Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Commentaires de livres faits par Hardinscott02

Extraits de livres par Hardinscott02

Commentaires de livres appréciés par Hardinscott02

Extraits de livres appréciés par Hardinscott02

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
— Je ne peux pas bouger, lui dis-je contre son torse.
Son rire résonna en moi tandis qu’il desserrait son étreinte.
— Ça s’appelle un câlin.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Bon. Il y a quelques règles à suivre, ce soir.
Je haussai les sourcils
— Des règles ?
— Oui.
Il recula, puis descendit l’allée en prenant soin d’éviter les parties verglacées du chemin.
— Règle numéro un : interdiction de parler de la Défense.
Je me mordis les lèvres.
— D’accord.
Il jeta un coup d’œil dans ma direction, comme s’il savait que j’essayais de réprimer un sourire d’amoureuse transie.
— Règle numéro deux : on ne parle pas non plus de Dawson, ni de Will. Et règle numéro trois : on se concentre sur moi, parce que je suis formidable.
Cette fois, je fus incapable de retenir mon sourire. Il fendit mon visage en deux.
— Ça doit être faisable.
— Je l’espère pour toi sinon, je vais devoir te punir.
— Et de quel genre de punition parle-t-on ?
Il rit doucement.
— Du genre qui te plaira beaucoup.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
...] J’étais simplement fatiguée. J’avais passé la plus grande partie de mon samedi dans une maison pleine d’extraterrestres qui se disputaient. Deux d’entre eux ne me faisaient pas confiance. Une autre pensait que Daemon allait mourir par ma faute. Et Adam ne me détestait pas mais il n’était pas non plus mon meilleur ami. Je m’étais enfuie avant que les pizzas qu’ils avaient commandées arrivent. Ash avait raison. Ils formaient une famille. Je n’avais pas ma place parmi eux.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
...]
— Tu es amoureuse de Daemon, non ?
J’attrapai une bouteille d’eau sur le comptoir avec un sourire moqueur.
— Pas vraiment.
Ash pencha la tête sur le côté.
— Moi, je sais que tu lui plais.
Mon cœur ne venait pas de faire un bond dans ma poitrine. Pas du tout.
— Il ne m’aime pas. Tu l’as dit toi-même.
— J’avais tort. (Elle croisa ses bras fins en m’examinant intensément.) Il est curieux. Tu es différente des autres. C’est la nouveauté qui l’attire. Les mecs, même ceux de notre peuple, adorent les joujoux flambant neufs.
Je bus une grande gorgée d’eau.
— Je t’assure qu’il n’a pas l’intention de jouer avec moi. (Du moins, pas quand il était éveillé.) Quant aux Arums...
— Les Arums finiront par le tuer. (Sa voix resta la même, totalement dénuée d’émotions.) À cause de toi, petite humaine. Il mourra en voulant te protéger.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Lorsque j’ouvris les yeux le lendemain matin, le soleil était haut dans le ciel au-dessus de la montagne qui entourait la vallée. Je n’étais plus du bon côté du lit. Je n’étais même plus sur le lit du tout. J’étais à moitié allongée sur le torse de Daemon. Nos jambes étaient emmêlées sous la couverture. Il avait passé un bras autour de ma taille et me retenait avec une poigne de fer. J’avais la main posée sur son ventre. Je sentais les battements de son cœur contre ma joue, forts et réguliers. Allongée ainsi, j’avais du mal à respirer. Il y avait quelque chose d’intime à être lovés ainsi l’un contre l’autre dans un lit.Comme des amants. Une douce sensation de chaleur me caressa la peau. Je fermai les paupières. La moindre parcelle de mon corps avait pris conscience de sa présence, de la façon dont j’étais collée à lui, mes cuisses contre les siennes, son ventre musclé sous mes doigts. Quand mes hormones se réveillèrent, j’eus l’impression qu’on m’avait frappée en plein ventre. Un feu intense se déversa dans mes veines. Pendant un moment, je m’autorisai à faire semblant. Je n’imaginais pas que nous étions tous les deux humains, ce n’était pas le problème. Non, je prétendis simplement qu’on s’appréciait. Puis, il bougea et roula sur le côté. Je me retrouvai sur le dos. Il enfouit son visage dans l’espace entre mon cou et mon épaule et se frotta légèrement contre ma peau. Mon Dieu...Son souffle chaud dansait contre moi, me donnait des frissons. Son bras était lourd contre mon ventre. Son genou s’insinua entre mes jambes et remonta toujours plus haut. Mes poumons me brûlaient. Daemon murmura quelque chose dans une langue que je ne comprenais pas. La sonorité était douce et belle. Magique. Extraterrestre.J’aurais pu le réveiller, mais je n’en fis rien. Le plaisir que me procurait son contact était plus fort que tout.Sa main était posée à la naissance du tee-shirt que j’avais emprunté. Ses longs doigts caressaient ma peau nue entre celui-ci et le vieux bas de pyjama. Quand ils se faufilèrent
sous le tissu, mon ventre se contracta. Les battements de mon cœur s’emballèrent de manière dangereuse. Le bout de ses doigts frôla mes côtes. Il pressa son genou contre moi.Je hoquetai.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
...] Daemon avait de nouveau bougé à la vitesse de la lumière. Il se tenait à présent devant sa sœur. Il la prit brièvement dans ses bras.
— Sois prudente.
Je n’avais aucun doute que Daemon aimait et chérissait Dee. Il aurait donné sa vie pour elle, sans hésiter. La façon dont il la protégeait était admirable. Je n’arrivais même pas à trouver les bons mots pour la décrire. Dans des moments comme ça, je regrettais d’être fille unique.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Tu viens manger avec nous, aujourd’hui ?
Elle remit ses lunettes et les remonta du bout du doigt. Surprise, je clignai les yeux.
— Vous voulez quand même de moi à votre table après ce qui s’est passé hier ?
