoiler]« Avant de la connaître, j'avais comme sommeillé dans les ténèbres ; mais elle parut, me réveilla et me guida vers la lumière. Elle lia d'un fil continu tout ce qui m'entourait, en fit une broderie multicolore et tout de suite devint mon amie à jamais, l'être le plus proche de mon cœur, le plus compréhensible et le plus cher. Son amour désintéressé du monde m'enrichit et m'insuffla une force invincible pour les jours difficiles. »

J’ai apprécié la lecture de ce livre . Pas sur pourtant qu’un jour je lise la suite de cette autobiographie, même si j’ai une certaine curiosité à découvrir comment cette enfant a pu devenir l’écrivain et l’homme que l’on connaît aujourd’hui.
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« Je ne voudrais pas sortir de ma place. Je voudrais apprendre à n'en plus sortir. Or je sais que ma place d'homme est dans la joie. Oh ! S'éveiller chaque matin – et pourquoi pas chaque minute – et regarder le monde qui commence. »
Voilà les dernières phrases qui concluent ce livre si bouleversant et si lumineux. Je suis vraiment surpris que ce livre ait si peu de lecteur sur Booknode mais également sur d’autres sites de lecture. Preuve sûrement de notre aveuglement et de notre surdité à notre vie intérieur et à la vie des autres. Parce que c’est bien de cela dont il est question tout au long de ses pages à travers l’éducation, la déportation et nos aliénations… Le combat entre les facilités matériels de nos sociétés modernes et la beauté invisible du monde, de son intemporalité.
Alors même si j’ai ressenti quelques longueurs, le sentiment d’un livre un peu four-tout par moment, je me suis senti complètement aveugle face à la vision, à l’éclat de son monde et la puissance de la vie intérieur de Jacques Lusseyran. Oui, parce que l’auteur est aveugle ! Un aveugle au destin hors du commun : résistant, déporté, enseignant. Et pourtant quelle résilience, quelle clairvoyance ! Oui, il faut vraiment lire et relire ce livre ! Parce qu’il y a de magnifiques passages sur l’éducation mais aussi sur la fraternité des hommes avec qui il était en déportation au camp Nazi de Buchenwald.
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« Nous n'étions nulle part où il y eût quoi que ce fût à protéger, sinon la vie et l'amour »[/spoiler] Jacques Lusseyran nous dresse les portraits d’hommes plus présent, plus palpables que ce que n’importe quels voyants pourraient peindre. Sous sa plume, même au seuil de la mort, ils restent des hommes vivants, libres ; des êtres humains ! Ses hommes sont là ! Vivant à travers la poésie, dans un moment de leur vie la plus déshumanisante. [spoiler]« Il était une chose que seule la terreur pouvait obtenir, c'était que des centaines d'hommes bouillonnant au fond de la baraque fissent silence. Seule la terreur… et la poésie. »

L’amour, Dieu, nos maladresses, nos rancunes, nos prudences… l’auteur nous entraîne sur les chemins de la liberté intérieur. Il nous brûle à la flamme de la poésie. Il nous ouvre les yeux, nous apprend à voir plus loin, à nous abandonner à ce qui est beau, ce qui est simple : la rencontre de l’autre. Surtout, il nous met en garde contre nos bruits et ceux du monde qui nous empêchent et nous détournent de notre joie, de notre vrai bonheur.
Oui, malgré nos yeux, nous sommes bien aveugle !
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J’ai découverts les poèmes d’Alexa au hasard de FB. J’ai tout de suis bien aimé ses vers, ses rythmes et les thèmes qu’elle évoquait dans ses textes. Seconde raison de suivre cette jeune écrivain !Faisant du vélo, elle emprunte souvent des images et les mots de mon sport favori… J’ai partagé ses textes… Mes amis également étaient sensibles et partagés à leur tour ses mots qui font vivre.
Alors quand Alexa a publié son premier recueil de poème, j’ai sauté sur l’occasion pour lui commander et l’offrir à quelques personnes proches !
C’est une très belle lecture pour qui veut découvrir « ce qui se cache dans le cœur du poète » mais également pour trouver au fil des pages « quelques couleurs à glisser dans le sien »
Alors comme moi n’hésitez pas à découvrir et faire découvrir ce Cycle poétique.

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https://www.facebook.com/CyclePoetique/
http://cyclepoetique.over-blog.com/
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date : 30-12-2019
Ce petit recueil de pensées humanistes, joli par sa forme contraste avec la grandeur des citations qu'il contient. Un livre à laisser en évidence dans un lieu calme et propice à la méditation, et à ouvrir au fils de ses envies, de ses recherches de sens du moment.
Pour moi, depuis plus d'un an, il est là sur ma table de nuit - Il y reste encore - Souvent avant de m'endormir je lis ou relie une ou deux pensées qui accompagnent alors ma nuit.
Je regrette souvent de ne pas pouvoir lire toutes ses belles pensées dans leur contexte, de ne pas avoir d'aide pour interpréter leurs sens... Mais tout de même, nos vies sont parfois de tel chaos que si tous les Hommes pouvaient n'en mettre qu'une en pratique dans son quotidien, je pense que nous nous en porterions tous que mieux...
A lire pour toutes ses petites lumières qu'il rallume et pour rester éveiller à la vie.
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date : 30-12-2019
J’aime faire du vélo ! Déjà parce que j’en fais toujours, même parfois en compétition à mes heures et à mon envie ! Alors même si aujourd’hui, je me défis plus à mettre un dossard que je ne peux vaincre les autres, c’est toujours avec un sentiment de liberté, de bien-être et d’accomplissement de partir seul, en groupe, par monts et par vaux.
