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Commentaires de livres faits par bscmm

Extraits de livres par bscmm

Commentaires de livres appréciés par bscmm

Extraits de livres appréciés par bscmm

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Après avoir lu la saga de "Ronde des saisons" j'étais curieuse de découvrir le personnage d'Olivia entraperçu à plusieurs reprises et également celui Aline mentionné à divers moments.
Je reste mitigé sur leur histoire. Le commencement était prometteur et invité à poursuivre avec empressement la suite puis finalement le déroulement de l'histoire m'a paru heurté débouchant sur une conclusion maladroite et bien trop expédié.
Les protagonistes de ces histoires croisés étaient cependant plaisants à suivre malgré la rapidité des attachements et sans oublier Marcus que l'on peut découvrir en amonts de son propre récit.
En somme une histoire agréable malgré l'empressement de l'auteur la conclure.
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date : 04-08
"Passion simple" exprime tout le pouvoir d'une projection exalté qui enflamme les sens, rendant fébrile et avide des détails qui renvoient uniquement à l'objet de passion, rendant stérile tout autre intérêt devenu subitement fade.
Ce roman témoigne de cet état sans mesure. Une attente permanente de cet objet de passion, voguant entre l'espoir cruellement fébrile du futur où il adviendra et la crainte de son départ quand il arrivera. À cela s'ajoute le passé ressassé dans ses gestes, caresses et paroles auxquels s'interpose les jours suivant sa rencontre. Cette obsession transpire de douleur et de force.
Elle met en avant un désir jamais longtemps atteint car le moment vécu doit s'achever pour savoir qu'il a été parfait avec en même temps toujours la crainte que celui-ci se termine. Puis une fois le moment achevé il faut se nourrir de ce qui en subsiste jusqu'à l'attente douloureuse emprunte de force de la prochaine rencontre, du prochain coup de fil.
Ce livre décrit avec une certaine justesse les différents temps vécut d'une passion en l’occurrence la passion de l'auteur à un moment donné pour un homme étranger russe. En posant simplement son témoignage elle le rend ouvert et aisé à investir.
Elle met également en avant un état constant de paraître tant tout lui semble illusoire en dehors de ce tout dans la passion d'A. Les activités quotidiennes deviennent mécaniques, sans substance avec une pesanteur sur ce qui l’empêche de se constituer entièrement dans son attente. Ainsi elle entrevoit une sorte de nouveau monde où certaines chosent raisonnent subitement tel que les chansons d'amour ou les histoires des autres dans lesquels elles trouvent une légitimité dans ce tourbillon de sensation presque impalpable qui cependant reste présente en permanence.
À travers cet écrit elle expose sa passion au contraire de la justifier en portant une analyse ce qui marquerait un égarement ou un dérangement de par cette passion ce qui n'est pas le cas.
On voit également qu'elle ne saisit pas pour autant cet objet de passion dans son entièreté qui plus est avec le fait qu'A soit un étranger ce qui semble être à son avantage étant donné qu'ainsi s'efface ce qui pourrait être une "barrière de classe" à laquelle l'autrice porte intérêt, cependant cela rend son avidité à saisir cet objet d'obsession par tous ses gestes et paroles plus complexes car celui-ci s'inscrit dans une société aux mœurs autres et peu connues.
Arrive le temps d'une séparation physique mais dans laquelle continue d'agir la passion en continuant de vivre à travers tout ce qui la rattache à elle puis peu à peu cette clameur incessante se tarit pour devenir un souvenir.
Ainsi l'autrice arrive avec justesse à retranscrire la passion dans ses états et ses avidités rendant un écrit qui n'est pas tant sur le rapport à un autre qui révèle la passion mais un rapport au monde.
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Une histoire entre le livre et la nouvelle qui sur fond d'une romance entre le frère de Lillian et Daisy et une nouvelle laissée-pour-compte apprentie, sert de rétrospective aux laissées-pour-compte en ajoutant des petits moments contemplatifs de leur félicité acquise.
La romance en soi est sympathique bien que le format la rende express voire expédié. Les profils des personnages n'étant pas follement original cela permet de les situer facilement et de rentrer avec aisance dans leur histoire qui suit un cours agréable en clôturant définitivement "La Ronde des saisons".