J’avais craint de devoir prendre tous mes repas de midi dans les toilettes pour le reste de l’année scolaire. Lesa hocha la tête.
— Tu rigoles ? On te trouve trop cool. On n’a aucun problème avec eux, mais de nombreux élèves auraient rêvé d’être à ta place.
— Et c’était plutôt courageux de ta part, ajouta Carissa, tout sourire. On aurait dit le ninja des spaghettis.
Rassurée, j’éclatai de rire.
— J’aurais adoré, mais je pars à midi, aujourd’hui. On m’enlève mon attelle.
— Oh non, tu vas rater la préparation au match ! s’exclama Lesa. C’est bête. Tu viens ce soir ?
— Non. Le football américain, ce n’est pas mon truc.
— Nous non plus, mais tu devrais venir quand même. (Lesa s’assit à son bureau. Ses boucles rebondirent de chaque côté de son visage en forme de cœur.) Carissa et moi, on y va histoire de sortir un peu. Il n’y a pas grand-chose à faire dans le coin.
— Et puis, il y a la fête dans les champs après le match. (Carissa repoussa une mèche de cheveux qui tombait devant ses lunettes.) Lesa me force toujours à y aller.
L’intéressée leva les yeux au ciel.
— Carissa ne boit pas.
— Et alors ? rétorqua-t-elle.
— Et elle ne fume pas, ne couche pas, et ne fait jamais rien d’intéressant.
Lesa évita le coup de son amie et fit semblant de bâiller.
— Excuse-moi d’avoir une morale. (Elle plissa les yeux.) Contrairement à d’autres.
— Oh, j’ai une morale. (Lesa se tourna vers moi avec un grand sourire.) Mais par ici, on est obligés de revoir ses critères à la baisse.J’éclatai de rire.
Daemon entra alors dans la salle. Je me fis toute petite sur mon siège et me mordis les lèvres.
— Oh, mon Dieu.
Les deux filles s’arrêtèrent judicieusement de parler. J’attrapai mon stylo et fis semblant de relire les notes que j’avais prises la veille. Le problème, c’était que je n’avais rien écrit. Alors, j’entrepris de marquer la date du jour très lentement.Quand Daemon s’installa derrière moi, mon estomac faillit me remonter dans la gorge.J’allais vomir. Ici, en plein cours, devant...
Il me donna un coup de stylo dans le dos.Je me figeai. Lui et son satané stylo. Il recommença. Avec plus de force cette fois. Je me retournai en fronçant les sourcils.
— Quoi ?
Daemon sourit.Tout le monde nous regardait. J’avais l’impression d’être retournée à la cantine. J’étais sûre qu’ils se demandaient si j’allais lui jeter mon sac à dos à la figure. Selon ce qu’il me dirait, il y avait de fortes chances pour que ça se produise. Cependant, cette fois, je doutais de m’en sortir aussi facilement. Baissant légèrement le menton, il m’observa à travers ses cils extraordinairement longs.
— Tu me dois un tee-shirt.
Je crus que ma mâchoire allait tomber sur le dossier de ma chaise.
— Je me suis aperçu, poursuivit-il à voix basse, que la sauce tomate ne part pas forcément au lavage.
Je finis par retrouver l’usage de la parole.
— Je suis sûre que tu en as d’autres.
— Oui, mais c’était mon préféré.
— Tu as un tee-shirt préféré ? demandai-je, sceptique.
— Et tu as aussi foutu en l’air celui d’Ash.
Quand il sourit de plus belle, une fossette se creusa sur l’une de ses joues.
— Oh, je suis sûre que tu trouveras un moyen de la réconforter suite à cet accident dramatique.
— Je ne crois pas qu’elle s’en remettra, rétorqua-t-il.
Je levai les yeux au ciel. Je savais que j’aurais dû m’excuser, mais j’en étais incapable.J’étais en train de devenir une très mauvaise personne. Je fis mine de me retourner.
— Tu m’es redevable.
Encore une fois.Je le dévisageai pendant un long moment. La sonnerie retentit, mais elle semblait très loin. Ma poitrine se serra.
— Je ne te dois rien du tout, murmurai-je de façon à ce qu’il soit le seul à l’entendre.
— Permets-moi de te contredire.
En se penchant, il fit basculer son bureau sur deux pieds. Nos lèvres n’étaient plus qu’à quelques centimètres les unes des autres. C’était complètement déplacé : on était en cours et il avait eu une autre fille sur les genoux la veille.
— Tu n’es vraiment pas celle que je pensais.
— Et à quoi est-ce que tu t’attendais, au juste ?
Savoir que je l’avais surpris me faisait plaisir. Bizarre. Mon regard glissa jusqu’à sa bouche magnifiquement dessinée. C’était vraiment du gâchis.
— Il faut qu’on parle, toi et moi.
— On n’a rien à se dire.Il baissa également les yeux. L’atmosphère se réchauffa d’un coup. C’était presque insupportable.
— Si, dit-il d’une voix rauque. Ce soir.
Une partie de moi aurait voulu lui dire d’aller se faire voir, mais je serrai les dents et hochai la tête. On avait réellement besoin de discuter, même si c’était pour lui annoncer que je ne lui adresserais plus la parole. Je voulais retrouver la gentille Katy qu’il avait muselée et cachée dans un coin.Le professeur se racla la gorge. Je clignai les yeux. La classe entière semblait hypnotisée. Le visage en feu, je me retournai et m’agrippai aux bords de mon bureau.Le cours commença, mais il faisait toujours aussi chaud. Je transpirais d’excitation. Je sentais Daemon derrière moi, son regard dans mon dos. Je n’osais pas bouger. Du moins,jusqu’à ce que Lesa s’étire à côté de moi et jette un morceau de papier plié sur mon cahier.J’ouvris le mot avant que le professeur s’en aperçoive et le glissai sous mon livre. Je profitai qu’il soit tourné vers le tableau pour le lire.
C’est ce que j’appelle de l’alchimie, Batman !
Je me tournai vers elle en secouant la tête. Pourtant, mon cœur continuait de palpiter et, malgré tout, j’avais du mal à respirer. Je ne l’aimais pas. C’était un imbécile. Lunatique,qui plus est. Durant les moments que j’avais passés avec lui, l’espace d’une nanoseconde, j’avais cru apercevoir le vrai Daemon, ou du moins, une meilleure facette de sa personnalité. Ça avait attisé ma curiosité. Son caractère de cochon, en revanche, ne me faisait pas le même effet.Il m’excitait.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Pourquoi est-ce que tu te moques toujours de moi ?
Il secoua la tête et me sourit.
— Je ne sais pas. Tu me fais rire, c’est tout.
Je donnai un coup de pied dans une pierre.
— Si tu le dis. Qu’est-ce que voulait ce Matthew, au fait ? J’ai l’impression qu’il me déteste.
— Il ne te déteste pas. Il ne te fait pas confiance, c’est différent.
Il marmonna ces derniers mots.Je secouai le chef d’un air ahuri.
— Il a peur de quoi ? Que je te vole ta vertu ?
Daemon éclata de rire. Il lui fallut un moment pour se reprendre et me répondre.
— Ouais. Il n’est pas très fan des jolies filles qui me tournent autour.
— Quoi ?
Je trébuchai sur une racine. Daemon me rattrapa sans effort. Dès que je retrouvai mon équilibre, il m’aida à me remettre sur mes pieds. Ce bref contact, même à travers mes vêtements, me fit frissonner. Sa main s’attarda quelques secondes sur ma hanche avant de me libérer.
— Tu plaisantes, pas vrai ?
— À propos de quoi ? demanda-t-il.
— De tout !
— Pitié, ne me dis pas que tu ne sais pas que tu es jolie. (Il interpréta mon silence.) Aucun garçon ne te l’a jamais dit ?
Il n’était pas la première personne qui me faisait un compliment. Je suppose que,jusqu’à présent, ça ne m’avait simplement pas touchée. Mes petits amis précédents m’avaient dit que je leur plaisais, mais je ne voyais pas en quoi ça me rendait détestable. Je
détournai la tête en haussant les épaules.
— Si, bien sûr.
— À moins que tu n’en sois pas consciente ?
Je fixai les troncs des arbres anciens sans lui répondre. J’étais sur le point de revenir sur ce qu’il avait dit d’autre – je ne lui tournais pas autour –, lorsqu’il reprit la parole.
— Tu sais ce que je pense ? demanda-t-il d’une voix douce.
Nous nous trouvions toujours sur le sentier. Seul le chant des oiseaux résonnait autour de nous
.— Non ?
La brise légère sembla emporter ma voix au loin.
— Je suis persuadé que les personnes les plus belles, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, sont celles qui n’ont pas la moindre idée de leur charme.
Ses yeux cherchèrent les miens avec intensité. Pendant un instant, on resta ainsi, face à face.
— Ceux qui montrent leur beauté à tout le monde, qui gâchent ce qu’ils ont... leur beauté est superficielle. Ce n’est qu’une enveloppe vide.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Demander aux voisins où se trouvait le supermarché le plus proche était une excuse valable pour me présenter à eux. Si ma mère avait raison et qu’ils aient mon âge, ce ne serait pas si terrible que ça. Il fallait que je le fasse. D’un pas décidé, je traversai la pelouse,puis l’allée, avant de me dégonfler.Je gravis les marches du perron et fis pivoter la moustiquaire pour frapper à la porte. Après avoir fait un pas en arrière, je lissai mon tee-shirt. Je suis calme. Tout va bien se passer.Il n’y avait rien d’étrange à demander son chemin.De lourds bruits de pas résonnèrent de l’autre côté. Puis, la porte s’ouvrit sur un torse large, bronzé et musclé. Un torse nu. Quand je baissai les yeux... j’en eus le souffle coupé. Il portait un jean taille basse qui révélait une fine toison partant de sous son nombril et disparaissant sous son pantalon.Son ventre était plat. Parfait. Je mourais d’envie de le toucher. Ce n’était pas le genre de ventre que je m’étais attendu à voir sur un garçon de dix-sept ans, l’âge que je lui donnais, mais je n’avais pas l’intention de me plaindre. Aucun son ne sortait de ma bouche.Je le dévorais des yeux.Lorsque mon regard remonta vers son visage, je vis que de longs cils charbonneux effleuraient le haut de ses joues, me cachant la couleur de ses iris tandis qu’il m’observait. Il fallait que je sache de quelle couleur étaient ses yeux.
— Je peux t’aider ?
Ses lèvres pulpeuses qui appelaient au baiser reflétaient son agacement.Sa voix était grave et ferme. On aurait dit qu’il avait l’habitude qu’on lui obéisse sans poser de questions. Ses paupières s’ouvrirent davantage, révélant des prunelles d’un vert si intense qu’elles paraissaient irréelles. Leur teinte émeraude contrastait violemment avec sa peau hâlée.
— Allô ? dit-il en posant une main contre le cadre de la porte pour se pencher en avant. Tu sais parler ?
Je pris une grande inspiration en rougissant d’embarras.Il leva le bras pour repousser une mèche bouclée qui lui tombait sur le front, puis jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule avant de reporter son attention sur moi.
— À trois, je referme. Un...
J’avais envie de mourir de honte. Heureusement, je retrouvai rapidement l’usage de la parole.
— Je... je me demandais si tu savais où se trouvait le supermarché le plus proche. Je m’appelle Katy. Je viens d’emménager à côté. (Je lui montrai ma maison en bafouillant comme une idiote.) Il y a deux jours.
— Je sais.
*D’accord...*
— Donc j’espérais que quelqu’un connaîtrait le chemin le plus court jusqu’au supermarché et aussi un magasin où on vend des plantes.
— Des plantes ?
Ça ne ressemblait pas vraiment à une question, mais je me dépêchai de répondre quand même.
