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— Pourquoi pas ? (Pestilence a l’air offensé.) Tu as honte de moi ?

— Hein ? (Il m’a perdue là. Je me tourne vers lui.) Tu sais qu’il est rare que les gens se…

Se marient pour si peu.

Sauf que beaucoup le font… Et ils se connaissent parfois moins bien que Pestilence et moi, et pour des raisons souvent moins nobles que « On a couché ensemble, tu es à moi désormais ».

Mais moi, Sara Burns, ai besoin d’un peu plus de motivation avant de me marier avec un foutu Cavalier de l’Apocalypse.

— Pourquoi veux-tu m’épouser ?

Je n’aurais jamais cru avoir un jour cette conversation.

— Tu t’es livrée à moi, comme je me suis livré à toi. Tu es tout entière à moi, par l’esprit, l’âme et la chair.

Oula… J’ai manifestement affaire à un messager de l’Ancien Testament. Pestilence s’attend probablement à ce que mon père lui cède aussi deux vaches et quatre chèvres.

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Voilà plus d’un jour que je suis avec Pestilence. Je devrais ressentir quelques symptômes à présent.

En parlant de sensations désagréables…

Je déplace mon poids. Ce ne sont pas seulement mes poignets et mes jambes qui me font mal. Mon estomac grogne depuis je ne sais combien de temps et ma vessie est sur le point d’exploser.

Je me racle la gorge.

— Je dois aller aux toilettes.

— Alors soulage-toi où tu es, répond le cavalier en scrutant toujours le brasier comme s’il pouvait y lire l’avenir.

Il me facilite la tâche : je me sens de moins en moins coupable de lui avoir tiré dessus et de l’avoir brûlé vif.

— Si vous voulez me garder en vie, il va falloir me faire manger, boire, dormir, chier et pisser.

Des regrets, mon pote ?

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— Parmi ma liste croissante de défauts, il y a la lâcheté, dit-il dans l’obscurité. Je viens à toi comme un voleur dans la nuit, car je crains que tu ne veuilles jamais m’écouter à la lumière du jour. (Sa voix est douce comme un murmure.) Je dois confesser toutes les choses dans mon cœur.

OK. Ça promet d’être intéressant et là, je suis complètement réveillée, pas de doute.

— Je te trouve belle, chère Sara. Si belle. Mais c’est une beauté tranchante et mordante – comme l’arête de la pointe de mes flèches – car je me souviens que tu n’es pas comme moi. Un jour, tu mourras, et j’en suis de plus en plus inquiet.

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— Et quand vont-ils se réveiller ?

Il ne lève pas les yeux de son plat.

— Quand le moment sera venu.

Bon sang, même soûl, Pestilence parvient à répondre par énigme.

Malgré la culpabilité qu’il ressent à s’adonner aux plaisirs de la bonne chère, il engloutit son repas et sirote la majeure partie de son bourbon.

Pour ma part, je bois avec plus de modération. Je suis le genre de fille qui fait durer ses verres en soirée... Le rencard économique en quelque sorte. 

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Dans la famille, c’est le père, un grand type bâti comme un char d’assaut, qui part en premier. Je pensais que ce serait lui qui tiendrait le plus longtemps. Or, au petit matin du quatrième jour, il ferme les yeux, tousse une dernière fois et s’éteint dans le grand lit qu’il partageait avec sa femme.

À ce moment-là, Helen est déjà trop malade pour le déplacer. Je parviens à tirer son grand corps hors du lit, mais Helen ne veut pas que je le sorte de la pièce.

— Les enfants ne devraient pas le voir comme ça, proteste-t-elle faiblement.

Je le traîne donc dans la salle de bains de leur suite parentale et sa femme doit rester allongée à quelques mètres seulement de son cadavre pourrissant et froid. Et même si elle est déjà aux portes de la mort, il lui reste encore assez de lucidité pour réaliser toute l’horreur de la situation.

Leur fils est le suivant. Peu avant qu’il ne rende son dernier souffle, je l’amène dans la chambre de ses parents pour qu’Helen le tienne dans ses bras.

Elle le suit deux heures plus tard.

La dernière à succomber est Stacy, leur petite fille. Elle meurt dans son pyjama à licornes, étendue sous un ciel d’étoiles phosphorescentes. Elle me réclame sa maman quand la Fièvre la consume, appelle son papa quand ses plaies lui font si mal qu’elle ne le supporte plus.

Je lui tiens la main et lui caresse les cheveux tout le temps, en faisant semblant d’être sa mère pour que, dans sa confusion, elle connaisse un peu de paix. Et puis elle s’éteint à son tour, comme le reste de sa famille. Silencieusement. Comme si elle sortait d’une pièce et entrait dans une autre, sa poitrine se soulevant et s’abaissant de plus en plus lentement jusqu’à ce qu’elle cesse de bouger à jamais.

Cela s’est passé il y a vingt minutes. Ou peut-être une heure. Le temps nous joue des tours aux moments les plus inattendus.

Je reste assise à côté du lit à lui tenir la main, alors même qu’elle n’est plus. J’en ai vu des horreurs en tant que pompier. Assez pour me construire une carapace épaisse. Mais là... On a atteint un tout autre niveau.

Ce n’était qu’une enfant. Et elle est morte en dernier, sans personne d’autre qu’un ancien pompier pour l’accompagner.

Derrière moi, la porte grince.

— Il est temps de partir, lance Pestilence dans mon dos.

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Seigneur, nous Te demandons d’apporter à Ton cavalier un peu de paix, car il lutte avec son enveloppe charnelle, prie Rob d’une voix ténue. Et nous Te demandons de donner de la force à Sara, la jeune femme que Tu as placée à ses côtés. Elle tient le rôle que Tu lui as confié, et elle le fait avec grâce, même si elle est profondément affectée par sa situation... Je ne veux pas en écouter davantage. Comme une lâche, je fuis la pièce. Leur gentillesse était déjà bien trop immense, mais là, on atteint des sommets inégalés. J’en suis incapable. Même s’ils demandent que leur dieu m’octroie de la force, je suis en train de craquer parce que putain, j’ai atteint ma limite. Je ne peux pas manger leur nourriture et dormir sous leur toit et les regarder mourir d’un mal atroce pendant qu’ils prient pour Pestilence et moi.

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Prie pour le monde, chère Sara, car Guerre approche.

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Ils vinrent avec l’orage.

Du ciel jaillirent de grands panaches de nuages en tourbillonnant. L’air du désert s’épaissit, chargé d’humidité et d’une odeur lourde et pénétrante.

Un éclair.

BOUM !

La Terre s’illumina comme si elle avait pris feu et ils apparurent – quatre hommes infernaux sur leurs terribles destriers. Les bêtes monstrueuses ruèrent et fouettèrent l’air de leurs sabots tandis que leurs maîtres posaient sur le monde leur regard surnaturel et effrayant.

Pestilence, sa couronne perchée sur le front.

Guerre, avec sa lame d’acier dégainée.

Famine, une faux et une balance à portée de main.

Et Mort, blême, ses ailes sombres repliées dans le dos et un flambeau à la fumée bilieuse serré dans le poing.

Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, venus s’emparer de la Terre et anéantir les mortels qui l’habitent.

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« Humans have done a perfectly fine job of destroying themselves without my help. I am just here to finish the job.”

“And you wonder why I showed you no mercy.”

“Mercy.” He spits the word out like an oath. “If only you knew the irony of your predicament, human … »

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