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Bibliothèque de Fredrea : Liste d'Or

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Le visage de Satan Le visage de Satan
Florent Marotta   
Alors Anne-Ju, même pas peur ?

Ah Florent, Florent, Florent ! Vous montrez enfin votre visage ? Quoi qu’après avoir lu votre livre, j’espère que ce n’est pas vraiment le vôtre…quoique en y réfléchissant ça peut être intéressant ;-).

Un thriller qui me tombe dans les mains et qui me promet de voir enfin le visage de Satan, comment résister ?

Je ne résiste pas et j’ai pas peur. Dès le début, on est dans l’ambiance: un dénommé Abraxas prend plusieurs vies dans des circonstances sataniques. Humm ça s’annonce bien noir et rouge aussi (référence au sang versé…je sais c’est pas ma meilleure métaphore mais je fais ce que je peux ;-)) ! Toujours pas peur Anne-Ju ? Euh non. Mais je suis prévoyante et j’ai fermé à double tour mon appart et je me suis planquée dans la baignoire ! On ne sait jamais !

Dès le début, Florent Marotta plante un décor satanique,rituel en mode « fin du monde ». L’ésotérisme, les sciences occultes, les messes noires, sont des thèmes qui m’ont toujours attirée. Ça me fascine, m’intrigue. Qui dit meurtres, dit une personne pour nous aider à résoudre et comprendre tout ça. Moi, je suis dans ma baignoire donc je ne peux pas aider. Mais je vais suivre Gino.

Gino Paradio est un homme rempli de démons qui sont souvent sur le point de montrer le bout de leurs cornes ! Ancien flic, reconverti en détective privé dont la vie est un peu en vrac, lutte contre son démon quotidien: son abstinence pour l’alcool. Mais si il n’avait que ça, il ne serait pas aussi attachant. Une femme des plus fatales se présente dans son bureau et lui demande d’enquêter sur la mort suspecte de son mari. Bon Gino, il est pas non plus un lapin de 6 semaines et il ne veut pas s’embêter avec une enquête qui ne l’inspire pas. Mais elle est fatale, n’oubliez pas ! Elle a donc un atout pour que Gino accepte (hey non ce n’est pas que son physique !!! bande de cochons !!). Mais pas de spoil !

Intrigue placée, décor planté, personnages présentés, on a tout non ? Oui on a tout du bon roman thriller bien noir. Au fil des pages, des événements se rajoutent, se croisent. On assemble le puzzle avec une réelle facilité. La construction est claire et bien définie. Le rythme se construit sur les ressentis de Gino. Quand, il n’est pas vraiment convaincu, le rythme est plus lent mais quand son instinct lui dit de passer à la vitesse supérieure, le lecteur passe aussi et il a intérêt à suivre !

Bon, je ne vais pas vous dire que les scènes sont gentilles. On n’est pas là pour cueillir des pâquerettes et boire tranquille un mojito …quoique ! Donc, oui il y a du sang, des égorgements, des éviscérations, des viols ! Mais il y a de l’amour aussi, de la passion, du désir ! Car l’auteur n’a pas oublié l’importance de la femme ! Mon côté féministe vous remercie d’ailleurs, Florent. Ma préférée : Sybille ! Le côté obscur que voulez vous !!!

Alors je n’ai pas eu peur car je ne suis pas une femme qui a peur si facilement mais j’ai été surprise. 4/4 pour la maison Taurnada. On est fait l’un pour l’autre ce n’est pas possible !!!!! Je ne tombe que sur des pépites !

« Florent Marotta bienvenue ».

par anneju
Ils étaient cinq Ils étaient cinq
Sandrine Destombes   
J’adore les romans policiers et les thrillers, aussi quand j’ai lu les différents avis élogieux concernant ce livre, j’ai foncé. C’est le premier livre que je lis de Sandrine Destombes et je ne le regrette pas parce que l’auteur m’a plongée dans une ambiance tendue dès les premières pages et jusqu’au dénouement, et parce qu’il était évident que l’enquête allait s’avérer longue et difficile.

