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Liste des extraits

Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-22T16:37:45+01:00

Seuil, p. 70

« “Pense surtout pas que la poésie, c'est rien qu'un truc de filles. Il y a des poèmes d'amour à l'eau de rose, c'est sûr, mais y en a aussi des drôles, beaucoup qui parlent de la nature, et même de la guerre. L'idée au fond c'est qu'ils te font toujours ressentir quelque chose.” Son père lui avait dit de nombreuses fois que la définition d'un homme, un vrai, c'était qu'il savait pleurer sans honte, qu'il pouvait lire de la poésie avec son cœur, que l'opéra touchait son âme, et qu'il savait faire ce qu'il fallait pour défendre une femme. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-22T16:33:30+01:00

Seuil, p. 11

« Un marais n'est pas un marécage. Le marais, c'est un espace de lumière, où l'herbe pousse dans l'eau, et l'eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu'à la mer, et des échassiers s'en envolent avec une grâce inattendue — comme s'ils n'étaient pas faits pour rejoindre les airs — dans le vacarme d'un millier d'oies des neiges.

Puis, à l'intérieur du marais, çà et là, de vrais marécages se forment dans les tourbières peu profondes, enfouis dans la chaleur moite des forêts. Parce qu'elle a absorbé toute la lumière dans sa gorge fangeuse, l'eau des marécages est sombre et stagnante. Même l'activité des vers de terre paraît moins nocturne dans ces lieux reculés. On entend quelques bruits, bien sûr, mais comparé au marais, le marécage est silencieux parce que c'est au cœur des cellules que se produit le travail de désagrégation. La vie se décompose, elle se putréfie, et elle redevient humus : une saisissante tourbière de mort qui engendre la vie. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-23T18:48:50+01:00

Seuil, p. 381

« Pendant des années j'ai eu envie de briser ma solitude. Je croyais vraiment que quelqu'un finirait par rester auprès de moi, qu'un jour j'aurais des amis et même une famille. Que je ferais partie d'un groupe. Mais personne n'est resté. Ni toi ni aucun membre de ma famille. Aujourd'hui, j'ai fini par apprendre à l'accepter et à me protéger. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-23T18:45:56+01:00

Seuil, p. 193

« Morose, elle se demandait ce qu'elle avait fait pour que tout le monde l'abandonné. Sa propre mère. Ses sœurs. Toute sa famille. Jodie. Et aujourd'hui Tate. Ses souvenirs les plus poignants étaient les dates inconnues auxquelles les membres de sa famille s'étaient éclipsés le long du chemin.

[...]

“Pourquoi, Tate, pourquoi ? gémit-elle entre les draps. Tu étais censé être différent de tous les autres. Tu devais rester. Tu disais que tu m'aimais, mais l'amour, ça n'existe pas. On ne peut compter sur personne sur cette terre.” Au fond d'elle-même, elle se fit la promesse de ne plus jamais donner ni son amour ni sa confiance à personne. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-23T18:40:16+01:00

Seuil, p. 150

« “Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'écrevisses qui chantent ? Ma aussi, elle disait ça.” Kya se rappela que sa mère l'encourageait toujours à explorer le marais : “Va aussi loin que tu peux. Tout là-bas, où on entend le chant des écrevisses.”

“Ça veut dire aussi loin que tu peux dans la nature, là où les animaux sont encore sauvages, où ils se comportent comme vrais animaux. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-23T18:37:07+01:00

Seuil, p. 119

« Elle ne rêvait plus désormais de s'envoler avec les aigles ; quand on doit barboter dans la noue pour trouver de quoi manger, l'imagination se tarit à mesure qu'on devient adulte. »

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Extrait ajouté par Intranucleaire 2020-01-07T18:10:00+01:00

1960

Le lendemain midi, les mains sur les joues, Kya s'approcha lentement de la souche, presque comme si elle était en prières. Mais aucune plume sur la souche. Ses lèvres se pincèrent.

" Bien sûr... moi aussi j'aurais dû laisser quelque chose pour lui."

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Extrait ajouté par Paraffine 2019-08-08T07:47:59+02:00

1.

Ma

1952

The morning burned so August-hot, the marsh's moist breath hung the oaks and pines with fog. The palmetto patches stood unusually quiet except for the low, slow flap of the heron's wings lifting from the lagoon. And then, Kya, only six at the time, heard the screen door slap. Standing on the stool, she stopped scrubbing grits from the pot and lowered it into the basin of worn-out suds. No sounds now but her own breathing. Who had left the shack? Not Ma. She never let the door slam.

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