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Bibliothèque de mlgbook : Liste de diamant

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Après la fin Après la fin
Barbara Abel   
Génial

Une suite digne du 1er tome. On retrouve la plupart des personnages 8 ans plus tard et rien n'a changé... ou presque, lol. Une nouvelle famille s'installe dans la maison d'à côté, avec des enfants, un autre petit garçon... Le cauchemar recommence, le suspense est insoutenable, on plonge dans un véritable page-turner et dans la folie meurtrière ordinaire. Une histoire qui n'a l'air de rien mais qui est terriblement bien ficelée. J'aurais mis "Or" si la dernière ligne ne m'avait pas laissé un sentiment de frustration énorme. Il ne peut y avoir qu'une suite après une fin pareille... Même si elle n'est pas annoncée j'ai envie d'y croire (ou de tordre le cou à l'auteur).

Argent : 7,75/10
La mort au Festival de Cannes La mort au Festival de Cannes
Brigitte Aubert   
Mais quelle déception ce roman !
Autant ses précédents étaient justes fabuleux que là un flop total pas aimé du tout dommage.
Descentes d'organes Descentes d'organes
Brigitte Aubert   
Mon dieu, ce livre était une horreur. Je m'attendais vraiment à quelque chose d'intéressant, et ce à cause du résumé: un tueur qui évide ses victimes comme de vulgaires poissons, ce n'est pas banal. Au final, on se retrouve avec un simulacre de roman policier, qui nous fait presque mourir d'ennui.

On a droit à de gros stéréotypes du coté des personnages, avec une personnalité inexistante. Les inspecteurs sont de grands rigolos, bras cassés, qui ne servent à rien et ne savent pas réfléchir comme il faut. Heureusement il y a Marcel, avec sa belle moustache, qui comprend l'évident au bout d'un certain temps et qui fait passer ses supérieurs pour des clowns. Absolument vraisemblable. Quant au tueur, il tenait la route jusqu'au dénouement où il devient tout simplement pathétique.

Au final, l'intrigue ne décolle jamais. L'écriture est plate, voire enfantine par moment, et on se perd entre des dialogues ridicule et très peu crédibles et des descriptions simplistes, sans saveurs. Je passe sur la présence du tueur dans le corps de Lola, qui n'apporte rien à l'histoire à part rajouter quelques lignes.

Bref, je me suis ennuyée, forcée à lire jusqu'au bout car pour moi ce livre est horrible et ne vaut pas la peine qu'on le lise.

Le Bonheur sur ordonnance Le Bonheur sur ordonnance
Barbara Abel   
Un roman qui change des habitudes de l'auteure ! Ici, pas de thriller palpitant mais une héroïne atteinte d'une maladie très particulière. Ce livre donne de belles leçons de vie, sur le bonheur, comment l'atteindre, et comment faire face aux aléas de la vie.

par merediana
Un bel âge pour mourir Un bel âge pour mourir
Barbara Abel   
Mon préféré de Barbara Abel, et de loin !

Le côté adaptation de conte y est pour beaucoup, je l'avoue, mais ce sont surtout ici les personnages qui m'ont séduite ! France et Marion sont profondément humaines (comme bien souvent chez l'auteure) ... porteuses donc du meilleur comme du pire.

Ajoutez à ça la patte de Barbara Abel, ce côté thriller psychologique ultra plausible ... et vous obtenez un ticket gagnant vers l'effarement et les frissons ! Je vous le conseille vivement !

