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Commentaires de livres faits par book-princess

Extraits de livres par book-princess

Commentaires de livres appréciés par book-princess

Extraits de livres appréciés par book-princess

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 02-08
Une pièce de théâtre très agréable à lire que La Tempête (bien que trop courte à mon goût).
Le thème du mage exilé sur une île déserte et qui use de son Art pour retrouver sa place d'antan est une intrigue que j'ai beaucoup appréciée.
Le personnage de Prospéro est intéressant, il dévoile plusieurs facettes (celle du père inquiet, du duc déchu, du mage manipulateur...).
De manière générale, malgré la modeste longueur de la pièce les personnages ont presque tous une chance d'évoluer, ou du moins de trouver une leçon dans leurs pérégrinations à travers l'île.
Ce qui m'a le plus plu, c'est l'imaginaire crée par Shakespeare, nous sommes plongés dans un récit d'esprits, de magie et d'illusions.
Pour finir, bien que je possède une édition bilingue de la pièce, j'ai essentiellement lu le côté français ; l'anglais shakespearien est vraiment démoralisant pour moi, entre les thou et thee, les apostrophes partout et l'ordre des mots, beauté du texte ou pas j'ai vite renoncé !
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date : 30-07
Lu en VO.
Into the wild est une assez grosse déception pour ma part. Si l’histoire de Chris McCandless est fascinante, le récit proposé m’a peu convaincue.
Le livre est écrit de manière très factuelle, comme un documentaire, ce qui s’explique par le fait que l’auteur soit un journaliste, mais du coup il n’y a aucun style et aucune saveur, et on a très peu d’empathie pour le personnage. De plus, il n’y a aucune cohérence chronologique, les passages biographiques intéressants sont entrecoupés de ce qui est, pour moi, du pur remplissage.
L’un des problèmes principaux est que l’auteur essaye sans cesse d’expliquer (de deviner ?) les motivations et la vraie personnalité de Chris. Si Jon Krakauer est manifestement un très bon alpiniste, il fait en revanche un piètre psychologue et passer la moitié du livre à essayer de défendre McCandless contre tous ceux qui ont dit qu’il était un idiot de s’être enfoncé dans l’Alaska sauvage sans préparations devient vite très redondant. Il est évident dès le début qu’il s’est attaché à l’aventurier, voir qu’il s’y identifie, et du coup, il est un peu trop partial à mon goût.
Et puis, je m’attendais à lire les aventures de Alexander Supertramp, alias Christopher McCandless. Au lieu de ça, un bon tiers du livre est consacré à des comparaisons avec bon nombre d’inconnus au bataillon (pour ma part) qui se sont perdus en Alaska ou ailleurs, et d’un récit de l’enfance et de l’ascension d’une montagne de l’auteur dont je ne comprends vraiment pas l’utilité dans le livre.
J’ai vu le film, heureusement, lorsque j’étais au collège, donc je considère plutôt ce livre comme un supplément. Le problème ne vient pas du contenu ; l’histoire de cet homme qui renie la civilisation pour poursuivre ses idéaux est vraiment intéressante, et donne beaucoup à réfléchir (surtout d’un point de vue sociétal). Il avait l’air d’être un sacré personnage, au vu des témoignages qui parsèment le récit, même si je pense que je ne l’aurais peut-être pas apprécié si je l’avais rencontré. Mon insatisfaction après cette lecture tient surtout à la manière dont l’auteur s’est approprié et a relaté l’histoire.
Bref, ça reste très intéressant, mais c’est vraiment un gros potentiel gâché pour moi et je me suis plusieurs fois surprise à lire avec les sourcils et froncés et en sautant presque certains passages, alors que sur le papier, les aventure de McCandless ont tout pour plaire. J’aurais vraiment voulu être séduite, je regrette la patte peu émouvante de Krakauer.
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date : 28-07
Comme ce livre m’a été recommandé par mon père (l’un des rares qu’il ai lu), je me suis jetée dessus dès qu’on l’a miraculeusement retrouvé au grenier, et j’ai vraiment adoré.
Comme toujours avec Ken Follett qui est en passe de devenir l’un de mes auteurs favoris, le contexte historique est juste grandiose. On a vraiment la sensation de vivre la guerre, presque de lire le journal d’une survivante racontant ses exploits alors que c’est une fiction (bien qu’inspirée de faits réels). Les détails sont très soignés, ce qui fait qu’on a l’impression d’ouvrir une fenêtre sur cette époque et de débarquer dans la campagne occupée, entre tickets de rationnements, peur de la Gestapo et Résistance désespérée.
Et c’est là toute la magie de l’histoire qui prend vie : tout le long du livre, on ne peut s’empêcher de se demander si la mission va réussir, si les Alliés vont bien pouvoir débarquer et quand… J’ai trouvé ça fantastique d’être à ce point immergée dans le récit, le suspense est dosé juste comme il faut, tout comme le rythme qui fait qu’on ne voit pas les pages tourner (j’ai dévoré le livre en une après-midi).
Les personnages principaux sont vraiment travaillés. On s’attache dès le départ à Betty, cette officier anglaise amoureuse de la France qui est prête à tout pour sa mission. Même si elle n’hésite pas à avouer sa peur, elle fait montre d’un courage et d’une détermination sans faille et je l’ai trouvée vraiment adorable à surmonter tous les obstacles la tête haute.
Les autres filles qui composent le Réseau Corneille sont toutes intéressantes, notamment la travestie et l’incendiaire, mais je trouve qu’on ne les voit pas assez à mon goût (toutes leurs interactions sont tellement drôles et respirent à la fois ce sentiment d’urgence que si elles avaient été bloquées en Angleterre pendant trois mois, j’aurais lu leurs aventures !)
