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Bibliothèque de Allebei : J'ai lu aussi

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Journal d'une sorcière Journal d'une sorcière
Celia Rees   
Livre intéressant, même si j'ai eu des difficultés à "accrocher". Dans tous les cas, l'auteur s'est bien informée sur la période, l'époque. La mauvaise ambiance en Nouvelle-Angleterre, avec ses habitants odieux, y est transmise. Hélas, on ne connaît pas la fin de l'histoire. Qu'arrive-t-il à Marie ? On ne le sait pas...

par Allebei
Un Anglais sous les tropiques Un Anglais sous les tropiques
William Boyd   
J’ai lu aussi ce roman de William Boyd… Il raconte la vie quotidienne d’employés du corps diplomatique britannique au sein d’un état fictif de l’Afrique dans les années 1980. Il y décrit le climat délétère post colonialiste dans toute sa médiocrité. La autochtones et les Occidentaux privilégiés partagent un point en commun : la médiocrité totale. À travers le personnage de Morgan Leafy, sorte d’anti héros plein de défauts, l’auteur dénonce la corruption toujours d’actualité, les trafics d’influences, l’avidité des gens, l’absence de morale. Au début, il est difficile d’adhérer à cette histoire peu sympathique. On y découvre Morgan, homme très ordinaire, gras, flasque, mou, pas beau. Il fait chaud, lourd, humide et il s’ennuie malgré son poste enviable. Et il boit… Trop, même. Il fréquente Hazel, une jeune femme du lieu qu’il entretient en louant un appartement pour elle. Celle-ci se sert de lui (tout comme il se sert de son corps) et le trompe allègrement. L’arrivée de la jolie Priscilla Fanshaw, fille de son supérieur hiérarchique bouleverse cette existence minable. Parallèlement, il est en contact avec un universitaire local ambitieux et véreux, Sam Adékunlé qui souhaite vendre un terrain contaminé. En quête de pouvoir, cet homme exerce chantages et pressions. Il voudrait obtenir l’autorisation pour se débarrasser de son terrain de la part du seul homme semblant intègre dans le coin, le Dr Murray, un écossais avec lequel Morgan ne s’entend pas. Les affaires de corruption se mêlent aux intrigues amoureuses. Tombé sous le charme de Priscilla, Morgan apprend qu’il est atteint d’une maladie sexuellement transmissible que Hazel a partagé avec lui. Au moment où la jeune anglaise ivre est prête à passer à l’acte, Morgan la repousse (pour ne pas la contaminer). Offensée, la fille s’en va et jette son dévolu sur un nouvel employé Dickie Delmire. Évidemment, Morgan en a le coeur brisé et comme à son habitude noie son chagrin dans l’alcool. Entre temps, il rencontre Célia Adekunlé, l’épouse de Sam le corrompu. Cette Occidentale mariée et mère de famille commence une liaison avec Morgan. Or, le mari trompé finit par découvrir le pot au roses. Il s’adresse à Morgan, le menace et au lieu de le torturer ou de le tuer, il préfère exercer un chantage : l’amant doit renoncer à sa maîtresse et doit aller corrompre le fameux docteur Murray. Mais un autre événement s’ajoute à la contrariété de ce pauvre Morgan. En plein décembre, des pluies torrentielles s’abattent sur le pays. La foudre s’abat sur Innocence, l’une des domestiques de Fanshaw et la tue. Le corps de la pauvre femme reste plusieurs jours au sol car aucune entreprise de pompes funèbres ne veut l’emmener. Grâce aux traditions locales, tous les domestiques autochtones refusent l’évacuation du cadavre. Si quelqu’un déplace le corps, le dieu de la foudre, Shango frappera tout le monde… Fanshaw ordonne à Morgan de faire quelque chose car il ne veut pas que la morte soit présente au moment de la visite d’une duchesse venue pour l’occasion. Pire encore, Chloé Fanshaw, l’épouse de son supérieur, exige qu’il se déguise en père Noël pour la distribution des cadeaux lors de la fête des enfants du personnel diplomatique. Menacé de toutes parts, humilié, méprisé, stressé, Morgan vit un véritable cauchemar. En plus, un poète envoyé par le British Council tombe comme un cheveux sur la soupe… et il doit s’en occuper. S’ensuit un épisode cocasse où durant la nuit, Morgan oblige son propre domestique à l’aider à emporter le corps dans sa voiture ! Le corps d’Innocence disparaît… Or, les employés Africains se révoltent. Fanshaw demande à Morgan qu’il rapporte le corps. Et cela en devient délirant. Mieux, Morgan se retrouve dans le pétrin. Il se cache dans la salle de bains où se rend la duchesse nue… Mais Morgan n’est pas au bout de ses peines : Une révolte éclate, Akundelé en profite pour réaliser son ambition : gagner du pouvoir. Lors des émeutes à l’université, le Dr Murray a un accident et meurt. Ceci arrange bien Akundélé (on comprend bien qu’il est le commanditaire de ce meurtre caché qui lui permet de vendre le terrain décharge publique). Morgan parvient à se tirer sans mal du lieu de l’émeute et emmène en sûreté Chloé Fanshaw. Celle-ci l’oblige à avoir des relations avec lui. Le roman se termine alors en queue de poisson : que va faire Morgan de sa vie maintenant qu’il a perdu son travail ? Le lecteur reste sur sa faim. On ne sait pas ce qu’il advient de lui. On comprend juste que la corruption est ce qui gagne sur tout au final. « Un Anglais sous les tropiques » montre le cauchemar d’un pays autrefois colonisé et la satire de tous ces gens qui sont tous dans le même bateau qu’ils soient Occidentaux et Africains. Ce roman n’est pas inintéressant, mais un peu long à lire. Et au final, la médiocrité de l’être humain est déprimante.

