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Commentaires de livres faits par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres par Cacoethes-scribendi

Commentaires de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Extraits de livres appréciés par Cacoethes-scribendi

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 25-05
Ce roman se passe certes à Chicago, mais c'est bien de l'Egypte et des Egyptiens dont il est question. Nous suivons divers personnages, ne majorité originaires d'Egypte, travaillant ou étudiant à la faculté de médecine de Chicago. Deux doctorants boursiers qui tombent amoureux et doivent concilier leur culture conservatrice (virginité de la femme…) avec la vision américaine du couple, deux professeurs qui ont quitté l'Egypte depuis bien longtemps, se sont mariés à des Américaines mais qui sont trop imprégnés dans leur ancienne culture pour arriver à être heureux en Amérique et un étudiant bien décidé à dénoncer les exactions de l'administration égyptienne, à ses risques et périls.

J'ai beaucoup apprécié ce que j'ai appris de l'Egypte, de ses religions, des difficultés à intégrer le modèle de vie américain, la nostalgie du pays, etc. Mais ça n'a pas suffit : mon intérêt a décru à de nombreuses reprises, avant de remonter de nouveau pour redescendre peu après. Les différentes histoires n'avancent pas très vite, on se perd dans beaucoup de détails du quotidien. J'ai même confondu certains personnages tellement leurs parcours de vie se ressemblaient !
De plus, je trouve globalement ce roman assez pessimiste. Il dénonce le régime égyptien, le système de faveurs et de discriminations, notamment envers les coptes. Mais il donne l'impression que c'est immuable et que rien ne peut changer. La fin est brutale et triste pour tous les personnages, sauf un ou deux pour qui elle est, au mieux, en demi-teinte.

Je voulais découvrir ce grand auteur égyptien avec L'immeuble Yacoubian : je pense que j'aurais dû rester sur cette idée ! Il n'est pas trop tard et je compte bien lire ce roman malgré la déception que fut Chicago.
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C'est un final époustouflant que nous offre Pierre Bottero avec ce petit pavé de 600 pages. Un final qui clôt magistralement l'histoire d'Ewilan, Ellana, Salim, Edwin et les autres. Qui mêle adroitement la voie d'harmonie des marchombres avec celle des dessinateurs.
Une dernière mission épique, des combats d'honneur et de courage, de la solidarité... que dire, si ce n'est que ce tome est parfait ?
J'ai adoré retrouver Pilipip et Oukilip. Mais Doudou <3... mention spéciale pour Doudou.
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"Le doute est une force. Une vraie et belle force. Veille simplement à ce qu'elle te pousse toujours en avant."
Comment mieux résumer ce tome 2 qu'avec ces paroles de Doudou et de Jilano ? Ellana apprend, se découvre, mûrit, pour devenir la jeune femme que nous connaissons dans les trilogies d'Ewilan.
Il n'y a pas besoin de beaucoup de mots - ou au contraire, il en faudrait trop - pour décrire la magie de l'univers de Pierre Bottero. Harmonie. Sagesse. Tendresse. Féérie. En suivant Ellana sur la voie du marchombre, nous suivons un chemin pavé de tous ces mots, d'une philosophie de vie qui imprègne les romans de Pierre Bottero.
Un délice de lecture, tout simplement.
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Profitant du confinement pour relire mes livres préférés, je me suis lancée dans la saga de Pierre Bottero. Après avoir avalé les 6 tomes de La Quête et des Mondes d'Ewilan, je me suis enfin lancée dans ce que j'attendais le plus : Ellana. Le Pacte des Marchombres.
Autant le dire tout de suite : je n'ai pas été déçue.

Les 50 premières pages de ce tome sont un pur délice ; ils parlent à 100% à mon âme de lectrice. L'enfance d'Ellana dans la Forêt Maison des Petits auprès d'Oukilip et Pilipip est juste irrésistible. Elle me fait fondre.
C'est bien simple : dans Ellana, Pierre Bottero est au sommet de son art. Il y manie à la perfection son humour, ses principes de vie, sa créativité foisonnante...
Bien sûr qu'Ellana est la marchombre parfaite et que sa formation auprès de Jilano est un bonheur de lecture. Mais décidément, rien ne surpasse pour moi la cueillette de framboises au nez et à la barbe d'Humph le trodd avec les Petits et Ipiu.

