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« Je file aux toilettes avant qu’on nous amène les plats et en levant mon bras droit, je remarque une odeur. Putain, ça sort de mon corps, ça ? Bravo, Jaja, tu fouettes à mort des aisselles. Oh mon Dieu, mais que cette journée finisse ! Je prends le risque et je renifle mon aisselle gauche pour voir si c’est la même. Eh oui, je confirme, elle est aussi moisie que l’autre. Quelle idée j’ai eue de vouloir essayer ce déo bio de mon cul ? Encore une idée de Jane. « Utilise ça, ma Jaja, ton déo est dangereux pour ta santé, c’est cancérigène. » Ouais ben, celui-là, il va me faire crever plus vite que prévu aussi.

Je retourne à table et coupe les morues en pleine conversation.

— Les filles, faut que je vous parle d’un truc. Je crois que j’ai l’aisselle qui est en train de pourrir. »

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— Et sinon, si vous deviez nous raconter votre plus grande honte ou votre plus grand malaise ?

— Tu fais chier, Jane, avec tes questions à la con, enchaîne Phillis.

— Ben moi ce n’est pas comme s’il m’en arrivait au moins deux par jour, hein, dis-je en allant mettre un peu de musique

(...)

— Mais sinon, je dirais mon premier pet de fouffe. Celui qui est sorti de nulle part alors que Barrons me susurrait l’entrecuisse.

— Sorti de nulle part ? Heu, il est surtout sorti de ta chatte, grosse, rectifie la Syphilis.

— Ça, je le sais bien vu qu’il a duré au moins une minute. J’ai eu le temps de comprendre par où il sortait. Putain, la plus longue minute de ma vie. Je revois sa mèche passer de gauche à droite à la force de mon aération vaginale. Le pire c’est que pendant ce moment, t’as genre la musique des Chiffres et des lettres hyper angoissante qui t’arrive en plein revers avec la face de cul de Laurent Romejko.

— Il a réagi comment ? demande Pétra intéressée (...)

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« Une fois mon café fini, ma douche prise, et après avoir maté une bonne centaine d’épisodes de Friends, je me décide à finir un livre, acheté par les filles l’année dernière et que j’avais complètement oublié au fin fond de ma PAL (pile à lire). Oui, il faut savoir que dans les milieux littéraires, et notamment sur la blogosphère, c’est comme ça qu’on s’exprime. « Tu verrais ma PAL, darling, je ne m’en sors pas ! », « La mienne est plus grosse que la tienne ! », « Oui, mais c’est la mienne qui gicle le plus loin ! ». Ah non, ça c’est autre chose, tu t’oublies, Jaja. Quand tu es une accro aux livres, sache que tu as beau avoir 269 869 livres que tu n’as pas encore lus, tu continues d’en acheter. Oui, tu pourrais te dire : « Sois raisonnable, lis d’abord ce qu’il te reste, diantre ! » Mais non, que nenni, ça serait trop simple. Tu préfères réaliser des achats impulsifs en poussant des cris de petite pucelle. Si les philosophes de maintenant pouvaient se pencher sur le sujet, ça serait sympa pour notre porte-monnaie ! »

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« Nos portables se mettent à vibrer en même temps. C’est un message de la Syphilis : « On se retrouve à la rhumerie. Ce soir à 18h. »

— Quelle plaie ! Elle croit qu’à part elle on n’a pas de vie ? dis-je en râlant.

— Elle est insupportable, s’indigne Pétra.

— Moi je n’ai rien de prévu. Et toi ?

— Moi non plus »

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« — Venez m’aider. J’ai déjà peur de l’avion. Si en plus je suis obligée de rester debout entre Marie Ingalls et le professeur Tournesol, je vais faire une syncope ! s’affole de plus en plus Jane.

— Si seulement, peste la Syphilis en s’asseyant sur son siège à côté de celui de Pétra.

— C’est bon, j’ai réussi à me décrocher, ne vous dérangez pas.

— Mais on ne se dérangeait pas, ne t’inquiète pas pour ça, lui répond Phillis en regardant par le hublot. Vous pensez qu’il va réussir à démarrer ? On dirait l’avion de Barbie. »

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« — La femme taille-crayon ? s’écrie Pétra une fois que j’ai raconté mon rêve.

— Oui je sais, c’est chelou, dis-je alors que je prépare nos petits punchs derrière le bar.

— Tu peux forcer sur le rhum, chérie, sourit le patron à côté de moi.

— Tu veux qu’on soit ravagées dès le premier verre ou bien ?