par Allebei
Annam Annam
Christophe Bataille   
« J’ai lu aussi » ce roman d’une centaine de pages. Il est très bien écrit, se lit assez facilement. Seulement, il manque quelque chose pour enthousiasmer la lectrice que je suis. L’histoire commence à la fin du règne de Louis XVI, avec l’arrivée d’un enfant, celui de l’empereur du Vietnam qui demande sa protection. Mais le roi indifférent à tout ne s’occupe pas de son hôte qui finit par mourir du climat. Mais avant cela, un religieux en retraite s’est pris d’amitié pour l’enfant et décide de monter une expédition pour évangéliser le lointain pays d’extrême Orient. Il trouve des donateurs, équipe deux bateaux mais au dernier moment, renonce à partir car il meurt. Une bande de religieux et de religieuses s’en va donc au bout du monde. Après un voyage qui dure un an, semé d’embûches, où une grande partie de l’équipage meurt de maladie, les rescapés arrivent à destination. Pendant quelques temps, les religieux organisent leur nouvelle vie pendant qu’en France où la Révolution sévit ils sont oubliés. Aucun d’entre eux ne reviendra dans sa mère patrie. Quelques-uns sont persécutés et tués. Deux autres, un homme et une femme, renoncent au catéchisme, s’unissent et vivent leur vie jusqu’à la mort. Au final, ces personnages laissent un peu indifférents. L’auteur n’a pas réussi à susciter l’empathie. « Annam » est un écrit froid, sans suspens, sans émotion. C’est dommage.

par Allebei
Des femmes qui tombent Des femmes qui tombent
Pierre Desproges   
Des femmes qui tombent comme des mouches... et piquées par des moustiques envoyés par des extraterrestres pour leur inoculent l’envie de se suicider ! Il fallait le faire et Pierre Desproges a osé écrire un roman sur ce thème loufoque. Le résultat est drôle mais il faut s’accrocher parce que la lecture n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. Les jeux de mots, l’humour se succèdent presque dans chaque phrase. Il faut réfléchir, se poser pour apprécier. Ce que j’aime moins, c’est la vulgarité. L’auteur aborde la sexualité et c’est assez grossier. Enfin, c’est étrange, grinçant mais cela permet de mieux connaître l’humoriste un peu particulier décédé prématurément en pleine gloire à l’âge de 48 ans.