A lire, à lire, à lire.
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Ewilan, Salim et leurs amis partent sur un nouveau continent retrouver les parents d'Ewilan et en savoir plus sur la méduse qui envahit les Spires et empêche d'exercer l'art du Dessin. Il faudra utiliser les capacités de chacun.e d'entre eux/elles pour arriver à leurs fins...
Un dernier tome qui clôt en apothéose la trilogie des Mondes d'Ewilan. Encore une fois, Pierre Bottero met tout son talent au service de son œuvre, à la fois épique, drôle, émouvante et poétique.
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Un deuxième tome très émouvant ! On retrouve une construction similaire à celle de la première trilogie, avec un long voyage. Mais cette fois-ci les personnages sont plus aguerris, notamment Salim grâce à sa formation d'apprenti marchombre.
C'est un tome très mature et très agréable à lire, dans la lignée des précédents.
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Dans le premier tome de cette deuxième trilogie, Pierre Bottero met en place les pistes qu'il a imaginée pour développer ses intrigues dans l'univers de Gwendalavir et au-delà. Il marque les commencements d'une saga à la fois plus construite narrativement et plus réfléchie globalement.

Dans ce roman parmi les plus sombres de l'auteur, Ewilan se fait enlever par une Institution qui effectue des tests scientifiques sur son corps et son esprit. Elle en sera marquée durement et changée à jamais. Heureusement, elle peut compter sur l'aide de ses ami.e.s, en particulier de Salim.
Des aventures toujours aussi trépidantes, même si particulièrement poignantes dans ce tome.

Pour moi, La forêt des captifs est un tome particulier de la saga, un tome charnière dans lequel Bottero révèle véritablement sa plume et ses idées foisonnantes. Une vraie réussite.
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date : 16-05
Trois femmes qui se réinventent face à l’adversité. Smita fuit son village natal pour assurer un meilleur avenir à sa fille, une éducation plutôt que collecter les déjections des autres. Sarah, dont toute l’existence tourne autour de sa brillante carrière, voit les efforts d’une vie se briser lorsqu’elle apprend son cancer. Quant à la jeune Giulia, elle tente de remettre à flots l’entreprise familiale menacée de faillite…
Trois destins de femmes fortes et ingénieuses, qui ont foi dans leur futur malgré des moments d’abattements.

J’ai beaucoup aimé ce petit roman. Certes, c’est dommage qu’il soit si court, que ces histoires si poignantes soient seulement survolées. Mais cela lui donne également une certaine force. On ne s’intéresse qu’à ce que vivent ces trois femmes et à ce qui les lient – ce qui s’éclaircit de plus en plus au fil du roman.
J’ai été particulièrement émue par Sarah, la working mom qui doit tout concilier, qui fait passer sa vie professionnelle avant tout, jusqu’à être mise au ban à cause de sa maladie. L’autrice touche ici à une forme de discrimination peu traitée en littérature…
J’ai trouvé intéressant le cycle du « don » qu’elle met en évidence : c’est le don anonyme d’une Indienne miséreuse qui permet à une Occidentale aisée de retrouver une image d’elle positive et de reprendre sa vie en main. J’aurais aimé que ce don ne soit pas à sens unique, mais j’imagine que pour le coup le roman en aurait perdu en réalisme !