— Oui, tu vois, il y a un parterre de fleurs juste devant chez moi...Il ne dit rien. Il se contenta de hausser un sourcil d’un air méprisant.
— OK.
Ma gêne commença à se dissiper, remplacée petit à petit par une colère grandissante.
— Donc, il faut que j’aille acheter des plantes...
— Pour tes plates-bandes. J’ai bien compris.
Il appuya sa hanche contre le cadre de la porte et croisa les bras. Il y avait un éclat particulier dans ses yeux. Ce n’était pas de l’impatience.J’inspirai profondément. Si ce mec m’interrompait encore une fois... Je pris la même intonation que celle dont ma mère se servait lorsque j’étais enfant et que je jouais avec des objets tranchants.
— J’aimerais trouver un magasin où je peux acheter à manger et des plantes.
— Tu as conscience que cette ville n’a qu’un feu rouge, pas vrai ?
Ses sourcils se confondaient à présent avec l’implantation de ses cheveux, comme s’il se demandait comment je pouvais être aussi stupide. Je compris alors ce que signifiait son expression. Il se moquait de moi. Il me regardait avec une énorme dose de condescendance.Pendant un instant, je ne fis que le dévisager. Il était sûrement le mec le plus canon que j’aie jamais vu... pourtant c’était un vrai crétin. Logique, quoi.
— Tu sais, je te demandais juste mon chemin. Mais je tombe sûrement à un mauvais moment.
Il eut un sourire en coin.
— Si c’est toi qui frappes à ma porte, ce ne sera jamais le bon moment, gamine.
— Gamine ? répétai-je, les yeux écarquillés.
Il haussa de nouveau un sourcil sombre et moqueur. Je commençais à détester cette mimique.
— Je ne suis pas une gamine. J’ai dix-sept ans.
— Ah oui ? (Il cligna les paupières.) Tu as l’air d’en avoir douze. Non, peut-être treize.Ma sœur a une poupée qui te ressemble un peu. Avec de grands yeux vides.
Je lui faisais penser à une poupée ? Avec des yeux vides ? Une onde de chaleur me brûla la poitrine et remonta le long de ma gorge.
— Waouh. Excuse-moi de t’avoir dérangé. Je ne viendrai plus jamais frapper à ta porte,promis.
Je me retournai pour ne pas céder à l’envie de lui mettre mon poing dans la figure. Ou à celle de pleurer.
— Hé ! me rappela-t-il.
Je m’arrêtai sur la dernière marche, mais refusai de lui faire face. Je ne voulais pas qu’il voie à quel point j’étais bouleversée.
— Quoi ?
— Prends la route numéro 2 et tourne sur l’U.S. 220 vers le nord, pas le sud. Elle te mènera jusqu’à Petersburg. (Il soupira, agacé, comme s’il me rendait un service colossal.) Le supermarché est au centre-ville. Tu ne peux pas le rater. Enfin si, tu en es peut-être capable. Je crois qu’il y a un magasin de bricolage juste à côté. Tu pourras sans doute y trouver des choses à mettre en terre.
— Merci, marmonnai-je avant d’ajouter le plus bas possible : Crétin.
Il éclata d’un rire rauque.
— Ce n’est pas très distingué, Kittycat.
Je me retournai vivement.
— Ne m’appelle pas comme ça, rétorquai-je.
— C’est mieux que de traiter quelqu’un de crétin, non ? (Il s’éloigna de la porte.) C’était une visite intéressante. J’en garderai un bon souvenir.
OK. Ça suffisait.
— Tu sais quoi ? Tu as raison. Je n’aurais jamais dû t’appeler comme ça. « Crétin »,c’est encore trop gentil pour toi, dis-je avec un sourire angélique. Tu es un connard.
— Un connard ? répéta-t-il. Comme c’est charmant.
Je lui fis un doigt d’honneur. Il rit encore et baissa la tête. Ses cheveux bouclés tombèrent en avant, dissimulant presque entièrement ses yeux.
— Quelle politesse, Kitten ! Je suis sûr que tu as toute une panoplie de surnoms et de gestes en réserve, mais ça ne m’intéresse pas.
Effectivement, j’aurais pu dire et faire beaucoup plus de choses, mais je rassemblai ma dignité et retournai chez moi d’un pas lourd, sans lui faire le plaisir de lui montrer à quel point il m’avait énervée. Jusqu’à présent, je m’étais toujours appliquée à éviter les confrontations. Mais ce type me tapait sur le système comme personne. Une fois arrivée à ma voiture, j’ouvris vivement la portière.
— À plus, Kitten ! s’esclaffa-t-il avant de claquer la porte.
Des larmes de colère et de honte me brûlaient les yeux. Je mis le contact et passai la marche arrière. « Fais un effort », m’avait dit ma mère. Ça n’en avait vraiment pas valu la peine.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
Trop fière de moi! 13 sur 20 en maths,c’est genre «Noël avant l’heure» tellement c’est incroyable! D’ailleurs, je ne sais pas moi-même comment j’ai accompli ce miracle! Peut-être que finalement, je pourrais avoir de bons résultats, si je travaillais un peu plus...«Quelle prise de conscience!Quelle maturité!» Ah, ah! Je sais, Journal, je sais...! Ne sois pas si moqueur!
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
J’ai quand même dû m’expliquer sur l’épisode «Julien», dire à Maël que ce n’était qu’un coup monté pour lui faire bouffer de la terre... et ce n’était pas très glorieux, comme récit. D’après Maël, ça l’a foutu «hors de lui». Mais c’est du passé, tout ça. Le principal est sauvé. Il était trop mignon, en plus. Il a collé son petit museau contre moi, dans mon cou, il faisait le petit chien mignon, celui qui cherche à se faire pardonner. Je l’aurais bouffé tellement il était beau! Et on s’est embrassés. Dans le car, devant tout le monde! Sauf que tout le monde dormait...! LOL. Je l’aime tant! Je suis si heureuse.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
Charlotte s’est fait choper avec mes strings dans sa valise–enfin, ceux que je lui avais donnés. Du coup, sa mère la menace de l’empêcher de partir! Je l’ai rassurée en lui disant que le voyage était déjà payé: même De Peyreffite n’a pas pu se faire rembourser, et sa mère est tellement radine que Charlotte ne risque rien! On a trop rigolé, avec ça. La tête de cette vieille catho balançant des strings dans toute la chambre en faisant des signes de croix! Lolololol!