Une jolie fin en soi sous les tons de Noël.
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Un quatrième tome qui clôture l'histoire des "laissées-pour-compte" avec Daisy et Matthew de manière agréable.
Les personnages ne sont pas mes favoris cependant Matthew est intéressant à suivre, il a un profil qui diffère de ceux déjà vus en étant plus calme et réservé sans une aura de toute-puissance un peu redondante jusque-là. Néanmoins leur histoire reste somme toute classique reposant sur les mêmes ficelles que les précédents à la différence, qui m'a pour moins le gêné, de l'attrait purement physique de Daisy envers Matthew pour commencer à l'envisager autrement. Certes son leur attirance physique a une place dans ce genre de récit mais cette manière de commencer leur histoire sur cela ne m'a pas séduite.
Le déroulement du fil conducteur se poursuit de manière agréable et offre un moment de lecture sympathique même si je regrette la facilité avec laquelle son pris certain raccourci.
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Voilà un deuxième tome qui a su piquer ma curiosité en amont. Après avoir commencé avec le troisième tome je n'avais aucune envie de découvrir Lillian qui me semblait égocentrique et pour le moins agaçant. Cependant après avoir lu le premier tome j'ai cédé pour découvrir Lillian et Marcus qui ne m'a pas déçu.
Leur histoire est agréable à suivre avec des petites pointes d'humour qui égayent le récit tout en rendant les personnages sympathiques. Marcus est un personnage plaisant à suivre que l'on prend plaisir à chercher sous l'apparat aristocratique anglais et Lillian me semble toujours un brin autocentré mais elle se confond parfaitement dans l'histoire et l'équilibre au côté de Marcus avec justesse. Ainsi l'histoire se développe simplement mais joliment exception faite de la fin du roman, qui malgré sa place centrale pour l'intrigue du troisième tome, m'a semblé inadéquate et peu logique sous couverture d'un romanesque ennuyant.
En somme ce deuxième a une approche agréable cependant ce n'est pas mon favori.
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Ce premier tome de la ronde des saisons est très plaisant à lire aux côtés d nnabelle et de Simon.
N'ayant pas débuté par ce tome-ci, j'ai eu l'occasion de les entr'apercevoir auparavant ce qui m'a poussé à lire ce premier tome ce qui m'a séduite. Ce plaçant dans un contexte prés-industrialisation intéressant à aborder j'ai eu plaisir à découvrir Annabelle un personnage déterminé qui évolue progressivement au cours de l'histoire ainsi que Simon un personnage ne faisant pas partie de l'aristocratie mais tout autant déterminé et charmeur.
J'ai aimé voir ce parallèle de ce moment charnière de l'histoire qu'est l'industrialisation avec la relation entre les protagonistes avec une Annabelle pétris des convenances d'une aristocratie engoncée dans une époque suit file qui progressivement se dirige vers une certaine forme de nouveauté et d'avenir qui rompt avec ses traditions.
Le déroulement que qui le fil conducteur est bien mené et permet aux personnages de se développer convenablement et par la même occasion d'inclure des personnages prometteurs pour d'autres récits dont celui de Lillian et de Marcus qui semble intéressant à la suite d'Hunt et Annabelle.
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Ce cinquième et dernier tome des Hathaway est très plaisant à lire au côté de la dernière Hathaway de la fratrie, Beatrix, ainsi qu'un nouvel arrivant Christopher et évidemment sans oublier Albert le plus fidèle des compagnons.
Les personnages m'ont beaucoup plus avec une Beatrix très ouverte, vive, affranchie de lourdeur et Christopher qui se découvre en plusieurs temps agréables à suivre.
Le postulat de base des lettres m'a fait plonger dans le récit de manière très convaincante pour suivre ce fil conducteur qui s'étoffe agréablement en donnant une histoire bien formée qui se déroule sur divers points intéressants.
Ainsi c'est avec regret que je clos la série des Hathaway que j'ai globalement pris plaisir à lire, en particulier les deux derniers tomes qui comprennent celui-ci avec Beatrix et Christopher deux profils intéressants et attachants.