Des bas-fonds de l’Inde hindoue jusqu’au Canada aseptisé, en passant par une Sicile lumineuse et fière, ce roman parle de la dignité et de l’importance de se battre pour soi-même et ceux qu’on aime.
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Dans ce troisième tome, Ewilan et Salim, après avoir sauvé Gwendalavir, s'occupent de la suite de leur quête : retrouver les parents d'Ewilan.
Toujours aidés par les mêmes compagnons (Edwin, Bjorn, Ellana, maître Duom), ils sont rejoints par le frère d'Ewilan et la sœur d'Edwin.
Les relations continuent d'évoluer, Salim découvre une facette de lui inattendue... ce tome boucle en beauté cette première trilogie et pose quelques pistes pour la suite des aventures d'Ewilan et de ses ami.e.s !
J'ai redécouvert à quel point ces tomes étaient bourrés d'humour et de bonne humour, ce fut une lecture très agréable !
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Dans ce second tome, Ewilan et Salim débutent véritablement leur quête pour sauver l'empire. Ils sont accompagnés par un groupe de personnages tous plus attachants les uns que les autres : Edwin, le guerrier suprême ; Ellana la mystérieuse marchombre, Bjorn le chevalier loyal...
Les pages se tournent à une vitesse hallucinante, le cocktail d'aventures, de magie et d'humour fonctionne à merveille ! C'est un vrai plaisir de relire cette saga, même une fois adulte.
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D'un monde à l'autre est le premier tome d'une trilogie qui inaugure l'épopée d'Ewilan et de Salim dans Gwendalawir.
Dans ce roman, nous découvrons avec eux ce monde étrange et la mission d'Ewilan : sauver l'empire de Gwendalawir, grâce aux pouvoirs extraordinaires de l'adolescente.
Un très bon premier tome, qui n'a pas encore le panache des dernières trilogies mais qui est une superbe entrée en matière !
Je le conseille à partir de 12/13 ans.
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date : 13-05
A deux pas d’une rue commerçante, une petite librairie au charme suranné. Une vitrine surmontée d’une enseigne aux lettres dorées sur un fond délavé : Ringelnatz & Co. Comme Valérie, laissez-vous séduire par les étagères pleines de livres, des classiques incontournables aux pépites méconnues. Irrésistiblement, un livre à la main, les yeux déjà perdus entre ses pages, s’enfoncer dans le vieux fauteuil, une tasse de thé bien chaud à portée de main, accompagnée de la présence bienveillante du samovar qui siffle doucement.

Tante Charlotte disparaît un beau jour et c’est à Valérie qu’il revient de prendre en main la gestion de sa petite librairie. Armée de sa licence de gestion d’entreprise, la jeune femme est bien décidée à mener cette affaire rondement : c’est bien simple, la librairie est en déficit, il n’y a qu’à la fermer en bonne et due forme. C’était sans compter la magie des livres et des lecteurs…

Comme on est bien, dans la vieille librairie auprès de Valérie qui redécouvre l’amour de la littérature ! Bourré de références littéraires qui donnent l’eau à la bouche ou qui procurent des frissons de plaisir parce que c’est si agréable de retrouver des titres qu’on aime dans des histoires, ce doux roman ne peut que ravir les amoureux de la lecture.
Alors certes, il ne s’y passe pas grand-chose. C’est un roman d’ambiance, un conte, un petit guide de lecture. Mais on n’est pas dans le feel-good sirupeux, bien au contraire, et ce roman sans prétention a un charme fou.

Je crois que c’est le plus joli roman célébrant les livres que j’ai lu jusqu’à aujourd’hui !
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Dans cette série, deux royaumes sont rivaux : Glacium le pays du froid et Osolis celui de la chaleur, dont l’héroïne Olina est la princesse. Olina a une particularité : depuis toujours, sa mère l'oblige à porter constamment un voile. Quel secret est ainsi protégé ? La situation se complexifie lorsqu’Olina tombe amoureuse du prince de Glacium, puis est emmenée en otage dans ce pays : c’est un peuple étranger et hostile qu’elle doit apprendre à connaître…

Clairement, ce roman fait partie d'un type de romans que je trouve peu qualitatif, mais vers lequel j'aime me tourner de temps en temps, à savoir la Fantasy Young Adult. Ce type de littérature s'adresse plus au sens qu'à l'esprit, il est prenant et addictif mais on n’en ressort pas grand-chose. D’ailleurs, l’un des principaux défauts de ces romans est le style : ici, j’ai eu vraiment l’impression de lire Le journal d'une princesse (j’adorais à l’époque).

Cependant, c'est le genre de lecture qui peut follement m'amuser et ça a été le cas ici. L’histoire fonctionne bien, les petites touches de romance aussi… C’est un roman sympa, qui se lit rapidement et facilement. Je n’ai pas boudé mon plaisir de lecture, mais je serais incapable de ne lire que cela !
Je ne pense pas lire les autres tomes parce que j'ai l'impression de voir à peu près où la série va nous emmener, mais c'était sympa à lire.
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date : 10-05
Cela arrive parfois : ce roman a totalement fait écho à mes réflexions intérieures actuelles. Il a résonné en moi d’une manière intime dont l’explication n’a pas forcément sa place dans une critique.

