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Extrait ajouté par clarisse40 2013-01-18T18:18:42+01:00

Alors survint l'âme du Thébain Tirésias, le sceptre d'or en main. Il me reconnut et me dit:

«Descendant de Zeus, fils de Laërte, Ulysse aux mille expédients, » pourquoi donc, malheureux, quittant la lumière du soleil, es-tu venu voir les morts et la région sans joie? Mais éloigne-toi de la fosse, écarte la pointe de ton épée, que je boive du sang et te dise la vérité. » Il parlait ainsi; moi, je m'éloignai et remis au fourreau mon épée aux clous d'argent. Quand il eut bu le sang noir, l'irréprochable devin m'adressa ces paroles: « C’est le retour doux comme le miel que tu cherches, glorieux Ulysse ; mais un dieu te le rendra pénible ; car l'Ébranleur de la terre ne te laissera point passer, je pense; il a conçu en son cœur de la rancune contre toi ; il t'en veut d’avoir ôté la vue à son cher fils. Mais, malgré sa colère, vous pourriez encore, au prix d'épreuves, arriver chez vous, si tu veux contenir ton cœur et celui de tes compagnons, dès l’instant où tu approcheras ton vaisseau bien charpenté de l’île du Trident, après avoir échappé à la mer violette, quand vous y trouverez au pacage les vaches et les robustes moutons d'Hélios, qui voit tout et entend tout. Si tu ne leur fais aucun mal, si tu penses à votre retour, vous pourrez encore, non sans souffrir, atteindre Ithaque ; mais si tu les endommages, alors je te prédis la perte de ton vaisseau et de tes compagnons ; et toi, si tu échappes au trépas, tu rentreras tard, en triste état, après avoir perdu tous tes compagnons, sur un vaisseau étranger ; tu trouveras en ta maison de quoi te peiner ; des hommes arrogants, qui dévorent ton bien, en prétendant à ta noble femme et lui offrant des présents de noces. »

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:48:11+01:00

« Il vous faudra d'abord passer près des Sirènes. Elles charment tous les mortels qui les approchent. Mais bien fou qui relâche pour entendre leurs chants ! Jamais en son logis sa femme et ses enfants ne fêtent son retour : car, de leurs fraîches voix, les Sirènes le charment, et le pré, leur séjour, est bordé d'un rivage tout blanchi d'ossements et de débris humains, dont les chairs se corrompent... Passe sans t'arrêter ! »

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Extrait ajouté par Azza9 2016-12-18T14:24:03+01:00

« Nul ne sait par lui-même qui est son père » (première rhapsôdie).

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Extrait ajouté par skye_nightshade 2016-08-16T11:24:16+02:00

Tous les héros de la grande guerre de Troie, tous ceux du moins qui avaient fui la mort, réchappant du combat et de la mer,tous étaient rentrés chez eux.

Mais lui, le divin Ulysse, loin de son pays et de sa femme, il était prisonnier de la nymphe Calypso qui brulait d'en faire son époux.

Dans son royaume, en Ithaque, personne ne croyait plus au retour du héros: depuis vingt ans qu'il était parti sur son navire arqué pour la maudite Troie! Les jeunes seigneurs du pays s'étaient installés dans son palais. Ils passaient le temps a banqueter, a dévorer les biens d'Ulysse. Pire! Ces misérables assaillaient Pénélope, la suppliant de choisir l'un d'eux, de l'épouser, d'en faire le nouveau roi d'Ithaque.

Mais la reine refusait: elle espérait toujours que son Ulysse généreux reviendrait. Pour tromper les prétendants, elle inventa la ruse de la toile.

"Mes jeunes prétendants, leur dit-elle, je sais bien qu'Ulysse est mort! Mais laissez moi finir mon ouvrage. C'est un linceul pour le noble Laërte, le père d'Ulysse. Qu'elle honte pour moi s'il était porté nu en terre lorsque la mort l'aura fauché!"

Les prétendants cédèrent. La reine passait ses jours a tisser l’immense toile, mais la nuit, a la lumière des torches, elle venait la défaire. Hélas! Une servante trahit son secret. La reine n'allait bientôt ne plus pouvoir refuser les noces.

Cependant, son fils Télémaque avait grandi. Comme il voulait régner en maitre chez lui, il s'en prit violemment aux prétendants et leurs ordonna de quitter le palais. Mais que pouvait-il, seul contre eux, si nombreux?

Le jeune prince décida donc de partir vers d'autres cités a la recherche d'hommes qui sauraient quelque chose sur son père.