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Un quatrième tome composé du fameux Léo et de la mystérieuse Catherine que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.
Ce tome est celui que j'ai le plus apprécié de la saga. En effet les personnages m'ont particulièrement plus avec Lord Ramsay que nous avons pu voir évoluer au fil des tomes en un personnage caustique et charmeur et Mlle Marks qui se découvre enfin laissant tomber peu à peu son costume régenté tout en conservant sa forte teneur. Ainsi ils forment un duo attachant rendant l'histoire un brin addictif au milieu de leurs joutes verbales qui offrent de nombreux sourires.
Le déroulement du récit m'a également paru plus construit et suivi notamment grâce aux perspectives observées plus en avant dans les précédents tomes qui permettent ainsi de démarrer l'histoire avec plus de recul et des bases déjà bien établies qui donne lieu à un plus grand approfondissement des situations.
Ainsi ce quatrième tome m'a beaucoup plu avec ses personnages intéressants et charmants qui suivent rythme entraînant et bien dessiné.
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Un troisième tome sympathique où s'illustre Poppy troisième sœur Hathaway et Harry le fameux propriétaire de l'Hotel Rutledge.
Le tome précédent incité à la curiosité quant à leur histoire, j'ai donc pris plaisir à la découvrir.
Les personnages sont intéressants dans leur postulats de base ainsi que dans leur évolutions cependant le déroulement de l'histoire m'a paru quelque peu creux. Les relations qui se nouent m'ont paru ne pas vraiment êtres accordées, sans beaucoup de substance pour les justifier même si elles sont appréciables entre Poopy et Harry elle manque de quelque chose.
En revanche ce que je n'ai vraiment pas apprécié ces l'aspect brute du récit avec une notion de consentement toute particulière qui ne m'a pas vraiment enchanté en dehors de l'aspect rétrograde qui sied à ce genre de roman qui s’inscrit dans certain contexte.
Néanmoins le fond de l'histoire reste appréciable sans être exaltant et donne envie de poursuivre la saga avec Léo et Catherine que l'on entr'aperçoit régulièrement depuis le début.
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Une lecture sympathique pour ce second tome au côté de Winnifred et de Kev.
Le premier tome avait piqué ma curiosité quant à ces personnages, j'ai donc été contente de les découvrir. J'ai apprécié le fait que l'histoire ne s'éternise pas sur un aspect amour dissimulé mais qu'au contraire ce soit clair rapidement. Cependant j'ai trouvé quelque peu redondant la raison de l'histoire qui fait que Kev repousse Winnifred inlassablement. Néanmoins le fait d'aérer leurs propres vécus par l'intervention d'autres personnages telle que Léo, Cam ou encore Amélia donne au récit un rythme entrainement. Au par ailleurs cela donne envie d'en découvrir plus sur les autres protagonistes et de poursuivre la saga.
Ainsi cette manière de mêler les personnages des différentes histoires créer un fil conducteur plaisant à suivre et rehausse la trame rendant la saga plus particulière.
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Un roman agréable à lire qui s'inscrit dans la poursuite "La ronde des saisons" au côté de Cam aperçus plus particulièrement dans le troisième tome. Cam est personnage plaisant à suivre, il donne une ambiance plus sereine et mystérieuse au récit au côté d'Amélia qui est entreprenante et décidée sans rajouter fioriture ce qui est également plaisant. Ils s'accordent bien et nourrissent l'histoire de manière intéressante.
Je n'ai pas ressenti une folle passion cependant c'était agréable de voir des personnages se trouver sans pour autant passer la moitié du roman à se rejeter. Les autres protagonistes semblent prometteurs ainsi que l'intrigue qui va surement se poursuivre à la suite de ce premier tome.
