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Chanson de la ville silencieuse



Description ajoutée par Hillja 2018-01-05T13:58:25+01:00

Résumé

Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu’elle ressent pour savoir qu’elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d’un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.

(Source : Flammarion)

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Classement en biblio - 18 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Croquignolle 2018-04-16T14:27:54+02:00

Mon père la vénérait. Son long corps d'Ipanema. Ses seins menus. Son cul haut perché. Sa peau brune constellée de grands bijoux dorés. Son sourire vorace. Son extravagante coupe afro. Ses manières de parler fort, de rire aux éclats. La violence de ses colères. Elle l'aimantait, le rendait dingue. C'était une fille intensément vivante, tellurique. Aussi solaire qu'il était taciturne. Aussi limpide qu'il était labyrinthique. Aussi joueuse et tendre qu'il pouvait être fermé, coupant.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par maellelian 2020-07-18T15:04:49+02:00
Bronze

La lecture de ce livre a été assez fastidieuse pour moi, bien qu'il soit assez court.

Le style d'écriture, avec parfois des phrases tellement longues que j'ai du les relire puis d'autres fois, des phrases d'un seul mot, ne m'a pas convaincue.

Le ton du livre, que j'ai trouvé apitoyant, m'a profondément ennuyée. Je ne suis définitivement pas sensible à l'apitoiement, voire même agacée, que ça soit dans les livres ou la vie en général.

Le narrateur est la fille d'un chanteur à succès, elle est inexistante, comme elle se décrit elle-même, inconsistante... Je ne peux pas être sensible à cette histoire dont le narrateur passe son temps à subir sans réagir, j'ai croisé la route de trop de personnes que la vie aurait du briser en millier de morceaux à force de passer de drames en drames, mais qui n'ont jamais baissé les bras, qui se sont toujours battus pour continuer à vivre, à être heureux malgré tout...

J'aime ce qui fait réfléchir, avancer, même si c'est dans une fiction. Ici, j'ai un sentiment d'immobilité qui ne sied ni à mon caractère ni à ma façon de voir les choses.

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Bronze

Une jeune femme part à la quête de son père, à travers ses souvenirs d'enfance mais aussi dans la ville de Lisbonne. Points positifs : on a envie de savoir si elle y parvient et surtout j'ai aimé le style saccadé et les nombreuses accumulations de l'auteur. Points négatifs : le sujet redondant de la solitude, de l'absence, de la fuite. Une impression de déjà lu.

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Commentaire ajouté par dacotine 2018-07-10T21:22:33+02:00
Argent

Je sors de la lecture de ce livre dans le même état que la narratrice : pleine de questions, de doutes et triste.

Un roman dont le thème est émouvant :la recherche d'un père déclaré mort , mais surtout le regard sur cette relation père-fille. Un retour dans le passé poignant tout en tonalité sombre .

Je suis la fille qui a lu ce roman d'une traite, je suis la fille qui en sors remuée, je suis la fille qui a ressenti cette tristesse, je suis la fille tout en retenue, je suis la fille qui s'est identifiée à la fille en recherche du père..

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Bronze

Lisbonne est lieu de périple, de quête pour cette jeune femme cherchant celui qu’on prétend mort. Le retrouver. A la certitude qu’il n’a pas rejoint les limbes. Son père. La vie s’agite autour du personnage principal, semble passer autour, ne jamais l’atteindre. Fantôme à la recherche d’un égaré. La ville comme décor, comme personnage. Bâtiments englobant la vision, entourant les passants. De quelques marmots et animaux créant le mouvement. S’y engouffrer. Pénétrer. Chercher. Les premières lignes posent l’ambiance, permettent de s'immiscer entre les pages, de suivre l’ombre du personnage.

Fille de rock star. Ballotée entre les appartements. Passant d’une mère à la voisine, rejoignant parfois le père. Une enfance qu’elle croit normale, là, à recueillir les mégots des camarades de la mère, à jongler entre les débris des bouteilles. Jeunesse curieuse. Pas de frasques. Juste l’effacement. Un oeil avide qu’elle pose parfois sur les secrets, voudrait être de la partie. Congédiée en bordure.

Faire un pas derrière la vitrine de la célébrité.

Au delà du corridor artistique.

C’est la réflexion à propos de l’Homme, celui qui peint le mythe.

Qu’y a t-il derrière les élucubrations de la rock star ? Au delà de ses mots ? Un autre. Un père qu'elle n'a pas su connaitre. Quelques fragments, filaments d'une paternité qu'il n'a pas su exprimer. Elle court après le père, jongle des indices disséminés à travers une ville inconnue. La traque se mêle de souvenirs, entrelace la jeunesse à la vie d'adulte. Jeune femme qui s'est construite de tessons, pièces d'un puzzle qu'elle peine encore à reconstituer malgré ses pas.