Ce fut l’époque ou les dieux décidèrent qu'Ulysse rentreraient dans sa demeure e Ithaque. Car tous le prenaient en pitié, sauf Poséidon, le maitre de la mer, qui ne lui pardonnait pas d'avoir aveuglé son fils, le Cyclope.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:48:11+01:00

Est-il dans cette vie une gloire plus grande que de savoir jouer des jambes et des bras ?

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:48:11+01:00

Je préviens mes compagnons du danger des Sirènes, grâce aux conseils de Circé. Nous sommes en vue de leur île; tout à coup le vent tombe; un calme plat s'installe, sans un souffle d'air; un dieu endort les vagues. Mes compagnons se lèvent, amènent les voiles et les rangent dans les creux de la cale. Ils s'assoient aux bancs et font blanchir la mer sous les coups de leurs rames polies. Moi, du bronze aigu je coupe en petits morceaux un grand gâteau de cire, je l'écrase entre mes mains puissantes. La cire s'amollit sous mes doigts et à la chaleur du soleil. Je bouche les oreilles de tous mes compagnons, un par un. Eux m'attachent pieds et poings. Nous poursuivons notre route. Mais le bateau qui file sur la mer n'échappe pas au regard des sirènes; elles entonnent leur chant, à voix claire :

"Viens ici, Ulysse légendaire, arrête ton bateau, viens entendre notre voix à toutes deux. Aucun bateau à coque noire ,n'a jamais longé notre rivage sans succomber au charme de notre chant mélodieux. Nous savons tous les malheurs dont les dieux ont accablé Achéens et Troyens dans la vaste Troade. Nous savons tout ce qui se passe sur la terre féconde."

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Extrait ajouté par bookemixer 2010-04-08T17:21:25+02:00

« Chante, ô Muse, le héros aux cent détours qui a tant erré sur terre après avoir pillé la ville sainte de Troie, qui a vu tant de villes et connu tant de peuples, qui sur mer a tant souffert en son coeur, luttant pour sa vie et le retour de ses équipages. Déesse, fille de Zeus, débute où tu veux et raconte-nous l'histoire, à nous aussi.

Tous les autres, tous ceux qui avaient échappé au gouffre de la mort, étaient revenus chez eux, rescapés de la guerre et de la mer. Lui seul demeurait à regretter sa femme et sa maison -, c'était la Nymphe puissante, Calypso, qui le retenait dans les profondeurs de sa caverne, pour l'avoir pour elle, comme époux.

Mais quand le cycle fut accompli et que vint l'année où les dieux avaient tissé pour lui le retour à Ithaque, même là, il n'allait pas échapper aux épreuves. Tous les dieux en avaient pitié, sauf Poséidon. La haine du dieu était sans fin envers Ulysse, jusqu'à son retour en Ithaque.

Mais voici que Poséidon s'en alla chez les Éthiopiens, les Éthiopiens du bout du monde, ceux du soleil levant, pour y recevoir une hécatombe de taureaux et de béliers. Assis au banquet, il avait le coeur en joie.

Les autres dieux étaient rassemblés dans le palais de Zeus l'Olympien et le père des dieux et des hommes se mit à leur parler, car il se souvenait d'Égisthe, tué par le noble Oreste, fils de l'Atride Agamemnon :

- Hélas, comme les mortels critiquent les dieux ! Ils disent que leurs malheurs viennent de nous, alors qu'ils y ajoutent encore des souffrances à cause de leur folie. Voyez comme cet Égisthe, bravant le destin, a épousé la femme de l'Atride, puis a égorgé celui-ci à son retour. Il voyait pourtant le gouffre de la mort, nous l'avions prévenu. Nous lui avions envoyé Hermès le Bon Guetteur pour le mettre en garde : Oreste serait le vengeur de son père, une fois devenu grand et désireux de revenir chez lui. Mais Égisthe ne fut pas convaincu. Maintenant il vient de payer tout en bloc ! »

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Extrait ajouté par Anne-118 2010-03-18T22:59:11+01:00

Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu’il eut renversé la citadelle sacrée de Troiè. Et il vit les cités de peuples nombreux, et il connut leur esprit ; et, dans son cœur, il endura beaucoup de maux, sur la mer, pour sa propre vie et le retour de ses compagnons. Mais il ne les sauva point, contre son désir ; et il périrent par leur impiété, les insensés ! ayant mangé les bœufs de Hélios Hypérionade. Et ce dernier leur ravit l’heure du retour. Dis-moi une partie de ces choses, Déesse, fille de Zeus.