« Ils étaient cinq » est un thriller macabre puisque les scènes violentes y sont nombreuses. Il s’agit d’enlèvements tout d’abord, mais très vite les ravisseurs dépassent le stade de la torture pour se transformer en assassins filmant des scènes de torture morbides, et faisant parvenir les films de ces crimes au capitaine Brémont. Le capitaine a donc été délibérément choisi comme destinataire de leurs messages, avertissements et mises en scène odieuses, et même si au fur et à mesure de la lecture l’on pressent qu’Antoine Brémont n’a pas été choisi au hasard, on se pose quand même la question : pourquoi lui ? La réponse ne se fera pas attendre.

Une fois n’est pas coutume, ici on se doute rapidement de l’implication d’un personnage dans cette affaire. Ce n’est pas habituel et cette situation contribue à ce que le lecteur se pose doublement des questions. Pourquoi cette implication et pourquoi l’auteur nous-a-t-elle mis sur la voie ? Au début, j’ai été gênée dans ma lecture, je trouvais qu’avoir la « certitude » de l’implication d’un protagoniste nuisait au suspense mais paradoxalement, je n’ai pas eu envie d’abandonner ma lecture car Sandrine Destombes a su maintenir un suspense malgré tout, brouillant les pistes de-ci de-là.

Ce thriller met en scène une histoire totalement machiavélique, tordue par moments pour mieux nous perdre, un thriller très bien mené et addictif au fur et à mesure que l’enquête s’affine. L’investigation met du temps à avancer tant elle est complexe mais elle capte l’attention et l’intérêt va grandissant.
J’ai découvert une autre façon d’écrire et mettre en scène un thriller et j’avoue ne m’être pas du tout ennuyée, bien au contraire.

par SuperNova
L'Arlequin L'Arlequin
Sandrine Destombes   
Un livre bien écrit... Une histoire envoutante... Des dialogues modernes et tournés avec brio... Bravo Sandrine Destombes vous nous plongez dans l'univers palpitant de Max Tellier... Hâte de d'autres chef d'œuvre de votre part... J'ai tout simplement aimé. Je me suis attachée à tous les personnages, Max, José, Jeanne, Alex, Vincent, Paul, Charlie, Antoine... ils ont tous un tempérament différents mais cela donne quelques choses d'explosifs quand ils sont réunis. L'intrigue est prenante des les premières lignes, les enquêtes sont tellement bien décrites que j'ai eu l'impression d'y être. Aucune longueur, aucun temps mort, j'ai tourné les pages a une vitesse sans m'en rendre compte et de me dire mince, c'est déjà fini
La faiseuse d'anges La faiseuse d'anges
Sandrine Destombes   
En tant qu’auteur de polars, il est rare que je me fende d’une chronique du roman d’un autre. Je trouve que les auteurs sont souvent de piètres lecteurs. Je vais pourtant faire une exception aujourd’hui pour vous parler de « Faiseuse d’Anges » de Sandrine Destombes. C’est un premier roman, on devrait donc y trouver essentiellement du perfectible, de l’à peu près. Eh bien, devant tant de qualité initiale, je peux vous assurer que je n’entrevois qu’une marge de progression réduite ! Je vous laisse rechercher le synopsis, le quatrième de couverture etc. L’écriture m’intéresse ici. Et quelle écriture !
La trame du roman tresse trois lignes d’enquêtes. Un tissage serré qui vous laisse tous les brins bien en vue. L’histoire principale est dense, étayée avec ce qu’il faut d’analyses et de rebondissements, la série d’enquêtes parallèles (deux ou trois) vient construire professionnellement le personnage principal, enfin la trame de fond fragilise l’ensemble pour lui éviter de tomber dans le travers du super-flic. Ici aucun personnage n’est entier, mais aucun n’est bancal. Ils ont tous trouvé un équilibre précaire qui les rend vivants et attachants. Max, la commissaire obtient la palme. On l’aime sans l’adorer. On a de la tendresse pour elle en voulant la secouer. Certains personnages pourraient lui donner des leçons de savoir vivre, littéralement parlant. C’est là qu’on se rend compte que Sandrine Destombes a une véritable force d’écriture. On pense à ses créations en termes de personnes, non plus de personnages. J’ai eu le même coup de foudre il y a quelques années avec l’œuvre de Dominique Sylvain. Le style est d’une fluidité sans égal. Ici on n’alambique pas, on laisse l’histoire se dérouler parce qu’elle est primordiale. Le tape-à-l’œil est proscrit, les phrases sont justes, le talent est indéniable. Sandrine Destombes est déjà une grande romancière, il lui reste juste à être reconnue comme telle.
Les Sept Stigmates Les Sept Stigmates
Jean DARDI   
Des meurtres bien sanglants comme on aime !