Ah quel bonheur ! Quelle liberté !! Quels sentiments exaltants de monter à vélo, à parcourir seul les routes de campagne, les cheveux au vent, les pensées vagabondes. C’est une activité solitaire, presque intime, une conversation secrète avec soit-même, son vélo, ses voix qu’il faut sans cesse choisir, les éléments, la nature… Et pourtant qui ne se pratique pas seul. Il y a toujours de belles et saines rencontres à vivre à bicyclette !
Puis il y a eu les affaires de dopage, de triche… Festina, Ris, Ullrich, Armstrong, Menthéour… Et notre beau monde du vélo s’est quelque peu écroulé, emportant nos illusions, nos rêves, notre admiration et notre enfance. J’ai pris du recul depuis ! Mais j’avoue qu’au fond de moi je conserve toujours une pointe de retenu, de l’innocence en moins…
Alors, cette lecture des maillots jaunes d’Eric Fottorino m’a replongé avec douceur et joie dans tous ses souvenirs d’enfance, la candeur de mes premiers tours de roue avec mon frère qui rêvait de Tour de France à chaque départ pour l’école de cyclisme de Villeneuve Saint Germain. Oui, nous aussi, nous rêvions de peloton, de sprint rageur, de grandes échappées dans les cols mythiques des Alpes et des Pyrénées. Nos héros étaient certes plus contemporains que ceux d’Eric Fottorino mais notre admirations, notre identification, nos mots et nos jeux étaient les même.
Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette lecture c’est toutes les références et les citations des grands conteurs du tour de France, comme Blondin, Pastoureau, Magne, Serge Laget, parce que finalement si toutes ses grandes plumes, ses voix, n’étaient pas là pour nous faire ressentir l’intérieur, l’exceptionnel de la course, des hommes, de leurs abnégation, le tour ne serait pas aussi jaune, pas aussi grand…
Quand à moi, je leurs ai pardonné… Mes maillots jaunes délavés ont retrouvé de la couleur. Merci à Eric Fottorino d’avoir ranimer toutes ses émotions, tous ses mois de juillet...
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C’est toujours un réel plaisir de découvrir un nouvel Asterix. Il faut revêtir son habit d’enfance, mettre de côté ses problèmes, ouvrir ses yeux et son cœur, boire enfin un peu de potion magique – Pas trop, au risque de devenir obèse ! Et très vite vous vous retrouverez comme moi en Armorique, dans un petit village d’irréductible gaulois, au siècle de J.C.
Souvent vilipender pour le manque de personnage principal féminin – puritanisme contemporain oblige – Astérix et Obélix doivent protéger la jeune et frêle Adrénaline, fille du feu Vercingétorix que leurs confient Monolitx et Ipocalrix, ses pères de substitution et membre du FARC. La protéger ? Oui ! Car la fille est paré du torque de son père. Les Arvernes veulent ainsi en faire une guerrière et une chef contre Rome et Jules César ne veut pas de cette figure tutélaire en ordonnant sa capture pour en faire une vrai Romaine et la demi-sœur de son déjà fils adoptif Brutus.
Malheureusement, Adrénaline est une adolescente rebelle et fugueuse. Les jeunes du village d’Abraracourcix aussi, avec tout ce que cela comporte comme tracas pour leurs parents. C’est donc l’occasion de découvrir dans cette album cette jeune génération, effrontée, courageuse et pleine de vie. Mais que se soit les adolescents du village qui se réfugient chez Assurancetourix – Le seul qui les comprennent et réciproquement – ou le fils Goth Ludwikamadéus du général de galère romaine « Che qui compte ch’est le bonheur de nos enfants ».
Le dessin de Conrad est toujours très soigner et fidèle à l’esprit d’Uderzo. Jean-Yves Ferri a su doser les jeux de mot dans ses dialogues avec modération. Et le scénario regorge de rappel à l’actualité récente, à des chanteurs – Clin d’œil à la mémoire de Charles Aznavour, Hommage à Paul McCartney - et à des prises de conscience de notre société comme la pollution des mers, les amphores à usage unique et la surconsommation de sanglier.
L’esprit des créateurs d’Asterix est respecté : Obélix se détend toujours en tapant sur les légions romaines. J’ai apprécié l’intention de faire la part-belle à nos amis pirates en leur consacrant plusieurs planches, même si au final leur bateau finit pas couler. L’aventure se finit fort heureusement par un banquet faisant ainsi oublier le dénouement un peu bâclé à mon goût du destin d’Adrénaline trouvant refuge sur une île avec Letitbix et subissant à leur tour les angoisses d’être parent avec leur fille fugueuse Dopamine.
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date : 17-12-2019
Ce recueil de poèmes et de textes de chanson m’a été offert à la suite d’une soirée poésie où l’on pouvait autant écouter que déclamer une poésie, une chanson, un slam. Cette première dans une telle assemblée animé par Gilles Gargaud « Poète troubadour » a été une découverte de sensations et de partage de mots fort agréable.
Le rapport avec cette lecture… Aucun si se n’est que l’auteur était présent se soir là et que j’ai déjà lu deux de ses précédentes publications.
Quelques bons textes… mais dans l’ensemble j’ai été un peu déçu par rapport aux goûts sucrés que m’avait laissé mes précédente lectures. J’ai trouvé que beaucoup de poèmes parlant à la place ou de femme avait un arrière ton de misogynie. La femme m’a semblé parfois traité comme une femme « objet » sexuel. Je n’ai pas non plus trouvé la musique nécessaire à faire chanter certains textes de chanson.