Chronique complète : https://la-choupaille-lit.blogspot.be/2018/03/un-bel-age-pour-mourir-de-barbara-abel.html
Captive Captive
Margaret Atwood   
J'ai d'abord regardé la série sur Netflix avant de lire le roman...Haaaannn!! Qu'ai-je fais???? Eh bien, pour ma part, je pense que j'ai bien fait...En effet, lors de ma lecture, j'avais ainsi la voix de Grace Marks qui résonnait dans ma tête (comme celle de Mary Whitney résonne dans celle de Grace Marks?? Brrrr!!!) et je trouvais ma lecture bien plus vivante!
Allez, on y va pour le jeu de mots pourri? Ouais allez! Ben Captive, c'est captivant! Je sais je sais, très recherché mdr! Mais bon, fallait la faire de toute façon! ;-)

Bon, revenons à notre roman... comme dis plus haut, j'ai d'abord visionné la série, et je dois dire qu'elle est vraiment très bien faite. Du début à la fin, le doute concernant la culpabilité ou la santé mentale de Grace Marks reste entier...tout est fait pour que l'on se forge notre propre opinion, même si là encore, on reste bien indécis...
C'est donc avec une grande curiosité que je me suis plongé dans le roman, avec dans l'idée que j'y trouverai sans doute plus d'informations ou d'anecdotes qui me permettraient de déterminer avec plus de certitude le cas Grace Marks...

Eh bien, effectivement, on apprend certaines choses en plus, mais là encore, cela nous plonge encore plus dans l'incertitude...Grace Marks ayant vraiment la faculté de vous tenir en haleine avec l'histoire de sa vie, sans pour autant en dévoiler trop...c'est juste suffisant pour que vous ayez envie de continuer à suivre ses confessions...et lorsque vous vous dites, bof, ça ça m'intéresse pas plus que ça, hop, elle raconte quelque chose de plus important, en général c'est quelque chose de plus dramatique, sa vie étant vraiment un enchaînement d'épreuves et d'infortune...
Bref, on se retrouve presque à la place du docteur Simon Jordan, scrutant activement chaque mot, chaque tournure de phrase afin de résoudre l'énigme Grace Marks.
Mais, tout du long et jusqu'à la fin, on doute, une fois on la croit coupable, le chapitre suivant on la pense innocente, et le chapitre suivant on hésite...
Malgré le fait que j'ai mis plusieurs jours pour le finir, le fait est que je voulais savoir qui était Grace Marks...innocente, coupable, manipulatrice ou manipulé? Rester sans savoir était impossible, il fallait que je finisse ce roman...

Et, on arrive à la fin, qui, comme dis, nous laisse sur notre faim, MAIS, tout en étant une fin heureuse, eh ouais...ça fait drôle hein?
Donc l'auteure souhaitait nous laisser entièrement le choix concernant la culpabilité de Grace Marks, chacun pouvant s'imaginer la jeune femme innocente ou alors dangereusement coupable...
Très bon!!
Vengeances Vengeances
Bernhard Aichner   
Personnellement j’ai beaucoup aimé ce roman. Il a presque été un coup de cœur !
J’ai vraiment apprécié découvrir la vie de cette femme pas tout à fait comme les autres. Une femme qui a soif de vengeance du début jusqu’à la fin de l’histoire. Mais Blum n’est pas qu’une femme qui tue sans scrupule et raison, c’est une femme sensible, abîmée par la vie et malgré tout ce qu’elle endure on ne peut que la comprendre.

Bernhard Aichner pose doucement les bases de son histoire et nous fait entrer dans la vie de ces personnages hors du commun.
Je pense sincèrement que ce roman peut arriver dans la vie de tous les jours. Que des femmes ou des hommes se retrouvent confrontés à une (ou des) vérité(s) qu’ils n’ont peut-être pas envie de vivre mais qu’ils sont obligés de combattre pour la mémoire de l’autre.

Les descriptions ne sont présentes que lorsque c’est nécessaire. Ce qui m’a peut-être un petit peu manqué ce sont les descriptions des ressentis de Blum mais aussi plus tard dans le récit de Reza. Personnellement j’ai trouvé ce duo touchant et plein de sincérité.
En ce qui concerne les scènes de meurtres elles sont assez bien décrites. Il y a peu de descriptions mais l’auteur arrive avec peu de mots à nous faire ressentir la scène.
Le style de l’auteur est vivant, saccadé, les mots sont bruts. Il ne cherche pas à faire de belles phrases mais plus à nous faire vivre les scènes.