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Olympe De Gouges rédige en 1791, en écho à 1789, la "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" qui s'adresse à la reine Marie-Antoinette. Ce texte mis de coté pendant une longue période est à lire. Encore à nos jours il n'en est pas fait mention dans nos apprentissages scolaires de base. Pourtant Olympe De Gouges est une figure fondamentale de la Révolution française de par sa lutte pour la reconnaissance de l’émancipation des femmes, ce que représente cette déclaration qui fait également état de sa lutte contre l’esclavage. Cette déclaration n'est pas lieu d'un approfondissement absolu mais saisi en quelques pages la lutte, sa condition et la place des femmes dans la société, française tout du moins. Souvent oublier ce texte s'inscrit pourtant dans un moment charnière de l'histoire, dans lequel les hommes acquièrent des droits fondamentaux. Ce que rappelle ce texte c'est l'oubli d'une grande partie de la population dans la "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen". Malheureusement ce texte ne fût pas suffisamment entendu dans la constitution d'une "nouvelle Nation" cependant nous pouvons le considérer comme un écrit fondamental du féminisme et cesser d'en faire l'impasse dans nos institutions de bases sous couverture de l'impact qu'il n'a pas eu à un moment donné en réajustant notre point de vue sur un plus grand ensemble.
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Un ouvrage que j'ai trouvé intéressant du point de vue de la réhabilitation d'un pan important de l'histoire longtemps méprisé.
J'ai aimé l'approche globale par de grands thèmes qui démontre la presque négation qu'a subie ce qu'on désigne communément comme le "Moyen Âge", un terme qui ne convient que très peu et qui perpétue cette méprise. Désignée de "Moyen Âge" une période aussi longue ne fait que dissimuler tous les enrichissements de diverses périodes en les rassemblent grossièrement dans une formule affublée d'un vernis obscur qui s’écaille.
En développent sommairement de grands thèmes l'auteur nous confronte à l'idée que le "Moyen Âge" ne peut être résumé en quelques idées et noms ressortant d'une période dite d’obscurantisme.
Cependant il me semble que la date de rédaction de cet écrit est à prendre en compte et qu'une évolution a évidemment eu lieu en ce domaine avec une approche de "cette" époque moins opaque néanmoins il subsiste quantité de réhabilitation à faire.
Cet essai est une approche simple et accessible pour s'intéresser plus amplement à ce sujet.
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Une lecture pour le moins agréable et légère.
Ce troisième tome est le premier que je lis de la saga et j'ai passé un bon moment entre ses pages.
Les personnages sont plaisants à suivre, avec une Évangeline qui s'ouvre peu à peu mais qui a tout de même une certaine poigne et un Sébastien qui certes reflète le cliché du genre,"débauché" en voit de repentie, mais qui donne un attrait certain pour l'histoire avec une touche d'additivité.
L'univers dans lequel ils prennent place est plaisant à découvrir et s'imbrique fort bien avec le fil conducteur en donnant un bon rythme, sans longueur ni précipitation.
En somme un premier tome pour ma part sympathique qui me donne envie d'en découvrir plus, excepté peut-être Lillian qui m'a été pour le moins antipathique.
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Une lecture sympathique dans son ensemble.
Le développement de l'histoire est agréable voguant des Mayfair à Coven Garden aux côtés de Felicity et Devil.
J'ai apprécié les personnages dont Felicity calme et entreprenante cependant un brin trop naïve qu'en a sa confrontation avec Covent Garden qui reste très romancée dans à son esprit. Devil est également agréable à suivre même si certains passages le mettant en scène de manières très clichées m'ont bien fait sourire.
Dans l'ensemble j'ai passé un agréable moment qui me donne envie de découvrir les autres personnages.
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date : 13-07
Ce livre retraçant dans un contexte autobiographique d’Annie Ernaux les états de la relation avec cet autre presque suprême, m’a une fois de plus totalement absorbé. Je retrouve la fluidité de l'écriture qui rend sa découverte tellement agréable et qui permet de se joindre pleinement à ses réflexions.
Dans ce roman autobiographique nous pouvons trouver des différences avec les autres épreuves de sa vie notamment dans la distance qui permet d'analyser sa vie avec moins d'embarras tant la relation à sa mère est cruciale. Elle met en avant la mère qu’elle considère comme un tout ayant été éternellement présent, presque une entité absolue. Par ce fait elle montre une femme conceptualisée à la manière de son imaginaire cependant il transparaît également un vouloir de mettre en lumière la personne dans toute sa réalité et son inscription dans les espaces et les temps de sa vie. Donnant le sentiment d'être à la recherche d'une vérité sur sa mère dans cette difficulté à saisir les aspirations de l'intime. On ressent comme l’envie de coucher sur le papier tout un ensemble de détails qui donne à voir la personne qu’était sa mère avec de la tendresse entremêlée de colère.