Une équipe de flics du 36 Quai des Orfèvres assez atypiques : le commissaire, un homme cassée par la vie, juste ce qu’il faut pour être un très bon flic, l’intello spécialiste des nouvelles technologies, la fliquette avec des tenues toutes aussi sexy qu’elle, le lourd de service avec des idées pro-FN et un vocabulaire niveau CP. Cette équipe atypique mais efficace est confrontée à un meurtrier en série complètement barge, qui mettra leurs nerfs à rudes épreuves.

Avec les sept stigmates on visite Paris, les beaux quartiers aussi bien que les quartiers les plus pourris qui existent ! Le meurtrier ne s’occupe pas de savoir d’où viennent ses victimes, il va là où son envie le guide. Les victimes n’ont aucun lien entre elles, mais le mode opératoire sera le même : « Quick » gorge tranchée !

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est le portrait du tueur, que j’ai trouvé très travaillé, avec une psychologie bien étudiée (avec un psy qui nous sert le portrait sur un plateau).

Ce meurtrier a toutes les caractéristiques du psychopathe et schizophrène, victime d’un grave trouble de stress post-traumatique avec un dédoublement de personnalité, une radicalisation religieuse… Tout cela dresse le portrait d’un homme qui va basculer dans une folie meurtrière.

J’avoue que je préfère largement les thriller même si j’ai passé un bon moment. Ce polar se lit facilement et rapidement avec une intrigue bien construite.

L’écriture est classique, ne révolutionne pas le genre, mais respecte les codes du polar : Un peu de vulgarité, un regard sur les femmes assez salace, un flic meurtri, dépressif sur les bords, un des flics présenté comme inculte, juste bon à avoir de gros bras.

Même si j’ai découvert qui était le meurtrier alors qu’il me restait 150 pages à lire, j’ai trouvé agréable le dernier quart du livre.

Je lirais avec plaisir le prochain livre de cet auteur, en espérant malgré tout qu’il s’affranchisse des standards du polar.
Clivage Clivage
Jean DARDI   
A partir du troisième meurtres présentant des faisceaux probants et indubitables d'indices, fortes présomptions aidants et idoines, l'évocation du tueur en série peut alors être lâchée dans la nature pour saisir l'ampleur et l'enjeu qui est en train de se mettre en branle, pour l'équipe du commissaire Dell'Orso, inutile de penser aux prochaines vacances, un long voyage les attend, les limbes de l'enfer déploient ses tentacules pour un cauchemar qui ne fait que ... commencer !

Les apparences sont souvent trompeuses, la première impression est la bonne, se fier à son instinct, a-t-on coutume de dire, que se cache-t-il derrière un sourire de façade, une tenue vestimentaire donne alors des indices dans la personnalité de celle qui la porte, quand vous entrez dans une maison ou un bureau, tout est dans les détails, au premier regard, on doit pouvoir avancer un semblant ou un début de piste pour ergoter ou définir l'occupant, qu'il soit ordonné ou bordélique, le sentiment de se sentir alors sur la bonne voie pour s'adapter, échanger, créer et avancer. Ou pas.