Soufi, mon amour débute en 2008, lorsqu’Ella lit le manuscrit d’un inconnu pour son travail : un roman historique sur l’amitié entre Shams de Tabriz et le grand poète Rûmi, au 13ème siècle. En suivant ces deux temporalités, on découvre avec Ella le soufisme, la religion de l’amour.

Soufi, mon amour est à la fois un roman historique et un roman de développement personnel. Au travers des Quarante règles de l’amour (le titre original du roman), on apprend à vivre au présent, à aimer chacun pour ce qu’il est, à vivre sans juger.

Soufi, mon amour est passionnant et terriblement efficace. J’ai adoré suivre Shams de Tabriz dans sa quête pour changer le monde en aidant les autres à s’épanouir. La transformation d’Ella m’a émue et donné de l’espoir.
Je ne sais pas s’il aurait autant résonné en moi à un autre moment de ma vie, où j’aurais pu être moins réceptive à ses côtés méditatifs. Mais, indéniablement, pendant les sept jours de ma lecture, sept jours par ailleurs particuliers de ma vie, je suis persuadée qu’il m’a aidée et qu’il était le roman parfait pour m’accompagner dans la phase que je traversais. Et je pense qu’il m’aidera encore quelque temps à conserver la sérénité à laquelle j’aspire.

C’était une lecture marquante, une belle histoire et un voyage spirituel. Une acquisition qui valait totalement le coup !
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date : 30-04
J’ai lu Les trois mousquetaires adolescente et j’ai découvert avec ravissement Le Comte de Monte-Cristo il y a deux ans. Je n’ai donc pas hésité lorsque l’occasion de lire un nouveau roman de Dumas s’est présentée, en l’occurrence avec La Reine Margot.

En 1572, Catherine de Médicis fait tout ce qu’elle peut pour sauvegarder le trône de France à sa descendance, mais les augures de son sorcier vont toutes dans la même sens : contre toute attente, c’est le mari de sa fille Marguerite, Henri de Navarre, qui est destiné à régner en France (pas de mystère pour les lecteurs : il s’agit bien du futur Henri IV).
Tout le roman est construit autour des complots de la reine mère pour éliminer Henri. Mais il est soutenu par sa femme et arrive à manœuvrer intelligemment à travers le réseau d’alliances et de secrets tissés par les grands de France. Ce roman comporte également deux personnages importants et sympathiques : les gentilshommes De La Mole et Coconnas, un beau duo d’amis qui se retrouvent piégés de cette dangereuse toile d’araignée, en raison de l’amour que le premier porte à Marguerite de Navarre (femme de Henri et fille de Catherine de Médicis, vous suivez ?).

Ce roman a été publié initialement sous forme de feuilleton et malheureusement cela dessert de beaucoup l’intrigue : trop de péripéties qui ne font pas avancer le récit et qui peuvent parfois nous perdre un peu pour se rappeler les intérêts de chacun.e en fonction de l’alliance du moment.
Il faut aussi bien se concentrer pour se rappeler qui est qui et la position de chaque personnage, car il y a beaucoup de protagonistes.

Heureusement, la plume pleine d’humour et de verve de Dumas permet de garder un rythme de lecture fluide malgré tout. Un petit trait d’esprit et ça repart !
Et puis j’ai adoré en savoir plus sur cette période de l’histoire, la fin des Valois et l’avènement des Bourbon, le massacre de la Saint-Barthélemy… C’est grâce à ce type de roman que je retiens les éléments historiques et de culture générale, donc de ce point de vue je suis ravie ! Le tout enrobé d’une belle histoire romanesque à souhait, c’est au final une bonne lecture – je crois qu’aucun roman de Dumas ne pourra également Monte-Cristo, il va falloir que je m’y fasse et ne plus imaginer la lune :p
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date : 25-04
Cela faisait bien longtemps que je voulais découvrir cet auteur algérien et ce titre m’attirait tout particulièrement.
Autant le dire tout de suite : ce n’est pas joyeux. Je sais, on pouvait s’y attendre rien qu’avec le titre. Mais un des personnages principaux participe à une lapidation dès les premières pages. Voilà à quel point ce roman se montre impitoyable.
Impitoyable, car il nous dépeint sans fard une réalité qu’on a tendance à oublier : à quel point les droits des êtres humains, et des femmes encore plus, peuvent être bafoués dans certains pays. A quel point il est possible même de s’en accommoder, d’y participer pour plus de confort. Cela, les deux héros du roman vont l’apprendre au prix fort. Et pourtant, ce prix est encore bien moindre que celui versé par leurs épouses.
Les épouses, totalement à la merci des hommes. Elles ne sont rien, je cite un homme, à propos de l'épouse de son ami : « Elle ne signifie pas grand-chose en dehors de ce que tu représentes pour elle. Ce n'est qu'une subalterne. De plus, aucun homme ne doit quoi que ce soit à une femme. Le malheur du monde vient justement de ce malentendu ».
Voilà qui nous remet à notre place.