Elle retrace également les aspirations de sa mère en son sens avec la projection dans sa fille sur ce à quoi elle aurait aimé avoir elle-même accès, une sorte de transmission pour avoir une vie comblée dans les manques qui l'ont affecté. À l'inverse on voit la projection de la jeune enfant sur sa mère qu'elle imagine être le reflet de son futur. Puis vient cette rupture où commence le désir d'émancipation avec la distance qu'elle veut poser pour s'extraire de ce qu'elle pense être son futur qui la repousse et dont on la voit s'éloigner à grands renforts de dédain.
Cela ramène toujours à un questionnement sur le désir d'évasion sociale mais également le désir de s'écarter le plus possible de l'animalité avec la volonté de se différencier de la terre ou même des chiens en allant à l'église .
À travers ces divers aspects l'auteur veut réussir à contextualiser sa mère dans son individualité générale mais en gardant à l'esprit qu'elle est la proue de son foyer initial, celle qui maintient le cap fermement.
Puis arrive presque en conflit avec ses aspirations ce moment qui semble si absurde et déplacé. Ce moment que l'on voudrait ne jamais connaître, cette sorte d’inversion où la mère qui fait figure d'autorité devient tributaire des autres dans une presque incapacité enfantine à s'occuper de sa propre personne. Cet état violent de décharnement dans la reconnaissance que l'on ne veut pas faire de cet être qu'il faut associé à une autre si vaillante avec des points de détail qui nous ramène à l'atroce vérité de ce passé au présent si lourd.
On voit donc dans ce livre ce désir, presque besoin, de réussir à travers ce roman à lier tous ces éléments qui constituent l'individualité de sa mère et également la sienne. Il témoigne également d'une société et de ses mœurs en relatant ses traditions dans ses manières de vivre qui se délite peu à peu pour en venir à Annie Ernaux qui n’en est plus que « l'archiviste ». Cela en fait un écrit qui n'a pas d'âge, ou plutôt qui ne s'aliénera pas avec le temps, nous donnant ainsi pas l'impression d'un écrit obsolète par l'évolution des mœurs mais qui continuera à s'inscrire comme une archive de mœurs et d’époque.
A la sortie de ce roman je ressens une profonde et indicible tristesse.
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date : 13-07
Annie Ernaux a écrit se considérer comme un être de littérature . Par ce livre « l'autre fille », Où elle parle d'une sœur jamais rencontré j'ai l'impression que cette idée prend place avec ces sensations mêlées à une croyance indistincte d’être la remplaçante d'une autre.
Dans ce livre le témoignage autobiographique est intéressant à suivre avec le contraste de cette étrange et illusoire fiction qui règne entre les protagonistes. On découvre un double sens de secret allant des parents à l'enfant et inversement. Comme des funambules ils s'approchent d'un vide effrayant et d'une réalité qui ne veut pas être dite ni entendu. « Nous avons maintenu la fiction au-delà de toute vraisemblance ».
On peut constater que plus cet état de secret s'éternise plus le moment de le rompre ne vient jamais. Les raisons qui s'y attachent sont multiples dont celle de la protection contre le poids d'un être qui ne saurait jamais en faute et qui ont été cristallisées dans une béatification. Et finalement cette autre resté inconnu est lieux de projection irréelle autant de la part de l'enfant que de ses parents.
À travers cette autobiographie nous pouvons sentir la volonté de ne pas donner lieu une résurrection par sa propre personne, mais également par sa descendance. L'autrice ne veut pas d'une autre dans sa chair en revanche par cet écrit, par l'esprit elle consent, cela en est presque un besoin, à lui reconnaître son existence et la place que sa mémoire à conserver qui est plus est avec le désir te ses parents de conserver toute cette mémoire intacte malgré le secret mais dans une notion de pureté absolue.
Ainsi par ce livre Annie Ernaux trace les lignes d'un tabou, d'un mystère, qui prend place dans sa vie, avec beaucoup de limpidité et de sens.