"C'est Docteur Jekyll et Myster Hyde", à l'énonciation de ce célèbre roman de Robert Louis Stevenson (L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde), on parle aujourd'hui de personnalité bipolaire, quand l'adjectif aliéné ou l'expression "bon pour l'asile" sont démodés ou péjoratif, la maladie mentale continue de fasciner, dérouter, à la simple entente ou lecture de ces mots dérangeants, des frissons vous parcourent le corps et les terminaisons nerveuses aussi, quand on ne s'attend pas ou appréhende des réactions imprévisibles, Clivage n'est pas le premier ni ne sera le dernier roman à évoquer un tueur en série déstabilisant et violent dans la forme, un bon argument de vente pour attirer tous les lecteurs de thrillers et polars, pour avoir lu tous les classiques du genre et notamment celui par qui tout a commencé, Le silence des agneaux de Thomas Harris qui fera ensuite des émules dans tous les pays, force est de constater que le sujet, s'il est épuisé ou presque, suscite toujours des curiosités et des envies d'explorer toujours plus loin la frontière de la folie, des mystères du cerveau humain, jusqu'où et quand, l'imagination des auteurs fait le reste alors est-ce que Clivage est arrivé à tirer son épingle du jeu ? Qu'est-ce qu'il peut apporter dans le fond d'autres innombrables clones du genre ?

J'ai fait la connaissance de l'auteur lors d'un salon du livre en 2017 pour la sortie de Pardon, son deuxième roman après Les 7 stigmates, c'est pourtant un an plus tard à l'occasion de ce même salon que j'ai de nouveau croisé sa route pour cette nouvelle enquête de son personnage fétiche, le commissaire Giovanni Dell'Orso, dans Clivage.
Evidemment, j'étais confus par l'aveu que je n'avais pas pris le temps de lire ses deux premiers livres, l'auteur, Jean Dardi, m'a alors rassuré en me disant que je pouvais tout à fait commencer par Clivage, tant pis pour constater de visu la progression du style d'écriture, l'évolution des personnages, le but est d'arriver à prendre son pied rapidement et par le biais de piqûre de rappel, je me suis vite immergé dans cet univers noir d'une équipe d'enquêteurs de choc affiliée au fameux 36 Quai des Orfèvres, réaliste et contemporain car personne n'ignore que ce haut lieu et célèbre de la police judiciaire française a fait l'objet d'un déménagement depuis 2017 (sauf l'antigang affecté à la Brigade de recherche et d'intervention, en charge notamment de la lutte contre le terrorisme et qui est demeuré dans les vétustes locaux).

Le style est vif, précis comme le scalpel servant à disséquer les cadavres à la morgue (autre terme désuet, Institut médico-légal désormais), l'alternance des points de vue des enquêteurs, des témoins et surtout ce tueur autour duquel il sera vite identifié par le lecteur, pour autant et c'est la différence avec le thriller, il est question d'un véritable polar avec tous les ingrédients que l'on est en droit d'attendre, procédures, récolte d'indices, interrogatoires du voisinage et de la sphère personnelle des victimes puis du présumé coupable, tout le piment de l'exercice ne consistant alors plus de savoir qui se cache derrière celui que l'on va considérer comme un tueur en série mais de participer à un véritable jeu de pistes du chat et de la souris, un rythme qui va prendre un tempo effréné jusqu'à la fin, rien ne vous sera épargné, tant dans la description des scènes sordides et du déchaînement bestial qui en a résulté, dans la tension grandissante et de la pression des hautes instances judiciaires et politiques, pour l'enquêteur en chef et ses acolytes, le compte à rebours a commencé et chaque jour sera l'opportunité de se rapprocher un peu plus de l'arrestation afin de stopper l'hémorragie et les effluves de sang se répandant exponentiellement dans la Capitale, démoralisant et dénaturant tout le paysage urbain et ses attraits touristiques.