Alors je ne peux pas dire que ce fut un plaisir de lecture. C’est un roman qui indigne, qui révolte. Ce n’est pas une dystopie, c’est la réalité actuelle quelque part sur notre planète.
Ce roman est court, dur, nécessaire.
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date : 24-04
Une belle journée d’été de 1935. Toute la famille attend le retour du fils aîné et la maisonnée se prépare, tout en accueillant des cousins sont les parents divorcent. Briony, jeune écrivaine en herbe, observe tout. Elle voit sa sœur et Robbie, le fils de la femme de ménage, se comporter étrangement. Elle voit sa cousine Lola se faire agresser par un homme, juste après avoir vu Robbie et Cecilia bien proches dans la bibliothèque. Il n’en faut pas plus pour qu’elle saute aux conclusions et produise un témoignage qui changera leur destin à tous…

Ce roman a de multiples facettes. D’abord, c’est un roman historique. Dans sa deuxième moitié, on suit Robbie, soldat de l’armée britannique qui quitte la France vaincue par l’Allemagne, puis Briony elle-même, infirmière de première année, elle aussi aux prises avec les atrocités de la guerre…

C’est aussi un roman psychologique. Particulièrement dans la première moitié, pendant cette journée où tout va basculer, l’auteur s’attache à décrire l’état d’esprit de nombreux personnages et notamment celui de Briony, pour que l’on comprenne bien comment on a pu arriver à un tel drame. Psychologique également, car on le comprend dès le titre : son thème principal est l’expiation. « Expier : subir la conséquence douloureuse de quelque chose dont on se sait coupable, en être puni. » C’est bien de cela qu’il s’agit, puisque Briony va vivre toute sa vie avec le poids d’une faute qu’elle a commise à 13 ans, d’une faute tellement grave et lourde de conséquence qu’elle en est impossible à se faire pardonner.

Enfin, c’est un roman sur l’acte d’écriture, sur le pouvoir de l’imagination. A 13 ans, Briony romance tellement la vie qu’elle en vient à déformer la réalité pour l’adapter à sa vision des choses. Puis, en tant qu’écrivain, elle va écrire et réécrire son histoire et celle de Cecilia et Robbie, l’histoire qui nous est donnée à lire dans Expiation, comme un acte rédempteur. Dans la fiction, elle peut faire en sorte de minimiser les conséquences de sa faute, de créer un « tout est bien qui finit bien ». Mais ce sont également Cecilia et Robbie qui, par le biais de l’écriture, se donnent du courage et de l’amour, alors même qu’ils n’ont presque rien partagé dans la vie physique.

On ne peut pas dire que ce roman soit un coup de cœur, mais il donne matière à réflexion ! Ayant vu le film, qui s’est révélé très fidèle au roman, je n’ai eu aucune surprise et connaissait d’avance le déroulement de l’histoire. Cela a sans doute nuit à mon expérience de lecture, qui a eu beaucoup moins d’effet sur moi qu’elle ne l’aurait fait si elle avait été une totale découverte.
Expiation n’en reste pas moins un roman unique, avec à la fois une histoire belle et passionnante et une expérience de lecture atypique par ses thèmes et sa construction.
Je vous le recommande totalement, surtout si vous n’avez pas vu le film !
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date : 20-04
Kawthar est la fille chérie de son père. Cette relation privilégiée a un revers : sa mère et ses trois sœurs aînées ont toujours eu une dent contre elle. Quand, une fois adulte, Kawthar entame une relation avec un homme marié, sunnite de surcroît, même son père la renie.