Au final, un roman haletant et captivant, encore un chef-d’œuvre historique signe Follett qui m'a fait passer un très bon moment et qui ravie sincèrement la très grande fan d'Histoire que je suis.
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Nuit écrit par Bernard Minier
date : 25-07
Nuit est mon tout premier roman de Bernard Minier, ce qui est selon moi une monumentale erreur qui m’a empêcher d’apprécier pleinement l’histoire.
En général, quand on prend un polar/thriller avec un personnage principal récurrent (le flic), ne pas lire les autres livres qui relatent ses aventures ne gêne en rien à la lecture. Mais ici, le récit est construit sur les références des enquêtes précédentes, ce qui fait que j’étais souvent perdue en cours de route.
Du coup, je considère mon avis comme incomplet, mais je vais quand même souligner les points qui ont fait que j’étais assez mitigée au sortir de cette lecture.
Principalement, j’ai eu beaucoup de mal avec les personnages (puisque j’étais censée déjà les connaître), qui m’ont paru très creux. La caractéristique principale de Martin Servaz, le personnage central, est d’avoir changé après son coma qui survient au début de l’histoire. Mais ce changement n’est ni visible ni expliqué et, au lieu d’une enquête, on a l’impression de suivre ses déambulations et atermoiements plutôt que la traque d’un tueur.
En parlant du méchant, on le voit au final peu, et je n’ai pas vraiment trouvé ce fameux charisme qu’on lui impute tout au long du récit. S’il apparaît certes retors et intelligent, et peut-être malveillant (bien que le présenter comme comme un papa poule ne soit peut-être pas le meilleur moyen de nous en convaincre), il n’a pas fait peser sur le récit cette ambiance pesante que le résumé, le titre et la couverture m’avaient promis.
Idem pour les autres personnages, tous les secondaires sont en retrait et assez pâles et je n’ai pas accroché avec ceux un peu plus présents.
L’écriture est toutefois bonne, le scénario sympa, le rebondissement final est tout de même intéressant (même s’il colle mal avec la façon dont le personnage qui l’initie se comporte), mais je pense vraiment qu’attaquer ce que je découvre être une saga Servaz ( ?) par Nuit est une très mauvaise idée car cela nous prive de contexte, de la connaissance d’évènements passés souvent cités et d’empathie envers les personnages.
Au final, cette lecture de Nuit ne me donne pas vraiment envie de lire d’autres Minier, mais si j’ai un jour de la motivation pour commencer Glacé et lire le reste dans l’ordre, je tenterai peut-être une relecture pour donner un avis définitif.
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Encore un très bon opus des aventures d'Astérix ! Après un camp romain et Lutèce, nous voila partis en Germanie pour contrer l'invasion que les Goths prévoient et dont la première étape est... le rapt de Panoramix.
Comme pour les tomes précédents, j'ai bien ri, notamment avec les noms des barbares (Passmoilcric... j'en roulerai presque par terre), et les gags de situations sont toujours aussi sympathiques, de même que les jeux de mots (le fameux "il est déchaîné" était aussi drôle pour moi que pour Obélix).
Les personnages sont toujours aussi joyeux et je prend plaisir à les retrouver à chaque nouvelle BD, même si le village est encore peu fourni (mis à par Abraracourcix et Assuranceterourix).
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Si j'ai au début eu du mal à rentrer dans l'histoire, j'ai finalement été entièrement captivée par ce premier tome de la Tapisserie de Fionavar.
J'ai toujours adoré la Fantasy, qui nous permet de voyager dans un autre monde et de découvrir de lointaines et magiques contrées, et ici nous sommes servis car le livre est un pur produit de son genre : nos héros se retrouvent appelés de Toronto dans le monde originel de Fionavar, terre de dieux et de destins tissés.
J'ai trouvé cet univers dans lequel nous sommes plongés très fascinants, et même si on retrouve des thèmes classiques et peut-être influencés par d'autres œuvres, (les peuples de la Lumière qui tentent de se rassembler pour contrer les Ténèbres, des histoires de rois, de nais, d'elfes, des rituels de magie obscures, etc), l'imaginaire de l'auteur reste assez incroyable et j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ce monde.
D'ailleurs, ce premier tome est plus introductif qu'autre chose, il pose les bases du dit monde et annonce la couleur des combats qui s'annoncent (et j’espère que la suite ne me décevra pas).
Il sert également à présenter les personnages, dont les cinq qui se retrouvent à présent mêlés à tous ces évènements fantastiques. Si au début, j'ai eu un peu de mal à les appréhender, j'ai fini par beaucoup tous les apprécier, à part peut-être Jennifer qui est peu présente.
Ils sont au final très humains, et leur évolution personnelle à tous est intéressantes, car ils s'adaptent peu ) peu non seulement à ce nouveau monde mais ils endossent également, bon gré mal gré, le rôle que le Tisserand leur a réservé. Ça peut parfois faire un peu bateau, mais au fil de ma lecture j'étais conquise.
Et puis, il y a une mystique licorne pégase qui n'est pas cul-cul la praline (pardonnez-moi l'expression). Et j'aime déjà intensément ce petit miracle littéraire.
Je plaisante (un peu), mais j'ai vraiment aimé cet introduction à Fionavar et je pense lire la suite très très vite pour voir comment nos héros vont se tirer du sacré pétrin dans lequel ils se trouvent.
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"Offert par mamy 07-10-08"
Voilà ce qui est écrit sur la page de garde de mon exemplaire de la Communauté de l'Anneau. Il y a eu plusieurs tentatives, avortées, de lecture de ce classique de la fantasy ; mais ça y est, après 12 ans à prendre la poussière, je l'ai lu !
Et ma première impression est que je regrette largement d'avoir toujours remis ça aux calendes grecques, parce que j'étais plongée dans le livre dès les premières page et je suis conquise par le livre.