par Allebei
La Couleur du lait La Couleur du lait
Nell Leyshon   
Au début, j’ai été déroutée par la présentation matérielle du texte : pas de majuscules, ponctuation défectueuse, syntaxe bizarre et répétitive. Puis, je me suis « accrochée », comme on dit familièrement. Il fallait lire jusqu’au bout l’histoire de la jeune Mary, fille de fermier de l’Angleterre Victorienne. Et là, je n’ai pas été surprise : misère, médiocrité, violence… et fin prévisible. La vie était très dure à l’époque, surtout pour les femmes, les pauvres, les illettrés. L’héroïne de ce roman triste cumule beaucoup d’inconvénients : fille, infirme (elle a un problème à la jambe), sans éducation, un père violent qui frappe ses enfants et les oblige à travailler, une mère peu solidaire qui soutient son époux et surtout la pauvreté. Béatrice, Violette et Hope, ses sœurs, sont logées à la même enseigne. Plus âgées, elles découvrent progressivement la laideur de la société environnante. Violette fréquente en secret un certain Ralph, tombe enceinte et se fait abandonner, par exemple. Tout est triste. Mary aime pourtant sa famille, sa campagne et surtout son grand-père, le seul homme le plus gentil avec elle. Mais un jour, la jeune fille à peine âgée de 15 ans, doit quitter son univers sordide pour aller travailler chez le pasteur du village voisin, distant à un kilomètre de chez elle. Mary n’est pas contente : elle doit servir de servante sans être elle-même payée. C’est son père qui reçoit l’argent de son salaire. Logée, nourrie, vêtue, elle ne parvient pas à s’habituer à l’endroit et à sa nouvelle condition. Edna, la servante en place, âgée de 32 ans est sévère avec elle. Pourtant, l’épouse du pasteur atteinte d’une maladie cardiaque, l’apprécie beaucoup. Ni elle, ni son mari ne s’offensent de la manière très directe, voire insolente et sincère de cette jeune fille à la chevelure blanche qui n’a reçu aucune éducation leur répond. Mary est une rebelle qui tient tête à tout le monde, s’enfuit pour voir sa famille (mais est repoussée par son père qui ne se soucie que de l’argent qu’elle rapporte). Mary se sent retenue contre son gré. Chez le pasteur Graham, elle croise Ralph, le fils de la maison et le refuse. Lorsque celui-ci part étudier à Oxford, Mary respire. Or, l’épouse du pasteur meurt. Mais la jeune fille n’est pas libérée pour autant. Tout en licenciant Edna, le pasteur la garde à son propre service. Il devient proche d’elle, lui apprend à lire et à écrire la bible… Et le pire finit par arriver. L’homme abuse physiquement de sa servante en permanence. Mary ne réagit pas. Elle subit, se tait, désire partir. Un jour, alors qu’elle se refuse, son tortionnaire se fait violent : il la brutalise, la viole. Pendant qu’il dort, elle le tue en lui passant un fil à fromage autour du cou. Le résultat ne se fait pas attendre : Mary est incarcérée. Sans circonstances atténuantes, elle est condamnée à mort par pendaison (comme cela se faisait à l’époque). En attendant l’exécution, elle entreprend de raconter sa vie. Le récit est rédigé de façon brutale, fruste, directe. L’auteur veut faire croire que c’est la jeune fille qui écrit de manière maladroite. Pourtant, parfois, il y a des contradictions. La personne simple a parfois des tournures de style bien littéraires dans son style faussement télégraphique. Quoi qu’il en soit, son histoire réaliste est bien triste. Surtout, il n’y a aucun espoir. Le lait tourne et sa couleur rougit. Rien ne sauvera Mary qui décide de ne pas révéler qu’elle est enceinte du pasteur. Elle souhaite mourir, pour échapper à cette vie horrible. Elle refuse que sa peine soit commuée en perpétuité et préfère que son enfant meure avec elle plutôt que de le voir partir, arraché de force. Mary va mourir. Et avant de quitter la Terre, elle laisse son témoignage. Je n’ai pas du tout apprécié cette histoire qui ne fait pas rêver, qui laisse amer et qui est bien trop banale. Je me demande encore pourquoi ce livre a eu autant de succès. Question de goût ? Franchement, je déconseille sa lecture… Sauf pour ceux qui souhaitent se déprimer. Alors, là, c’est efficace !