Pourtant, surtout pour une femme moderne comme elle, la situation n’est pas facile. Briser le ménage d’un époux et père ? Accepter de devenir une seconde épouse, la législation koweïtienne autorisant un homme à avoir plusieurs femmes ? Comment s’abaisser à cela ? Et pourtant, pourquoi ne pourrait-elle pas enfin répondre à ses désirs et son besoin d’indépendance ?



Ici même est un roman très court sur les tergiversations d’une femme, dans un pays où la culture entrave beaucoup la liberté féminine. Rencontrer un homme dans un lieu public sans être mariés ? Avoir son propre appartement ? Beaucoup de combats restent à mener dans ce pays.



Encore une fois, en sortant des sentiers battus, je me suis exposée au risque de ne pas être touchée par ma lecture. C’est ce qui s’est produit dans ce roman, dont je suis restée accrochée simplement parce qu’il était court. Je l’ai trouvé lent et peu immersif.

Mais comme toujours, je ne regrette pas cette découverte, qui m’a donné un petit aperçu de la culture koweïtienne.
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date : 18-04
Mes premières tentatives de découvrir Jules Verne par ses romans de science-fiction se sont soldées par ses échecs. Ces dernières années, j’ai donc décidé de plutôt le découvrir à travers un autre genre : ses romans d’aventure. Après avoir beaucoup aimé Deux ans de vacances, lu en 2015, j’ai décidé de lire pendant ce confinement Le tour du monde en 80 jours.
Je connaissais bien l’histoire, car je l’avais en album illustré quand j’étais petite. J’ai un peu honte de l’avouer, mais je n’ai pas eu l’impression de gagner beaucoup au change avec cette lecture du roman original.
Nous suivons donc Phileas Fogg, gentleman anglais, ainsi que son valet Passepartout, dans son pari de faire le tour du monde le plus rapidement possible, pour l’époque. Il y a un peu d’humour, on a l’impression que Jules Verne met beaucoup de lui dans la narration, ce que j’ai apprécié.
Cependant, cette histoire est beaucoup trop rocambolesque pour que j’y prenne vraiment plaisir. Pour moi, c’est plutôt un classique à destination de la jeunesse (et encore, pas forcément pour de jeunes lecteurs contemporains, parce que le regard de l’homme occidental du 19ème siècle sur les êtres humains d’horizons différents pique un peu… du style, qualifier les Papous d’êtres « placés au denier degré de l’échelle humaine »).
Si j’ai bien aimé le style de narration, le dépaysement des voyages et la sensation d’urgence qui se dégage de parle pari relevé par Fogg, ce n’est pas une lecture qui m’aura charmée !
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date : 10-04
Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre quand j’ai commencé ce roman et je n’ai pas du tout été déçue, bien au contraire !
L’histoire commence lorsque Tara, disparue il y a 20 ans, revient chez ses parents. Que s’est-il passé entre temps ? L’explication de la jeune femme, c’est qu’elle a été bloquée dans un monde féérique, mais que pour elle, ce temps n’a duré que six mois. Autant vous dire que ses proches ont du mal à la croire ! Affabulations, traumatisme psychologique… ou réalité ?
L’histoire alterne entre flash-backs d’avant sa disparition, son témoignage à elle, notamment pendant ses séances de psy, les rapports dudit psy et le présent, le retour de Tara et les réactions de ses proches.

J’aime beaucoup les histoires fantastiques – au sens littéral du terme, c’est-à-dire qu’on hésite entre une explication rationnelle ou surnaturelle. Dans ce roman, on penche très facilement du côté de l’explication surnaturelle, on croit l’héroïne – mais ça n’empêche pas les explications psychologiques d’être passionnantes.
Comme un conte m’a fait penser à Morwenna de Jo Walton, on y retrouve le même folklore celtique et ce charme fantastique, en moins poétique mais avec plus d’action.

Ce fut une lecture super agréable, qui me change de mes habitudes et que j’ai grandement appréciée, malgré quelques petits défauts (par exemple, j’aurais aimé que l’univers féérique soit plus décrit/mieux construit).
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date : 08-04
J’ai choisi de lire ce roman dans la continuité de mon envie de découvrir toujours plus de littérature étrangère. Celui-ci nous emmène en Mauritanie, à la fois dans sa capitale et en plein Sahara.