Cet univers construit par Tolkien est tout simplement fascinant, et j'ai adoré me plonger dans l'histoire de la Terre du Milieu.
Je n'ai jamais vu les films non plus, mais le Seigneur des Anneaux est aujourd'hui devenu un basique de la culture geek et est plus ou moins connu de tous (dont le fameux "You shall not pass", qui devient un légèrement décevant "Vous ne pouvez passer") ; pourtant, j'ai pris plaisir à découvrir en détail les personnages et leur aventure.
J'ai beaucoup apprécié le fait que le personnage principal, Frodon, soit une personne quelconque (littéralement un Semi-Homme), presque personne, un être que rien ne prédestinait à l'héroïsme et qui se retrouve un peu par hasard au centre des préoccupations, mais qui fait preuve de courage et de bravoure tout du long. De manière générale, les Hobbits sont assez adorables.
De même pour tout les autres personnages, on déambule parmi les beaux et anciens elfes, les Orcs, on retrouve des noms que je connaissais depuis longtemps comme Gandalf, Aragorn et surtout Sauron, l'ombre ténébreuse qui plane sur tout les peuples.
Et tout tourne autour d'un anneau, l'Anneau tant désiré qui décidera du destin de tous. Et toutes les pérégrinations qu'il engendre sont rondement menées sous la superbe plume de l'un des meilleurs auteurs du XXème siècle.
Je vais me dépêcher de trouver les tomes suivants afin de connaître le fin mot de l'histoire le plus tôt possible. Ce livre est intemporel et un vrai chef-d’œuvre, je suis heureuse de l'avoir enfin lu
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date : 16-07
Ce roman graphique est une vraie merveille. On y retrouve le récit qu'aujourd'hui tout le monde connaît, celle du compte Dracula de Bram Stoker, passée sous les crayons de Georges Bess.
Je trouve que l'auteur, plus que dans la réinterprétation, s'est approprié l'histoire avec justesse, balançant entre beauté sombre et horreur gothique. Le choix du noir et blanc est parfait pour moi, cela accentue le côté fantastique, irréel, donne plus de dimension.
Et puis les dessins sont vraiment de qualité. Les détails sont très poussés, chaque page est agréable à lire et impressionnante, surtout les doubles pages qui sont vraiment saisissantes.
J'ai beaucoup aimé le style, je trouve qu'il colle parfaitement avec le livre qu'il illustre. Je sais que quad je vais repenser à Dracula, ce sont ces images qui me reviendront en tête.
Parmi mes pages préférées, celles sur les succubes, qui illustrent bien le contraste entre rêve et cauchemar, et la poursuite dans les montagnes. Et puis, ce Dracula, inhumain, monstrueux...
Personnellement, j'ai l'édition prestige en grand format de ce roman graphique, qui est assez imposant et aide à vraiment plonger dans la lecture. J'ai adoré le parcourir et découvrir ces magnifiques illustrations, très belle adaptation !
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Le second tome des aventures d'Astérix, et aussi bon que le premier !
Encore une fois, même en temps que lecteurs adultes on prend beaucoup de plaisir à la lecture de cette bande-dessinée. Il y a beaucoup de références et petits clins d’œils, et j'ai souvent ri. J'ai tout de même remarqué que j'appréciais plus le comique de situation, mais certains dialogues sont très humoristiques.
Comme j'ai des anciennes éditions, les graphismes sont un peu passés mais ça m'amuse vraiment de voir les différences avec ce que l'on trouve aujourd'hui et surtout avec la version standardisée d'Astérix que l'on a tous en tête aujourd'hui. J'ai aussi hâte de voir quand certains éléments personnages cultes vont apparaître !
En tout cas, je suis vraiment fan de cette BD, contente d'avoir enfin pris le temps de la commencer et surtout fière d'avoir une BD française d'aussi bonne qualité (cocorico ^^).
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date : 15-07
Voila, l'un des écrivains les plus lu en France. Je me devais de tenter l'un de ses livres, ceci est donc mon premier Musso et probablement le dernier.
Non que le roman soit mauvais. L'écriture est efficace, le style rapide et surtout plein de suspense, j'ai pratiquement fini le bouquin en une après-midi.
Ne serait-ce qu' au niveau de l'intrigue, tout va très vite. La totalité des (extrêmement) nombreux évènements, rebondissements et révélations se passe sur une seule journée ! Entre les enquêtes, les allers-retours entre tout les endroits (et il y en a : plusieurs fois au lycée, hôpital, maison un, maison deux, commissariat, petit village, l'endroit final...), tout les personnages qu'on rencontre, j'ai vraiment eu l'impression que tout était trop concentré, et c'est dommage, mais au moins les pages se tournent facilement.
Pour ce qui est des personnages, j'ai moyennement accroché. Thomas, le protagoniste, se veut un grand sensible dans l'âme mais ne m'a pas fait vibrer plus que ça, l'antagoniste est assez décevant, les autres sont creux. Mes seuls coups de cœurs sont Annabelle et Francis, les parents de nos personnages. J'ai beaucoup aimé leur caractère, leur histoire et leur évolution, mais ils ne sont malheureusement pas au centre du récit et donc peu développés.
Points positifs tout de même, j'ai apprécié le fait que l'on soit toujours sur des fausses pistes et que les informations soient distillées au compte-goutte. Guillaume Musso est manifestement un écrivain aguerri qui connaît son job ; et puis, Thomas étant écrivain, on a parfois des passages assez méta. L'effet carte postale de la Côte d'Azur est également charmant.
Mais quelques petites choses m'ont ennuyé, notamment la profusion des références. Alors certes, Thomas se remémore son adolescence, mais on est noyé sous les descriptions d'endroits, les opinions, les titres de livres, de musiques, de marques, etc, ce qui me sortait de l'intrigue. Et puis, beaucoup des péripéties ou enchaînements sont assez tirés par les cheveux, c'est assez dommage.