La galerie de personnages vaut son pesant de cacahuètes, l'auteur ne se contente pas de les affliger de qualités et de défauts, de secouer le tout dans une boule à neige et advienne qui pourra, la certitude qu'il se passera toujours quelque chose dans cette investigation criminelle compliquée, comme chercher une aiguille dans Paris et ses millions d'habitants, vous l'avez compris, les crimes qui se succèdent crescendo ont pour dénominateur de se dérouler à Paris y compris celui qui va être le théâtre et l'origine du déclencheur, du passage à l'acte, le terminus deviendra rapidement le début d'une cavalcade meurtrière et sanguinaire, l'histoire prend alors des allures de croisière qui va sillonner à travers tout le pays, après les préliminaires, Clivage évoluera dans une phase frénétique, accélération des battements de coeur, impasse et rouerie improbable, fausses pistes et faux semblants, ce qui m'a agréablement surpris c'est la capacité de l'auteur à rendre le tout sans tomber dans le cliché, jamais dans l'à-peu près, ce qui reste ici une fiction peut être le reflet de l'authenticité d'un journal de bord d'un enquêteur hors-norme, au seuil de la crise de nerfs mais pour Dell'Orso, cette traque impitoyable est paradoxalement sa raison d'être, son maître énergie, son leitmotiv à continuer à faire ce métier dangereux, l'adrénaline qui culmine et monte à la tête, les parades et les manipulations pour arriver à ses fins, pour comprendre un meurtrier, il faut commencer d'abord par dominer ses propres velléités, éprouver de l'empathie sans toutefois les accepter ou les pardonner, nuances, le soutien de ses subordonnés, cette touche légère et décalée apporte un petit plus pour éviter de faire de Clivage un roman encore plus noir que noir.

Ces instants de solitude et de temps suspendu avant d'espérer voir sauter un écrou, un rouage qui déflorera exponentiellement la personnalité ambivalente et perverse d'un tueur, ce vrai roman policier démontre une qualité importante pour continuer à lire, l'humanité de ses personnages, sous toute la lumière et ses zones d'ombre, analyser et comprendre avant de juger, réfléchir avant d'agir tête foncée, aspiration dans les veines pour en extraire la quintessence, l'aura, le poids du passé, la connaissance à trouver la faille, la fameuse épine dorsale, si atypique et retors qu'il soit, si vous allez faire la rencontre de charmantes bestioles digne de l'abécédaire du parfait entomologiste, lire un polar c'est un exercice délicat et dans l'équilibre des forces en présence, se laisser emporter par la vague de terreur et de violence cutanée, le poil qui se hérisse, la chaleur qui remplace le froid sépulcral, cette sensation unique qui fait augmenter le taux d'endorphine cher à tous les joggers du dimanche, l'auteur ne joue pas avec des pincettes mais bien avec nos peurs primales, les nerfs seront mis à rude contribution pour suivre les traces de toute l'équipe de Dell'Orso, entre nostalgie des temps anciens liés à l'évolution du temps qui passe, dans l'imbroglio de vies sentimentales dissolues, dans cette fièvre aphteuse imprégnant chacun, l'attente pourra paraître indolente mais rien n'est le fruit du hasard, les détails ne sont jamais superflus, le récit prend, le lecteur souffre avec, le coeur bat la chamade, comprendre les raisons de la colère et de la vengeance qui peut faire basculer le destin de dizaine de personnes, Clivage prouve que les meilleurs romans policiers ne sont pas l'apanage des anglo-saxons, il y a du savoir-faire, la narration est maîtrisée pour embrayer, freiner ou rebondir le récit, un équilibre subtil et déterminant pour aboutir à un dénouement qui en surprendra plus d'un, tout reste à l'état pur et léthargique dans l'apparence du combat entre le bien et le mal, cette limite qui différencie et trompe, pour le meilleur et le pire.