Rayhana est une jeune bédouine, qui se fait séduire par un jeune ingénieur de passage. Elle tombe enceinte et pour éviter le déshonneur, sa mère la fait accoucher au loin, lui enlève son bébé puis la marie de force avec un jeune homme de sa tribu. Mais Rayhana ne peut pas accepter ce sort : elle va s’enfuir, emportant avec elle le tambour sacré de sa tribu, et tenter de retrouver son enfant.

La narratrice est Rayhana elle-même : elle nous décrit, de façon détachée, son histoire. Malgré tout ce qu’elle subit, j’avoue que cette manière de raconter a affaibli mes émotions, alors même que je ressentais de l’empathie pour elle.
Au-delà du drame, ce roman est l’occasion de découvrir la culture bédouine contemporaine, comment elle conserve ses traditions en parallèle des grandes villes plus modernisées. De ce point de vue, ce fut une lecture très dépaysante et enrichissante.
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date : 05-04
Frankenstein fait partie de ces classiques que j’ai vu pas mal passer il y a quelques temps et qui me tentait pour ses côtés précurseurs : roman de science-fiction classique ET écrit par une femme, c’est rare !
Je ne connaissais rien. Dans ma tête (comme dans celle de beaucoup j’imagine), Frankenstein était le nom du monstre, l’histoire était glauque et s’attachait principalement à sa création.

Eh bien pas du tout. Victor Frankenstein est un jeune homme avide de savoir. Intelligent, il parvient au cours de ses études, dans sa fièvre scientifique, à créer – on ne sait trop comment – un être de toute pièces. Il est horrifié par ses actes, s’enfuit et sa créature s’en va vadrouiller à sa guise. L’histoire a pour cadre les massifs alpins, on est donc loin du sombre laboratoire que j’imaginais : le héros se pose quantité de questions et réfléchit aux conséquences de ses actes tout en se promenant dans la nature, en faisant du bateau sur le lac de Genève…
Voilà ce qui constitue la majeure partie du roman : les questionnements moraux et l’accablement de Frankenstein, qui s’accuse des crimes commis par sa créature.

Du coup, une grande partie du roman n’était pas passionnante, d’autant plus que je n’ai pas du tout aimé ce héros. Il n’arrive pas du tout aux bonnes conclusions et ça m’a beaucoup agacée.
Néanmoins, cela m’a fait réfléchir. Frankenstein m’a fait penser à une métaphore de l’être humain, qui crée des choses sans les maîtriser et qui essaye ensuite de réparer les symptômes du problème sans jamais apprendre de ses erreurs.
J’ai eu beaucoup de compassion pour la pauvre créature (elle ne reçoit jamais de nom), livrée à elle- même. Encore une fois, le problème pour elle a été les êtres humains, qui ne lui ont jamais laissé de chance d’être autre chose qu’un monstre.

En résumé, je dirais que ce roman fait réfléchir à la nature humaine et qu’il pose les bases pour de nombreuses œuvres de science-fiction postérieures. Rien que pour ça, il vaut le coup d’être lu, même si certains passages ne sont pas passionnants !
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date : 03-04
Ce roman me tentait depuis sa sortie. Il a fallu que je tombe dessus en bouquinerie pour que je lise enfin et ça valait le coup d’attendre !
Odette, Clarice et Barbara Jean sont trois quinquagénaires afro-américaines. Leur présent dans les années 2000 est le fil conducteur du roman, qui s’attache aussi à nous raconter les évènements marquants de leur passé. Mari infidèle, rêves mis de côté, amour interdit, alcoolisme… L’auteur met à l’honneur trois femmes fortes, qui ont vécu des drames mais que leur amitié fait tout surmonter – ou presque.
Je voulais du romanesque et j’ai été servie. J’ai été souvent touchée, parfois amusée (car il y a beaucoup d’humour dans ce roman). C’est vraiment un roman parfait pour s’évader : il se lit facilement, n’a pas de temps mort, aborde des thèmes variés, à la fois graves et légers…
J’ai été totalement conquise par Odette et ses amies, par leur personnalité et leurs failles.
Je n’ai pas grand-chose de plus à en dire : c’est un bon roman comme on souhaite en lire !
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date : 30-03
Hamlet fait partie de ces textes classiques très connus, presque incontournables dans une vie de lecteur. Donc je me suis lancée, ne connaissant de l’histoire que le fameux « Être ou ne pas être… ? ». Ah si, juste avant ma lecture, on m’avait rappelé que Le Roi Lion en était une réécriture : voilà qui me donnait quelques indications sur le scénario et à vous aussi. Un fratricide, donc, et la mise à mort finale du traître (désolée pour le spoil éventuel).