— Moi ça m’angoisse un chouïa, la femme taille-crayon, grimace Jane. C’est un peu comme si tu allais raccourcir son pénis à chaque passage dans ton vagin. »

— Rassure-moi, Jane, quand on te dit qu’on taille des pipes, tu ne penses pas qu’on les aiguise à la force de notre cavité buccale, quand même ? demande Phillis en prenant le verre que je lui tends. »

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Samedi 3 mai 2014, 19h

Tous ces bruits résonnent encore dans ma tête comme une mélodie, une mélodie que tu me chanterais encore et encore :

« On ira, où tu voudras, quand tu voudras Et on s´aimera encore, lorsque l´amour sera mort Toute la vie sera pareille à ce matin Aux couleurs de l´été indien. »

T’as flippé là, non ? Tu t’es dit : ouh là, Jaja elle nous fait quoi ? Je ne suis plus à Bora-Bora, mais dans un appart’ qui sent l’eau de Cologne et le détergent bon marché ! Non, je te rassure, il y a des choses qui ne changeront jamais et chez nous, ça sent toujours le lubrifiant, la binouze et le chorizo. Rassuré ? Oui, je te comprends ! Mais que s’est-il donc passé depuis la dernière fois ? De l’alcool et de la cyprine ont coulé dans nos corps et entre nos cuisses depuis 8 mois et 19 jours.

Soit 261 jours et 7 heures.

Soit 6 271 heures.

Soit 376 260 minutes.

Soit 22 575 600 secondes.

Ça envoie de la bûchette ces comptes, hein ? Alors non, je ne me suis pas greffé une calculette dans le crâne, je ne vois pas l’intérêt sur le long terme, excepté, peut-être, vaporiser d’ennui toutes les personnes qui m’entourent sur cinq kilomètres à la ronde. Nous pouvons juste remercier l’horloge parlante pour ce savant calcul. De toute façon, en y réfléchissant, tu ne vas pas aller vérifier. J’aurais pu écrire de la merde, personne n’aurait tilté. Sinon, plus sérieusement, que s’est-il réellement passé depuis le mois d’août dernier ? Depuis que mes parents se sont barrés, que le mec pour qui j’ai complètement craqué s’est barré lui aussi et que mon taf s’est aussi un peu barré en couille ? Eh bien, beaucoup de choses ! Si d’ailleurs l’horloge parlante pouvait aussi en faire une liste, ça m’arrangerait, parce que je peux vite me perdre dans les méandres de mes explications sexo-amico-poilesques. Mais bon, sache que même si plusieurs mois se sont écoulés, nous sommes restées les mêmes ; et j’ai envie de dire que c’est bien là l’essentiel. Non ? Au temps pour moi, alors !!!

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« Non mais, Dora quoi… quelle plaie. Je suppose que c’est le lot de tout parent de supporter cris, pleurs, peur, fatigue… Mais parfois, j’ai quand même l’impression que là-haut, il y en a un qui s’est légèrement foutu de leur gueule. Comme s’il s’était levé un matin de mauvais poil en disant « tu as voulu enfanter, eh bien, tu vas souffrir, ma petite » et il a eu l’ignominie de lever une créature tout droit sortie de nos pires cauchemars : cette pétasse de Dora l’exploratrice. Je me souviens quand je faisais du baby-sitting au lycée et que Juliette, la petite peste dont je devais m’occuper, regardait cette daube. J’ai cru recevoir pire qu’un crochet du gauche, pire qu’un uppercut dans ma petite face de cul, en me tapant 455 133 épisodes d’elle et tous ses amis. »

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« Revenons-en au livre que j’ai entre les mains et que je suis en train de finir : « Défense du poil. Contre la dictature de l’épilation intime » de Stéphane Rose.

Ce mec, c’est un peu mon héros. Genre le gars, il arrive à écrire un bouquin de 115 pages sur les poils. Oui, tu as bien entendu : les poils ! Et il a été payé pour l’écrire.

Mais putain, c’est ça que je veux faire quand je serai grande : écrivaine de poils. »

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- Pars.

- Pardon ?

- Prends ce boulot. Prends-le parce que, sinon, tu te poseras toujours la question. N'y va pas parce qu'il s'en va, mais parce que tu le veux. Arrête de vivre pour les autres et vis pour toi. Pars pour ressentir le genre d'émotions que tu viens de vivre dans cette voiture.

Je me tourne vers lui et le dévisage, j'ai l'impression que les mots qu'il vient de prononcer sont la clé de tout, et je vois ça comme une évidence.

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