Le titre éponyme du roman, les personnages crédibles pour creuser en profondeur les déchirures, un suspense qui allie et s'imbrique parfaitement dans une machiavélique mise en abîme du tueur en série, pénétrer les arcanes d'un esprit pervers et ambigu, autant d'arguments en faveur d'un polar qui oppresse le lecteur, une ambiance noire où les secrets tapissent au creux des sentinelles agitées, le crime profite-t-il à celui qui le commet ou n'est-ce que le début d'un engrenage terrifiant qui ne pourra prendre fin qu'avec la chute et l'arrestation du meurtrier, comme un orfèvre dans la construction implacable de son oeuvre, l'auteur prend le temps de décrire toutes les ruptures qui peuvent percuter les pensées, dans cette absolue dérive des temps modernes, dans un monde toujours épris de vitesse et de vicissitudes qui animent le quotidien, Clivage prouve que la vie tient à un fil, dérisoire au regard de l'amplitude des mouvements et des rancoeurs qui sommeillent en chacun de nous, la poésie occupe souvent une place particulière dans le coeur des personnes, il n'en reste pas moins, entre deux chapitres, de percevoir qu'il existe toujours un brin d'espoir pour retrouver la paix de l'âme, la force constructive pour trouver la voie de la rédemption, le pardon a encore de beaux jours devant lui.

Publié chez Editions Terra Nova du groupe City Editions, ce troisième roman de Jean DARDI Auteur, est passionnant, suffisamment addictif pour avaler les 400 pages, autant d'heures de plaisir de lecture d'un polar qui fait la part belle aux personnages, une intrigue au cordeau pour saisir toutes les composantes d'une enquête irrespirable, si les notes d'humour ne manque pas pour dénoter une rupture de ton dans la progression du récit, toute l'essence du mal transpire dans les pages pour s'oublier, oser franchir les territoires de la folie humaine et de ses altérations dans le monde des vivants, je vous invite à découvrir cet univers qui propose toutes les inclinaisons du noir, vous êtes prévenus !

Clivage de Jean Dardi Auteur, un polar haletant et magistral !!!
Pardon Pardon
Jean DARDI   
Un polar mené de main de maître.

Au début des années 60, un tueur en série sévit en plein Paris.
Il commet plusieurs meurtres et n'est jamais arrêté.
2016. De nouveaux meurtres se produisent .
Bien que se produisant à 50 années d'intervalle, ces meurtres semblent avoir un lien.
Est-ce le cas ou tout n'est qu'une simple coïncidence ?

Lorsque l'on m'a envoyé ce livre , je ne connaissais ni l'auteur ni le sujet du livre mais lorsque j'ai pris connaissance du résumé j'ai tout de suite eu envie de me plonger au coeur de ce livre.

Ceux qui me connaissent bien savent à quel point j'aime les polars.
J'aime être surprise par la teneur d'un livre, me laisser berner par l'auteur et tenter de faire travailler mon cerveau pour démêler le vrai du faux.
Et ici ,j'ai eu matière à réflexion.

Dès le départ de ce livre l'on est plongés au coeur de l'histoire.
Nous sommes au cœur du Bois de Boulogne en 1964 et devant nos yeux un meurtre va avoir lieu.

Puis nous faisons un bond dans les années 80. L'histoire semble ici ne rien avoir en commun avec les meurtres ayant eu lieu 20 ans plus tôt.
On découvre un jeune homme aux prises avec son mal-être.

Et enfin ,nous sommes en 2016.
L'on retrouve le commissaire Gio Dell'Orso. Commissaire à la Crim', il doit enquêter sur le meurtre d'une femme rencontrée lors de sa précédente enquête.
Mais ce n'est que le début d'une succession de meurtres.

Dès le départ je me suis faite happée par cette histoire . En lisant le début je me suis demandé quel pouvait être le lien entre ces trois histoires. Et tout le jeu du livre c'est justement de comprendre quel est ce lien, si lien il y a .