Comme très souvent quand je lis du théâtre, je n’ai pas été touchée (je pense que seuls Antigone d’Anouilh, Cyrano de Bergerac et Roméo et Juliette font figure d’exception). J’ai lu, parfois difficilement, les longues tirades en vers, à haute voix pour mieux les comprendre au besoin.
Je ne peux que donner mon avis, qui est celui d’une lectrice du 21ème siècle et qui ne se veut pas « critique ». Je me suis relativement ennuyée (mais la pièce est courte). Sans doute un peu parce que les thèmes de base ont été vus et revus dans les siècles suivants – ce qui prouve bien entendu qu’il s’agit d’une œuvre majeure, mais qui ne participe pas au plaisir de lecture… Et puis trop de morts à la fin de la pièce, pourquoi tant de haine ?

Pour résumer, je n’ai rien d’intéressant à dire sur cette pièce. Je l’ai lue, je vous encourage à la lire également pour vous faire votre propre avis.
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date : 26-03
Ludovic est recouvreur de dettes. Vous savez, la personne qui vient réclamer des impayés auprès des personnes démunies. Pas un boulot facile, mais parfois nécessaire pour que les commerces restent à flot. Un beau jour, il fait la connaissance de sa voisine et ils tombent amoureux. Or, Aurore a monté sa propre société de mode et se retrouve justement face à un mauvais payeur qui risque de faire couler sa petite entreprise ; leur liaison prend alors une autre tournure…

Ce roman est décidément trompeur. Je m’imaginais une mignonne petite romance, un peu feel-good… Mais sous ses airs de lecture légère, il cache bien son jeu : nous avons ici un roman qui tire un peu vers le thriller ! C’est léger, certes, mais tout de même bien présent.
En effet, les deux personnages passent leur temps à douter, avant tout l’un de l’autre. Sur ce que l’autre attend de cette relation, sur la confiance qui les lie… ce qui fait monter la tension de manière imperceptible et nous fait basculer dans un autre registre.

Je n’ai eu aucune difficulté à lire ce roman, l’adictivité était bien présente. En revanche, la plume ne m’a pas trop plu. Ce sont des longues phrases, qui reproduisent le fil de la pensée des deux héros. Pour certains passages, c’était indiqué et agréable, mais dans la majeure partie du roman, c’était juste de trop !
Heureusement, l’histoire m’a passionnée et était facile à lire, donc j’ai facilement pu passer outre ce souci de style.
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date : 25-03
C’est un titre que j’avais pas mal vu passer à une certaine époque ; pour moi c’était une sorte de valeur sûre. Je n’ai donc pas hésité quand je l’ai vu à la bibliothèque.

Kimiâ est une Iranienne, réfugiée en France depuis l’enfance. Sur 300 pages, elle raconte l’histoire de sa famille, sur 3 générations, de manière pas totalement linéaire. Telles les Mille et une nuits, ses histoires s’emboîtent pour n’en former qu’une, au fil de ses souvenirs. Cette construction peut être parfois difficile à suivre : savoir de quelle partie de la famille on parle, à quelle époque… Et il y a beaucoup d’informations sur la politique iranienne du 20ème siècle que j’ai eu un peu de peine à digérer.

Ce fut donc une lecture un chouïa laborieuse et pourtant j’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice et la personnalité de sa narratrice.
Négar Djavadi aborde plein de thèmes passionnants et variés : la culture iranienne et orientale, l’émigration et l’immigration, l’opposition à une dictature, l’homosexualité, l’insémination artificielle… Elle nous fait voyager dans l’exotisme de son passé familial et dans les problématiques du monde actuel, en s’adressant parfois directement à nous. J’ai aimé sa fraîcheur et le sentiment de proximité qu’elle a créée entre elle et sa lectrice/son lecteur.

Même si ce ne fut pas une totale réussite pour moi, je suis contente d’avoir enfin lu ce roman et je pense qu’il me marquera !
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