Si il y en a que j’ai tout de même bien apprécié. Quelques uns que je vous partage dans l’onglet extrait.
D’autres comme
Paris guinguette,
Cuisine juridique,
ma mère,
Ballade à la dune,
La sirène,
L’amour et le vin,
Nino,
Amoureuse
méritent grandement d’être lu.
Pour moi, je les ai aimé plus que les autres !
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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours vu l’histoire des françaises trônant sur la table de nuit de ma grand-mère. Uniquement ses deux livres ! Pourquoi pas la bible ? Elle qui était si croyante ? C’est peut-être pour ce mystère que ce livre fut un de ceux que j’ai voulu conserver quand la bibliothèque de mes grand-parents fut dispersée. Pourtant, je ne les ai toujours pas lu, vingt deux ans après. Ils sont là comme une photo rassurante de ma grand-mère. Vingt deux ans après, voilà que je viens de finir ce premier tome : La soumission.
Je classerai volontiers cette histoire des françaises dans les lectures nécessaire et obligatoire à la culture de toutes et surtout de tous. L’éclairage ou plutôt cette vision de notre histoire que retrace Alain Decaux à travers ses femmes est passionnant, captivant. J’ai beaucoup appris, compris… Je mesure encore plus la nécessité de connaître ses femmes pour mieux appréhender le monde d’aujourd’hui et mieux comprendre leurs combats pour leurs égalités, leurs libertés et la reconnaissance de leur être.
Qu’elles aient été anonymes, reines, gauloises, bourgeoises, grandes dames ou paysannes, chacune à leur niveau ont toujours lutter pour conserver des droits, des libertés acquises ou perdues. Bien plus souvent que nous pouvons l’imaginer leur vie même était en jeu ; leurs corps, leurs esprits étaient plus ou moins bâillonnés, contraints, soumis par le masculin, par l’état, par la religion, les us et coutumes…
Ainsi leurs conditions, leurs influences, leurs libertés, leurs pouvoirs ont varié comme la mer va et viens au rythme des marées. Il y a eu de grandes marées, des flux et reflux. La femme gauloise avait ainsi plus de pouvoir, de liberté, de savoir que la femme du moyen-âge. De la femme mérovingienne, passive et soumise en apparence, jusqu’aux salons bourgeoises qui structurèrent la langue française, Alain Decaux nous montre à quel point cette soumission fut longue, cruelle durant ses siècles.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’important du sexe dans cette histoire de France. L’acte sexuel en tant qu’arme de soumission et de domination. Le sexe pour souiller, humilier fut également utiliser par les religions, les institutions, la morale. Quelques femmes, quelques époques trouvère dans le sexe et ses actes un outil d’émancipation et de liberté… Quelques unes… pas la majorité ! Alors le XVIIe siècle annonce-t-il la fin de cette soumission et le début de la révolte ? A lire et à découvrir dans le tome 2.
J’ai été passionné par cette lecture. Le travail de recherche, de synthèse fait par l’auteur est colossale, admirable. Le style d’écriture parfois m’a gêné dans ma progression et la compréhension. Mais rien d’insurmontable une foi son Decaux apprivoisé...
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« Ombre et lumière », suite et fin de la saga Siècle bleu s’inscrit dans la même veine qu’ « Au cœur du complot ». On y retrouve les mêmes aspirations, préoccupations écologiques propre à sensibiliser le lecteur sur la vulnérabilité de notre terre. Dans cette démarche, l’auteur a l’intelligence de ne pas s’imposer comme un donneur de leçon. Il s’engage et nous invite à prendre nos responsabilités dans les dérèglements de nos société, du climat et du déclin des espèces animales et végétales. Au risque de me répéter, à travers Gaïa, Abel, Paul, Lucy, l’auteur nous fait prendre conscience de vérités sur nos conditions d’humains, nos négligences à prendre soins de notre maison, nos responsabilités à vivre de et dans un « si petit monde ».
Pas vraiment romancé cette histoire tant elle s’appuie sur de solides connaissances et recherches. Du coup, ne vous attendez pas à de longs portraits physiques, morales ou sentimentales des personnages ou des descriptions détaillés de lieux ou de paysages… Se sont bien les mécanismes des phénomènes planétaires financiers, mafieux et politiques de notre temps qui sont au centre de l’intrigue. C’est machiavélisme dans le roman. C’est effrayant dans le monde vrai !
L’écriture est simple, efficace et direct. Le scénario, sur le modèle des plus grandes séries américaines se déroule sur une très courte période de temps et simultanément à plusieurs endroits où le destin des différents protagonistes se nouent et se dénouent. Quinze jours où parallèlement aux messages envoyés depuis la lune par Paul Garner, Abel, leader de Gaïa et sa femme Lucy devenus bouc-émissaire mondiale de gouvernements et d’hommes cupides, avides de pouvoir, se battent pour faire éclater la vérité sur cette « course à la lune ». Bien sur, nos héros démêlent les fils de cette intrigue avec l’aide providentiel d’hommes de l’ombre et d’autres qui ayant pris conscience de leurs erreurs veulent se racheter une morale et des vertus. Ça semble parfois un peu trop cousue de fils blancs ! Et c’est presque sans étonnement que les méchants finissent par être démasqués et punis ! Mais l’auteur n’a pas voulu en rester là… Dans une sorte d’épilogue, le roman s’achève sur des notes très ésotérique… La découverte d’une grotte bleu… Entre rêve et réalité… Chacun jugera… Pour moi, le soufflé s’est dégonflé ! Je ne m’attendais pas à une fin si faible !
Reste que ce second volet est aussi addictif que le premier, avec même un peu plus de tension.