L’auteur ne s’arrête pas à une série de meurtres, il nous fait aussi partager le quotidien de ses personnages, les recherches, ce que certains d’entre eux ont vécu ou enduré.
Ce qui m’a empêché d’avoir un véritable coup de cœur c’est qu’il n’y a pas assez de suspense concernant la recherche des futurs meurtres. J’ai trouvé que cela était parfois trop simple… J’aurais aimé avoir plus de suspense, pourquoi pas que Blum se trompe aussi…
Au contraire j’ai vraiment aimé le retournement de situation concernant le dernier meurtre. Au final on se rend compte que l’auteur nous donne toutes les cartes en main !

La fin est touchante, sincère et même s’il y a une pointe de romantisme je l’ai trouvée très belle !
En résumé un très bon roman avec un ou deux petits bémols mais que je vous conseille vraiment sans hésiter !!

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2016/02/affaire-n136-vengeances-de-bernhard.html

par manue14
Sans un adieu Sans un adieu
Harlan Coben   
Contrainte à lire ce roman dans le cadre d’un challenge lecture d’été booknodien (Robin26 yes yes I’m talking about you dear), j’ai d’abord freiné des quatre fers. D’abord parce que j’avais un apriori négatif sur les livres d’Harlan Coben, qualifiés dans mon entourage proche de « romans de gare » (je peux désormais me faire mon propre avis sur la question) et ensuite parce que je ne suis pas branchée polars américains. Et quoi de mieux pour connaître un auteur que de commencer par son tout premier roman, rédigé dans les années 90 ? Je viens de terminer « Sans un adieu » et me lance donc avec ce commentaire, mon but n’étant pas de détruire le roman,- la preuve, je l’ai placé dans ma liste de bronze- mais d’examiner point par point ses côtés intéressants…et de les contrebalancer avec ses côtés redondants voire ennuyeux, étudier les choix judicieux ou non de l’auteur, son écriture, la trame et le fil de l’histoire, etc ; en fin de compte faire une critique exhaustive qui, je l’espère, saura rendre justice au roman.

Je suis plutôt bien entrée dans l’histoire, même si le scénario reste basique : un jeune couple riche en vacances au bord de la mer, une disparition…bref, rien de bien original, vu et revu, il n’y qu’à attraper sur son étagère « les vacances d’Hercule Poirot » d’Agatha Christie ou tout autre polar du même genre. Plus on avance dans l’histoire, plus on se rend compte que l’intrigue est bien construite et rondement menée: le gros point fort du roman selon moi. Chaque personnage possède une information qu’un autre n’a pas. Tout ça permet au lecteur de tirer ses propres conclusions, en se trompant sans cesse et se fourvoyant souvent. Alors certes, il y a sans doute un côté tiré par les cheveux, que certains d’entre vous reprochent à l’auteur: le demi-frère, l’avortement, la chirurgie esthétique, etc. Je suis plutôt d’accord mais au final, tout fonctionne à la perfection, les rouages sont bien huilés, la machine est parfaite. J’ai justement bien aimé toute cette histoire d’avortement ; qui a rajouté un zeste de singularité (pas l’avortement en soi, mais comment et pourquoi il fut effectué, les circonstances et les manigances du docteur, à la fois trompé mais passé maitre dans l’art des stratagèmes, gardant la main tout en laissant sa femme croire qu’elle a réussi à lui mentir avec succès) à l’histoire.