Malgré tout, je le classe en argent, j'ai tout de même passé une bonne lecture, mais qui me laisse des regrets.
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date : 12-07
Lu en VO (The handmaid's tale).
Quelle puissante dystopie. On est dès les premières pages pris aux tripes par cette histoire, c'est une vrai claque, un seau d'eau au visage dont on sent les glaçons couler lentement dans le dos tout au long de la lecture.
Ma première pensée, en refermant ce livre, est que ça pourrait arriver. Peut-être pas de cette manière, mais oui, une fertilité mourante pourrait un jour transformer notre société... tout comme la surpopulation le fait déjà aujourd'hui. Ou bien une secte pourrait tout à fait prendre le contrôle de la même manière, petit à petit, un peut de force brut, un peu de contrôle des masses... Ça fait presque peur.
On suit l'histoire d'Offred, une handmaid parmi d'autres, elle n'est rien dans cette société sinon une machine à procréer et son récit est tout simplement saisissant, à la fois glacial et poignant. J'ai bien aimé ce format, simplement lire ses émotions, cette femme dont on ne connaît même pas le nom et qui représente la survie, cet oscillation entre résignation et l'espoir tenace d'un avenir meilleur. Je ne peux même pas imaginer les souffrances engendrées par le fait de vivre littéralement comme un objet...
C'est à la fois déchirant et incroyable, et le suspense est là du début à la fin. On est souvent sur des fausses pistes, on se fait une impression, des pronostics, on espère, et tout change avec une nouvelle page qui se tourne, un évènement ou une information qui bouleverse tout. J'ai vraiment adoré ce style qui tient en haleine.
Et puis on se demande : j'aurais fait quoi, moi, à sa place ? Enfermée dans un pays où la liberté est un danger, être une femme une tare ? A vivre une vie dont je ne décide plus rien ?
Pour ce qui est de la fin, d'habitude je déteste celles qui sont ouvertes, incertaines, mais pour le coup ici ça collait vraiment bien, surtout avec l'épilogue qui renforce cette impression de lire un témoignage d'une époque terrible, qui fait si vrai...Le roman a beau avoir été écrit dans les années 80, il est toujours d'actualité.
Et je pense que l'avoir lu en anglais est un vrai plus, l'auteure inclut souvent des mots en français et avoir les termes spécifiques (comme Handmaid) sans traduction donne un vrai impact.
En tout cas, j'étais dans le récit de la première à la dernière page, j'ai adoré, j'ai aussi été très retournée et c'est sûrement une lecture que je vais remâcher encore un petit moment. Je vais peut-être tenter l'adaptation en série ? Rien que pour le caméo de Margaret Atwood qu'elle mentionne dans sa préface.
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J'ai enfin pris le temps de commencer Astérix. Depuis le temps que je voulais lire ce monument de la BD française ! Le récent décès de Uderzo, paix à son âme, m'a motivée et voilà, je viens de finir ce premier tome.
Même si cette bande-dessinée est de base destinée à un jeune public, en tant que lectrice adulte j'ai passé un très bon moment et j'ai souvent bien ri, il y parfois un double niveau de lecture qui donne un vrai plaisir à la lecture.
J'ai adoré retrouver les personnages cultes que l'on connaît déjà tous aujourd'hui, et je me suis amusée de voir les débuts de nos gaulois préférés, notamment les différences avec aujourd'hui (point d'Idéfix, les graphismes à l'ancienne, les cheveux d'Assurancetourix ?!).
Ce n'est pas pour rien si cette série est considérée comme un classique. J'ai hâte de lire la suite des aventures d'Astérix !
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date : 10-07
Le Chasseur de lapins est un petit thriller qui se laisse lire, mais auquel il manque quelque chose pour en faire un bon roman.
J'ai bien aimé le personnage principal, Joona, il fait un bon flic noir et ses passages en prison sont intéressants. Si au début je n'aimais pas celui du cuisinier, il évolue bien, surtout dans la relation avec son fils. Mais bon, j'ai quand même eu du mal à m'attacher à eux, ils ne m'ont laissé qu'une vague impression.
En ce qui concerne celui du tueur, j'ai adoré la manière dont il est présenté au début, mystérieux, inhabituel, on entre tout de suite au cœur de la violence. Franchement, j'étais même de son côté, parce que le meurtre d'introduction est clairement mérité.
Et puis, j'ai bien aimé le contexte psychologique dans lequel sa persona d'assassin s'est créée ; je ne peux pas plus développer car c'est au centre de l'intrigue, mais l'auteur mitonne des traumas refoulés en une vengeance bien ficelée, le tout dans une ambiance sombre et assez glauque.
J'ai été surprise que l'identité su coupable soit dévoilée bien avant la fin, mais du coup, c'est de là que vient le principal problème du roman : l'histoire perd de l'élan et la seconde moitié traîne en longueur, on se désintéresse de la quête du tueur et la fin n'est pas vraiment satisfaisante (en tout cas, j'ai trouver ça... fade ?), même si le suspense cherche à se maintenir tant bien que mal, on se doute du dénouement.
C'est dommage parce que l'intrigue avait une bonne base, l'idée avec les lapins est originale et la construction du tueur aurait pu donner quelque chose de vraiment unique mais le rythme et les choix scénaristiques desservent beaucoup trop le roman à mes yeux.
Bref, un thriller que fait son job, c'est à dire une lecture sympa avec quelques frissons, mais je regrette un livre qui aurait pu être inoubliable et n'est que passable.
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date : 09-07
L'Écume des jours est un roman assez expérimentaliste, entre absurde et modernisme. Du coup, je ne sais pas trop quoi en penser au sortir de cette lecture, j'ai parfois été enchantée mais souvent perplexe.