Personnellement, le sort de Paul Garner m’a tenu le plus en haleine. C’est avec beaucoup de compassion que j’attendais jour après jour le message de ce naufrager lunaire. Alors même si sa situation semble entendue, son positivisme à croire qu’il est encore temps pour notre société à changer de cap, ses espoirs, ses rêves « de siècle bleu » en font l’étoile à suivre pour trouver la route qui détournera l’humanité de l’anéantissement vers lequel elle se précipite. A travers lui, j’ai pris conscience de la fragilité, de la petitesse de notre terre et surtout que cet oasis de vie est bien le seul que nous ayons dans l’immensité noir et vide de l’univers qui nous entoure. Il n’existe pas de planète bis, aucune autre à notre porté !
Alors quoi qu’il arrive dans ma vie ou dans la votre, quoi que chacun retienne et s’approprie de cette utopie contemporaine, « l’avènement du Siècle Bleu sera plus difficile que prévu ».
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date : 24-07-2019
Romain Gary nous livre ici une autobiographie bouleversante et magnifique parce que ce n’est pas seulement la sienne mais également celle de sa mère chérie, aimée, fusionnelle, débordante d’amour et d’ambition pour son fils.
Ah que j’aime le style, l’écriture de Romain Gary. Encore une foi, j’ai été emporté par cette lecture émaillée de mille anecdotes pétillantes qui toujours désamorcent ses luttes contre l’adversité, sublime ses convictions profondes, son d’empathie envers les hommes et son amour pour notre terre et ses habitants. Je découvre à travers cette lecture que Roman Kacew ne serait pas devenu Romain Gary sans l’amour démesuré de Nina Borisvoskaia, sa mère. Cette femme extravagante, excessive, seule, donnera tout ; sacrifiera tout ; pour donner le meilleur à son fils. Je parlerai même de conditionnement afin que son fils réalise par procuration son rêve de reconnaissance, d’aisance…. Et donc devienne un homme grand, un Français, un artiste, un militaire, un diplomate. L’espérance est haute, le poids de cet amour exigeant pour un enfant qui jusqu’au bout de sa vie refusera de décevoir sa mère.
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« Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. »
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Même adulte, même privé de cette mère, Romain Gary ne cessera de chercher ; à être à la hauteur de cet amour, de cette exigence. Cet aiguillon le poussera sans cesse à aller au delà de lui-même pour donner un sens à la promesse qu’il a faite à l’aube de sa vie à cette mère.
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« Encore aujourd’hui, plus de vingt ans après, […] je n’ai qu’à lever les yeux pour voir la cohorte ennemie qui se penche sur moi, à la recherche de quelque signe de défaite ou de soumission.
[…]
Il y a d’abord Totoche, le dieu de la bêtise, […] à chaque explosion nucléaire, son ombre se dresse, un peu plus haut sur la terre…
[…]
Il y a Merzavka, le dieu des vérité absolues […] celui-là est notre plus vieux seigneur et maître ; il y a si longtemps qu’il préside à notre destin, qu’il est devenu riche et honoré ; chaque fois qu’il tue, torture et opprime au nom des vérités absolues, relieuses, politiques ou morales.
[…]
Il y a aussi Filoche, le dieu de la petitesse, des préjugés du mépris, de la haine […] C’est un merveilleux organisateur de mouvement de masses, de guerres, de lynchages, de persécutions, habile, dialecticien, père de toutes les formations idéologiques, grand inquisiteur et amateur de guerres saintes…
[…]
Il y a d’autres dieux, plus mystérieux et plus louches, plus insidieux et masqués, difficiles à identifier ; leurs cohortes son nombreuses et nombreux leurs complices parmi nous ; ma mère les connaissait bien…
[…]
Nous sommes aujourd’hui de vieux ennemis et c’est de ma lutte avec eux que je veux faire ici le récit […] je m’étais promis de la dérober à cette servitude ; j’ai grandi dans l’attente du jour où j e pourrais tendre enfin ma main vers le voile qui obscurcissait l’univers et découvrir soudain un visage de sagesse et de pitié ; j’ai voulu disputer, aux dieux absurdes et ivres de leur puissance, la possession du monde, et rendre la terre à ceux qui l’habitent de leur courage et de leur amour. »

Cette pression, cette influence explique en partie la fin tragique de l’auteur. Au delà du refus de vieillir, d’accepter les fatalités du monde, il avoue avoir eu par trois fois la tentation de se tuer, avouant à demi-mot l’emprise de cette mère sur sa vie, et son bonheur. Mais avant ça il sera devenu un auteur reconnu. Il se verra décerné deux fois le prix Goncourt dont le second sous le pseudo d’Émile Ajar. Il sera au surplus, compagnon de la libération, diplomate.
Rassurez-vous le livre se termine sur une note plus légère, au bord de l’océan, sur la plage de Big Sur et sur une vision qui prend encore plus de sens aujourd’hui : « que l’homme prenne la protection de la nature dans ses propres mains ».
Difficile de fermer ce livre, tant il est beau et cruel, hymne à l’amour d’une mère, berceuse de fraternité, chant de justice dans une France idéalisée ; témoignage d’un homme hanté par l’absolu, par l’idéal, par la bonté des dieux et des hommes en quête de compréhension du monde. Lecture que je n’oubliera pas non plus parce que l’auteur me touche au cœur par sa sensibilité, sa fragilité, son parcourt et sa fin tragique.
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date : 06-07-2019
Un livre essentiellement de photos... mais quelles belles photos !
La Belle Époque et tout est dit !
