Livres
515 272
Membres
528 649

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

— Pour l’amour des fées, Éric, tais-toi ! râla Nyl. Ça fait trois nuits que nous sommes sortis de la forêt, trois nuits que tu chantes sans interruption et, étrange coïncidence, trois nuits que je résiste à la tentation de t’étrangler ! — Mais j’en avais assez de devoir chuchoter sans cesse dans les bois, se plaignit Éric. J’ai le droit de m’exprimer !

— Peut-être, mais je suis dans la regrettable position de t’apprendre que tu chantes comme une casserole enrouée et que je n’ai jamais entendu de ballades aussi horribles que les tiennes !

Afficher en entier

Et qui sait, oui, qui sait comment l’histoire se terminera, chevalier. Sur un grand boum… Ou sur un murmure. »

Quelques notes de guitare s’évanouirent dans la nuit, emportant les derniers échos de l’histoire du troubadour.

— Regardez, souffla-t-il en levant les yeux au ciel. C’est l’aube…

Et l’instant d’après, Éric était seul, seul devant le feu mourant, hanté par des images de fêtes décadentes, de reines monstrueuses, de princes abominablement beaux et d’un magicien qui pleurait doucement, sans faire de bruit, sans le moindre sanglot, comme pour ne déranger personne et partir sans un mot.

Afficher en entier

Un éclat argenté accrocha son regard, le faisant sursauter. Son bras effleura une épine, tranchant sa peau d’une ligne rouge, nette, parfaitement dessinée.

Une goutte de sang perla.

Il vit un filament pourpre glisser le long de son bras, se déliter et heurter la terre… pour disparaître instantanément. Au même instant, une branche poussa jusqu’à hauteur de son visage et il dut tourner la tête pour esquiver l’épine qui faillit l’éborgner.

Puis tout se figea de nouveau.

Haletant, le cœur battant à tout rompre, Éric prit garde à ne plus faire le moindre mouvement, la main crispée sur sa blessure.

La forêt d’épines se nourrissait du sang de ses victimes.

Afficher en entier

— Tais-toi, idiot.

Il se pencha de nouveau et déposa sur son front un baiser chaud. Antoine eut vaguement l’intention de répondre quelque chose, mais les mains du troubadour, qui glissaient le long de son torse, l’empêchèrent de construire le moindre raisonnement cohérent.

Il s’agrippa à Zig et l’embrassa de toutes ses forces.

— Hé, Samoussa, murmura le troubadour en s’écartant, ne pleure pas… Antoine, arrête…

Il essuya la larme qui roulait sur la joue de l’ancien Comte.

— Tu sais bien que je vais rester avec toi. Il faut bien que l’histoire se termine par : « Et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps. »

Afficher en entier

” Eric lui sourit et, sans hésitation, détacha la petite bourse qui pendait auteur de son cou pour la lui tendre. Il me fait confiance, réalisa le magicien avec une pointe de fierté involontaire.”

Afficher en entier

Nyl releva brusquement la tête, l'air stupéfait.

-- Que se passe-t-il ? s'alarma aussitôt Eric, prêt à sauter sur ses pieds pour les défendre.

-- Ton épée... souffla Nyl en s'approchant de lui. Elle parle.

-- Elle ... Quoi ?

-- Elendyl, c'est çà ? Je peux la toucher ?

-- Euh ... Oui, si tu veux.

Le magicien ferma les yeux, se pencha sur les genoux d'Eric et tendit la main. Ses doigts effleurèrent la lame avec une douceur infinie, comme un amant caressant une peau offerte.

Pour une obscur raison, Eric déglutit.

-- Je ne connais pas ce métal, murmura le magicien. On dirais qu'il vient de loin ...

-- Oui, acquiesça Eric, troublé par leur proximité. Elle est dans ma famille depuis des générations. La légende raconte qu'une de mes lointaines ancêtres se l'est fait offrir par une fée. Mon grand-père disait que c'était une récompense pour lui avoir sauvé la vie, mais ma grand-mère était persuadé qu'elles s'aimaient.

--Je pense que ta grand-mère avait raison, reprit Nyl d'une voix calme, lointaine, en continuant de faire jouer des doigts sur le plat de la lame. Le chant de cette épée est si profond, si complexe, tissé de passions bien plus anciennes que toi et moi ... Je ne m'attendais pas à tant de délicatesse de la part d'une arme.

-- Elle parle vraiment ? interrogea Eric, qui n'en revenait pas.

-- Ce ne sont pas tout à fait des paroles, plutôt ... des impressions. C'est difficile à décrire ... Attends ...

Sans réfléchir, distrait par l'épée enchantée, Nyl posa la paume de son autre main sur le front du chevalier.

Et Eric "sentit". Les impressions venaient de loin, quelque peu étouffées par la méditation du magicien, mais il sentit, du plus profond de son âme ...

" Le temps coule, passe, et ne m'atteint pas. Je chante et je chante encore, toujours, je danse, je fends la brise et la chair, les armures et les autres épées. je chante le temps qui m'a vu naître, et le fées et les hommes et le monde, je chante et je sers. Je suis l'instrument de ceux qui sont justes, quelle que soit la main qui tienne le pommeau, je serai là, encore, lorsque les châteaux en ruine auront enterré leur dynasties, lorsque les tombeaux recouvriront le monde et que les hommes, enfin, seront voué au repos. Je chante, je ... SANG !"

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode