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Par Fairy-World le 03-05-2013 Editer
Avant toi
— C’est une chemise neuve. Ça vous gêne beaucoup ?
— Non, bien sûr. Je me suis dit que j’allais vous en parler pour le plaisir de la conversation.
— Est-ce qu’on a des ciseaux dans le sac ?
— Je ne sais pas, Clark. Croyez-moi si vous voulez, mais il m’arrive rarement de préparer les bagages.
Il n’y avait pas de ciseaux. J’ai jeté un coup d’œil derrière nous, dans les rangées où le public s’installait tranquillement ; certains bavardaient à voix basse, d’autres examinaient le programme. Si Will ne parvenait pas à se détendre, cette sortie promettait d’être gâchée. Je ne pouvais pas m’offrir le luxe d’un nouveau désastre.
— Ne bougez pas, ai-je dit.
— Pourquoi…
Avant qu’il ne puisse achever sa question, je me suis penchée, j’ai doucement écarté le col de sa chemise de son cou, posé ma bouche tout contre et coincé l’étiquette entre mes incisives. Il m’a fallu quelques secondes pour en venir à bout. Les yeux fermés, je me suis efforcée d’oublier son odeur d’homme fraîchement lavé, la sensation de sa peau contre la mienne, l’incongruité de ce que je faisais. Puis je l’ai sentie qui lâchait. J’ai relevé la tête et ouvert les yeux, triomphante, l’étiquette vaincue entre les dents.
— Je l’ai eue ! ai-je dit en retirant l’intruse de ma bouche pour la balancer entre les fauteuils.
Will me regardait bouche bée.
— Quoi ?
Je me suis retournée pour surprendre quelques spectateurs qui, subitement, se sont mis à trouver leur programme absolument fascinant. Puis je suis revenue à Will.
— Oh, allez. Ce n’est pas comme s’ils n’avaient jamais vu une fille jouer à mordiller le cou d’un monsieur.
Apparemment, j’étais parvenue à le réduire au silence. Will a cligné des yeux une ou deux fois, et paru sur le point de secouer la tête. Non sans un certain plaisir amusé, j’ai vu que son cou était devenu tout rouge.
— Je crois, ai-je dit en lissant ma robe, que nous devrions tous deux être contents que cette étiquette n’ait pas été dans votre pantalon.
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