Depuis nous n'avons pas inventé grand chose de nouveau. Il faut toujours pédaler pour faire avancer son vélo et tenir en équilibre. L'important étant de parcourir son monde à l'allure que l'on veut (Et que l'on a ! )

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Pour les plus curieux, voici quelques photos de Jules Beau en suivant ce lien :
https://photos.app.goo.gl/2VfHQ8DJuwrMsQSX8
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date : 01-07-2019
Le dés des espoirs (désespoir), le poème qui m’avait fait gagné ce recueil alors que je participais aux printemps des poètes avec l’atelier d’écriture de la maison du font animé par France Wagner à Lunéville où j’habitais alors.
Il y a des années que je picore ça et là, d’un poème d’amour, érotique mettant en scène l’appétit sensuelle et physique de Guillaume Apollinaire pour sa muse Louise Colligny-Chatillon à des poèmes plus sombres, plus désabusés. Ils deviennent même souvent désespérés, mêlant la mort, les horreurs de la guerre, des tranchés, la vie de caserne, et le manque d’elle, comme le rêve de sons corps, puis le silence de son amour perdu qu’il aspire à revoir, caresser, baiser mais qu’il sait pourtant irrémédiablement perdu.
Après cette lecture, je me demande si cet amour si fantasmé, si exalté n’est pas finalement qu’un prétexte à ne pas sombrer lorsque l’âme, le corps sont confrontés aux horreurs de cette guerre. Répondant coups pour coups à la mort, à tous ce sang rependu, Guillaume Apollinaire fait appel aux 5 sens, à l’esprit, au cœur pour donner raison à cette survie.
L’autre point fort de cette lecture, preuve du génie et du renouveau de la poésie d’Apollinaire, réside dans les variétés de formes pris par tous ses poèmes ; tantôt en rimes, en proses, sous forme de lettre, de comptines, de fabliaux, d’acrostiches ou encore de calligrammes.
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Et pour ceux qui ont du mal à lire de la poésie, je vous invite à écouter la magnifique lecture de ses poèmes par Jean-Louis et Marie Trintignant au Théâtre des Amandiers à Nanterre le 21 mai 2003 et diffusé sur France Culture le 1er août 2004
https://www.youtube.com/watch?v=WNWYMpJNSX8
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date : 01-06-2019
Ce livre est une immersion dans le monde de l’entreprise. Ça lecture très facile, abordable et intéressante. Alors, des premiers tests de yaourts aux fruits par messieurs Spagnol, Bel et Nanteuil, dans des locaux appartenant à la SIAS Sucre, rue Riquet à Paris, à Agrana Fruit, fournisseur de fruits, concentrés de fruits, jus, arômes de fruits… etc pour Yaourts, glaces et autres préparations à base de fruits, j’ai découvert à travers ses pages la passion, le savoir-faire et l’attachement du personnel d’Agrana pour leur entreprise où mon frère travaille depuis peu !
Le livre est très riche en photos illustrant le travail des différents services et toutes les compétences des femmes et hommes qui participent à la réussite mondial de ce groupe. Personne n’est oublié, préparateurs, caristes, RH, logistique, qualité, maintenance, service informatique… etc. Ainsi, j’ai découvert à quel point chaque personnel était utile, important au sein de cette entreprise et que plus qu’un lieu de travail, pour tous c’était un lieu de vie où l’on était reconnu pour le travail que l’on faisait et la plus-value qu’ils apportent à l’entreprise.
Bref, il semble faire bon travailler chez Agrana !
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A travers quelques poèmes de Verlaine sélectionnés dans chacun de ses recueils publiés, j’ai pu découvrir l’univers de ce poète et le formidable pouvoir émotionnel d’une œuvre en apparence simple, sensible, mais d’une exceptionnelle richesse.
J’avoue tout de même qu’il ne détrône pas pour moi les vers de Charles Baudelaire. Mais comme la poésie ne m’est pas superflue dans les battements de cœur de mon univers, ce petit livre me suit partout et trône sur ma table de nuit parmi ceux que j’ouvre régulièrement, par envie, par hasard, pour chasser des ombres un peu trop pressentes…
Le plus de cette édition, pour le profane repose dans les notes explicatives qui se trouve en bas de page des différents poèmes. On trouve aussi une étude littéraire, un dossier pédagogique et une biographie permettant d’approfondir l’œuvre et la vie de Verlaine. Quelques illustrations égayent aussi cet ouvrage.
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date : 27-05-2019
Un livre très instructif, à découvrir sur la naissance, l’histoire de l’utilisation du vélo comme moyen de distribution du courrier dans différents pays. C’est d’ailleurs l’administration postale cubaine qui la première en 1899, rendit philatéliquement hommage aux facteurs cyclistes.
Les facteurs à bicyclette n’ont d’ailleurs pas été utiliser uniquement par les administrations postales mais également par des postes privés. Comme par exemple en France et en Italie durant la seconde guerre mondiale lorsque les gouvernements de ces pays, désorganisés, n’étaient plus en mesure d’assurer un service fiable.
Un belle hommage à un service qui nous semble aujourd’hui tellement banal que l’on ne voit plus les femmes et hommes qui avec beaucoup d’abnégation nous apporte jour après jour, lettres et colis à domicile.
Le livre est également très richement illustré par les timbres émis dans le monde entier – Même si ils sont reproduis en noirs et blancs.
Idéal pour les collectionneurs de cette thématique.
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date : 06-05-2019
Qu’est-ce que j’ai pu rire à la lecture de cette bande dessinée ! Voici ma première pensée en débutant l’écriture de ce commentaire ! Pourtant, le sujet, l’histoire sont des plus sérieux, scientifiques, exceptionnels… Voir quasiment unique tant ils sont peu de femmes et d’hommes à être aller dans l’espace. Je n’ai jamais rêvé à ce genre de métier et pourtant je me suis passionné pour cette histoire.