par Allebei
La Nuit où Ben eut chaud La Nuit où Ben eut chaud
Yann Queffélec   
Cette nouvelle très courte se lit très rapidement, très facilement et agréablement. On part du point de vue du narrateur qui décrit un moment de la vie d’une famille parisienne. Le père, homme directif et un peu autoritaire décide du jour au lendemain d’emmener les siens dans le Sud. Il est vrai que ce journaliste à l’origine d’un scandale à la télé vient de se faire licencier. Probablement déprimé, il part sur un coup de tête. Mais est-ce véritablement une folie passagère ou bien un véritable choix qu’il impose à ses proches ? Le monsieur a des enfants adolescents peu habitués à la dure vie sans confort. Au début, le clan est réticent. Changer son existence pour l’inconnu fait peur. Se retrouver à la campagne alors qu’on est citadins, c’est un drame. Et l’été avec sa chaleur écrasante arrive. Ben déteste son nouvel environnement. Mais un jour, le père repart pour Paris tout seul et y reste pendant une semaine. Sa famille s’inquiète. Il revient pour l’anniversaire de Ben et surprise ! Il fait croire à tout le monde qu’ils repartiront pour la capitale. Les réactions ne se font pas attendre. Que fera la famille ? [spoiler][spoiler][/spoiler]Eh bien, rien, puisque le père adore sa nouvelle vie, sa maison et toute sa famille ne veut plus retourner à Paris. Il était bien parti pour accepter un travail mais au dernier moment l’a refusé car rien ne vaut le Sud, la campagne et la villa. Bref, Ben a eu chaud et les autres aussi ![spoiler][/spoiler][/spoiler] Cette nouvelle est sympathique, même si elle n’est pas vraiment originale. On peut s’en contenter….

par Allebei
Les Jours de mon abandon Les Jours de mon abandon
Elena Ferrante   
Soudain, le monde d’Olga, bientôt quadragénaire, s’effondre. Son mari, Mario la quitte et la laisse désespérée avec Ilaria, Gianni (leur deux jeunes enfants) et le chien Otto. Voici un début bien banal pour une histoire ennuyeuse qui n’a pas d’intrigues. En effet, durant tout le roman, il ne se passe rien, à part la description de la descente aux enfers d’une femme qui devient folle de rage, cherche à savoir pourquoi celui qu’elle aime et qui la repousse est parti de la maison. Elle le suit, découvre qu’il la trompait depuis longtemps et, enragée, l’agresse. Sa jeune rivale, à peine majeure, est la fille d’une amie de la famille (dont Mario était amoureux depuis que celle-ci avait 14 ans!).

Durant de longues pages, Olga la déprimée hurle, tempête, profère les pires vulgarités, en a après tout le monde. Elle ne comprend pas (et moi non plus, par la même occasion je ne vois pas où veut en venir l’auteur à part nous choquer avec ses mots péjoratifs à caractère sexuel répétés et indignes d’une femme cultivée comme Olga, même en colère légitime). Olga tombe dans la déchéance morale, devient obsédée, folle à la limite. Au final, d’un coup de baguette magique de la part de l’écrivain, la femme hystérique entame une relation avec son voisin musicien, ce qui lui permet de remonter la pente et de continuer une vie bien banale.