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
J’ai une maison, pas vraiment de problèmes d’argent, je mange à ma faim, je suis plutôt jolie, j’ai des parents à la cool. Moi-même, je suis plutôt cool... Mis à part qu’en moins d’un an, j’ai été trahie par mes deux petits amis, que ma mère a complètement viré de bord en m’évinçant de sa vie et que mes notes sont en chute libre... mais sinon: TOUT VA BIEN! Ah! Ça remonte le moral, de se concentrer sur le positif!

Excuse, je reviens, je vais pleurer.

PS: marre de pleurer tout le temps!
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
Sauf que je suis SEULE le jour de la Saint-Valentin! D’ailleurs, qui a inventé ce concept pourri? Avant, quand j’étais petite, il y avait Noël grand max. Maintenant, il y a toutes ces fêtes américaines sorties de nulle part, comme si on en avait quelque chose à foutre, nous, de leurs concepts commerciaux débiles? Je dis ça parce que je suis en colère... En vrai, j’aurais tellement aimé être dans ses bras! Son sourire me manque. Ses épaules me manquent. Et aussi quand il me jouait de la guitare. Bon, je vais pleurer un bon coup... Ça ira mieux demain.
Lendemain:
OK, ça ne va pas mieux. Genre: pas du tout!
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
... C'est décidé, j'arrête le lycée.
Lendemain:
Visiblement, à 15ans, on n’a pas le droit d’arrêter le lycée pour des raisons dites «superficielles». Parce que le cœur brisé d’une femme, c’est superficiel peut-être? Encore une fois, les «grands» décident pour nous, sans chercher à comprendre! C’est d’un égoïsme! Qui a le droit de prendre des décisions qui nous concernent, à notre place et soi-disant pour notre bien?! Mon bien à moi, c’est de ne plus avoir à croiser Maël et l’autre tepu!
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
Toujours pas de news. À mort la vie.

Maël est un con, oubli le Lola! Il ne sert à rien! Et s'il n'a pas compris qu'il perdait la femme de sa vie, tant pis pour lui. Tu mérite beaucoup mieux! ♥Charlotte.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
Avec papa, je n’imaginais pas l’amour de mes parents. C’était un fait avéré, ils avaient toujours été ensemble et ça ne se remettait pas en cause. C’était mes parents, ils avaient fait des enfants, la vie suivait son cours, tout était normal. Après, il y a eu le divorce. Bon! Là, personne ne nous a demandé notre avis, c’était comme ça. Il fallait s’habituer à avoir deux maisons, un week-end sur deux et patati et patata, leur espèce de discours à deux balles façon Dolto. D’ailleurs, c’est trop drôle: quand ma mère veut m’imposer un truc ou juste me dire non, elle ajoute souvent: «Je ne suis pas Dolto, moi, à tout devoir tout expliquer à tout le monde!» Au fond, elle déteste imposer des trucs, ma mère. Elle est cool mais depuis qu’elle est seule avec nous, elle a peur qu’on en profite. Du coup, on dirait qu’elle se force pour ne pas être «trop cool»...
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 04-06
Bon, visiblement, ce n’est pas vraiment mort! Il nous a trop matés, si tu avais vu ça! Il faut dire qu’on a eu un coup de bol chanmé! À peine installés devant le lycée, genre bien en évidence, la moto, Julien et moi, hop, Maël est sorti. Il est quasiment TOMBÉ sur nous et là... en avant! Julien m’a pécho, moi j’en ai fait des caisses, à base de bras autour du cou, à le regarder comme si c’était la putain de Joconde ou je ne sais pas quel chef-d’œuvre dans je ne sais pas quel musée. Il paraît qu’on avait l’air trop amoureux (dixit Stéphane), Maël est devenu vert (dixit Charlotte). Il n’a pas arrêté de les questionner, genre «c’est qui ce mec?!». Stéphane lui a répondu sans se démonter: «Ben, c’est Julien! Pourquoi, ça te pose un problème?» Là, hyper énervé, il a rétorqué: «Trop pas!» Il a pris sa pute peroxydée sous le bras en nous matant style «c’est ma meuf», et ils sont partis tous les deux, soi-disant pour acheter des garrots. Tu parles d’une dignité! Non seulement c’était très agréable d’embrasser Julien mais en plus, ça a marché du tonnerre. Maël a essayé de m’envoyer des messages sur MSN toute la soirée, mais j’ai fini par le bloquer. Je ne veux pas re-craquer. Pas maintenant!
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
La plupart des romans que j’ai lus m’ont laissé croire que les disputes allaient et venaient, passaient en un clin d’œil, que de simples excuses pansaient les plaies des problèmes relationnels et qu’on pouvait trouver une solution en quelques minutes. Les romans mentent. C’est peut-être pour ça que j’aime tant Les Hauts de Hurlevent et Orgueil et préjugés, ces deux œuvres sont incroyablement romantiques à leur manière, mais elles révèlent la vérité derrière l’amour aveugle et les promesses d’avenir éternelles. C’est ça la vérité. Un monde dans lequel tout le monde fait des erreurs, même les filles incroyablement naïves qui sont d’ordinaire les victimes de l’insensibilité et des humeurs d’un garçon. Personne n’est vraiment innocent en ce bas monde, personne. Ceux qui se croient parfaits sont les pires de tous
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Il y a un gâteau au chocolat sur une assiette devant moi, avec des bougies dessus. Est-ce que c’est censé être le gâteau d’anniversaire de quelqu’un ?
