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Extrait ajouté par Matoline 2020-01-15T19:59:59+01:00

Chapitre 7 :

Kathleen

«…Je leur laissant pas le temps de réagir, il entraîne les membres de la famille Jefferson vers la salle à manger attenante, non sans m’avoir gratifiée d’un regard que je ne sais pas trop interpréter. Je reste à la traîne quand je note que « l’Indien » n’a pas bougé d’un pouce et me scrute toujours, visiblement amusé. Prudente, je feins de ne rien remarquer, mais dès que je passe près de lui, il accroche mon coude et murmure :

— Joli coup et intelligemment joué. Mais il en faudra bien plus pour déjouer l’union qu’on vous propose. Ou qu’on vous impose, au choix. Earl Jefferson est un vieux roublard qui ne fera qu’une bouchée d’une jeune innocente comme vous. Qu’importe votre apparence ou n’importe quel autre de vos qualités ou défauts. Earl veut vous marier à son héritier. Et à part votre mort, je ne vois pas ce qui l’empêchera d’atteindre son but.

Je soutiens un instant son regard. Ses yeux d’un noir ardent se rivent aux miens. C’est tellement intense que j’en rougirais presque. Et puis ce curieux fourmillement au creux de mon ventre qui me donne envie de partir en courant et de me jeter dans ses bras tout à la fois. En tout cas, il ne se détourne pas ou ne fait pas mine de ne pas remarquer mon visage abîmé. Non, il se contente de me fixer et d’attendre ma réponse. J’étudie attentivement ses traits et plisse les paupières. Je penche la tête de côté...»

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Extrait ajouté par Coralie-57 2020-04-04T13:16:47+02:00

Je baisse la tête et regarde le colt dans ma main. J’ai une pensée émue pour mon père.

Sean O’Briley serait fier de sa fille. Mais je ne suis pas sûre que Sullyvan Jefferson le soit de sa femme.

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Extrait ajouté par Coralie-57 2020-04-04T13:16:27+02:00

Pour la première fois depuis que j’ai repris connaissance, son visage s’anime. Il est furieux et ne le cache plus.

— À votre guise ! Vous préférez sans doute que mon cousin fasse valoir ses droits sur vous et vos terres avec l’aide malfaisante de mon grand-père ? Vous n’avez que deux choix et je ne suis pas forcément le pire.

À mon tour, je suis gagnée par l’irritation et je me lève d’un bond pour lui faire face.

— Je ne voulais ni de lui, ni de vous, ni d’un autre, figurez-vous ! Je suis parfaitement capable de gérer mon domaine toute seule !

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Extrait ajouté par Coralie-57 2020-04-04T13:16:10+02:00

Du plus âgé des hommes, qui doit certainement être Earl Jefferson, au plus jeune, que je devine être mon prétendant, tous les visages reflètent une surprise teintée d’un dégoût relativement prononcé.

Tous sauf un.

Ses yeux couleur onyx sont fixés sur moi et me détaillent avec une curiosité manifeste, mais sans aucune trace de répugnance.

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Extrait ajouté par Coralie-57 2020-04-04T13:15:53+02:00

La guerre de Sécession a éclaté et, contrairement à la majorité de mes frères, j’ai choisi de me battre pour le Nord. Pas spécialement pour l’Union, mais plutôt contre l’esclavagisme, activité pratiquée par la nation cherokee sans réel état d’âme. Sauf que pour moi, tout est lié. Les Noirs étaient les esclaves des Cherokees, les Cherokees, esclaves de l’argent et donc des Blancs. Je voulais un monde libre, autant pour les Noirs que pour ma nation.

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Extrait ajouté par Matoline 2020-01-15T19:59:39+01:00

Prologue :

Sullyvan

Confins des territoires civilisés du futur État de l’Oklahoma

Domaine d’Oaks Creek

Fin mai 1869

«…Tendue, elle attend. Je prends ma décision en un battement de cœur. Je lâche l’arme et charge ma femme sur mon épaule, bloquant ses jambes avec mon bras. Son bonnet blanc tombe à mes pieds avec un petit bruit semblable à un soupir.

— Vous avez raison, Kathleen, j’ai négligé mes devoirs d’époux et voilà où nous en sommes. Ma femme menace de me tuer d’un coup de carabine. Qu’auriez-vous fait, ma douce, pour vous débarrasser de mon corps ?

Elle me martèle le dos de coups de poing, gigotant et hurlant.

— Je l’aurais donné aux coyotes, espèce de chien d’Indien.

J’éclate de rire alors que ma main s’abat violemment sur ses fesses.

— Chien d’Indien ! Cela faisait un petit moment que je ne l’avais pas entendue, celle-ci ! Allons, assez parlé !

Je me mets en marche et sors de la pièce. Vu l’heure, je doute que nous croisions Liz. Et quand bien même, elle n’interviendra pas ! Kathleen donne de la voix en espérant ameuter la maisonnée.

— Lâchez-moi ! Lâchez-moi immédiatement ou je hurle à vous faire tomber cette satanée baraque sur le crâne !

— Quel langage indigne d’une jeune femme bien séante ! Mlle Amélie n’aurait pas apprécié. Hurlez tant que ça vous chante, ma belle, je suis le maître ici et personne, y compris vous, ne peut me refuser l’accès à votre lit.

En quelques enjambées, j’ai gravi les escaliers et traversé l’étage jusqu’à ma chambre...»

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