Rien d’original dans les élucubrations de ce personnage désemparé. Comme à mon habitude, j’ai lu le livre jusqu’au bout pour en connaître la fin mais je n’ai pas vraiment apprécié en raison du thème trop ordinaire, répétitif, déjà vu, connu. C’est décevant car on a l’impression que ce roman profite du succès de l’écrivaine pour ses autres ouvrages et que l’éditeur nous refile n’importe quoi, juste pour vendre. Le seul point positif est la qualité de l’écriture. À part cela, si l’on cherche une véritable histoire passionnante, « Les jours de mon abandon » n’est pas l’idéal. Dans ce cas, abandonnez donc l’idée de le lire !

par Allebei
Une affaire conjugale Une affaire conjugale
Éliette Abécassis   
Même si ce livre raconte des faits très ordinaires, très banals, je l'ai lu jusqu'au bout. Comme l'on dit : "cela sent le vécu". L'auteur a certainement entendu les récits de femmes divorcées, lu d'autres livres sur cette thématique très à la mode si elle-même n'est pas passée par là également (mais ça, je n'en sais rien puisque je ne me suis pas intéressée à la biographie de la dame en question). Par conséquent, tout est réaliste, malheureusement. Et il y a peu de rebondissements. Toutefois, à mon avis, il y a une légère invraisemblance. Agathe prend la fausse identité d'une maîtresse de son futur ex mari et discute avec lui. En même temps, elle se lie d'amitié avec un certain Solal avec qui elle échange des messages. Là, j'ai tout de suite deviné que cet homme "idéal" qui aborde sur le net Agathe la désespérée n'était autre que le méchant... Et là je me pose la question : pourquoi l'héroïne si rouée est-elle si naïve ? Sa vulnérabilité n'explique pas tout... Dans tous les cas, tout est bien qui finit bien. Et le méchant est puni... Bien fait ! (au moins ça ! Cela compense cette thématique rebattue et non originale...)

par Allebei
Les falaises de Carmel Les falaises de Carmel
Diane Chamberlain   
« Les Falaises de Carmel » se lit facilement. Dès les premières pages, nous rencontrons Joelle d’Angelo, une sorte d’assistante sociale qui travaille à l’hôpital. Divorcée, son mariage a sombré en raison de sa stérilité. Mara, sa meilleure amie, a subi une rupture d’anévrisme en mettant au monde Sam, son petit garçon et a perdu l’usage de son corps et ses capacités mentales sont très diminuées. Désespérée, Joelle a réconforté le mari de Mara, Liam, qui est aussi un collègue. Ensemble, ils ont eu une relation éphémère et se sentent désormais coupables d’avoir trahi Mara qui vit dans son monde. Seulement, Joelle découvre qu’elle est enceinte… Des retours en arrière jalonnent ce roman où Diane Chamberlain traite l’un des thèmes déjà vu dans « Les Confessions d’une sage-femme » : la dissimulation. Avec elle, les gens cachent toujours quelque chose ! Et là nous sommes servis. Les flash back montrent la naissance de Joelle, qui s’appelle en réalité Shanti Joy, morte à la naissance mais sauvée in extremis par une guérisseuse aux dons miraculeux, Carlynn. Tout cela se passe en 1967. Enceinte, prise de remords, Joelle va chez ses parents dans le but de déménager pour s’éloigner de Mara et de Liam et en ressort avec l’idée de contacter sa salvatrice. Elle finit par la rencontrer et demande le miracle : celui de guérir Mara. Carlynne qui est mourante accepte sans problèmes. Là, de nouveaux retours dans le passé nous apprennent que celle-ci avait une sœur jumelle nommée Lisbeth, morte dans un accident de voiture alors qu’elle ramenait Carlynn avec elle (et ceci, juste après la naissance et le sauvetage de la petite Shanti-Joelle). En remontant dans les souvenirs, on comprend que la mystérieuse Carlynn a été l’enfant préférée de sa mère qui ne voulait qu’un enfant et n’avait pas accepté un second inattendu. Elle avait rejeté Lisbeth sous prétexte qu’elle n’avait d’amour que pour un seul bébé et avait élevé ses deux filles avec d’énormes différences. Carlynne devient une jeune fille brillante, fait des études de médecine et a même un don de guérisseuse. Lisbeth la timide ne sera que secrétaire médicale. Or, la roue tourne… Encore un secret qui se cache finit pas nous être révélé. Puis, tout est bien qui finit bien. Mara ne guérit pas, Liam et Joelle qui donne naissance à une fille se réconcilient et redeviennent des amis. Ce livre se lit vite, n’est pas ennuyeux. Cependant, je n’ai pas encore saisi à quel genre il appartient : roman à l’eau de rose ? Romance ? Psychologie ? Secrets cachés ? Fausses identités ? À en croire Diane Chamberlain, tout le monde dissimule des choses ! C’est quand même un peu répétitif. Ce livre ne m’a donc pas déplu, mais moi non plus, je ne le relirais pas deux fois (voir commentaire de Lunaticmag). Il est à conseiller aux fans de ce style. Il y en a.