Quant à l’écriture, elle est fluide et simple. L’avantage : créer un roman qui se veut accessible à tous et permettre au lecteur de dévorer ce bouquin rapidement, sans se prendre la tête. L’inconvénient : une pointe de déception pour ma part, lectrice qui aime les romans bien écrits, les mots bien agencés, la puissance des substantifs et la précision des verbes, les changements de rythme soudains et impromptus dans la longueur des phrases, les adjectifs bien à propos et les compléments placés correctement. Mais je digresse…La lecture est agréable et l’édition grand format que j’avais empruntée à la médiathèque du village de ma grand-mère m’a plu et n’a fait que me rendre la lecture plus sympathique. Le choix des mots et la simplicité des phrases, que je viens pourtant de critiquer âprement, présente un autre avantage : celui de voir clairement tout ce qui est décrit, de se l’imaginer avec une netteté incroyable. C’est en tout cas ce qui est survenu pour moi au fil des pages, et je ne peux pas en dire autant de tous les romans que j’ai lus. J’entendais presque l’écho du ballon de basket sur le sol du gymnase pendant les entraînements, les murmures de la foule dans les gradins, les chassés-croisés entre infirmières et médecins dans l’hôpital St Catherine d’Hamilton, où Laura se remet de l’incendie, le tintement des verres et l’odeur de l’appartement et de la cuisine d’Earl, un des amis et coéquipiers de David, la demeure de Judy et l’odeur d’essence, la fumée qui fait suffoquer… Et puis le passage d’une réalité d’un protagoniste à une autre, des années 60 aux années 90 est un peu surprenante et survient de manière soudaine, mais est bien insérée dans le texte et ne pose pas de problème. On rerentre tout de suite dans la scène précédent tel ou tel flash-back. J’ai bien aimé les tout premiers retours en arrière, lorsque Laura se remémore des épisodes de sa rencontre puis de sa relation avec David… c’est là où l’écrivain s’attarde le plus sur le caractère des deux jeunes gens et que le lecteur peut comprendre leur personnalité.

Le gros point faible, c’est les personnages. C’est là où ça pêche le plus. La plupart sont clichés, peu travaillés, construits à la va vite. Cela me change de Fred Vargas ou de Jo Nesbo. Pas de policier torturé (Harry) ou lunaire (Adamsberg). Pas de policier tout court (bon TC et le shérif Graham Rowe mais ce sont des personnages secondaires. Ce dernier est d’ailleurs un de mes personnages secondaires préférés, un peu cliché aussi mais fort sympathique, fonctionnaire tranquille qui n’a qu’à s’occuper de délivrer des permis de pêche et à houspiller des gamins qui lancent des œufs sur les automobiles du haut d’une colline, et qui a de bonnes relations avec les gens du coin, les rares épisodes où il apparaît m’ont bien plu). Mais l’absence d’un limier ne me gêne pas outre mesure, si seulement les protagonistes avaient quelque chose et sortaient de l’ordinaire. Ici c’est limite jouer à un jeu de 7 familles : je demande le basketteur pro, la mannequin, la prof d’univ, le médecin, le vieil ami qui soutient la veuve éplorée et qui fait mine de l’aider mais qui est dans le coup…et puis il y a le milieu riche bostonien, pas ma tasse de thé. Il y a bien Laura, qui a ce tic de faire tressauter sa jambe quand elle est stressée, anxieuse ou inquiète ou le dysfonctionnement cérébral de David, qui lui provoque des migraines atroces et inexpliquées, incurables. Voilà, j’aurais aimé plus de petits détails comme ça, qui permettent au lecteur de s’imaginer le personnage et à l’auteur de lui créer une identité propre, une personnalité inaltérable et non un personnage interchangeable.

Autre grande déception pour moi : les lieux et leur utilisation. Le début se déroule en Australie. Bien. Sauf que, à en lire la description que l’auteur en fait, les scènes australiennes pourraient très bien se passer dans n’importe quel autre pays chaud en bord de mer. Je pense sincèrement que le décor, dans un roman policier ou un thriller, joue un rôle essentiel pour donner le ton. J’étais d’autant plus chagrinée que j’ai déjà lu un roman policier norvégien qui se passait en Australie « l’Homme chauve-souris » de Jo Nesbo. Bon certes, là tout le roman ne se déroule pas en Océanie, il y a des va et viens, des retours sur la côte est américaine, un bref voyage de Laura qui retourne chercher des réponses à ses questions. Mais Jo Nesbo utilise le bush australien pour planter son histoire, lui donner un terreau. Ses histoires se nourrissent de croyances, de peurs ancestrales… et c’est ce que j’apprécie par-dessus tout dans un polar. Un peu de mysticisme mêlé à de la superstition. L’assassin qui agit sous une impulsion presque animale, un désir de vengeance ancré dans le passé mais très particulier, qui sort de la banalité. C’est pourquoi j’avais adoré « Quand sort la recluse » de Vargas par exemple. D’aucuns, sans nul doute, ne partageront pas mon avis et applaudiront ce roman, irons jusqu’à chanter sa louange, et je ne les blâmerai pas, car je perçois ce qui peut enchanter, et je me suis moi-même laisser emporter et séduire par le suspens, jusqu’à éprouver de la terreur quand je le lisais en pleine nuit (il ne faut pas grand-chose pour me terroriser dès que la nuit tombe).

