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Diamant

J'ai vraiment tout aimé dans ce livre !

A commencer par les personnages qui sont vraiment extraordinaires. On apprend leur histoire tout au long du livre et c'est très poignant. Le ton du livre reste plutôt léger avec des notes d'humour alors que les thèmes abordés sont plutôt délicats comme la religion ou encore la pauvreté...

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Argent

Un magnifique récit sur des destins croisés à Istanbul. J'ai largement préféré la première partie plutôt que les 2 dernières cependant. Ça reste un bon livre pour moi, avec des personnages captivants

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Bronze

Tout débute par l’assassinat du personnage principal, Leila, prostituée d’origine turque, jetée sans scrupules dans une poubelle. Un début assez classique pour un polar, me direz-vous, sauf qu’ici la découverte de l’identité des meurtriers de Leila n’est pas ce qui nous tient en haleine.

Par un procédé habile, Elif Shafak maintient le cerveau de Leila en vie pendant encore 10 minutes et 38 secondes, le temps nécessaire pour l’héroïne de se souvenir des nombreuses tragédies et des quelques grandes joies de son existence. Charge au lecteur d’assembler le puzzle de ses souvenirs disparates.

Et quels souvenirs… Après une enfance terrible, on imagine que le départ de Leila pour Istanbul ne pourra qu’améliorer sa situation. En vain. Quand on arrive adolescente, sans le sou et sans contact, le choix de carrière est assez limité…

Malgré tout, Leila se fait 5 amis fabuleux qu’on aura plaisir à rencontrer et dont on aurait aimé connaître davantage le passé. Deux pages d’interlude semble bien court pour faire leur connaissance, surtout quand on constate que leurs épreuves et leur courage valent bien ceux de Leila.

La deuxième partie du roman tourne d’ailleurs entièrement autour des conséquences que cette mort aura sur cette petite bande de marginaux.

Si intéressantes soient-elles, les flashbacks de Leila ne sont qu’un prétexte pour évoquer la condition féminine en Turquie à divers époques. L’évolution politique et religieuse dans le pays, son impact sur la vie de famille, sur la façon dont les femmes doivent s’habiller, se comporter. Les mariages arrangés, l’intolérance criante quant aux transsexuels. Les peines de prisons réduites pour les violeurs de prostituées jusqu’en 1993. Toutes ces infos sont glissées, mine de rien, au travers des mésaventures de Leila et de ses ami.e.s. Et on apprend de belles…

Il s’agit de ma première incursion en littérature turque et j’en ressors agréablement surprise.

J’ai beaucoup apprécié la plume d’Elif Shafak. Que ce soit dans sa façon de nous renseigner sur son pays ou dans sa manière de rendre hommage à la solidarité féminine et à l’amitié qui, quand elle est véritable et profonde, peut faire transgresser bien des lois…

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Or

Elif Shafak vous invite à plonger dans une Istanbul secrète où dorure et air d’orient laisse place à un monde dominé par la religion et les à priori. Un voyage unique. Une exploration sensorielle au travers des yeux d’une femme qui s’éteint.

Tequila Leila aurait pu avoir une vie douce auprès d’un mari et une ribambelle d’enfants. Elle est née dans une famille ordinaire d’une petite ville. Mais Leyla (oui avec un y) est vite confrontée à l’ignominie qui bouleverse sa vie. La fuite est le seul moyen de mettre derrière elle ses blessures. Elle arrive à Istanbul, est vendue à un bordel, s’en échappe pour intégrer un nouveau bordel, se marie et rencontre des amies. Tout autant d’événements qui traversent sa vie paisiblement ou chaotiquement. Tequila Leila brave les années telles qu’elles viennent. Trouvant la force de surmonter les épreuves auprès de ses amies. Un cercle intime contre le monde extérieur méprisant. Un monde où les possibles deviennent des réalités et où les mots n’ont pas peur d’être dit.

Expirant son dernier souffle dans un container sordide d’un quartier sordide, Tequila Leila se rappelle. Pendant ces 10 minutes et 38 secondes, les souvenirs surgissent au grès de senteurs précises. Un voyage extraordinaire au cœur d’une vie ordinaire. Un voyage sensorielle où ces moments capitaux, tels des clés maudites, ont fait d’elle la femme qu’elle est devenue. Un voyage particulier, un voyage singulier qui dépeint les maux d’une société dirigée par la religion, la spiritualité et le rigorisme.