– C’est pour qui ce gâteau de merde dans la cuisine ?
Je gueule la question par-dessus mon épaule, mais je n’arrive pas à lire le nom écrit dessus si le glaçage est censé être un nom.
– C’est ton gâteau de merde.
Lorsque je me retourne, Karen me fait un sourire caustique. Je ne l’avais même pas vue entrer.
– Le mien ? Les bougies disent trente et un.
– Ce sont les seules bougies que j’avais et Tessa les a vraiment adorées.
Il y a quelque chose dans le ton de sa voix qui ne va pas. Est-ce qu’elle est en colère ?
– Tessa ? Je ne comprends pas.
– Elle te l’a préparé hier soir en attendant que tu arrives.
Elle fait mine de s’intéresser au poulet qu’elle est en train de découper.
– Je ne suis pas venu ici.
– Je le sais bien, mais elle t’attendait.
Je regarde l’horrible gâteau et je me sens comme un con. Pourquoi m’aurait-elle préparé un gâteau sans me demander de passer ? Je ne comprendrai jamais cette fille. Plus je regarde ce gâteau fait de ses mains, plus je le trouve charmant. Il faut l’admettre,
il n’en jette pas plein les yeux, mais il devait avoir plus de tenue hier soir. Je l’imagine bien riant toute seule en enfonçant les bougies avec les mauvais chiffres dessus. Je l’imagine lécher le bol et la cuillère avec la pâte crue, mais aussi froncer le nez en écrivant mon nom dessus. Elle m’a fait un putain de gâteau d’anniversaire et je suis allé à une fête. Est-ce qu’il est possible d’être un plus gros connard ?
– Elle est où en ce moment ?
– Je n’en ai aucune idée, je ne suis pas sûre qu’elle dînera avec nous.
– Est-ce que je peux rester ? Pour dîner.
– Bien entendu, tu n’as pas besoin de le demander.
Elle se retourne en souriant. Ce sourire, c’est vraiment elle ; elle doit me prendre pour un petit con, mais elle me sourit quand même et m’invite à dîner à sa table.Quand arrive l’heure du dîner, je suis devenu complètement schizo. Je gigote sur ma chaise en regardant par la fenêtre toutes les deux minutes. Je me dis que je vais l’appeler environ un millier de fois. Un gros taré.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
– Ce n’est pas parce qu’il ne peut pas t’aimer comme tu le voudrais qu’il ne t’aime pas de toute sa personne.
Qu’est-ce qu’il entend par là ? Je réfléchis à ce qu’il vient de me dire en fermant la porte de la salle de bains et en faisant couler l’eau de la douche. Hardin m’aime, je le sais, mais il accumule les erreurs. Et moi, je fais l’erreur de m’en accommoder à chaque fois. Est-ce qu’il m’aime de tout son être, comme il le peut ? Est-ce suffisant ? Quand je retire le t-shirt de Zed, j’entends quelqu’un frapper à la porte.
– Attends, Landon, trente secondes.
Je remets le t-shirt. J’ouvre la porte, mais ce n’est pas Landon. C’est Hardin, ses joues sont maculées de larmes et ses yeux injectés de sang.
– Hardin ?
Il pose les mains sur mon cou et m’attire vers lui. Ses lèvres se pressent sur les miennes avant même que je puisse résister.
Avez vous apprécié cet extrait ? +2
– Zed, qu’est-ce que tu penses qui se serait passé si tu avais gagné ?
Il est clairement surpris, mais se reprend après s’être plongé dans la contemplation de ses mains une minute ou deux.
– Je ne sais pas. J’y ai beaucoup pensé.
– Vraiment ?
Ses yeux couleur caramel se rivent aux miens.
– Bien sûr.
– Et il se passe quoi dans ta version ?
Je tortille une mèche de cheveux en attendant sa réponse.
– Eh bien... Je sais que je t’aurais tout dit avant que la situation ne dégénère trop.J’ai toujours voulu te le dire. Chaque fois que je vous voyais ensemble, je voulais que tu saches. (Il déglutit.) Il faut que tu en sois consciente.
Je murmure à peine :
– C’est le cas.
– J’aime me dire que tu m’aurais pardonné, puisque je t’aurais tout dit avant que quoi que ce soit n’arrive, et on aurait eu quelques rencards, des vrais rencards. Genre aller se faire un ciné ou un truc dans le genre et on se serait bien marrés. Tu aurais souri et rigolé et je n’aurais jamais abusé de toi et j’aime à penser que peut-être tu aurais pu avoir des sentiments pour moi, comme tu en as eu pour lui et quand le moment serait
venu, on aurait... et je n’en aurais parlé à personne. Je n’aurais jamais donné le moindre détail sur ce qu’on faisait. Putain, je ne serais même pas resté à traîner avec eux parce que j’aurais voulu passer chaque seconde auprès de toi à te faire rire comme tu le fais quand tu penses qu’un truc est vraiment drôle... C’est différent de tes autres rires.C’est comme ça que je sais si tu passes un bon moment avec moi ou si tu fais semblant pour être polie.
Il sourit et mon cœur s’emballe.
– Et je t’aurais appréciée à ta juste valeur et je ne t’aurais pas menti. Je ne me serais jamais soucié de ma réputation et... et... je crois qu’on aurait pu être heureux. Toi, tu aurais pu être heureuse, tout le temps, pas juste de temps en temps. J’aime bien l’idée que...
Je lui coupe la parole en l’agrippant par le col de sa veste et en approchant mes lèvres des siennes.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
En remontant le couloir pour trouver la bonne salle, je croise un groupe de joueurs de crosse et plusieurs d’entre eux me font des remarques salaces que je choisis d’ignorer. Tous continuent d’avancer, sauf un.
– Tu vas passer les essais pour les pom pom girls l’an prochain ?