J'ai adoré suivre Gio et son équipe, Julie Rieux, Maurice Pochet et Jean Vidal.
Ils forment une équipe du tonnerre .
On s'attache à eux et à leurs personnalités hautes en couleurs ( j'avoue d'ailleurs avoir une tendresse particulière pour Julie, seule femme de cette bande , qui de manque ni d'audace ni de répartie ) .
On apprend à les découvrir à travers leurs façons de travailler et les petites infos sur eux qui nous sont distillées ici ou là.

En suivant cette équipe on plonge au cœur d'une affaire sombre et violente. De celles qui laissent leur empreinte sur les enquêteurs.
Ils vont se démener pour trouver la vérité et tout au long de ce livre l'on se demande s'ils y arriveront à temps.

Ils ont face à eux un être prêt à tout pour aller au bout de la mission qu'il s'est fixé.
À travers les passages qui nous sont racontés de son point de vue, on découvre à quel point il s'est perdu. Il ne craint plus rien si ce n'est d'échouer si près de son but.
Je ne dévoilerai pas les raisons de sa folie meurtrière mais je dirais juste que si vous savez porter attention au moindre petit détail, il y a certains indices qui ne pourront vous échapper.

L'auteur de ce roman, Jean Dardi, a su créer une histoire haletante et passionnante.
Bien que ce livre soit assez copieux ( près de 400 pages ) je l'ai dévoré d'une traite.
J'étais prise dans les rouages d'une machine implacable qui ne m'a relâchée qu'une fois la dernière page tournée.

Même si l'identité du coupable m'étais connue depuis fort longtemps ( à cause d'un simple petit détail ou d'une intuition je ne saurais le dire précisément) , je suis restée intriguée par cette histoire jusqu'au bout.
J'avais envie de comprendre comment tout était relié , même si pour ce qui concerne la période des années 80 et le présent il était assez facile de relier les indices et les faits entre eux , j'avais plus de doutes sur la période des années 60, je n'arrivais pas à comprendre comment deux affaires si éloignées l'une de l'autre pouvaient être à ce point reliées. Et j'avoue que la révélation finale sur ce point m'a pour le moins surprise. Je ne m'attendais pas vraiment à cela.

Grâce à ce roman j'ai découvert un auteur dont je vais très certainement suivre les prochaines parutions. Il a su captiver min attention dès les premières lignes et titiller ma curiosité jusqu'à la fin.

J'ai particulièrement aimé la façon dont l'histoire prend place petit à petit, les pièces du puzzle venant d'abord se mélanger avant de chacune trouver leur place .

Je rajouterai que les personnages sont charismatiques et attachants . Comme je le disais plus haut ils forment une super équipe et l'on a l'impression que rien ne peut leur résister, ce qui nous laisse présager que l'on aura peut être l'occasion de les retrouver dans un autre titre.

Ce livre avait tout pour me plaire , de supers personnages , une intrigue plus que passionnante, un suspense bien dosé, une bonne part de psychologie , un soupçon d'humour , et il a parfaitement réussi à me séduire.

Un très bon polar.
Le Jour du chien Le Jour du chien
Patrick Bauwen   
Patrick Bauwen nous plonge dans un thriller haletant et sans temps mort.
Des profondeurs de Paris à ces plus riches habitants, une enquête pleine de suspense et une angoissante sensation de claustrophobie vous feront voir la ville Lumière d un autre oeil.
Très bon moment de lecture.
Seul à savoir Seul à savoir
Patrick Bauwen   
Mon premier roman policier ! Un livre magnifique, qui fait bien durer le suspens. Dès que je pouvais je me plongeais dans cette histoire pleine de mystères : dans le bus, dans mon lit, dans la voiture... jamais je me suis attendu à un tel rebondissement de la fin. Faire pleurer quelqu'un devant un film est une chose mais faire pleurer quelqu'un devant un livre en est une autre. J'ai beaucoup aimé ce livre et je remercie vraiment la personne qui me l'a fait découvrir ( #Py ) et je le conseille à tout le monde !!
L'Œil de Caine L'Œil de Caine
Patrick Bauwen   
bon triller à l'américaine avec une histoire bien carré
et une fin surprenante

par bioki