Boris Vian crée cette ambiance surréaliste notamment grâce au langage fantasque, avec des jeux de mots, non-sens et autres néologismes. Si j'ai parfois trouvé cela un peu trop lourd - car éloigne du récit -, l'originalité poétique du roman est incroyable.
Et puis on ressent fortement les influences de l'auteur, ses passions et son époque : le jazz noir américain, évidemment, le cinéma, Jean-Paul Sartre (renommé Jean-Sol Partre pour l'occasion), etc...
Le livre raconte la rencontre entre Colin et Chloé, et cette jolie romance est teintée de poésie et de féerie. Hélas, un nénuphar se met à pousser dans le poumon de la jeune femme... Le récit fait passer plusieurs message, comme le fait que l'amour n'amène pas forcément le bonheur, l'argent non plus d'ailleurs ; on y retrouve le monde du travail sous un jour très négatif (et je ne sais toujours pas quoi penser de l'obsession de Chick).
J'ai parfois eu du mal avec ce monde fantasmagorique crée par l'auteur, mais j'ai globalement été séduite par ma lecture. Je pense que pour pleinement apprécier, il faut juste essayer de ne pas chercher à tout comprendre et se laisser porter par les mots.
En tout cas, c'est une très belle histoire, un témoignage d'une époque révolue écrit dans un style unique ; L'Écume des jours mérite largement d'être l'un des romans français les plus populaires et j'espère qu'il le restera longtemps.
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Je me suis enfin penchée sur ce livre, acheté en brocante, qui traînait sur une étagère depuis des années pour je ne sais quelle raison, et je dois dire que je regrette de l'avoir laissé prendre la poussière aussi longtemps !
J'ai beaucoup aimé cette lecture ; lorsque j'ai vu que ça parlait de vampires et loup-garous, j'ai eu peur qu'on tombe dans une histoire bit-lit type comme celles qui inondent les librairies aujourd'hui, mais j'ai été agréablement surprise d'un récit original. Le côté steampunk rajoute un sacré charme sans nuire au contenu.
J'ai adoré apprendre les mécaniques de ce monde, entre le bureau des créatures surnaturelles, la section spéciale de la reine Victoria, le fait que tout ce petit monde se balade tranquillement dans une époque victorienne...
Mais le point fort du roman, c'est le personnage principal, mademoiselle Alexia Tarabotti et sa personnalité pleine de caractère. Son humour british pince-sans-rire, ses traits d'esprit, ses positions féministes et son flegme à toute épreuve créent une protagoniste fort sympathique.
Si la romance n'est pas au centre de l'histoire, j'ai bien ri de sa relation pleine de piquant qui se crée avec un lord bougon, même si ça va un peu vite. Les personnages secondaires sont sympas, petit coup de cœur pour la meilleure amie d'Alexia (elle a des chapeaux immondes. J'adore).
Et puis on est pris dans l'intrigue, on se demande ce qui arrive dans cette bonne société, qui en veut à mademoiselle Tarabotti et comment elle va démêler cet embrouillamini pour trouver le fin mot de l'histoire.
Bref, une bonne découverte, il faudrait que je me procure la suite pour retrouver cette ambiance qui m'a charmée.
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date : 07-07
Le secret du mari est une petite pépite à laquelle je ne m'attendais pas du tout ; non seulement j'ai été surprise d'apprécier, mais je l'ai en plus dévoré en un rien de temps.
Si le résumé sonnait un peu comme une romance "dramatique" (dans le sens des Feux de l'amour), ce qui ne m'emballe pas plus que ça, j'ai été happé dès les premières pages par une histoire captivante. Si l'intrigue est sympa et bien écrite, ce sont surtout les personnages qui en font toute la beauté.
On suit différentes protagonistes, trois femmes très différents qui se côtoient et doivent affronter leur vie. J'ai été très touchée par elles et leur histoire, ce sont des personnages vraiment bien écrits, qui font vrais et auxquels je me suis vraiment vite attachée.
Il y a Rachel, qui ressasse depuis vingt-huit ans le meurtre jamais résolu de sa fille et se retrouve toujours plus seule. J'ai été très émue par cette dame ; si je n'ai personne dans mon entourage ayant perdu un enfant, j'imagine bien la douleur immense que cela doit être, et son évolution au fil du roman est poignant.
Il y aussi Tess, femme comblée par sa vie et son quotidien qui découvre que son mari est tombé amoureux d'une autre. Elle part alors chez sa mère avec son fils, et va devoir affronter l'incertitude de son avenir et se pencher sur la personne qu'elle est. C'est avec elle qu'on s'identifie le plus, on comprend tout ses doutes.
Et enfin, il y a Cecilia. C'est celle qui m'a le plus bouleversée, car si au début, c'est la mère de famille parfaite à la vie millimétrée, paraissant sortir de la couverture d'un magazine, qui agace profondément, tout change lorsque sa vie change à cause d'une lettre. Et on découvre une femme à la fois forte et fragile, une mère déterminée et quelqu'un de profondément humain.
Les émotions sont vraiment au cœur du roman, on souffre avec ces personnages, on comprend chaque doute, chaque joie et peine, la psychologie est assez juste, et puis l'attachement aux enfants, thème très marqué du livre, est tout aussi joli et émouvant. J'ai beaucoup apprécié le message du livre, que la vie continue et qu'on avance malgré tout, même si une myriade de chemin nous attendait.
Bref, j'ai eu un vrai coup de cœur pour ce livre, très surprenant pour moi parce que je n'en attendait pas grand chose (il prenait la poussière depuis un moment) et j'ai été positivement étonnée. Je le recommande chaudement à tous ceux qui veulent passer une lecture captivante sans prise de tête.