Le garçon a des yeux si bruns qu’ils sont quasiment noirs et il me reluque de haut en bas.
– Moi ? Non, je vais juste à mon cours de yoga.
Je bégaie. Nous sommes seuls dans ce couloir.
– Oh, c’est dommage. Tu aurais l’air incroyable en jupe.
– J’ai un petit ami.
J’essaie de le contourner, mais il me bloque.
– J’ai une copine... qu’est-ce que ça fait ?
Il sourit et avance pour me coincer. Il n’est pas du tout intimidant, mais quelque chose dans son sourire trop sûr de lui me donne la chair de poule.
– Il faut que j’aille en cours.
– Je peux t’accompagner... Ou tu peux sécher et je te fais une visite guidée.
Il pose son bras sur le mur à côté de ma tête et je recule d’un pas sans avoir nulle part où aller.
– Putain, tu dégages, connard.
La voix d’Hardin explose derrière moi et le sale type tourne la tête pour le regarder.Il a l’air plus intimidant que jamais dans son long short de basket et son t-shirt noir aux manches coupées qui révèle ses bras tatoués.
– Je suis... désolé, mec, je ne savais pas qu’elle avait un mec.
– Tu ne m’as pas entendu ? Je t’ai dit de dégager.
Hardin se dirige vers nous et le sportif en herbe recule rapidement, mais Hardin l’attrape par le t-shirt et l’écrase contre le mur.Je ne l’arrête pas.
– Tu t’approches encore une fois d’elle et je t’éclate le crâne contre ce mur. Tu piges ?
– Ou... oui..
.Le type part sans demander son reste.
– Dieu merci, dis-je en passant mes bras autour de son cou. Pourquoi es-tu là ? Je croyais que tu n’avais plus besoin de prendre de cours d’EPS ?
– J’ai décidé d’en faire un de plus. Et c’est pas plus mal.
Il soupire et je prends ses mains dans les miennes.
– Quel cours as-tu pris ?
Je n’arrive pas du tout à imaginer Hardin en sportif.
– Le tien.
J’en ai le souffle coupé.
– Tu n’as pas fait ça !
– Oh si, je l’ai fait.
Il sourit en me voyant horrifiée et toute sa colère semble avoir disparu.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
– Bien, contentons-nous d’une vérité alors. Est-ce que c’est vrai que tu es une grosse conne de t’être remise avec Hardin après qu’il a avoué qu’il t’avait baisée pour gagner un pari ?
Cette petite pute de Molly arbore un ton tout guilleret. Le corps de Tessa se contracte sur mes genoux.
– Non, ce n’est pas vrai.
Molly se lève.
– Non, non, c’est Action ou Vérité, pas un jeu pour les petites filles qui font semblant. Est-ce que c’est la vérité que tu es une grosse conne d’avoir fait ça ? Tu crois tout ce qui sort de sa bouche. Non pas que je t’en blâme, parce que je sais toutes les choses merveilleuses qu’il peut faire avec sa bouche. Bordel, cette langue...
Avant que je ne puisse l’arrêter, Tessa s’est levée et se précipite vers Molly. Leurs corps s’entrechoquent, Tessa la pousse en arrière de ses épaules et s’y agrippe tandis qu’elles tombent sur Ed. Heureusement pour Molly, le gars amortit sa chute.Malheureusement pour elle, les mains de Tessa quittent ses épaules pour agripper ses cheveux.
– Espèce de salope !
Tessa hurle en tirant les cheveux flamboyants de Molly dans son poing. Elle lève la tête de Molly et l’aplatit contre la moquette. Molly hurle et bat des pieds sous le corps de Tessa, mais Tessa a l’avantage et Molly ne semble pas capable de reprendre le contrôle de la situation. Ses ongles se plantent dans les bras de Tessa, mais Tessa lui attrape les poignets et les force violemment à reprendre place le long de son corps, puis elle lève une main et lui assène une gifle aller-retour.Putain de merde. Je saute du canapé et attrape Tessa par la taille pour la tirer en arrière. Jamais en un million d’années, je n’aurais cru avoir à interrompre une bagarre de Tessa, mais en plus avec Molly qui n’est qu’une grande gueule, rien de plus.Tessa se tortille entre mes bras quelques secondes avant de se calmer légèrement pour que je puisse la sortir de la pièce. Je tire sur le bas de sa robe pour m’assurer qu’elle n’est pas trop remontée ; la dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’avoir à me battre moi aussi. Il y a peu de monde dans la cuisine et déjà ils parlent tous de la
bagarre dans le salon.
– Putain, Hardin, je vais la tuer ! Je te le jure !
– Je sais... Je sais que tu en es capable.
Je lui dis ça, mais je ne peux pas la prendre au sérieux, même si j’ai été le témoin de sa sauvagerie.
– Arrête de me regarder en te foutant de ma gueule.
Elle essaie de reprendre son souffle. Ses yeux sont écarquillés et brillants, ses joues sont rouges de colère.
– Je ne me fous pas de ta gueule. Je suis simplement surpris de ce qui vient de se passer.
Je me mords la lèvre.
– Je la hais ! Putain, pour qui elle se prend ?
Elle crie et essaie de passer sa tête dans l’autre pièce, à l’évidence pour attirer l’attention de Molly.
– Ok, Ortiz... On va te donner un peu d’eau.
– Ortiz ?
– C’est un combattant d’UFC1...
– UFC ?
– On s’en branle.
Je rigole et lui remplis un verre d’eau. Je regarde dans le séjour pour m’assurer que Molly a disparu.
– J’ai le corps bourré d’adrénaline, un truc de dingue.
Ce qu’il y a de meilleur quand on se bat, c’est qu’on est shooté à l’adrénaline. C’est addictif.
– Tu t’étais déjà battue avant ?
Je pose la question, même si je suis sûr de connaître la réponse.
– Non, bien sûr que non.
– Pourquoi as-tu provoqué une bagarre à l’instant ? Tout le monde s’en tape de ce que Molly pense de nous deux.