Ainsi, à travers un dessin extrêmement moderne et accessible, j’ai découvert l’histoire de Thomas Pesquet ; de la naissance de sa passion pour l’espace dès le plus jeune âge, à son cursus pour faire vivre ce rêve jusqu’aux tribulations et autres obstacles qu’il a dû franchir pour devenir « l’astronaute qui a passé 6 mois dans l’ISS (station spatiale internationale), plus de 6 heures en EVA (Sortie extravéhiculaire)… et qui veut y retourner » !
Sûr ! L’aventure de Thomas Pesquet est singulière tant il faut une santé, une intelligence, une volonté hors du commun. C’est tout l’envers du décor que je perçois ici ! A travers une préparation longue et éprouvante, c’est ce travail, cette ténacité, l’abnégation, des années d’entrainements intensifs, ses milliers de schémas, de procédures, de manuels techniques, de gestes appris et répétés jusqu’à l’automatisme parfait que l’on découvre. Thomas Pesquet a dans cette BD beaucoup d’autodérisions, pour nous faire vivre ses petites joies, ses moments de doutes, de colères, d’attentes qu’il a dû affronter. C’est aussi avec quelques sarcasmes, que notre héros français dévoile les rivalités entre astronautes, agences spatiales, pays et politiques. A ce petit jeu, Youri Gagarine et Buzz Aldrin en prennent pour leur grade et à travers eux leurs pays respectifs. C’est grinçant, tellement décalé ! Même jubilatoire !
Nonobstant, Marion Montaigne n’oublie pas de nous instruire et de nous rendre compréhensif les sciences de l’espace. Tous les sujets, ou presque nécessaire à réaliser une telle aventure sont abordées, des plus scientifiques et sérieuses, aux plus farfelus et futiles. Je me suis même étonné de comprendre aussi facilement des concepts physiques si complexes !
Alors qu’attendez-vous pour vous glisser dans la combi de Thomas Pesquet ?
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Au cœur du complot, premier tome du diptyque « Siècle bleu » est une fiction assez divertissante et captivante. Dans un style très accessible et même sans trop d’originalité dans l’écriture, l’auteur nous entraîne dans les arcanes d’un complot mondiale entre conquête lunaire pour l’exploitation de ses ressources minières et activistes écologiques. Paul, Lucy, Abel et quelques autres femmes et hommes éveillés, tentent de sauver notre mère planète face aux côtés sombres de l’humanité et contre la cupidité de sociétés, de gouvernements, de lobby, de mafias toujours prompte à accumuler plus d’argent, de pouvoir et d’influence en exploitant toujours un peu plus l’homme, la nature… jusqu’à la lune.
Tout au long de cette lecture, j’ai été sensible aux messages de l’auteur quand à l’urgence de sauver Gaïa, notre planète et du changement nécessaire de notre paradigme. Utilisant, décrivant les grands thèmes contemporains qui font débats dans nos sociétés, j’ai tout de même eu l’impression d’un trop grand empilement d’idées, de concepts. Chamanisme, origine du décryptage de codes, dressage de dauphins à des fins militaires, jusqu’aux classiques et inévitables thèses conspirationnistes sur les extra-terrestre et l’assassinat de JFK… tout y passe ! Ça part dans tous les sens d’une façon pas toujours opportune, sans rien apporter à l’avancer de l’histoire sauf à faire étalage des connaissances, des recherches faites par l’auteur et de ses convictions – essentiellement écologique et pacifiques. Evidement, ça donne envie de réfléchir, de s’interroger, d’approfondir et débattre. Mais Siècle bleu reste une fiction, une enquête, une traque, un sauvetage suivant le point de vu où l’auteur nous déplace. Et nous n’avons pas le temps, puisque les jours sont comptés…
Le pire, c’est que tout ceci a des senteurs, des airs et le goût du réel ! Même peut-être un peu plus fondé que je voudrais le croire et plus réaliste que veulent nous le faire croire nos puissants. Je m’interroge ? Forcement ! J’ai beaucoup accroché aussi sur le message positif véhiculé sur la beauté du monde, de la terre, de l’homme à travers la vision de celle-ci depuis la lune. C’est aussi beau que du Thomas Pesquet nous parlant de notre planète depuis l’ISF ! Alors vivement la suite !
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date : 17-04-2019
Passionnant, émouvant, merveilleux…
J’arrête là les superlatifs sur cette lecture addictive et toutes les lumières qu’elle a réveillé dans mon être. D’aussi loin que je peux remonter dans ma mémoire, j’ai toujours aimé les arbres, la forêt… au point de me mettre à planter des arbres, à en parrainer, à en offrir pour un mariage, une naissance … J’en ai également faire pousser à partir de graines. Le premier fut un pin noir d’Autriche. J’avais rapporté leurs graines de vacances dans les Alpes (Il avait 15 ans, mon père l’a arraché tellement il prenait de place dans son petit jardin). Puis se furent deux chênes, un cognassier, un cerisiers, plusieurs noyers.