Un roman bouleversant. Chaque chapitre confectionne la personnalité attachante de Tequila Leila. On y découvre ses blessures affligeantes, ses rêves et ses espoirs. Une femme forte dans un monde où le dédain et la méprise sont mots d’ordre. Elis Shfak met en exergue ce monde souterrain où prostituées, travestis, immigrés se battent pour une simple reconnaissance. Cette histoire se déroule dans un contexte historique propre à la Turquie rendant l’atmosphère davantage réelle. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure d’un moment qui aurait pu être une simple accroche banale à l’introduction de son histoire, en fait un pivot central et important. J’aime beaucoup la manière dont elle s’approprie les souvenirs et en fait une balade quasi mystique.

Elif Shafak narre une très belle histoire à la portée d’autant plus importante qu’elle décrit une société de nantis. Une très belle découverte. Une plume magnifique pour une histoire touchante. Je regrette, simplement, cette partie « entracte » qui fait trop Hollywood à mon goût et qui n’était pas, spécialement, nécessaire. Elle reste néanmoins savoureuse, un moment détente dans une histoire forte en émotions.

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Lu aussi

Avant de vous parler de ce livre, je dois vous faire un aveu : je ne m’étais jamais plongée dans la littérature turque. Je n’étais même pas capable de vous citer un auteur en particulier, je n’avais jamais parcouru de bouquins quel que soit son genre : policier, roman,… Honte sur moi!

C’est l’une des raisons qui fait que j’aime tant participer à des jurys littéraires. Oui, les lectures nous sont imposées. Et parfois, c’est vrai que cela semble rude, du fait que les livres peuvent être si éloignés de ceux qu’on lit habituellement. Par contre, parfois, c’est la surprise et encore mieux la très bonne surprise ! Et voilà c’est le cas pour moi avec ce livre « 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange ».

Quel bonheur de faire une si belle découverte avec ce roman si sensible, touchant et poignant. Il sera définitivement l’un de mes coups de coeur de l’aventure du Grand Prix des Lectrices Elle. Même une fois terminé, il me hantera encore longtemps !

Plusieurs de mes copines collègues du jury du mois de mars connaissaient déjà l’auteure, Elif Shafak et étaient ravies d’avoir dans notre sélection « Roman » sa nouvelle oeuvre. Pour ma part, je n’ai pas osé le leur dire mais je ne la connaissais absolument pas. Par contre, une fois parcouru la quatrième de couverture de ce livre, elle a su titiller ma curiosité par son côté assez énigmatique mais aussi distiller l’envie de le lire.

Leila, prostituée à Istanbul, est tuée et son corps est balancé dans une benne à ordures. Alors que son coeur s’est arrêté, son esprit et son âme vivront encore durant 10 minutes et 38 secondes. Cela sera le temps mais aussi la dernière occasion de revenir sur quelques moments qui ont émaillé la vie de Leila, de comprendre ce qui l’a amenée là et finalement, de faire un petit bout de chemin en sa compagnie.

Selon moi, c’est un livre qui peut plaire à de nombreux lecteurs du fait qu’il s’apparente à divers genres littéraires. Pour les amateurs de polars, il peut se lire comme une enquête menée pour découvrir qui est l’assassin de Leila. Pour les fans de voyages, c’est l’occasion de se rendre en Turquie et surtout à Istanbul, ville à cheval sur l’Occident et l’Orient. Pour les historiens, ils ne seront pas laissés pour compte puisqu’il fera découvrir ou redécouvrir des événements réels et forts du 20ème siècle.

Ode aux femmes, à l’amitié mais aussi aux personnes laissées pour compte, le style d’écriture de l’auteure est élégant et le travail de traduction a été merveilleusement accompli rendant la lecture aisée et attrayante.

Il est très difficile de ne pas s’attacher au personnage de Leila, souvent maltraitée par la vie mais pourtant dotée d’une très grande force d’esprit et d’une obstination à toute épreuve. Il en est de même pour sa bande d’amis, personnages secondaires et pourtant, ô combien importants.

Vous l’aurez compris, c’est mon petit coup de coeur du mois. Je n’ai pas trouvé de points négatifs à relever, son héroïne Leila restant gravée longtemps en moi.

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2020, sélection « Roman », pour le jury du mois de mars.

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