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J'ai été assez surprise de découvrir que ce livre n'est pas un essai, ni même une introduction à la pensée de Sartre mais sa conférence-réponse aux critiques et les incompréhensions émises envers sa philosophie de l'existentialisme.
Le contexte est donc intéressant à lui seul, ça permet de voir l'état d'esprit des gens de l'époque, à la sortie de la seconde guerre mondiale ; ils étaient tournés vers la reconstruction et espéraient beaucoup de l'avenir, être "contemplatif" avait l'air d'être négatif. J'ai aussi trouvé impressionnant de voir que la société s'intéressait beaucoup à la philosophie ; aujourd'hui ce n'est plus du tout pareil. La préface, de la fille adoptive de Sartre, éclaire très bien tout ceci.
Du coup, ça a fait que j'ai décidé de lire rapidement la biographie de Sartre et j'ai été étonnée de beaucoup de choses, notamment de sa dimension politique qui se reflète dans cette conférence, par rapport à son attachement au marxisme auquel il essaye souvent de se rapprocher.
En terme de contenu, j'ai beaucoup apprécié le texte, Sartre y est très accessible (car pensé pour convenir au "grand public) loin des essais plus "pointus" qu'on trouve souvent, et surtout convainquant dans ses arguments.
Il essaye donc de clarifier ce qu'il entend par doctrine existentialiste en abordant les concepts tels que l'existence précède l'essence, la liberté de l'homme, etc. J'ai trouvé le tout très instructif et qui donne à réfléchir (ce qui est le but de la philosophie ?), même si c'est mon premier ouvrage de Sartre et qu'il me manque les connaissances auxquelles il fait référence.
Par contre, j'ai passé un peu vite la partie discussions (qui est donc la transcription des questions posées après cette conférence), en partie parce que les questions étaient de mauvaise foi, du rabattage et parfois obtuses, et surtout parce que ce fameux Mr Naville cité en préface qui s'oppose à Sartre est juste barbant au possible, en toute honnêteté.
Bref, un petit essai assez singulier mais plutôt renversant de l'un des plus grands philosophes du XXe siècle que j'ai bien apprécié.
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date : 03-07
Un sympathique roman narrant les aventures de Sherlock Holmes et du docteur Watson.
Malheureusement un peut court à mon goût (le livre tient plus de la nouvelle) ; certains passages sont assez vite expédiés, nous aurions pu avoir plus d'action et plus d'explication lorsque l'on touchait à la quête.
Mais j'ai tout de même beaucoup aimé l'intrigue et l'enquête, j'adore ces romans dans lesquels chaque petit détail compte, et Arthur Conan Doyle sait ménager ses effets.
Et puis, le personnage de Holmes est juste parfait. Sans lui, le livre ne vaudrait même pas la peine. J'adore la manière dont il est écrit, la froide déduction teintée de cynisme, l'air désabusé qui perce derrière le génie solitaire et la presque fragilité qui accompagne cette supériorité ; bref, j'adore.
Les autres personnages sont moins intéressants, mais ça tient beaucoup au fait qu'ils sont très peu développés dans un récit qui, comme je le disais, pourrait être plus étoffé.
Certains passages sont très bien écrits, comme la chasse en péniche et l'intervention de Toby (coup de cœur pour ce chien à la truffe miraculeuse). Le fait que la cocaïne soit non seulement l'introduction mais également la conclusion à la fois du roman et de notre inimitable Sherlock m'a grandement amusé, je l'avoue.
Bref, un livre très agréable dans lequel on se plonge facilement, même si il se dévore beaucoup trop vite !
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date : 02-07
Lorsque j'ai fini Maharajah, j'avais ce sentiment doux-amer d'un roman qui avait du potentiel, mais n'a pas répondu à mes attentes.
J'ai beaucoup apprécié le contexte du récit, à savoir l'Histoire de l'Inde, les mystères de ces régions aux mœurs si différents des nôtres, la lutte constante pour ne pas perdre son identité culturelle face aux colons et la Compagnie des Indes (que la férue d'Histoire que je suis associe plus à Pirate des Caraïbes, si c'est pas malheureux).
Et puis, des aventures au fin fond de l'Inde intouchée des Européens, la quête d'un légendaire écrivain disparu, tout ça avec des zestes de fanatisme religieux et d'assassins, sur le papier le livre avait tout pour plaire.
Seulement j'ai été assez déçue du résultat final. Mon plus gros problème vient de l'écriture, le style dessert énormément l'histoire, j'ai eu beaucoup de mal à m'y plonger (le problème vient peut-être de la traduction ?). On dirait que le récit se cherche tout du long, entre enquête à la Sherlock Holmes, un coup un peu de fantastique, des problèmes de rythme : parfois de l'action très condensée souvent entrecoupée de grosses longueurs.
Le suspense m'a laissée de marbre, d'ailleurs la fin est assez insatisfaisante pour moi, notamment parce que j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux deux personnages principaux.
Comme je le dis plus haut, j'ai bien aimé découvrir les us et coutumes de cette Inde du Commonwealth, et certains passages sont prenants, mais ça ne suffit pas à ramener le livre à un bon niveau.
Lecture pas mauvaise en soi mais certainement pas le roman du siècle, Maharajah mérite amplement le bronze pour moi, il avait du potentiel mais en est resté à ce stade.
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Tout comme ses deux prédécesseurs, Seconde Fondation est extrêmement prenant, et je trouve ce cycle de mieux en mieux au fil des tomes.
Si l'intrigue devient moins "politique" et que l'on a un peu plus d'action, on garde tout de même le suspense et les retournements de situation qui font l'attrait du livre. Honnêtement, l'écriture est parfaite, Asimov se joue de nous du début à la fin, on a plein de théories ; cette fameuse et tant recherchée Seconde Fondation existe-t-elle seulement, où peut-elle bien être cachée, a-t-elle une quelconque influence...