Pour moi, il manquait cette violence sourde, qui suinte des couvertures et imprègne les pages des meilleurs polars, qui les teinte de noir, un noir foncé, dur et coulant, qui représente la noirceur de l’âme des personnages-pas uniquement du ou des meurtriers d’ailleurs-, le sang séché ayant viré au noirâtre des victimes, les interrogations du lecteur qui reste dans le noir jusqu’au bout quasiment. Certes, les victimes de l’assassin sont nombreuses et il est prêt à tout pour que certains secrets restent enfouis. On comprend son mobile et son motif, mais où est cette fureur silencieuse, cette rage muette qui se manifeste ensuite dans les actions de tout assassin mémorable de la littérature, du cinéma ou même de la vraie vie ? J’ai éprouvé une véritable sensation de manque, parce que selon moi, l’ambiance et l’atmosphère pesante est tout aussi cruciale que l’intrigue dans un roman policier. Et puis ici, pas vraiment de point culminant, de pic, de chapitre où l’assassin serait au summum de sa violence et de sa bestialité, où la tension monte à son comble et où le lecteur se retrouve face à face avec un tueur, un vrai. J’ai trouvé que le docteur Ayards faisait un assassin trop polissé et méticuleux, bien que je ne dénigre absolument pas son soin et son calme olympien. #howtogetawaywithmurderduring30years. J’aurais juste aimé que ce trait de caractère soit contrebalancé par une haine féroce, une bestialité –je réutilise ce terme qui pour moi est capital- sanguinaire et demesurée. Donnez moi à croquer des personnages hantés par leur passé, qui y reviennent sans cesse dans toutes leurs actions-oui Stan est défini par la relation qu’il a eu avec sa mère et les autres femmes qu’il a connu avant Gloria, oui Gloria fait des cauchemars par rapport à ce qui s’est passé quand elle était enfant et puis qui reste traumatisée par le viol collectif qu’elle a subi (ce passage, par contre, très fort et cru a mis une ambiance dure, rugueuse, comme dans les polars que j’aime –non je ne suis pas une psychopathe ); Il m’aurait fallu plus de sous-chapitres du même genre, intenses et montrant une réalité extrêmement brutale et choquante, impitoyable. Mais je reste sur ma faim, pour filer la métaphore de la phrase antérieure.