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date : 13-07
Cette lettre semble être une réflexion de longue date faite d'accumulation, de sentiments contenus mêlés à une rancœur active. Cette rancœur aux échos de colère trouve sa cible dans la domination patriarcale dans laquelle Kafka a vécu. Ces écrit crépite de situations qui permettent d’appréhender cet aspect dont celui de la projection que fait le père en son fils qui donne l’effet d’un sentiment de conflit permanent qu'importe le mouvement réalisé par Kafka.
Nous pouvons alors interroger la naissance de ce conflit qui se situerait dans des aspirations différentes qui les séparent ou encore le conflit qui les pousse à fuir les aspirations de l'un et de l'autre. N’en résulte pas moi un sentiment d'injustice face à cette autorité suprême du père. Nous pouvons voir que ce sentiment dominant prend une place majeure dans cette lettre cependant Kafka qui rejette son père ont ce rôle admet néanmoins quand tant qu’individu autre il a de l'intérêt. Cependant cette idée s'efface progressivement à l'avantage de son rejet et la vision négative qui le marque. Viens s'ajouter la notion de honte face aux rappels incessants de son père sur son statut de privilégié hérité. Cela le bloque peu à peu dans sa capacité à s’individualiser en dehors de cette pression et de cette honte. Il en devient paralysé dans ses évolutions avec une pression quotidienne dans les domaines qu'ils pensent contaminés par l'ombre de son père.
Cette lettre cristallise un besoin de compréhension, et de communication dans un rejet douloureux qu’est la relation du père et du fils qui s’emporte de plus en plus.
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date : 13-07
Une fois n'est pas coutume l'auteur m'offre un véritable coup de cœur dont j'ai du mal à me détacher. L’histoire bien construite de part en part n'a de cesse de nous plonger au cœur de la vie des personnages qui subissent les tourments de leur situation, de leur époque, et des circonstances. Tout est réuni que ce soit dans les décors, les personnages, et les actions pour que l'enchaînement est le fil conducteur de l'histoire soient splendidement fort. Les différents temps qui composent le roman s'accordent parfaitement et au renvoi l'impression d'une histoire profonde et marquante. J’en conserve un souvenir prenant.
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date : 13-07
Ce roman est sympathique à découvrir. L’histoire déjà visité dans les grandes largeurs amène des enchaînements intéressants. Landon et Shay sont des personnages qui correspondent bien à l'histoire et lui qui lui permet d'être agréable et un brin addictif ce qui fait se succéder les pages sans s'en rendre compte. Le déroulement est ainsi intéressant et la suite semble prometteuse au vu de la fin de ce premier tome
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date : 13-07
Comme il est de mise dans les écrits de Stefan Zweig que j'ai pu lire j'aimerais souligner la fluidité, la légèreté et la beauté de son écriture qui exprime et transmet avec finesse.
"La pitié dangereuse" seul roman à son effectif élabore avec précision le contexte d'un épanchement qui fleurit, il a pitié. La pitié revêt différents aspects qui sont présents et s'accorde avec justesse aux propos. Nous pouvons y voir s’y mêler des éléments forts de colère, d'insouciance, de vanité d'exaltation, de désarroi, d'espoir, d'impuissance, de frustration et de lâcheté. Ces étapes qui s’associent à la composition du récit entraînent des questionnements dont l'auteur apporte des éléments de réponse disséminer au fur et à mesure que l'histoire s'étoffe.
L'intérêt de ce livre ne se dément à aucune occasion et nous plonge dans ses pages pour en ressortir sonné par ses élans.
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Ce deuxième tome change de décors en quittant Londres et ses bals pour se retrouver à la campagne verdoyante de l'Angleterre.
Je ne sais pas si ce fait rentre en compte mais ce deuxième tome m'a moins plu. Je lui trouve une certaines longueur qui me donne plus envie de me pencher sur les prochains personnages que ceux de ce tome Nicholas et Isabel. Nicholas me semblait plus attrayant dans le premier tome que celui-ci où je le trouve plus terne. Cela est peut-être dû au personnage d'Isabel qui ne m'a pas fait grand effet si ce n'est celui de m'ennuyer par ses exaspérantes réactions. En cela le déroulement de l'histoire ne m'a pas paru follement trépidant.
