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Extrait ajouté par angel101076 2011-09-05T03:21:00+02:00

Pour la première fois de ma vie, je ressens réellement cette obscure, cette incontrôlable émotion...Celle qui cloue votre coeur et arrache des morceaux de votre âme...J'ai peur.

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Extrait ajouté par queenregina 2016-05-22T09:25:41+02:00

Tandis que je fixe le plafond en respirant bruyamment, une image tournoie avec insistance dans ma tête : Max von Sydow, dans Le septième sceau, qui joue aux échecs contre la Mort.

Mais pour moi, c’est pire : si Sydow perd, c’est fini. Moi, si je perds, ce n’est pas fini ! Ça recommence, encore et encore et encore…

Je prends mon oreiller, le plaque contre mon visage et me mets à hurler. Je hurle ainsi de longues minutes, puis je décide que l’oreiller, au fond, est inutile. Je l’enlève donc et hurle vers le plafond, ma voix résonnant avec fracas dans la pièce vide. Je suis pris d’une envie de destruction apocalyptique, je voudrais que chacun de mes cris arrache des pans de mur complets de cette maison impossible… Je hurle longtemps, longtemps… et d’épuisement je tombe dans un demi-sommeil tourmenté…

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Extrait ajouté par queenregina 2016-05-22T09:24:18+02:00

Logique peut-être, mais délire quand même. Malgré la peur toujours présente, je lui lance qu’il ne réussira à convaincre personne d’autre que lui et que toutes ses théories sont démentielles et tordues.

Il a un petit sourire hautain et répond fièrement :

— Pourtant, il y a une preuve que ce que je dis est vrai, que j’ai raison… Les échecs.

Il commence à m’agacer avec ses échecs !

— Les pièces blanches, c’est mon armée, l’armée de la Justice ! Et je gagne toujours contre l’armée noire, les non-justes ! Le fait que je gagne toujours prouve que j’ai raison ! Le fait que je n’ai jamais perdu une partie prouve que ma Justice est la bonne !

— Arrête ! Je n’en peux plus de tes délires, de tes théories absurdes ! Ça suffit !

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Extrait ajouté par queenregina 2016-05-22T09:22:41+02:00

Un psychopathe. Un vrai. Comme dans les films. Ces gens-là existent donc réellement ? Ils n’ont pas été créés par Hollywood pour satisfaire un public en mal de sensations fortes ? Les lèvres sèches, j’ouvre la bouche et déclare :

— T’es malade, Beaulieu.

Il fallait que je le dise. Cela allait trop de soi. Comme une relation de cause à effet. Comme le résultat d’une opération mathématique élémentaire.

Mais au lieu de se mettre en colère, il a un petit ricanement sans joie, comme s’il s’attendait à ma réaction. Il prononce alors un long discours, éparpillé, confus, et plus il parle, plus il se redresse, se lève, s’énerve et monte le ton. Il dit que ma réaction ne l’étonne pas, que c’est ce que tout le monde penserait de toute façon, à cause des valeurs hypocrites qui balisent notre société. Il y a des personnes qui objectivement (il insiste sur ce mot, souligne qu’il ne s’agit pas de critères personnels) ne méritent pas de vivre et lui, il rend service à tout le monde en les éliminant. Il parle de violeurs, de chefs d’entreprises qui exploitent leurs ouvriers, de maris infidèles, de médecins incompétents, de tueurs d’enfants qui restent seulement cinq ans en prison, de racistes malsains, de toute une racaille humaine que la justice officielle est incapable de contrôler.

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Extrait ajouté par queenregina 2016-05-22T09:19:59+02:00

J’ai beau lui expliquer que mon os est peut-être mal replacé, que la fracture est peut-être multiple, que ma jambe risque de reprendre tout croche, rien à faire. Il est sûr de lui.

Un mois et demi couché sur ce matelas, dans cette famille de fous… Pendant une seconde, je songe au livre de Stephen King, Misery, et, intérieurement, j’émets un ricanement sinistre. Beaulieu me désigne le plateau sur le plancher : il est près de midi. Après une hésitation, je me redresse, m’appuie contre le mur et commence à manger. Après tout, c’est pas une grève de la faim qui va améliorer mon sort.

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Extrait ajouté par Spika 2016-01-27T21:15:43+01:00

Autre preuve que le hasard s’amuse avec nous : si j’avais planté un peu plus loin… rien ne serait arrivé. Rien.

Cette seule pensée est suffisante pour me faire pleurer de rage. Je vois le chat disparaître sous la clôture de grillage. Si je réussis à sortir vivant de ce cauchemar, j’offre une récompense de mille dollars à quiconque me ramène son cadavre écorché. Non, je corrige : à quiconque me le ramène vivant. Je l’écorcherai moi-même.

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Extrait ajouté par Spika 2016-01-27T21:15:34+01:00

Je me relève en me tenant le bras et en sacrant comme un syndicaliste. À part une ou deux éraflures aux mains et l’orgueil légèrement écorché, je devrais survivre. Je regarde autour : personne dans la rue et, au loin, les deux ou trois personnes qui travaillent sur leur terrain n’ont rien remarqué. Parfait. Je sens déjà mon ego se cicatriser. Mon vélo a eu beaucoup moins de chance que moi. La chaîne est débarquée, le guidon mal aligné et la roue avant franchement tordue. Comme je suis du genre à me casser trois doigts en plantant un clou, j’opte pour le taxi.

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Extrait ajouté par Spika 2016-01-27T21:15:23+01:00

Dire que certaines personnes ne croient pas au hasard… Le hasard existe sans l’ombre d’un doute : j’ai failli l’écraser avec mon vélo. Il surgit de je ne sais trop où, passant en courant à un mètre de ma roue avant. Je veux l’éviter, mais on n’évite pas le hasard.

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Extrait ajouté par dadotiste 2015-11-08T22:05:48+01:00

Alire, p.334

« Il est pas question que j'aille à Lionel-Girouard ! termina-t-elle.

C'est plein de twits pas de tête qui vont se vanter de leurs petits vols minables pis des autres niaiseries qui les font passer pour des "toughs" !

Heille ! Je suis pas comme eux autres, moi !

Je vais perdre mon temps là-bas encore plus qu'ici !

Pis j'ai pas de temps à perdre ! »

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Extrait ajouté par lecifer 2013-01-25T23:11:40+01:00

Si je m'en sors (Seigneur ! juste écrire ces cinq mots est tellement terrifiant...), je ne suis pas convaincu du tout que je tiendrai à ce qu'on lise ce que j'aurai écrit. Je n'écris pas ceci pour quelqu'un.

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