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Liste des extraits

Extrait ajouté par clarenceglyndon 2020-07-06T20:38:37+02:00

Mme Buddenbrook, née Stuwing, veuve de l'oncle Gotthold, était morte. Elle, qui avait été jadis une cause de si violente discorde dans la famille, la mort l'avait parée de sa couronne qui réconcilie et transfigure, (...)

Onzième partie. Chapitre premier

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Extrait ajouté par clarenceglyndon 2020-07-05T18:59:18+02:00

Et, appuyé sur le bras dont il l'entourait, apaisant, elle pleurait sa vie manquée où venaient de s'éteindre les dernières espérances.

Huitième partie. Chapitre IX

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Extrait ajouté par Casca 2017-07-23T15:21:38+02:00

Nous ne sommes pas nés, ma chère fille,pour réaliser ce que notre courte vie considère comme notre petit bonheur personnel car nous ne sommes pas des individus libres,indépendants,dotés d'une existence propre; nous sommes pour ainsi dire les anneaux d'une chaine et, comme tels,nous ne saurions être imaginés sans la série de ceux qui nous ont précédés et nous ont frayé le chemin en servant eux-même, avec rigueur et sans détourner leur regard du but, une tradition éprouvée et vénérable.

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Extrait ajouté par Casca 2017-07-23T15:21:25+02:00

Souvent, à ses heures sombres, Thomas Buddenbrock se demandait quel homme il était en somme devenu (...). La vigueur de son imagination, l'idéalisme actif de sa jeunesse avait disparu. Pour faire du travail un jeu et se jouer de son travail, pour déployer une activité mi-sérieuse, mi-enjouée au service de fins auxquelles on ne reconnait qu'une valeur symbolique, pour vivre de ce genre de compromis fait de scepticisme jovial et de spirituelles demi-vérités, il faut beaucoup de fraîcheur, d'humour et d'entrain. Thomas Buddenbrock se sentait indiciblement las et dégoûté.

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Extrait ajouté par Casca 2017-07-23T15:21:05+02:00

Tony était en robe de chambre : elle raffolait des robes de chambre . Rien ne lui paraissait plus distingué qu’un élégant déshabillé ; comme on ne lui permettait pas, à la maison paternelle, de satisfaire cette passion, à présent, étant mariée, elle se dédommageait… Aujourd’hui, elle portait un peignoir grenat, dont la couleur s’harmonisait bien avec la tapisserie et les boiseries.

Tony war im Schlafrock ; sie schwärmte für Schlafröcke. Nichts erschien ihr vornehmer als ein elegantes Negligé, und da sie sich him Elternhause dieser Leidenschaft nicht hatte überlassen dürfen, frönte sie ihr nun als verheiratete Frau desto eifriger. Heute trug sie das dunkelrote Morgenkleid, dessen Farbe genau mit dem Tone der Tapete über der Holztäfelung übereinstimmte.

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Extrait ajouté par Casca 2017-07-23T15:20:37+02:00

[...] te rappelles-tu, tu m'as dit :"Il me semble qu'une ère toute nouvelle va s'ouvrir!" C'est comme si je t'entendais encore, et les évènements ont paru te donner raison, car aux élections au Sénat la fortune m'a souri, et, ici, la maison s'élevait à vue d'oeil. Mais la dignité de sénateur et la maison ne sont qu'apparences, et je sais,moi, une chose à laquelle tu n'as pas encore songé; je la tiens de la vie et de l'histoire. Je sais que, souvent, au moment même où éclatent les signes extérieurs, visibles et tangibles, les symptômes de bonheur et de l'essor, tout déjà s'achemine en réalité vers le déclin. L'apparition de ces signes extérieurs demande du temps, comme la clarté d'une de ces étoiles dont ne nous savons pas si elle n'est pas déjà sur le point de s'éteindre, si elle n'est pas déjà éteinte, alors qu'elle rayonne avec le plus de splendeur....

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Extrait ajouté par Casca 2017-07-23T15:20:14+02:00

C'est ainsi que les choses se passent dans la fièvre typhoïde. Jusque dans les lointains rêves de la fièvre, dans l'égarement brûlant du malade, la vie jette son appel d'une voix réconfortante que l'on reconnaît infailliblement. Cette voix rude et fraîche atteint l'esprit sur le chemin étrange et torride où il avance et qui mène à l'ombre, à la fraîcheur, à la paix. L'homme, s'il prête l'oreille, entendra cette voix claire, gaie, un peu railleuse, qui l'exhorte à revenir sur ses pas, qui vient à lui de cette région qu'il a laissée, si loin derrière lui et déjà oubliée. Si un émoi s'éveille en lui, comme un sentiment d'avoir lâchement failli à son devoir, un sentiment de honte, un renouveau d'énergie, de courage et de joie, d'amour et d'attachement envers cette agitation décevante, bigarrée et brutale qu'il a laissée derrière lui, alors, si loin qu'il se sera aventuré sur le sentier étrange et brûlant, il fera demi-tour et vivra. Mais s'il tressaille de peur et d'aversion en entendant la voix de la vie, si, en ce moment, à cet appel jovial et provocant, il secoue la tête négativement et étend le bras derrière lui comme pour se défendre, et s'élance en avant sur le chemin qui s'est offert à lui comme un refuge… alors il est bien clair qu'il mourra.

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Extrait ajouté par Colombensaphir 2014-09-20T17:07:47+02:00

Mais alors Sesemi Weichbrodt se dressa, à côté de la table, de toute sa petite taille. Elle s'éleva sur la pointe des pieds, tendit le cou, frappa sur la table et son bonnet trembla sur sa tête.

- C'est la vérité ! dit-elle de toute sa force, avec un regard de défi à la ronde.

Elle se dressait là, victorieuse dans le bon combat qu'elle avait mené toute sa vie contre les doutes que lui insufflait sa raison d'institutrice, bossue, minuscule et frémissante de conviction, petite prophétesse courroucée et enthousiaste.

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