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J'ai beaucoup apprécié cette histoire qui semble être du déjà vu au premier abord.
Le développement de l'histoire bien que peu surprenante amène diverses actions qui étoffe le récit et le construits ainsi de manière très agréable. Notamment aux côtés de personnages tels que Calpurinia et Gabriel.
Ces personnages se détachent par divers aspects des conditions donnés aux personnages de leur genre.
Ils donnent ainsi un fil conducteur à l'histoire agréable et prenant à sa manière.
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Ce premier tome pose les bases d'un décor agréable à découvrir dans les bas fonds de Londres.
Lord Caire et Tempérance sont des personnages sympathiques à suivre qui se construisent au et à mesure que l'histoire se développe. Cependant il reste à certains égards creux ce qui ternit quelque peu ce récit.
Cela reste néanmoins un premier tome plaisant qui donne voix aux prochains.
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Ce cours essaie soulève divers points de façon appliqués sur ce que la littérature représente.
En associant un chapitre à trois grandes questions cela permet de rester clair malgré l’intransigeance qui transpire dans les mots de l'auteur.
Je n'en garderai surement pas les moindres idées soulevées en mémoire cependant certaine marquante pour ma part serviront ma réflexion à plus long terme dont celle de l'approche de la littérature dans la société qui l'a nourri et qui l'élève.
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"Why I'm no longer talking to white people about race" mets ou plutôt apprend l'histoire du Royaume-Uni qui donne ainsi un point d'ancrage réel à des faits actuels et l'évolution qui s'est produite. Pour ma part se pend de l'histoire du R-U m'était plus vague que concret, ce livre permet de montrer une mémoire historique presque niée tant elle n'a pas eu de reconnaissance propre par les nombreuses personnes qui ont participé au racisme.
L'auteur le fait au travers de témoignages et recueils d'archives donnant ainsi une compréhension plus franche. J'ai particulièrement ressenti cela avec la démunition face à une entité qui est censée protéger et être un recours et non sentence. La police représentait(e) une peur construite et réelle ce qui est déjà angoissant en soi mais par la même occasion laisse seul sans aucune personne à qui faire appel de manière spontané rapide et sécurisé.
Apporter un contexte aux agressions actuel ainsi qu'aux discriminations et tensions actuelles semble indispensable pour évoluer, changer, modifier, prendre conscience, constater et comprendre. Il ne faut pas que le passé historique tombe dans l'oubli ni la temporalité contemporaine. Un sentiment sécuritaire presque inconscient ne peut exister dans ce contexte ou un racisme "structurel" perdure. Ce livre ne reste pas en surface du racisme qui est souvent désigné dans sa forme la plus voyante seulement mais désigne tout ce qui passe par le silence et la dissimulation. Il met également en avant le féminisme qui malheureusement reste encore plus difficile pour ceux qui ne sont pas blancs et plus précisément dans ce livre pour les noirs anglais.
Le concept de colour-blindness est également abordé de manière très instructive et intéressant et montre qu'on ne peut pas juste faire semblant qu'il n'existe pas un faussé. Notamment quand l'auteur recense l’image qu'ont des enfants noirs de leur propre personne avec l'idée qu'ils sont différents montrant ainsi que leur propre perception est née du racisme ambiant. L'auteur met en avant de manière franche ces aspects qui peuvent sembler sensibles et indécis. On retrouve au parc ailleurs la même dimension que dans le féminisme avec cette notion d'être "l'autre".
D'autres aspects sont intéressants et clairs comme le point de vue du métissage qui montre la nécessité de prendre conscience et de comprendre son histoire sans rajouter du colour-bindness et nier une ascendance, mais également la différenciation à échelle d'individus à une dimension systématique.
Ce livre est incisif et montre avec une certaine justesse franche des éléments passés sous silence pour un combat plus que jamais nécessaire à mener en comprenant ses racines et aspirations sans avoir peur de déconstruire totalement une manière d'envisager les choses avec notamment la conscience d'un "privilège blanc".
"Je pense que j'étais sur la défensive, parce que j'étais terriblement gênée à l'idée que quelqu'un savait, peut-être quelque chose que j'ignorais."
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