par Allebei
Les voies d'Anubis Les voies d'Anubis
Tim Powers   
Je viens de terminer la lecture de ce livre et si je devais le résumer en quelques lignes, je n’en serais pas capable. Le texte est touffu, dense, voire incompréhensible parfois. Il y a tellement de personnages que l’on finit par s’y perdre. Même les époques se mêlent et c’est difficile à suivre. Il faut lire lentement, faire des retours en arrière pour espérer comprendre quelque chose car c’est obscur. Nous commençons dans les années 80 : l’intellectuel Brendan Doyle accepte l’expérience du richissime Darrow, malade de cancer, qui propose des voyages organisés dans le temps à d’autres riches qui n’ont rien à faire de leurs vies et qui ont beaucoup d’argent à dépenser. Doyle se retrouve à l’époque du poète Coleridge, le rencontre et souhaite surtout retrouver un certain William Ashbless, autre auteur sur lequel il fait des recherches. Au moment où le voyage se termine, le pauvre Doyle se fait enlever par de mystérieux bohémiens. Et là, tout s’enchaîne. Notre malheureux héros passe son temps à se sauver de gens qui veulent le tuer, tombe dans la cour des miracles de Londres, se retrouve forcé à mendier, rencontre des magiciens et des personnages hauts en couleurs (du style Aménophis Fikee -déjà le nom !- Joe Face de chien). Il est confronté à des fous, des gens bizarres, des fanatiques, des adorateurs de l’Egypte Antique et à un individu qui migre de corps en corps pour survivre éternellement. Mais étant donné que cette migration est éphémère – dès que les poils poussent sur son nouveau corps, il doit tuer quelqu’un d’autre et ainsi de suite – le mystérieux assassin sévit à Londres sans trêve. Au passage, lors de ces aventures, on retrouve d’autres voyageurs dans le temps (qui se reconnaissent entre eux car ils sifflent la musique du tube des Beatles « Yesterday ») et surtout le méchant Darrow (l’organisateur de ces voyages) qui en réalité souhaitait juste s’installer au XIXème siècle afin de prolonger sa vie (oui, atteint du cancer dans les années 80 et condamné à mort, finir dans le passé est une solution) et éliminer tous ceux qui l’ont aidé à remonter les époques. En bref, tout se complique. À un certain moment, on ne sait plus qui est qui et ce qu’il fait. Bien sûr, Brendan Doyle fait échouer les plans de certains mais ne reverra jamais sa Californie (il est Américain). Mais la confusion règne toujours dans le roman : Doyle est il Ashbless, celui qu’il recherche ? C’est ce que j’en ai déduit (je peux me tromper aussi, évidemment). À la dernière page, il chante les chansons de Beatles pour toute conclusion et moi je me dis que ce roman est une véritable prise de tête. Alors, je ne vais pas le conseiller à d’autres lecteurs. Chacun doit pouvoir juger. Pour lire un tel livre, il faut être motivé, avoir beaucoup de temps et de patience. Pourquoi ? Parce que le texte est vraiment trop long, ennuyeux malgré quelques bons passages. Si vous avez du courage, tentez la lecture !

par Allebei
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