Car oui, l'enjeu de ce troisième opus tourne autours de ce nouvel élément que tous convoitent. Tout d'abord la quête du Mulet, ce personnage qui a bousculé le millénaire Plan Seldon, et qui au final cherche à confronter sa seule Nemesis, une fondation de personnes comme lui : psychiques.
Et puis, dans la seconde partie, nous suivons un nouveau personnage principal, Arkady, que j'ai beaucoup aimée car bien que peu importante en terme de place dans le récit, on se retrouve avec elle au cœur de toutes les interrogations et j'ai eu du plaisir à suivre ses pérégrinations.
La chose la plus intéressante est que je me suis rendue compte que je n'avais plus vraiment de "camp". Première Fondation, Seconde Fondation, Mulet, autres... ? Au fil des pages, j'en venais à être du côté de l'humanité dans son ensemble, et j'attends de voir ce que ce fameux Plan donnera pour juger !
Comme toujours, c'est assez incroyable de pouvoir se plonger dans une œuvre pareille, elle n'a pas pris une ride et j'ai hâte de lire la suite. Si la qualité continue d'augmenter avec les prochains tomes, je tiens l'un de mes all-time favorite !!
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Un incroyable roman que nous livre Maxime Chattam ! C'est premier roman de cet auteur et j'en reste bouche bée, plonger dans ce Paris du nouveau siècle a été une sacrée expérience.
Le contexte est vraiment passionnant, cette époque ou les progrès techniques en étaient encore à leurs balbutiements, ou tout pouvait arriver. En étant sur les traces d'un assassin, on se rends compte que 1900 voyait à peine le début de la médecine légale, des automobiles, de la psychologie et psychanalyse, de l'électricité, c'était une époque ou le concept même de tueur en série était inenvisageable, époque où la modernité impressionnait autant qu'elle faisait peur aux hommes, et lire tout cela du point de vue d'une personne du XXIè est fascinant.
C'est vraiment un beau témoignage du passé, et j'ai adoré le thème de l'Exposition Universelle, j'aurai adoré me balader au gré des ruelles et des pavillons, attractions d'un autre temps... mais sans tueur déchaîné, évidement. Le plus intéressant est que l'histoire prend un tour originale, car plus que la recherche du coupable, on s'intéresse à sa psyché, on plonge dans ses desseins en même temps que dans l'horreur qu'il perpétue, c'est la création du monstre et ses motivations qui est au centre du roman, à telle point que la révélation de son identité est décevante... pour nous comme pour Guy, le personnage principal.
Car oui, c'est voulu, Chattam est maître du récit et on s'identifie très vite à Guy que j'ai beaucoup apprécié. L'histoire est centrée sur lui, sur son acceptation de ses propres péchés que met en lumière sa quête du Mal et du coup je l'ai trouvé très humain, avec ses qualités et défauts qui le font évoluer au fil du livre.
Le personnage de Faustine est intéressant également, pleine de mystère, femme forte sans pour autant sortir des codes imposés aux femmes à l'époque. C'est toujours bizarre de voir les prostituées acceptées dans la société, presque nécessaires, et ça ajoute du cachet au récit qu'elle en soit une.
Perotti est également sympathique, sans plus, il fait un bon acolyte qui sert surtout a mettre en avant le personnage principal, un peu à la Sherlock et Watson... et je ne lance pas ça au hasard. Chattam le mentionne, Guy admire Conan Doyle, et a vouloir écrire comme lui il se transforme en son héros. Je remarquait aussi des ressemblances avec Jack l'Éventreur, l'auteur y référence un peu plus loin. Dans un sens, notre esprit est guidé par la manière dont il écrit, tout est fluide du début à la fin est le suspense est dosé au goutte a goutte. La plume de l'auteur jour beaucoup à la qualité du livre, on sent le travail de recherche et l'impact des mots.
Au final, j'aime Léviatemps que j'ai dévoré en... un rien de temps (c'était trop tentant), si vous êtes partants, tout en cogitant, laissez vous aspirer sans contretemps dans ce récit palpitant. Blague à part, c'est excellent thriller dans lequel j'ai adoré me plonger et je le recommande chaudement.
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date : 29-06
Encore un thriller bien ficelé de la part de Harlan Coben.
Si l'intrigue semblait assez basique au départ (une fille disparue), j'ai été plutôt surprise par le scénario qui se transforme en une espèce de chasse aux infos, ce qui est un bon point. Le suspense est de mise du début à la fin qui est surprenante.
J'ai bien aimé le style de l'auteur, c'est mon troisième roman de lui et je trouve qu'il est très accessible. Même si au début, l'histoire fait assez fouillis, on ne comprends pas la connexion entre les groupes de personnages, tout prends sens.
Du côté des personnages, j'ai bien aimé Simon, père de famille un peu paumé mais déterminé. Mon père qui m'a élevée seule m'a offert ce livre pour mon anniversaire, alors voir Simon tout faire pour sa fille m'a mis du baume au cœur. Ingrid, la mère, est également un personnage qui bien que peu présent amène beaucoup à l'histoire. Même si du coup, je regrette un peu l'image du couple cliché parfait mais ça montre que n'importe qui, dont leur fille aimée et aimante, peut tomber dans la drogue.
J'ai également apprécié le côté génétique (la généalogie, les sites de liens génétiques, etc) de l'histoire. C'est dommage que le sujet ne soit pas plus creusé, mais il servait surtout à mettre en place l'intrigue. Par contre, le côté secte est non seulement assez survolé, mais parfois même encensé. Les seuls membres dont on croise le chemin ont l'air d'en retirer quelque chose de positif, et ne sont pas du tout exposés comme victime.