J’ai bien aimé le changement de point de vue, qu’on ait un peu toutes les pensées et idées de chaque personnage, ce qui nous permet de glaner certaines informations, qui nous seront utiles par la suite, pour reconstituer la vérité. Mais quelle vérité au final ? En sus des retournements de situation quant à l’identité du meurtrier –là je dis bravo à l’auteur et lui tire mon chapeau-, j’ai beaucoup aimé les apparences trompeuses, et notamment le personnage de Gloria, cette femme si belle et si fragile à la fois, présentée comme naïve et frêle par les autres personnages au final, avec une personnalité effacée comparé à sa petite sœur. L’idée qu’on a d’elle se forme par rapport à l’idée que ce fait d’elle Laura : une grande sœur aimante mais qu’il faut protéger du monde extérieur puis Stan : un pigeon à plumer d’abord, certes sexy mais un pigeon, puis une femme douce, peu exigeante et patiente. Puis, vers la fin, dans les 100 dernières pages, le lecteur a enfin accès aux pensées de Gloria : ce n’est pas elle la dupe, c’est ses proches, et notamment son petit ami. Dotée d’une grande intelligence émotionnelle, elle a saisi assez rapidement finalement le fonctionnement de Stan, et le connaît mieux qu’il ne se connait lui-même. Généreuse et déterminée, elle compte bien le mener vers la rédemption, et lui faire opter, naturellement, sans coup de pouce de sa part en apparence, pour une vie rangée, loin des combines et arnaques qui rythment ses journées. J’aime beaucoup les femmes dans ce roman : bien que caricaturales pour la plupart, elles ont toutes un côté très humain, que ce soit la scupturale Laura ou la charmante Gloria, Judy ou sa sœur Mary…. J’ai d’ailleurs, contrairement aux personnages, bien apprécié les liens entre eux, surtout ceux qui unissent les frères et sœurs. David et Stan pour commencer, qui se vouent une haine sans pitié, mais aussi Laura et Gloria, solidaires dans chaque épreuve et Judy et Mary, très proches mais détruites par les évènements de leur jeunesse et les secrets-même si Mary a tout révélé à sa sœur, Judy pour sa part lui a caché des choses assez terribles. Ce qui frappe, c’est que la famille reste néanmoins très unie, malgré les adultères, les meurtres et les mensonges… On ne saura pas vraiment comment la famille gérera la mort du docteur Ayards, si au final la police sera mise au courant de tous ses meurtres, les affaires de suicide ou de soi-disant règlements de compte rouvertes et mises sur son dos. Ou si au final la presse ne saura rien de tout ça- pour épargner un nouveau scandale pour Svengali, la boîte de Laura et les Boston Celtics, le club de David. Heureusement qu’il s’est suicidé, parce que le type se serait pris perpet : meurtres avec préméditation, avortement sans le consentement de la mère… un petit hourra intérieur pour le happy ending et le couple Baskin enfin réuni malgré les coups du sort.

En conclusion, je suis plutôt satisfaite de ma lecture, déjà parce qu’elle m’a bien détendue #summerreads mais aussi parce qu’elle m’a permis de me rendre compte à quel point mes auteurs de polars favoris sont merveilleusement ingénieux et incroyablement talentueux comparés à certains romans policiers comme celui-ci, à la lisière du roman de gare, divertissant et appréciable, mais qui ne réussit pas à emporter mon adhésion totale et inconditionnée. Ce qui me navre, c’est de voir que Coben se situe dans les 5 premiers auteurs de polars les plus vendus en France, alors que Vargas n’est qu’à la 14e place et Nesbo occupe la 25e ! De quoi s’interroger sur les goûts littéraires de cette partie de la population qui se dit férue du genre roman noir.

par Tara99
Rupture de contrat Rupture de contrat
Harlan Coben   
Par où commencer ?
Je n'avais jamais lu de livre d'Harlan Coben (mais j'avais déjà écouté un livre audio) et la première chose qui m'a frappée, c'est l'humour léger mais constant dans la narration. Ça rend la lecture fluide, naturelle, très agréable.
Ensuite, le personnage de Myron Bolitar : je suis presque tombée amoureuse de lui ! Sarcastique, drôle, intelligent. J'adore son caractère. J'aime également beaucoup Win et ses répliques cinglantes et extrêmement drôles.
Ils font la paire, que ce soit pour l'humour ou pour l'investigation qu'ils mènent.

J'ai trouvé l'intrigue très bien menée, le suspens est constamment présent et on est sans arrêt ballottés sur de fausses pistes, ce qui fait qu'on est accroc jusqu'au point final.

En bref, humour et suspens, j'ai a-do-ré !

par Charlie18
Promets-moi Promets-moi
Harlan Coben   
Second Harlan Coben que je lis. Et j'aime toujours autant le suspense, l'histoire très ficelé. La fin est tout bonnement incroyable, je ne m'y attendais absolument pas. Et le personnage de Myron est très bien imaginé. Une note toute particulière pour Win que j'ai adoré.