– C’est pas ça. C’est pas ça qui m’a rendue folle de rage.
– C’est quoi alors ?
Elle me tend son gobelet vide et je le remplis encore une fois.
– C’est ce qu’elle a dit... sur toi et elle.
Son visage est tordu de colère.
– Oh !
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Lorsque nous arrivons au centre commercial, Hardin me dépose devant l’entrée de chez Macy’s et je me dépêche d’entrer.Le temps qu’il me rejoigne, j’ai déjà sélectionné trois robes.
– C’est quoi ça ? Cette couleur est hideuse.
Hardin fronce le nez à la vue des vêtements drapés sur mon bras, et plus particulièrement de la robe jaune canari sur le dessus.
– Tu trouves que toutes les couleurs sont hideuses, sauf le noir bien sûr.
Ma réflexion pleine de bon sens le fait hausser les épaules, il caresse du doigt le tissu de la robe couleur or en dessous.
– J’aime bien celle-là.
– Vraiment ? C’est celle dont j’étais le moins sûre. Je ne veux pas me faire remarquer, tu vois.
– Et tu ne vas pas te faire remarquer en jaune poussin ?
Ok, là-dessus, il marque un point. Je remets la robe jaune sur le portant et lui montre une robe blanche sans bretelles.
– Tu penses quoi de celle-là ?
– Tu devrais les essayer.
Son sourire est plein de malice.
– Pervers.
– Toujours.Il me suit dans la cabine d’essayage avec un petit sourire satisfait.
– Tu ne rentres pas là-dedans.
Je ferme la porte de la cabine pour me laisser un peu d’espace. Il fait la moue et va s’asseoir sur le canapé de cuir noir devant les cabines d’essayage.
– Je veux toutes les voir.
– Sois sage.
Je l’entends rire doucement, ça me donne envie d’entrebâiller la porte juste pour le regarder sourire, mais finalement j’y renonce. J’essaie d’abord la robe bustier blanche et dois me battre contre la fermeture Éclair dans le dos pour la fermer. C’est serré. Elle est
trop serrée et trop courte, bien trop courte. J’arrive enfin à la fermer et je tire sur l’ourlet avant d’ouvrir la porte de la cabine.Je chuchote presque :
– Hardin ?
– Bordel de merde !
Il en a le souffle coupé quand j’apparais dans cette moitié de robe.Je rougis.
– C’est trop court.
– Ouais, tu vas l’oublier celle-là.
Il me reluque de haut en bas.
– Je l’achète si je veux.
Histoire de lui rappeler qu’il ne décidera pas de ce que je dois porter. Il m’assassine du regard.
– Je sais... Je voulais juste dire que tu ne devrais pas l’acheter, tu aimes les robes moins osées.
– C’est ce que je me disais.Je chantonne en me regardant dans le miroir en pied une fois encore. Hardin sourit malicieusement et je le vois lorgner mes fesses.
– Elle est incroyablement sexy, en revanche.
– Suivante.
Je retourne dans la cabine. La robe couleur or est couverte de sequins, pourtant j’ai l’impression de porter de la soie à même la peau. Elle a des manches trois-quarts et m’arrive à mi-cuisses. Elle me ressemble beaucoup plus, un chouïa plus osée que d’habitude. Les manches font croire que la robe est plus sage qu’elle n’est, mais la manière dont le tissu moule mes formes et sa longueur, disent le contraire. Hardin s’impatiente.
– Tess !
J’ouvre et sa réaction me donne des papillons dans l’estomac.
– Bon Dieu !
Il déglutit.
– Tu aimes ?
Je mâchouille ma lèvre inférieure. Je sens très bien cette robe, surtout après avoir vu Hardin se dandiner et ses joues rosir.
– Beaucoup.
C’est une chose tellement normale pour un couple, d’essayer des vêtements dans un magasin, mais ça me paraît étrange et pourtant très réconfortant.
– Je vais prendre celle-ci, alors.
Après avoir trouvé une paire de solides mais assez intimidants escarpins noirs, nous nous dirigeons vers les caisses. Hardin me fait une scène pour que je le laisse payer, mais je tiens bon. Et cette fois-ci, je gagne la bataille.
– Tu as raison, tu devrais m’acheter quelque chose à moi... tu sais, pour te rattraper des nombreux cadeaux de Noël que j’ai reçus !
Il me taquine et je tente de lui infliger une petite tape sur le bras, mais il m’attrape le poignet avant que j’aie fini mon geste. Il presse ses lèvres contre la paume de ma main puis me la prend et nous dirige vers la voiture. Nous ne sommes pas du genre à nous tenir la main en public... Dès que cette idée me traverse l’esprit, il semble se rendre compte de ce que nous faisons et me lâche la main. Procédons étape par étape, donc.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
– Comment s’est passé Noël ?
Kimberly m’accueille avec du café et un beignet. Je ne devrais probablement pas reprendre de café, mais le petit numéro d’homme des cavernes d’Hardin m’a irritée et la simple odeur du breuvage miracle me calme.
– Ça...
Oh ! Tu sais, je me suis remise avec Hardin, puis j’ai découvert qu’il avait filmé ses ébats avec plein de filles et détruit leur existence, mais je l’ai quand même repris. Ma mère est arrivée chez moi et a provoqué une scène, maintenant nous ne nous parlons plus. La mère d’Hardin était là aussi, alors nous avons dû faire semblant d’être ensemble, même si au début nous ne l’étions pas, ce qui en fait nous a rapprochés et tout allait bien jusqu’à ce que m amère raconte à la sienne la manière dont il s’y était pris pour me prendre ma virginité sur un pari. Oh et Noël ? Pour célébrer les fêtes de fin d’année, Hardin a cassé la gueule de son père et a défoncé un meuble en verre, comme d’hab, tu vois.
– ... s’est bien passé.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1


  • aller en page :
  • 1
  • 2
  • 3