Au final, j'ai beaucoup aimé ce livre, je l'ai trouvé prenant et haletant et c'est tout ce que je peut demander d'un bon thriller. Je le recommande donc !
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date : 26-06
Encore un petit bijou de la part de Neil Gaiman. Étant une amoureuse d'Histoire, de légendes et des mythologies, j'ai adoré de bout en bout ce recueil de contes nordiques.
Dans ce livre, nous suivons les aventures d'Odin, le Père de tout, de Thor au puissant, de Loki la ruse incarnée et d'autres dans ce monde de dieux et de magie. L'écriture est vraiment plaisante, j'ai parfois eu l'impression de me faire conter les mythes anciens par un barde viking, à une époque ou tout cela n'était pas simples mythes mais les croyances qui rythmaient le quotidien des gens.
De nos jours, l'image générale que Mr. Tout-le-monde a des légendes nordiques vient de Marvel, avec comme le mentionne l'auteur dans son introduction, un Thor du feu de dieu (pun intended), une Asgard futuriste, etc. J'ai donc apprécié (re)découvrir des histoires fidèles aux grandes sagas, contées avec un humour fin et de manière très accessible.
Un livre que je recommande donc chaudement, ne serait-ce que pour la plume de Gaiman, mais également pour se surprendre avec ces légendes dépoussiérées qui m'ont fascinées durant toute ma lecture.
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En tant que passionnée d'histoire, ce livre est pour moi une vraie pépite. Ken Follet est un auteur incomparablement doué pour tisser une histoire fictive en se basant sur des évènements historiques, en l’occurrence ici la Première Guerre Mondiale, à tel point que je me demandais parfois où s'arrêtait la réalité et où commençait le récit.
On en apprend beaucoup sur cette période, et grâce aux multiples points de vue, il n'y a pas de problèmes de compréhension ; ce qui aurait pu vite traîner en longueur devient intéressant. L'écriture est parfaite, on ne s'ennuie jamais malgré les quasi mille pages du roman.
Et puis, les scènes au front sont vraiment bien écrites. Même s'il n'y en a pas beaucoup, on sent vraiment le désespoir des soldats, la puanteur du massacre, la violence des combats, et surtout la vacuité du conflit... Cela me rappelle l'anecdote comme quoi J.R.R. Tolkien s'était inspiré de son passage dans les tranchées de la Somme pour représenter le Mordor.
Mais ce qui marque le plus dans ce roman, c'est certainement les personnages. Ils sont nombreux, et pourtant on s'attache à tous, tellement ils sont complets, vibrants... humains. Car oui, ils ont des qualités, des défauts, certains sont irritants et pourtant, ils m'ont fait palpiter tout au long de l'histoire et de l'Histoire, celle de cette Grande Guerre. Petit plus aussi pour les personnages féminins très bien écrits, ça fait plaisir de voir des femmes fortes représentées dans des personnages subtils.
Au final, cette lecture est un vrai coup de cœur pour moi, on se laisse embarquer par l'histoire au point où, même en sachant comment ça se finit, on est pris de doutes et d'espoirs au fil des pages... J'ai vraiment apprécié la plume de l'auteur et sa manière de raconter le passé, et je ne peut que recommander ce livre !
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La disparition de Stephanie Mailer, un roman qui aurait pu être parfait s'il n'était pas tant desservi par ses points faibles.
Tout d'abord, il y a beaucoup de longueurs, de digressions, entre les passages qui n'apporte pas grand chose et les histoires de personnages secondaires...
D'ailleurs, belle transition, parlons-en des personnages : il y en a trop, voilà. Petite anecdote de lecture, arrivée au trois-quarts du livre je commence un chapitre "Anna Kanner" et ma première réaction a été : "alors, c'est qui déjà ?" et oui, il m'a fallu quelques minutes pour me rappeler que c'est l'un des personnages principaux... Il y a en fait trop de détails peu intéressant sur trop de personnages qui du coup paraissent sans épaisseur, et j'ai eu du mal à m'attacher à qui que ce soit.
L'autre problème vient de la narration en elle-même : beaucoup de flash-back qui n'ajoutent pas vraiment à l'intrigue (car expliquent simplement du point de vue "vieux" ce qu'on a déjà appris dans le présent...), alors avec toutes les sous-intrigues en plus, ça fait un peu fouillis.
Bon, malgré tout ça, je trouve que l'histoire est sympa, il y a quand même un peu de suspense même si c'est parfois tiré par les cheveux et quelques bons retournements, ça a tout de même été une lecture agréable mais ma conclusion est que ce roman policier avait le potentiel de vraiment mieux faire.
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Un bon roman qui fait monter l'angoisse et le suspense, même si ce n'est peut être pas le meilleur livre pour découvrir l'auteur. En effet, c'est mon premier Grangé et si j'ai beaucoup apprécié ce style frappant qui est apparemment sa marque de fabrique, je n'ai pas trouvé l'histoire à la hauteur d'un écrivain qu'on m'a si chaudement recommandé. J'ai trouvé qu'il y avait une progression parfois linéaire de l'intrigue (je vais à un endroit, trouve un indice, vais à l'endroit suivant, etc...), mais surtout, il arrive qu'on devine quelques pages avant le prochain retournement, comme par exemple le twist final qu'on voir venir (mais qui était très intéressant et concluait bien l'histoire).
Par contre, j'ai trouvé l'univers dans lequel nous plonge le livre parfait : c'est sombre, c'est cru voir violent, très détaillé et complexe. J'étais vraiment dedans du début à la fin, le suspense est super bien maîtrisé et le tout donne un sentiment d'oppression qui va très bien avec la noirceur qui suite du récit. Pareil pour les personnages qui sont très bien construits, surtout Corso qui est un flic de thriller comme je les aime, torturé avec un passé pesant mais qui ne lâche jamais l'affaire, quitte à en pâtir.
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