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Extrait ajouté par Dzenati 2020-06-04T15:41:27+02:00

"Ayant achevé rapidement ses tâches, il alluma le feu, nous aperçut et nous demanda :

« Étrangers, qui êtes-vous ? D’où venez-vous sur les routes de la mer ? Est-ce une affaire qui vous conduit ici ou bien errez-vous à l’aventure, comme des pirates qui se laissent porter par les vents, en mettant leur vie en danger et en ravageant les pays étrangers ? »

Ainsi parla-t-il. Nos cœurs se glacèrent d’épouvante à cause de sa voix rauque et de son allure monstrueuse. Je lui répondis pourtant par ces mots :

« Nous sommes des Achéens qui revenons de Troie et que tous les vents ont égarés sur le grand gouffre de la mer. Nous cherchions à rejoindre notre demeure mais nous avons dû prendre une autre voie et d’autres chemins. C’est assurément Zeus qui a voulu qu’il en soit ainsi. […] Nous sommes arrivés ici et nous sommes à tes genoux dans l’espoir que tu nous offres un présent en guise d’hospitalité, ou quelque autre don, comme c’est l’usage envers les hôtes que l’on accueille. Eh bien, ami, respecte les dieux car nous sommes tes suppliants. Zeus l’hospitalier accompagne les vénérables étrangers, et venge les hôtes qui demandent accueil. »

Je m’adressai à lui ainsi et il me répondit aussitôt d’un cœur impitoyable :

« Tu dois être fou, étranger, ou bien venir de loin, pour m’inviter à craindre ou à éviter la colère des dieux. Les Cyclopes ne se soucient pas de Zeus qui porte l’égide ni des dieux bienheureux car nous sommes beaucoup plus puissants qu’eux. Et ce n’est pas par peur de Zeus mais seulement si mon cœur m’y engage, que je vous épargnerais toi et tes compagnons. Mais dis-moi, en abordant cette île où as-tu laissé ton solide vaisseau ? Est-ce à l’extrémité de l’île ou quelque part près d’ici ? Je souhaiterais le savoir. »

Il dit cela pour me mettre à l’épreuve mais il ne réussit pas à tromper mon esprit et ma sagesse. Je lui adressai ces paroles rusées :

« Poséidon qui fait trembler la terre a brisé mon vaisseau en l’approchant d’un cap puis en le jetant contre des rochers aux extrémités de ta terre. Le souffle du vent l’a entraîné là depuis la haute mer. Ces hommes que tu vois et moi-même avons échappé à une mort terrible. »

Je parlai ainsi mais cela ne fit naître aucune parole de son cœur impitoyable. Il s’élança, jeta ses bras sur mes compagnons, en saisit deux et les frappa contre le sol comme s’ils étaient des chiots. Leur cervelle jaillit et coula sur le sol. Puis les coupant membre à membre il prépara son repas. Comme un lion des montagnes, il les dévora sans rien laisser, ni entrailles, ni chair, ni os remplis de moelles. Devant ce cruel spectacle, nous nous mîmes à pleurer et à lever les bras vers Zeus ; le désespoir s’empara de nos cœurs. Une fois que le Cyclope eut rempli son vaste estomac en le comblant de chairs humaines qu’il fit descendre avec du lait pur, il s’allongea à l’intérieur de la caverne, étendu parmi ses bêtes. De mon côté je m’approchai de lui, dégainai mon épée qui longeait ma cuisse, et songeai dans mon cœur courageux à le frapper à la poitrine, au-dessus du foie, en cherchant la cible avec la main. Mais une autre idée retenait mon esprit : nous aurions nous aussi péri dans cette caverne d’une mort terrible car nous n’aurions pas pu écarter la lourde pierre qu’il avait placée devant la grande porte par la seule force de nos bras. Alors, nous attendîmes l’Aurore divine en gémissant."

Trad. de Pierre Balmond (Étonnants Classiques)

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Extrait ajouté par Chimerique 2018-04-08T11:20:10+02:00

Les hommes sont des êtres d'un instant...

Celui qui est cruel et n'a que de cruels pensers, chacun ne lui souhaite que de la douleur de son vivant, et mort, chacun le couvre de sarcasmes ;

celui qui est sans tache et n'a que des pensers sans tache, les hôtes vont au loin colporter son renom de gloire chez tous les peuples, et beaucoup disent qu'il est noble.

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