Aux dernières pages, c’est la rencontre avec un écrivain ; un autre artiste. S'en suit une réflexion autour de son manuscrit emprunt d’une lueur pudique tandis que l’homme transpire la confiance, charme l’auditoire. Où se révèle la personnalité ? Dans quels recoins se faufile l’artiste ?

Une écriture singulière, qui accroche la rétine aux premiers mots, aux quelques lignes avalées aussitôt. Plume percutante. Quelques palabres. Énumérations. Olivier Adam dresse des listes, catapulte des adjectifs. S’en suivent des descriptions, une volonté d’envelopper le lecteur au sein d’une atmosphère. Se croire à Lisbonne. Être aussi étranger. Fantomatique présence.

La quête n’est qu’une excuse, une direction pour mener son personnage féminin au dehors de sa coquille. Retrouver le père pour finalement se trouver soi. Admettre qu’elle peut vivre sans l’ombre de son nom. Vivre pour elle, au delà de la célébrité. Se délivrer du passé.

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Or

Ce n'est jamais tranquille que j'ouvre un livre d'Olivier Adam. Une espèce de fébrilité m'envahit comme lorsque j'approche d'une échéance importante, comme lorsque je pressens que je vais vivre un instant unique.

Et aussi parce que je place la barre très haut.

La peur d'être déçue m'habite. J'appréhende de voir l'auteur placer le succès, le "easy reading" et la "démagogie littéraire" prendre le pas sur la créativité, la rigueur, l'imagination et la poésie.

Je suis totalement rassurée en refermant les pages de Chanson d'une ville silencieuse. Tout y est.

L'histoire est simple mais si universelle qu'elle interroge mes propres recherches, mes manques, mes doutes et mes priorités.

Cette femme qui recherche son père disparu et relate, retrace et analyse les relations de sa vie... c'est moi. La situation change mais les questions restent les mêmes. Et j'aime lorsqu'un roman me rejoint tant intensément dans cette zone intime, sensible, fragile et pourtant si forte que je nomme "âme".

Les bons livres sont comme les bons amis. Ils n'ont pas peur de soulever le voile pudique qui entoure et enveloppe mes secrets. Ils dérangent. Ils titillent. Ils me font avancer. Ils m'aident à vivre.

L'univers tant aimé d'Olivier Adam se laisse découvrir et appréhender de la première à la dernière page. Ses phrases courtes, incisives, descriptives me placent instantanément dans l'action. Je prends chair. Je deviens narratrice naturellement et en oublie totalement mon quotidien l'espace du roman. Et c'est ce que j'attends d'un livre.

Chanson d'une ville silencieuse est une plongée au coeur d'une humanité en quête de repères, de liens, d'amour. C'est une tranche de vie bouleversante qui rejoint la mienne pour un temps et qui laissera une trace indélébile et précieuse : l'écoute d'un silence partagé.

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Commentaire ajouté par Granny-1 2018-02-14T06:27:16+01:00
Lu aussi

Bonjour les lecteurs ...

Voici le dernier Olivier Adam que j'attendais avec impatience.

C'est l'histoire d'une jeune femme qui part à la recherche de son père.

La narratrice (dont on ignore le prénom) a en effet grandi dans l'ombre d'un chanteur à succès ( joli mélange de Johnny, Nino Ferrer et de Daniel Darc ) et d'une mère absente.

Son père, en plein succès, a délibérément mis fin à sa carrière, s'est retiré dans un bled perdu pour vivre en quasi ermite et un jour a disparu de la surface de la terre mettant en scène un suicide par noyade.

La narratrice refuse la thèse du suicide, et part à la recherche de ce père étrange. Elle se plonge dans ses souvenirs, essaye de le comprendre.. lui ce parfait inconnu.

Ses errances la mène de Paris à Lisbonne où il semblerait qu'on ait aperçu le chanteur....

Est-ce vrai ou pas ? .. à vous de vous plonger dans la lecture.

C'est l'histoire d'une relation compliquée entre un père et sa fille.

Un père trop absent et une fille transparente et fragile.

C'est une histoire qui vous happe dès les premières pages.

On suit la quête de la narratrice, on a mal avec elle.

On se plonge dans cette longue plainte mélancolique et nostalgique comme un air de Fado

Le style est sobre, les phrases courtes, en adéquation avec les états d'âmes de cette fille un peu paumée.

Même si ce n'est pas le meilleur d'Olivier Adam.. j'ai passé un très bon moment de lecture.

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Date de sortie

Chanson de la ville silencieuse

  • France : 2018-01-03 (Français)

Activité récente

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 18
Commentaires 6
Extraits 6
Evaluations 11
Note globale 7 / 10

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