Alors quand on rencontre un amoureux des arbres, comme Peter Wahlleben, l’alchimie opère de suite. Dans son livre, il décode sa forêt, l’originelle, avec amour et tendresse. A travers son récit, le hêtres, le chêne, l’épicéa deviennent nos amis. J’ai également eu la chance d’assister à l’une de ses conférences, avec film et débat… Une soirée bien plus bénéfique que n’importe quelle séance de Yoga ou sur le canapé de n’importe quel psy…
Peter Wohlleben vulgarise ainsi dans ce livre les dernières études et découvertes faites sur le microcosme forestier, leurs interactions, les liens que les arbres tissent avec la terre, les champignons, les bactéries, les animaux, l’air, le climat. Je suis allé de surprises en découvertes. Pour sur, votre regard changera comme je regarde aujourd’hui la forêt d’un œil différent et nouveau. Arbres forestiers, solitaires, arbres des rues, arbres mères, même la simple souche, tous évoquent les liens que l’homme doit entretenir – retrouver - avec la nature si il ne veut pas devenir à son tour une espèce en voie de disparition. Ainsi à travers ce livre, Peter Wahlleben, ancien forestier devenu jardinier de forêt, nous invite à changer notre regard et nos habitudes pour retrouver ce lien nécessaire nous unissant à la terre mère. A notre tour de devenir des jardiniers forestiers.
Un livre qui donne envie d’aller dehors, d’aller en forêt, nu-pied pour sentir la vie sous l’humus, les yeux en l’air, s’étirer vers la lumière les sens grands ouverts pour écouter le chant des houppiers dans le vent, pour sentir la vie et ressentir les énergies qui circulent d’un tronc à l’autre… enfin prendre le temps, ralentir et redevenir un élément symbiotique de l’éternel nature…
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date : 29-03-2019
Céline, une très bonne amie m’a prêté ce livre. Je l’ai lu plus par curiosité, par amitié que par intérêt !
Bref, vous comprenez facilement que je n’ai pas été fasciner. Que plus j’avançais dans ma lecture plus je lisais en diagonale… Pour finir, je lisais uniquement les passages soulignés par Céline au fluo.
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Du coup, je vais vous parler d’elle ! Fervente catholique, elle a ouvert il y a quelques années un cabinet de sophrologie en auto-entreprise. A l’époque, j’ai fait quelques séances avec elle. Un peu sceptique au début, je dois dire que la pratique m’a fait apprécier cette douce détente et l’oubli des mauvaises choses. Depuis je pratique toujours ces moments de recentrage intérieur, de calme et de pensées positives.
Aujourd’hui, elle s’intéresse à la litho-thérapie, pratique le reiki. J’ai même eu le droit à une séance de massage énergétique pour clore une soirée passée chez elle afin de me remettre en contact avec l'énergie universelle et ma force vitale… Ça fait pas de mal… Du bien ? Je ne sais pas… En tout cas se fut un très bon moment de détente, de décompression. Mais pas de révélation…
Alors quel rapport avec ma lecture me direz-vous ?
Et bien la même perplexité, les même doutes sont identiquement ressenti lorsque je discute de tout ça avec Céline que durant ses quelques heures de lecture. J’ai une grosse impression d’amalgame, de couche et de surcouche de croyances que chacun tricoterai à sa sauce, suivant ses aspirations, et ses propres besoins de croyances. Ici, je lis que le candélabre à sept branches des Juifs correspondrait avec les chakras. Ailleurs, que les Égyptiens avec leurs pyramides pratiquaient la régénération des flux énergétiques du corps humain. Et comme rien ne doit échapper à la modernité, il existe même des machines pour harmoniser nos chakras ou pour nous faire bénéficier des bienfaits des pierres comme le « litho-projecteur ».

Mais ce qui me dérange le plus dans toutes ses pratiques, c’est la croyance que l’on peut se faire comme quoi toutes choses arrivant dans nos vies seraient liés à notre seul bonheur intérieur, personnel et la bonne circulation de ses flux énergétiques.
Bon, pas sur qu’avec tout ça, nous allons réapprendre à vivre ensemble et faire tomber les murs qui nous séparent…
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date : 07-03-2019
Ce livre d’Alfred de Musset m’a fait découvrir 4 pièces de théâtres très plaisante à lire. J’aime bien lire les pièces de théâtre. ça détend. C’est vif. C’est drôle. C’est chantant. Bref, je m’amuse beaucoup.
Chose étonnante, après l’échec retentissant de la pièce « La nuit Vénitienne », Alfred de Musset n’écrira plus de pièce de théâtre pour être jouer mais seulement dans le but d’être lu. Ses pièces seront d’ailleurs publiées dans la revue des deux mondes. C’est peut-être ce qui explique leurs brièvetés, leurs concisions et leurs fins triomphantes.
Pour avoir lu quelques pièces de théâtre de nos plus grands auteurs, je me suis fait la réflexion qu’Alfred de Musset s’était amusé à contrefaire les schémas théâtraux utilisés par des Beaumarchais, Molière en passant par Shakespeare. L’originalité de ses « faux miroirs » réside dans le fait qu’Alfred de Musset met en scène des amoureux heureux… contre-pied aux amours désespérés, aux jeux de duperies des valets et autres moqueries sur les « bonnes mœurs » de l’époque.
Quatre pièces de théâtre que je conseille donc à tous ceux qui l’aime mais surtout à ceux qui aurait quelques appréhensions à le lire plutôt qu’à le voir jouer sur scène. Alfred de Musset est un auteur facilement abordable qui je suis sur, donnera envie de lire d’autres pièces.
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J’ai trouvé un peu par hasard ce livre dans la bibliothèque de mon papa. Lorànt Deutsch , j’appréciais déjà le personnage, l’acteur et le passionné d’histoire à travers quelques émissions de télévision mais je ne connaissais pas l’auteur. J’avais entendu et lu que de bonnes critiques sur la série « Métronome ». Mais Paris n’étant pas une ville que j’apprécie, malgré mon intérêt pour l’Histoire, Lorànt Deutsch pouvait bien attendre…
Par contre, l’histoire de France à travers ses routes. Le concept est séduisant et m’a séduit !
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"Rien ne laisse supposer que nous marchons sur les ruines évanescentes d'un monde oublié.
Et pourtant cette rocaille secrète recèle notre passé.
Les sentez-vous vivre sous vos pieds, ces pierres qui créent un lien avec L Histoire ?"

Alors moi qui avec mon vélo trace depuis plus de 20 ans des voyages au grès des vents, des paysages, du temps… il en fallait peu pour ajouter un viatique à ma raison (passion !) Pour que je dévore ce livre !
Pourtant, je lis ici et là plus de critiques négatives qui dénotent avec mon avis enthousiaste et le plaisir que j’ai eu à voyager sur les routes de l’hexagone.
J’ai été séduit par la forme, le ton… C’est franchement très bien écrit, avec un brin d’humour. Le langage est clair, compréhensif pour tous. Entre anecdotes historiques, rectifications de notre histoire faites à l’aune des dernières découvertes, les parallèles entre routes d’hier et d’hui… ce qu’il en reste… C’est tout bonnement passionnant ! Le voyage m’a semblé souvent bien trop court… Et plus les moyens de transport s’accéléraient, plus l’histoire se rapprochait de moi, plus j’avais envie de ralentir pour en savoir plus, pour emprunter d’autres chemins.
En dehors des faits, ce que j’ai vraiment compris à travers cette lecture, est l’expression « France, terre d’accueil ». Tant de femmes et d’hommes, de peuples différents sont venus par nos routes, pour la traverser ou s’y installer, pour faire le peuple de France d’aujourd’hui, cette riche française. Peuple métissé depuis toujours… Qui voudrait nous faire croire à autre chose, connaîtrai bien mal ses routes, son histoire et ses origines…
Mon seul regret serait peut-être que le livre ne s’accompagne pas d’une vrai carte de France détaillée où serait tracée en détail les routes superposées à celles d’aujourd’hui.
En résumer, un livre très instructif, ludique et qui invite à ouvrir un peu plus grand ses yeux, son cœur au voyage prochain … qui invite à prendre la route.
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date : 20-01-2019
Je devais lire ce livre pour clore mon challenge sur les thèmes littéraires, un livre du style Bit-lit. Ma belle-sœur me prête gentiment ce roman… Et zut de zut ! Je ne validerai pas le challenge avec cette lecture… Elle manque sérieusement de fantasy et d’érotisme. Mais comme elle ne demandait pas trop d’effort à mon cerveau, je l’ai lu jusqu’au bout…
Clairement, c’est une romance pour midinettes… pas pour un homme de 45 ans. On y retrouve tous les clichés de la société américaine à Las Vegas, et des romans à l’eau de roses… Une belle héroïne dont la mère est absente depuis son enfance. Un petit ami qui l’abandonne au pied de l’hôtel. Le retour prodigue de son meilleur ami d’enfance devenu un bel étalon. Sans oublier, la présence d’une meilleure amie ! L’histoire finie bien-sur par un mariage, celui dont rêve notre héroïne et aussi toutes les petites filles du monde.
Côté écriture et style, c’est aussi décevant que l’originalité de l’histoire ! Ça tourne en rond. Il y a de nombreuses répétitions, des sentiments, des situations. Il manquait même un passage dans mon édition !
Je vais tout de même donner un bon point à cette lecture. Les articles que publient Dakota dans le Beacon journal pourraient être bien utiles à ma belle-sœur et mon frère (Il a dû lire aussi ce livre, si si je vous l’assure ! Message subliminal ?) pour la préparation et la réussite de leur mariage en 2020.
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Je découvre la série « Ils ont fait l’Histoire » après avoir offert Saladin à ma belle-sœur lors du réveillon du 1er janvier 2019. C’est un réel bon moment de culture ludique et de plaisant apprentissage pour peu que l’on s’intéresse à l’Histoire.
Je connaissais Saladin en tant que personne historique. Mais j’ignorais tout de l’homme, des circonstances qui l’ont faites, des forces politiques, des alliances, des luttes religieuses qu’elles soient Chiites contre Sunnites ou avec les Chrétiens..
Comme beaucoup de grand Homme, Saladin a forgé sa légende de son vivant. Bien que Kurde d’origine, Saladin de son vrai nom Ṣalāḥ ad-Dīn Yūsuf veut devenir le souverain musulman idéal, de par ses actes et dans ses paroles. Toute sa vie durant, il n’aura comme unique but que d’unifier l’Umma (la nation musulmane) autour de l’interprétation Sunnite de l’Islam et libérer le Proche-Orient de la domination Franque. La récompense ultime étant la libération de Jérusalem.
A la foi courageux, généreux, parfois clément avec ses ennemis, surtout très pieux, Saladin se montre également têtu, froid, sans pitié et calculateur pour arriver à ses fins ou se venger…
Mais cette bande dessinée c'est aussi un scénario très limpide et compréhensif pour tous lecteurs ; des textes abondants, riches en information ; des dessins expressifs, modernes parfois crus. La réalité des batailles m’a particulièrement marqué comme cette double page de la bataille de Montgisard, proprement époustouflante ! La précision des traits des costumes, de l’architecture arabe, les paysages de l’époque brisent eux aussi un certain nombre d’iconographies populaires tronquées.
Dernier le point fort de cette bande dessinée et si j’ai bien compris de toute la série « Ils ont fait l’Histoire », c’est le dossier historique et les illustrations qui étayent et approfondissent les clefs de l’histoire. Dossier indispensable pour aller plus loin dans sa culture…
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